Stéphen Rostain — Les armements amazoniens

Stéphen Rostain est archéologue et directeur de recherche au CNRS.

Stéphen Rostain est archéologue et directeur de recherche au CNRS, il travaille sur des sites archéologiques en Amazonie.

La principale difficulté de l’archéologie en Amazonie est l’utilisation de matériaux périssables. Un préjugé persiste : «Il n’y a rien en Amazonie.» Face à ce manque d’informations, les archéologues ont eu tendance à utiliser l’ethnologie pour combler. Cela donne une impression de continuité dans la manière de vivre des peuples actuels avec ceux d’avant. Mais lors de l’arrivée des Européens, ils ont, comme les Incas ou les Mayas, connu une rupture en perdant 90 % de leur population. Pour trouver des éléments, les archéologues se tournent donc vers les collections des musées constituées lors de la colonisation ou vers les orpailleurs qui remontent des objets du fond des rivières. La présence de massues, couteaux, épées et boucliers montre que l’armement des Amérindiens n’était pas si différent que celui du Moyen Âge européen, si ce n’est qu’il était en bois et non en métal. «L’histoire concernant la guerre et les armées chez les Amérindiens reste concentrée principalement sur les Incas, un vrai peuple guerrier alors que, dans l’ensemble, les Amazoniens étaient plutôt pacifistes.»

Stéphen Rostain est intervenu lors de la journée d’étude Les armes dans les cabinets de curiosités organisée à l’Espace Mendès France le 11 mars 2020. Avec Benoît Roux et André Delpuech, ils ont proposé une intervention commune sur le casse-tête, arme caractéristique des Amérindiens.

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