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	<title>édition - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>édition - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Faits divers, faits d’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 07:48:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique radiophonique pour présenter le numéro d'été de la revue à propos des faits divers, mais pas seulement !</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Présentation de l’édition d’été de la revue&nbsp;<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/"><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em></a>&nbsp;&nbsp;qui s’intéresse aux faits divers, faits d’histoire, réunissant des historiens, des écrivains, des éditeurs, des photographes et des dessinateurs. D’autres dossiers sont également présents… À découvrir&nbsp;avec&nbsp;<strong>Jean-Luc Terradillos</strong>, rédacteur en chef de la revue – qui devient semestrielle !</p>



<pre class="wp-block-code"><code><iframe frameborder="0" height="220" style="border: none;width:100%;height:220px" src="https://player.ausha.co/index.html?podcastId=ykLPpCgOwZG7&amp;v=3&amp;playerId=ausha-ZQMZ"></iframe></code></pre>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Prise son et montage : Héloïse Morel.<br>Extraits :&nbsp;<em>La Cité de la peur</em>&nbsp;(1994).<br>Cette chronique a été réalisée pour <a href="https://radio.emf.fr/hologramme-10/">la dixième édition de l’émission <em>Hologramme</em></a>, diffusée sur Radio Pulsar.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/faits-divers-faits-dhistoire/">Faits divers, faits d’histoire</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Salade, tomate, oignons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 16:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Chajar&Chams]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie de Caen]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Folly]]></category>
		<category><![CDATA[Jennifer Boullier]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire théâtrale peut-elle prendre d’autres formes ? Qu’est-ce qu’on met dans un kebab ? L’Ire des marges répond à toutes ces questions avec la publication de Salade, tomate, oignons.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/salade-tomate-oignons/">Salade, tomate, oignons</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Manuel Ortiz de Galisteo Luque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pièces de théâtre sont écrites pour être représentées. Ce qui a été rendu difficile pendant les périodes de confinement. Alors, quelle autre vie peut-on donner à un spectacle ? Une histoire théâtrale peut-elle prendre d’autres formes ? Qu’est-ce qu’on met dans un kebab ? L’Ire des marges répond à toutes ces questions avec la publication de <em>Salade, tomate, oignons</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://lesplateauxsauvages.fr/jc-folly-19/">Salade, tomate, oignons – Portrait d’Amakoé de Souza</a> </em>est d’abord un spectacle créé en 2019 à la Comédie de Caen par Jean-Christophe Folly. Comédien, formé à l’École Claude Mathieu, il a notamment joué au théâtre sous la direction de Jean-René Lemoine, Marie Ballet, Pascal Tagnati, Nelson Rafaell Madel, Jean Bellorini et Élise Vigier. Il a aussi une carrière au cinéma qui n’est pas négligeable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, avec Jennifer Boullier, il crée la compagnie Chajar&amp;Chams dont <em>Salade, tomate, oignons </em>est le premier texte adapté pour le théâtre. Il faisait l’objet d’une tournée en France, mais, pour l’instant, les dates sont reportées au deuxième semestre 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette complication a sûrement été l’un des éléments pour publier la pièce aux éditions L’Ire des marges, avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD. Le livre propose deux versions d’un même texte, un récit et son adaptation théâtrale.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Liberté, Égalité, Fraternité ? Non. <em>Salade, tomate, oignons</em>.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit et le texte théâtral montrent l’histoire d’un homme seul qui rencontre une femme, un soir, dans un kebab. Les deux textes font le portrait d’un homme solitaire et de sa compagne : «L’époque où je m’excluais, même sans le vouloir, du monde qui m’avait vu naître.