Entretien avec Hélène Sauzeon

Hélène Sauzeon est maître de conférences, PhD PNC au pôle des Neurosciences cliniques à l’UFR sciences et modélisation de l’université de Bordeaux II. Elle critique l’expression « l’homme réparé ». Le terme « réparé » peut être associé à un objet ou une voiture, alors qu’un humain ne sera jamais complètement réparé et sa « déficience ne disparaîtra pas après réparation ». Elle évoque le fantasme de la technologie [1:17min] que le buzz médiatique entretient en faisant des raccourcis inexacts : « un aveugle retrouve la vue ». Les universités sont aussi responsables, en vulgarisant les sciences de manière erronée.

Hélène Sauzeon retrace son parcours [3:36min]. Elle commence en tant que psychologue spécialisée en neuropsychologie et s’intéresse aux nouvelles technologies comme moyen de rééduquer et d’assister les personnes déficientes cognitives. Puis, elle veut intervenir sur ces déficits, avec la mise au point de technologies de remédiation ou d’assistance. Elle travaille notamment avec des personnes âgées fragiles et de jeunes adultes déficients intellectuels qui ont un projet de vie autonome. Son approche est dirigée par les besoins, qui sont au nombre de trois :  les activités de vie quotidienne, la sécurité du domicile et de la personne, et le lien social.

Entretien réalisé dans le cadre du colloque Sport et Handicap

Cet article fait partie du dossier Sport et handicap.
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