Pierre-Marie Sarradin — Observations des grands fonds

Pierre-Marie Sarradin est chimiste au sein de l’Ifremer à Brest depuis 24 ans et responsable de l’unité de recherche «étude des écosystèmes profonds». Dans l’océan, la lumière ne pénètre que jusqu’à environ 200 m, or l’océan atteint une profondeur de 11 000 m. Pour que la vie se développe en-dessous, il faut une source d’énergie remplaçant la photosynthèse. Les sources hydrothermales apportent cette énergie, avec laquelle les micro-organismes réalisent des procédés chimiques qui synthétisent de la matière organique. Alors, dans les profondeurs, on trouve de la vie, des couleurs, mais aussi des ressources : hydrocarbures, molécules inconnues, nouveaux métaux… L’unité de recherche Étude des écosystèmes profonds, dirigée par Pierre-Marie Sarradin, tente d’avancer le plus possible dans la connaissance de cet environnement pour éviter l’exploitation aveugle de ses ressources.

Le regard des chercheurs aussi se heurte à l’obscurité des grands fonds. Les premières descentes à 11 000 m ont eu lieu dans les années 1960 avec le Trieste. Le matériel a considérablement évolué et la cartographie s’est développée mais les sous-marins ont toujours une portée visuelle d’une dizaine de mètres. L’exploration sous-marine n’a pas vécu le saut technologique que l’imagerie a amenée à l’étude de l’espace.

Pour en savoir plus sur les Espions des grands fonds, retrouvez l’application sur DeepSeaSpy.

Marjolaine Matabos et Pierre-Marie Sarradin sont intervenus à l’Espace Mendès France le 6 février 2018 pour une conférence Lumière sur les abysses, qui est à réécouter en audio.

Pierre-Marie Sarradin — L’Observation des grands fonds from Espace Mendès France, Poitiers on Vimeo.

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