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début du récit, les phrases sont semblables à celles d’une pièce de théâtre. C’est au fil de la lecture que l’on réalise que l’histoire n’est pas tout à fait la même, et qu’elle n’est pas racontée de la même manière. Le récit propose un monologue, c’est l’homme qui raconte et dans la pièce, ce sont trois personnages qui se succèdent ou un personnage qui se transforme (Guy en Lady, puis en Jean Montrouge).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/couverture_salade_tomate_oignons_page-0001.jpg" alt class="wp-image-34120" width="326" height="435" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/couverture_salade_tomate_oignons_page-0001.jpg 709w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/couverture_salade_tomate_oignons_page-0001-225x300.jpg 225w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/couverture_salade_tomate_oignons_page-0001-650x866.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/couverture_salade_tomate_oignons_page-0001-150x200.jpg 150w" sizes="(max-width: 326px) 100vw, 326px"></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, ces personnages représentent une génération qui questionne les héritages et les appartenances qu’ils jugent obsolètes. C’est pourquoi, l’auteur oppose la trinité Salade, tomate, oignons qui est plus partagée de nos jours, d’après lui, que celle de la devise nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En lisant <em>Salade, tomate, oignons – Portrait d’Amakoé de Souza</em>, nous découvrons en avant-première ce texte avant que le spectacle ait lieu en Nouvelle-Aquitaine. De la même façon qu’on connaît déjà le texte d’un opéra avant de contempler la représentation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><a href="https://www.liredesmarges.fr/le-catalogue/majuscules/salade-tomate-oignons-portrait-d-amako%C3%A9-de-souza/">Jean-Christophe Folly, <em>Salade, tomate, oignons – Portrait d’Amakoé de Souza</em>, L’Ire des Marges, 2021.</a></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Cet article a été rédigé dans le cadre d’une intervention en écriture journalistique auprès des Master 1 Livre et médiations,&nbsp;UFR&nbsp;Lettres et langues de l’université de Poitiers.</em></p></blockquote>



<hr class="wp-block-separator">



<h2 class="wp-block-heading">Extrait</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Guy</p><p>Avant avant, il y a eu beaucoup de nuits; avant ce soir-ci, j’ai passé beaucoup, beaucoup de nuits seul; au bout de je sais pas combien de nuits seul, éduqué au parfum de l’horreur, sorti apatride de tous les terroirs, sans illusion, sans regret et sans remords, le désir en roue libre et la peur calée dans mes deux angles morts; avant ce soir-ci, il y a eu beaucoup de nuits, au bout de je sais plus combien de nuits donc, seul donc, le parfum de l’horreur donc, que je respirais à pleins poumons; au bout de toutes ces nuits indomptables seul, les naseaux au bord de la rupture, le plafond photographié dans toute ma tête, le silence, à la veine digéré, sans illusion et sans remords donc, n’attendant plus rien ; il me restait pourtant les sardines, de ces petites sardines grandes comme une phalange et l’on sent, quand on les croque avec les molaires, l’on sent leur petit corps, leur petit squelette, céder sous l’ivoire, j’aurais pu les faire frire, ces satanées sardines, j’aurais pu, avec de la farine blanche et du citron jaune, les faire revenir dans une poêle d’huile d’olive, les rendre rousses et puis les rendre brunes, du sel, du poivre et le tour eût été joué, mais on ne sait pas pourquoi, on ne sait jamais; si on le savait, ça équivaudrait à inspirer consciemment, à expirer consciemment, alors autant ne rien savoir, je ne savais pas pourquoi et je ne sais toujours pas, parce qu’au jour d’aujourd’hui, des sardines frites, j’en salive, mais hier, hier c’est hier, dans le passé, il y a des choses dont on se lasse parce qu’on les a trop eues et l’on en veut d’autres alors on s’aventure et c’est ce que j’ai fait, pourtant il faisait froid mais rien à faire il a fallu que je mette le nez dehors ce soir-ci; parce que c’est ça qui est fou, que ç’ait pu être un autre