Cerveau et écriture — Patrick Bonin

Pour Patrick Bonin, professeur de psychologie cognitive à l’université de Bourgogne Franche‐Comté, il est impossible, même pour les experts, d’écrire un texte d’un seul jet sans faute d’orthographe. Les raisons sont nombreuses : le français est une langue compliquée, qui ne s’apparente pas à un système transparent et qui possède une morphologie complexe et silencieuse.

Entre les années 1920 et 2000, le temps de l’apprentissage du français à l’école n’a cessé de baisser. En classe de CP, il est passé de 18 à 9 heures de français par semaine. Parallèlement, on observe une diminution du niveau orthographique des élèves. Ce phénomène semble insoluble pour Patrick Bonin, dans la mesure où les différentes institutions académiques considèrent l’orthographe maîtrisée par leurs élèves et refusent les mises à niveau. Le désintéressement pour l’écrit long est également responsable de cette chute de niveau : «lire un livre, dans les populations adolescentes, est presque assimilé à une punition». La plupart des écrits produits par les adolescents sont courts et s’apparentent davantage à de l’oral.

Pour améliorer les qualités orthographiques des adolescents, Patrick Bonin préconise de consacrer plus de temps à l’apprentissage du français dès le plus jeune âge, d’associer la lecture au plaisir et de se concentrer sur l’étymologie.

Cerveau et écriture — Patrick Bonin from Espace Mendès France, Poitiers on Vimeo.

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