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	<title>Grégory Vouhé - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Grégory Vouhé - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<item>
		<title>Découverte&#160;: livres et papiers inédits de la bibliothèque du château d’Oiron exposés à Niort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 11:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des documents concernant les saisies révolutionnaires sont présentés dans une exposition de la médiathèque Pierre-Moinot.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/decouverte-livres-et-papiers-inedits-de-la-bibliotheque-du-chateau-doiron-exposes-a-niort/">Découverte : livres et papiers inédits de la bibliothèque du château d’Oiron exposés à Niort</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Responsable des collections patrimoniales de la médiathèque de Niort, Geoffroy Grassin a monté une exposition exemplaire consacrée à l’histoire de l’établissement, à l’occasion de son 250<sup>e</sup> anniversaire. L’important travail préparatoire a été l’occasion de belles découvertes. Les confiscations révolutionnaires du district de Thouars en sont un bon exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Modèle du genre, le catalogue du dépôt littéraire intitulé <em>Régistre d’invantaire des livres pour rester au district de Thouars</em> consigne références bibliographiques complètes et provenances, conformément aux instructions. Y figure même le type de reliure&nbsp;: «&nbsp;r en v&nbsp;» pour relié en veau. La mention finale «&nbsp;deboiserau&nbsp;» renvoie à Pierre Jacques Fournier, chevalier de Boisairault (1734–1800), qui restaure le château d’Oiron à la suite de son acquisition en 1772, met les intérieurs au goût du jour et aménage une bibliothèque<sup>1</sup>. Geoffroy Grassin nous dit que l’inventaire recense près d’un millier de volumes provenant d’Oiron, dont 141 pour les Belles-lettres, 374 pour l’histoire, 45 pour le droit, 193 pour les sciences et techniques et 223 pour la théologie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="690" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/70-156-img_0932-copie.jpg" alt class="wp-image-37894" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/70-156-img_0932-copie.jpg 690w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/70-156-img_0932-copie-202x300.jpg 202w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/70-156-img_0932-copie-650x965.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/70-156-img_0932-copie-150x223.jpg 150w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px"><figcaption class="wp-element-caption"><em>Cathalogue des livres enlevé[s] à la maison d’Oyron […] qui ont été transférés au district de Thoüars et de là à la bibliothèque départementale des Deux Sèvres, où ils sont encore déposés.</em> Médiathèque de Niort, Res G97F.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le châtelain s’éteint le 15 août 1800 à l’âge de 66 ans. Sa radiation de la liste des émigrés le 29 mai – 9 prairial an VIII – lui avait permis, selon l’arrêté, de rentrer en jouissance de tous ses biens meubles et immeubles non vendus. Sa veuve peut donc formuler une demande de restitution, datée du 18 fructidor an IX (5 septembre 1803). À sa demande adressée au préfet, Geneviève de Ciret de Bron joint le <em>Cathalogue des livres enlevé[s] à la maison d’Oyron […] qui ont été transférés au district de Thoüars et de là à la bibliothèque départementale des Deux Sèvres, où ils sont encore déposés</em>. Le bibliothécaire Frigard renvoie pétition et catalogue au préfet sans faire preuve d’aucune bonne volonté. Il prétend avec légèreté – pour ne pas dire avec mauvaise foi – que «&nbsp;tous les ouvrages qui y sont énoncés ne se trouvent point dans la bibliothèque […] les ouvrages réclamés ne portent ni le nom ni aucune marque de leur ancien propriétaire. Il ne suffit pas de réclamer pour obtenir&nbsp;; autrement la bibliothèque de l’École centrale, qui est formée d’une partie des livres trouvés chez les émigrés et dans les communautés religieuses, disparoîtroit promptement.&nbsp;» Frigard ajoute que le dépôt des livres a été pillé par les brigands de la Vendée. Ce à quoi madame de Bron répond au préfet que «&nbsp;les livres ont été enlevés d’Oÿron au mois de ventôse an 3 [février 1795]. Thouars fut pris par les vendéens le 5 may 1793. Ce qui prouve qu’ils n’ont point été pillés par eux.&nbsp;» Aussi, madame de Bron renouvelle-t-elle sa demande justifiée par «&nbsp;des pièces que l’on ne pourra récuser puisqu’elles font partie de l’inventaire des livres qui m’ont été enlevés&nbsp;; les cartes étoient bien plus nombreuses et mentionnois tous les ouvrages que contient mon catalogue, mais elles ont été perdues avec quantité […]. Le petit nombre de livres indiqué par les cartes sera sans doute un faible dédommagement, cependant il me sera infiniment agréable et je vous aurez, monsieur, une bien véritable obligation si vous avez encore la bonté de vous occuper de cette affaire&nbsp;: son succès me fera passer avec plaisir des moments souvent trop longs à la campagne. Une autre obligation que je vous aurez&nbsp;: ce sera de me mettre à même de vous remercier lors de votre voÿage en ce paÿs&nbsp;».