jour, dans une autre tournure, celle d’un vieux lundi soir par exemple, au bout de je sais pas combien de nuits, j’aurais pu, seul, éduqué au parfum de l’horreur, j’aurais pu bifurquer, oui c’est ça, bifurquer, faire de ma droite ma gauche, de ma gauche ma droite, aux intersections prendre un peu d’allure pour laisser tout ça dans mon dos, ces ennuis, ce tracassier, parce qu’arrivé là-bas, jeté sous les néons, sur le carrelage qui refroidit, arrivé là-bas, que je commandais affamé ma boîte de nuggets en fouillant dans mes poches pour de la monnaie, j’ai tourné la tête, comme cent fois j’ai tourné la tête, comme mille, comme tous les hommes la tournent, pour ne chercher rien, juste se rassurer les cervicales, si ça huile, juste ça; comprendre, si le destin pouvait comprendre que c’est pas parce qu’on tourne la tête à gauche à droite qu’on demande à ce que notre vie soit dissoute, juste ça, si le destin voulait bien comprendre, le reste je m’en charge; au bout de je sais pas combien de nuits, tout ce que j’attendais, c’est les nuggets, c’était un aller-retour, chez moi j’avais tout laissé allumer, une histoire de dix minutes, hop je descends, la boîte de nuggets, hop je remonte, pas plus, dans ma tête c’était ça l’histoire, je me demande même si j’avais pas laissé un peu d’eau chauffer pour qu’à mon retour elle se soit tout juste mise à frémir et que j’y trempe un sachet de verveine, parce qu’à l’époque il faisait frisquet […]</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/salade-tomate-oignons/">Salade, tomate, oignons</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Georges Bonnet – Être à l’heure de la vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dominique Truco]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 18:46:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Georges Bonnet]]></category>
		<category><![CDATA[le temps qu&#039;il fait]]></category>
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		<category><![CDATA[Poitiers]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le poète Georges Bonnet n'est plus. Âgé de 101 ans, il s'est éteint le 22 février 2021. In memoriam.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/georges-bonnet-etre-a-lheure-de-la-vie/">Georges Bonnet – Être à l’heure de la vie</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En hommage au poète Georges Bonnet, nous publions cet entretien qu’il avait accordé à Dominique Truco en 2017 pour le <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2259">numéro 115</a> de <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>.</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entretien Dominique Truco</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né à Pons en Charente-Maritime en juin 1919, longtemps professeur d’éducation physique à l’université de Poitiers, Georges Bonnet publie un nouvel opus au Temps qu’il fait. <em>Juste avant la nuit</em> bruisse de vie. Quand la poésie est le point d’enlacement entre l’homme et le monde. Une façon de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Actualité. –</strong> Dans <em>Juste avant la nuit</em>, on lit «Ce qu’il écrit l’invente» (p. 12). L’invention de soi-même, est-ce cela pour vous l’aventure de la poésie, de l’écriture, d’une vie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Georges Bonnet. –</strong> Oui, l’écriture m’invente. Elle m’amène bien plus loin que moi-même. L’écriture me fait moi-même. Pour écrire j’ai besoin de lire, j’ai besoin de lire les autres poètes. Un mot peut déclencher en moi des souvenirs. Je vais écrire un texte qui n’a rien à voir avec celui que je viens de lire. J’en fais un poème. J’ai besoin de m’enrichir des autres. Je ne sais plus qui a dit que depuis cinq mille ans, depuis qu’il y a des hommes qui pensent, on n’a plus grand-chose à dire… Je crois qu’on ne se répète pas même si les «thèmes» de l’existence sont les mêmes. Du mot, le poète tire le maximum. Du mot pensé, il fait quelque chose de vivant. Le mot est une rencontre entre le monde, le paysage extérieur, les gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être poète c’est voir les choses. C’est les traduire autrement que ne voit le commun des mortels. Pour aller au-delà, il ne faut pas être sur terre comme tout le monde. Je ne suis plus le même quand j’écris. C’est l’écrivain qui vient au jour. On se dédouble. Parfois je m’émeus moi-même. J’ai écrit <em>Juste avant la nuit</em> dans l’exaltation. Et là, à bientôt 98 ans, ça me manque à un point… de ne plus pouvoir écrire car je ne vois plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour que j’étais invité dans une école, un enfant m’a demandé : Monsieur, à quoi sert la poésie ? Je lui ai répondu que beaucoup de gens vivent sans poésie, mais que la poésie, l’art en particulier, la peinture, la musique, la littérature apportent quelque chose de plus qui fait que le bonheur est plus grand de vivre. La sensation de vivre est plus forte. Comment peut-on vivre sans poésie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un courant de sensualité traverse vos œuvres comme une nécessité existentielle…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, j’aime jouir de la vie. J’ai eu une vie pleine. Je pense finalement que j’ai été heureux. Au fond tout part de l’effleurement. Nous sommes effleurés par des milliers de choses qui sont autour de nous. On peut les ignorer ou au contraire être saisi par elles. Le poète capte tout ce qui l’entoure. Il y a tant de jouissance possible dans la vie quotidienne, dans la nature. J’ai toujours été très sensible à l’effleurement qui amène le désir, qui porte la vie en quelque sorte. Poète, j’ai aimé l’amour, c’est-à-dire la pleine conscience d’être vivant et de s’épanouir.<br>Être poète c’est jouir de tout ce que la vie terrestre peut nous apporter, du soleil qui nous dore la peau… Je me souviens de l’emportement de la vie qui jaillissait. Le désir, la joie de vivre, le plaisir de se dépenser. C’était fou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce une chance d’être devenu prof de gym, d’avoir tout le temps magnifié le corps ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai aimé mon métier. J’ai eu la chance d’être à l’heure de la vie. C’étaient des moments intenses. Je me suis donné. Je n’ai jamais regretté de ne pas être prof de philo. Ce que j’aurais pu être. J’avais aussi une femme exceptionnelle. J’ai aimé ma femme, ce qui compte terriblement. Je suis très sensible à la beauté du corps. J’étais d’ailleurs un bel athlète, bien en muscles et bien en chair. J’étais fier de mon corps. Tout le monde le remarquait, même à 80 ans… le plus jeune de mes fils m’a dit : qu’est-ce que tu peux être fier de ton corps ! C’était au moment d’<em>Un si bel été</em>, nous étions dans l’île d’Oléron. J’étais torse nu, au soleil !</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/02/bonnet-deneyer.jpg" alt class="wp-image-33848" width="366" height="366" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/02/bonnet-deneyer.jpg 512w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/02/bonnet-deneyer-300x300.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/02/bonnet-deneyer-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 366px) 100vw, 366px"><figcaption>Georges Bonnet. Photo Marc Deneyer.</figcaption></figure></div>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><a href="http://www.letempsquilfait.com/Pages/Pages%20livres/Page%20nouv.615.html">Juste avant la nuit</a>, de Georges Bonnet, éd. Le temps qu’il fait, 152 p., 18 €</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/georges-bonnet-etre-a-lheure-de-la-vie/">Georges Bonnet – Être à l’heure de la vie</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Pour dire une photographie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaëlle Quiertant]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 10:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
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		<category><![CDATA[Vincent Pélissier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La collection "Pour dire une photographie" est publiée depuis 2018 aux éditions Les petites allées. Dirigée par Serge Airoldi, la collection lie la littérature et la photo.