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="812" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1.jpg" alt class="wp-image-37897" style="aspect-ratio:0.79296875;width:676px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1.jpg 812w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1-238x300.jpg 238w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1-768x969.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1-650x820.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/lettre-1-150x189.jpg 150w" sizes="(max-width: 812px) 100vw, 812px"><figcaption class="wp-element-caption">Lettre de la châtelaine d’Oiron, Geneviève de Bron, veuve de Pierre de Boisairault, au préfet Dupin au sujet de la restitution des livres confisqués en 1795. Médiathèque de Niort Res G97F.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le préfet Dupin écrit donc à Frigard en joignant le catalogue et les cartes numérotées à l’appui de l’inventaire des livres. De mauvaise grâce, le bibliothécaire répond que sur les 146 titres, il n’en a retrouvé que 32. Et d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;peut-être trouverai-je quelques-uns de ces derniers numéros [manquants] parmi les livres actuellement sous le scellé et non portés sur le catalogue de la bibliothèque, qui a été fini les vacances dernières. Je ne pourrai faire cette recherche que lorsque les scellés seront levés. La plupart de ces numéros doivent se trouver dans le dépôt de Thouars. Je suis bien sûr, par exemple, de n’avoir pas enlevé les numéros 1685 et 1686 que réclame madame de Boisairault. Cette dame ignore sans doute qu’on n’a emporté de Thouars qu’une partie des livres déposés […]. Je suis fâché que les livres qui lui appartenoient n’ayent pas été tous transportés à Niort. Au moins scauroit-elle ce qu’ils sont devenus. Je ne puis cependant affirmer que ceux portés sur le catalogue de la bibliothèque de l’École centrale appartiennent tous à cette dame. Une partie peut provenir de quelqu’autre dépôt. Dans tous les cas ladite bibliothèque feroit une grande perte si elle en étoit privée et l’instruction publique en souffriroit beaucoup. Vous pouvez vous en convaincre par vous-même en jetant les yeux sur le catalogue de madame de Boisairault. Il renferme des ouvrages qui, la plupart, font un excellent fond de bibliothèque&nbsp;»&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="775" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie.jpg" alt class="wp-image-37900" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie-300x227.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie-768x581.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie-650x492.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1116-copie-150x114.jpg 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Exemplaire des <em>Métamorphoses d’Ovide</em> avec l’ex-libris de madame de Bron de Bourneau provenant de la bibliothèque du château d’Oiron. Fonds ancien de la Médiathèque de Niort 1935.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les recherches dans les fonds de la bibliothèque de Niort ont permis de repérer une petite dizaine de volumes (non exposés) portant des ex-libris de la famille de Bron – chevalier de Bron, madame de Bron, Louis de Bron, ainsi qu’une importante liasse de pièces manuscrites relatives au matériel et au service de l’artillerie rédigées dans les années 1757–1784 par un officier du même nom, sans doute le père de la châtelaine d’Oiron, René de Bron, qui était commissaire d’artillerie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1114.jpg" alt class="wp-image-37902" style="aspect-ratio:0.6787109375;width:573px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1114.jpg 695w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1114-204x300.jpg 204w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1114-650x958.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1114-150x221.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px"><figcaption class="wp-element-caption">Planche intitulée <em>Affut de place calibre de 16 construction nouvelle de 1763</em>, extraite des papiers de M. de Bron, 75 x 51 cmm. Fonds ancien de la Médiathèque de Niort.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Liste des ouvrages retrouvés par Geoffroy Grassin, où nous avons ajouté le numéro du registre d’inventaire du district de Thouars&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les Métamorphoses d’Ovide</em>, avec des explications à la fin de chaque fable. Traduction nouvelle par M. l’abbé de Bellegarde, 1701, avec l’ex-libris de madame de Bron de Bourneau, n° 1704 du registre d’inventaire du district de Thouars.</li>