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/pour-dire-une-photographie/">Pour dire une photographie</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Anaëlle Quiertant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont des petits livres façonnés de manière artisanale, sur un beau papier vergé, avec une couverture en impression typographique. <em>Pour dire une photographie </em>est une collection dirigée par l’écrivain Serge Airoldi et à laquelle divers auteurs et photographes prennent part. Elle est publiée par <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/nathalie-rodriguez-et-michel-bon-les-petites-allees-menent-aux-grandes/">Les petites allées, une maison d’édition dont l’aventure débute en 2008</a>, quand Michel Bon, typographe, et Nathalie Rodriguez, conservatrice en bibliothèque, décident de reprendre une imprimerie typographique basée depuis le début du <span class="smallcaps">xix</span><sup>e</sup> siècle à Rochefort. En 2012, l’imprimerie devient aussi une maison d’édition. Les petites allées publient de la littérature&nbsp;: des textes d’auteurs dont l’œuvre a basculé dans le domaine public ainsi que de la littérature contemporaine. Ce sont des «livres à poster»&nbsp;: vendus sous sachet cellophane avec une enveloppe assortie qui permet de les envoyer. Quatre collections sont sorties depuis les débuts de la maison d’édition. C’est en 2018 que démarre la plus récente, <em>Pour dire une photographie</em>, une collection en tirages limités et numérotés, qui relie la littérature et la photo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/20200624_151957-768x1024.jpg" alt class="wp-image-33553"><figcaption>Serge Airoldi, <em>La petite fille au lapin</em> sur une photographie de Jean Dieuzaide, format 10,5 x 13 cm, 15 €</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La collection naît d’une image. La photographie d’une petite fille tenant un lapin entre ses mains. Elle fixe l’objectif. Son regard est profond et tranquille. <em>La petite fille au lapin</em> de Jean Dieuzaide appartient à une série de photos faites au Portugal dans les années 1950. Elle fascine Serge Airoldi qui écrit un petit texte à partir de cette photographie. Il propose ce texte aux éditions Les petites allées, chez qui il a publié en 2014 <em>Nous cheminons de la forge aux chevaux des nuits, de la marisma, le livre-cosmos, à la mine éteinte… </em>Cette idée suscite l’enthousiasme et il est décidé par la suite d’en faire une collection. Airoldi en prend la direction et fait appel à différents photographes et écrivains. Ce sont de petits ouvrages au format presque carré et cousus à la main. Sur la première de couverture, une photographie. Une carte volante de ce même cliché est glissée à l’intérieur du livre&nbsp;; on peut la sortir et laisser son regard passer du texte à la photo pendant la lecture. Pour constituer cette collection, Serge Airoldi ne se donne pas une directive bien précise concernant le choix des photographies&nbsp;: «Je ne cherche pas spécialement à mettre en avant des thèmes, je fonctionne simplement au coup de cœur.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fait appel à des photographes et écrivains dont l’univers et le style varient. Parfois ces artistes se connaissent, parfois non. Parfois leurs univers coïncident, parfois non. Mais il provoque tout de même la rencontre car quelque chose d’original peut en sortir. Les photographies nous montrent le lieu de vie d’un artiste, une nature paisible ou un paysage imprégné de la magie des chamans… Les textes, quant à eux, évoquent l’histoire des hommes ou le temps qui file, la disparition de l’être… De courts textes qui expriment la poésie des images.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/couv_valcarlosok-827x1024.jpg" alt class="wp-image-33561"><figcaption>Eduardo Berti, <em>Le vent des vainqueurs</em> sur une photographie de Gabrielle Duplantier, format 10,5 x 13 cm, 15 €</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Des photographies qui frappent l’œil, des mots qui marquent l’esprit, des univers complexes qui ont parfois poussé la renommée de certains artistes au-delà des frontières de leur pays. L’écrivain argentin Eduardo Berti, qui a écrit pour la collection une nouvelle intitulée <em>Le vent des vainqueurs, </em>a publié de nombreux recueils de nouvelles et romans traduits en huit langues, dont le français. Son texte s’inspire d’un cliché de Gabrielle Duplantier, photographe française dont l’univers intimiste et poétique, explorant les mouvements suspendus, les paysages tremblés et les instants crépusculaires. Pour <em>Le vent des vainqueurs</em>, elle dévoile la photographie en noir et blanc d’un épouvantail avec, à la place de la tête, une rangée de têtes de poupées. Une image étrange, un paysage à l’atmosphère imprégnée de la magie chamanique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres photos nous présentent un cadre plus simple et intimiste. Le texte de Carole Naggar, <em>Giacometti à la fenêtre</em>, est inspiré d’un portrait fait en 1960 du sculpteur dans son atelier par l’artiste suédois Christer Strömholm. Dans son texte <em>Almensilla</em>, François Garcia livre l’analyse et l’histoire d’un autre portrait, celui du torero photographié par Michel Dieuzaide. Avec <em>Le cheval n’a plus lieu</em>, Vincent Pélissier s’inspire d’une photographie saisissante de Dolorès Marat, montrant la silhouette floue d’un cheval à l’aspect fantomatique et évoque la fuite d’un être qui se dérobe à la réalité. Un texte de Serge Airoldi nous emmène sur l’île italienne de Ventotene, avec une photographie de Bernard Plossu tirée selon le procédé Fresson. Un texte qui rend compte de l’immensité du monde dans lequel l’homme est englouti et dont la photo traduit la magie par la puissance des couleurs. Enfin, <em>Les tremblants</em> de Denis Montebello évoque des souvenirs d’enfance et le temps qui file. Une photo des herbes folles faite par Marc Deneyer illustre la délicatesse des instants fugaces, des bribes de souvenirs qui surgissent du passé.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/20200624_152252-1024x768.jpg" alt class="wp-image-33556"><figcaption>Carole Naggar, <em>Giacometti à la fenêtre</em> sur une photographie de Christer Strömholm, format 10,5 x 13 cm, 15 €</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La collection <em>Pour dire une photographie</em> nous emmène dans des ailleurs lointains, nous fait vivre les émotions des êtres qui se perdent dans l’intensité du monde. Des photographies magnifiques et des textes subtils font de ces petits livres à poster une belle littérature qui nous transporte dans des univers singuliers et poétiques. La collection s’enrichit d’un livre ou deux, parfois plus, chaque année. De quoi continuer à nous faire voyager.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Les petites allées, 19 rue Audry de Puyravault, 17300 Rochefort-sur-Mer<br>05 46 99 29 43<br><a href="mailto:lespetitesallees@imprim17.fr"><u>lespetitesallees@imprim17.fr</u></a><br><a href="http://www.lespetitesallees.fr/"><u>www.lespetitesallees.fr</u></a>&nbsp;<br>Diffusion&nbsp;: auto-diffusion<br>Collection <em>Pour dire une photographie</em> dirigée par Serge Airoldi, format 10,5 x 13 cm, 15 €<br>Livres imprimés et façonnés par Les petites allées.&nbsp;</p><p><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/nathalie-rodriguez-et-michel-bon-les-petites-allees-menent-aux-grandes/">“Nathalie Rodriguez et Michel Bon – Les petites allées mènent aux grandes”</a> par Laurine Rousselet, novembre 2018.</p></blockquote>
</div></div>



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		<title>Lire des images</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaëlle Quiertant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 08:56:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Courtiaud]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Lekston]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyn Kao]]></category>
		<category><![CDATA[Julie de Terssac-Grugeaux]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Junien]]></category>
		<category><![CDATA[Stefano Faraveli]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Lafitte]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Chagnaud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les éditions Apeiron, établies à Saint-Junien en Haute-Vienne, publient des livres d'«art poétique» mettant en avant le travail des illustrateurs.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Anaëlle Quiertant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des petits livres colorés, des images qui racontent des histoires, une profusion de poésie et de fantaisie… C’est l’œuvre des éditions Apeiron, établies à Saint-Junien en Haute-Vienne, à 30 km de Limoges. Yves Chagnaud, le créateur et administrateur de la maison d’édition, s’attache à mettre le travail des artistes au centre des livres. C’est là le concept de ces éditions d’«art poétique»&nbsp;: laisser les images nous transmettre des histoires et des émotions, plus encore que ne les feraient les mots. Plongeons dans cet univers.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Tout risquer</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Tout part de ce que l’éditeur Yves Chagnaud appelle «une catastrophe». Pendant les années 1980–1990, il est coloriste de bande dessinée. En 1995, avec l’arrivée incontournable de l’informatique, il crée l’entreprise Image et Couleur et collabore durant dix ans avec Disney International où il conçoit et réalise de nombreux livres et fascicules. Mais quelque chose lui manque. Questionnant la démarche artistique, la manière dont on peut, en tant qu’artiste, créer, exprimer des émotions, se sentir libre, il cherche une façon de se donner un nouveau moyen d’exister. La volonté de tout risquer pour se confronter à la création le pousse finalement à créer les éditions Apeiron. Un cheminement de hasards et de rencontres l’amène à créer, partager, travailler avec des artistes qui l’inspirent pour, finalement, exprimer des choses authentiques. C’est une envie de laisser les images raconter qui est la ligne éditoriale d’Apeiron.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="549" height="661" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok.png" alt class="wp-image-33535" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok.png 549w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok-249x300.png 249w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok-150x181.png 150w" sizes="(max-width: 549px) 100vw, 549px"><figcaption>Diverses publications des éditions Apeiron, situées en Haute-Vienne.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le langage des images</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’imaginaire et la poésie de l’artiste qui doivent être recherchés au cœur des œuvres, comme une histoire qui ne se raconte qu’à nos yeux. Mais le sens ne se dévoile pas si facilement&nbsp;: il s’agit de plonger son regard dans l’image pour tenter de le trouver. Car c’est bien là la signification de l’<em>Apeiron</em>&nbsp;: concept philosophique émis par Anaximandre au VI<sup>e </sup>siècle av. J.-C. qui tente de définir ce qui est illimité, indéterminé et indéfinissable, qui est imperceptible à notre sensibilité mais doit être pour permettre l’existence de toute chose. L’<em>Apeiron</em> est LE mystère que l’on ne peut expliquer. C’est le mystère que cachent les images et s’offre au lecteur comme une poésie à déchiffrer. Les images font appel à notre sensibilité, des choses que parfois les mots seuls ne peuvent exprimer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>«Nos livres racontent quelque chose, ce ne sont pas des catalogues. Ce sont des récits graphiques, des chemins poétiques, sensibles et parfois initiatiques.»</em></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’image n’a pas vocation à illustrer un texte. C’est en l’image que réside toute la poésie d’un ouvrage, c’est elle qui se raconte. Elle ne doit pas orienter le lecteur vers une certaine manière de comprendre et de penser les choses, comme le feraient les mots. Elle touche des émotions et des moments de vie qui n’appartiennent qu’à lui. L’image n’illustre pas le mot. «Le mot illustre l’image», insiste Yves Chagnaud, pour qui le mot a pour fonction de «tenter d’aiguiller le lecteur vers le plus profond de la pensée de l’artiste». Car c’est le travail de l’artiste qui est toujours au cœur de l’ouvrage, il est une invitation à plonger en notre monde intérieur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/p1040935-1024x429.jpeg" alt class="wp-image-33536"><figcaption>Annie Courtiaud, <em>Pour toujours</em>, réédition 2016, format 16,5 x 16,5 cm, 28 €</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Prendre le temps de regarder</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Laisser les images nous émouvoir. Plonger dans le monde du rêve. Laisser l’enchantement se faire. Pour cela, il faut se laisser le temps d’admirer. Il faut se laisser le droit de rêver un peu et de s’extraire du quotidien, même si ce n’est que pour un court instant. Il est question de partager. Dans les salons et festivals littéraires, l’éditeur partage cet univers avec le public. Des stands colorés, des livres qui enchantent le regard, l’occasion de discuter, de découvrir, d’admirer. De manipuler ces petits livres au format parfois atypique. La conception des livres est articulée autour des travaux déjà existants des artistes, qui varient les techniques&nbsp;: peintures, collages, sculptures et photographies sont autant de moyens de raconter une histoire. Le format en accordéon de certains livres nous invite à «regarder» cette histoire de deux manières possibles. On peut se laisser happer par le rêve. <em>Festernacht</em>, le livre d’Edouard Lekston est un «Almanach mécano-astrono-festif». Assemblé en accordéon, le livre nous fait suivre le cycle des fêtes sous le regard des zodiaques qui sont dissimulés au long des pages.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/page-1-fem-renarde-1-1024x168.png" alt class="wp-image-33542"><figcaption>Julie de Terssac-Grugeaux / Stéphanie Lafitte, <em>Femme-renarde</em>, réédition 2020, format 10 x 10 cm, 20 €</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, les éditions Apeiron ont publié quatre nouveaux livres, quatre nouveaux voyages. Un voyage au Japon illustré par Jocelyn Kao, <em>Chacha à Tokyo</em>. Une réflexion proposée par l’artiste italien Stefano Faraveli sur la symbolique éléphantesque qui se présente sous la forme d’un carnet de voyage&nbsp;: <em>Elefanti</em>. L’évolution d’une danseuse qui s’enivre des mille parfums de la vie et découvre la joie de vivre, racontée par Yves Chagnaud inspiré par les œuvres de Julie de Terssac-Grugeaux dans <em>La danseuse</em>. L’illustratrice publie aussi une réédition sous un nouveau format de <em>Femme-renarde</em>. Un livre dit « attrape-rêves », où la réalité et le rêve se mêlent et dont la première édition avait été publiée par Apeiron en 2015. Le texte de Stéphanie Lafitte, une comptine sur l’histoire d’une femme qui se rêve renarde et d’une renarde qui se rêve femme, est articulée autour des peintures/collages de l’illustratrice. Un voyage onirique, dont le mystère réside ici, selon l’illustratrice, en ces interrogations&nbsp;: « Où est la réalité&nbsp;? où est le rêve&nbsp;? qui attrape qui&nbsp;? et qu’en est-il des liens que nous tissons avec la nature, avec l’animal&nbsp;? »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/page-1-elefanti-1024x249.png" alt class="wp-image-33538"><figcaption>Stefano Faravelli, <em>Elefanti</em>, format 17 x 17 cm, 30 €</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste encore des univers à explorer et des rêves à garder en vie. Les images n’ont pas fini de se raconter et de nous faire voyager. Cette poésie qui nous invite à penser les choses autrement est le mystère dans lequel Apeiron continuera de nous attirer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Éditions Apeiron, 8 rue Vermorel, 87200 Saint-Junien<br>Diffusion&nbsp;: auto-diffusion sur un réseau de 170 librairies partenaires<br>05 55 02 70 22 / 06 82 86 73 67<br><a href="about:blank">editionsapeiron@orange.fr</a><br><a href="about:blank">www.editionsapeiron.fr</a></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Collection <em>Accords des Ons</em>, format 12 x 100 cm, 5 €<br>Collection <em>Mini-livres</em>, format 7,5 x 7,5 cm, 5 €<br>Collection <em>Zig-Zag</em>, format 13 x 6 cm, 15 €<br>Collection <em>Double JE</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Et d’autres hors collection…<br><em><u>Nouveautés 2020&nbsp;:</u></em><br>Jocelyn Kao, <em>Chacha à Tokyo</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Stefano Faravelli, <em>Elefanti</em>, format 17 x 17 cm, 30 €<br>Julie de Terssac / Yves Chagnaud,<em> La danseuse</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Julie de Terssac / Stéphanie Lafitte, <em>Femme-renarde</em>, réédition, format 10 x 10 cm, 20 €<br><br>Livres conçus dans les bureaux et ateliers d’Apeiron, imprimés par Maugein Imprimeurs à Tulle, couvertures carton (fabriqué en Creuse) façonnés par Rambault à Confolens, puis assemblés à la main par Marie Brunet et Alizée Russo à Saint-Junien et Brigueuil.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/lire-des-images/">Lire des images</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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