<li><em>Tables pour jetter les bombes avec précision</em>, extraites du bombardier françois, 1731, avec ex-libris «&nbsp;le ch<sup>er</sup> debron&nbsp;», n° 835 du reg.</li>



<li><em>Traité du mouvement des eaux et des autres corps fluides</em>. Divisé en V. parties. Par feu M. Mariotte… mis en lumiere par les soins de M. de La Hire, 1686, avec ex-libris «&nbsp;Ch. Debron&nbsp;», n° 1690.</li>



<li><em>Les effets de la force et de la contiguïté des corps</em>, 1700, avec ex-libris «&nbsp;Chevalier de Bron&nbsp;», n° 1691.</li>



<li><em>Dictionnaire de marine contenant les termes de la navigation et de l’architecture navale avec les règles &amp; proportions qui doivent y être observées</em>. Ouvrage enrichi de figures… Seconde edition, revûe, corrigée &amp; augmentée, 1736, avec ex-libris Chevalier Debron, n°&nbsp;2019.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="799" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119.jpg" alt class="wp-image-37904" style="aspect-ratio:1.281602002503129;width:698px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119-300x234.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119-768x599.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119-650x507.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/img_1119-150x117.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Page de titre du <em>Livre des pseaumes</em> portant l’ex-libris de Louis («&nbsp;<em>Ludouicus</em>&nbsp;») de Bron. Fonds ancien de la Médiathèque de Niort 2147.</figcaption></figure>
</div>


<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le livre des pseaumes en vers françois</em>, par Cl. Marot et Th. de Bèze, retouchez par feu M. Conrart, 1677&nbsp;; le volume ne figure dans le registre d’inventaire, mais présente un ex-libris de Louis de Bron.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’art de parler allemand</em>, nouvellement revu, corrigé et augmenté par le sieur C. LÉOPOLD S, 1728, avec ex-libris du chevalier de Bron, comme ceux qui figurent dans le registre.</li>



<li><em>La Science, et la pratique du pilotage</em>, à l’usage des eleves d’hydrographie, dans le college royal de la Compagnie de Jésus, à La Rochelle. Par le P. Yves Valois, 1735 avec ex-libris du chevalier de Bron, comme ceux qui figurent dans le registre du district de Thouars.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/fullsizeoutput_1bb1.jpeg" alt class="wp-image-37905" style="aspect-ratio:0.75;width:668px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/fullsizeoutput_1bb1.jpeg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/fullsizeoutput_1bb1-225x300.jpeg 225w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/fullsizeoutput_1bb1-650x867.jpeg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/fullsizeoutput_1bb1-150x200.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px"><figcaption class="wp-element-caption">Page de titre de <em>l’Atlas des plans géométriques d’Oiron</em> réalisé pour Pierre Jacques Fournier de Boisairault en 1782. Cliché avant restauration.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">C’est l’occasion de signaler le récent don à l’État d’un manuscrit naguère distrait du chartrier d’Oiron&nbsp;; celui-ci est aujourd’hui conservé aux Archives départementales des Deux-Sèvres, où se trouvent les pièces complémentaires. Le titre est contenu dans un cartouche timbré des armes de Pierre Jacques Fournier de Boisairault et de Geneviève de Ciret de Bron&nbsp;: <em>Atlas | des plans géométriqu[es] | des fiefs et domaine de | haute justice d’Oiron | appartenant à Messire | Pierre Jacques Fournier | Chevallier DeBoisairault | Capitainne au régiment d[…] | commissaire général de la cavalerie | chevallier de l’ordre royal et militair | de saint louis seigneur de la ditte | haute justice terzé landry monpalais | et autre lieux mari de dame louise | geneviève de ciret de bron rédigé | en l’année mil sept cent quatre vingt | deux.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la date, le cartouche chantourné est encore de style Louis XV, avec notamment un motif rocaille de crête de coq, compte tenu de l’habituel décalage stylistique qui s’observe entre la campagne et la capitale. L’<em>Atlas</em> du chevalier de Boisairault fait en quelque sorte figure d’arrière-petit-cousin de province du très luxueux <em>Recueil des cartes et plans d’Oiron</em> commandé par le duc d’Antin, alors directeur des Bâtiments du roi<sup>2</sup>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="830" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie.jpg" alt class="wp-image-37906" style="aspect-ratio:0.810546875;width:650px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie.jpg 830w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie-243x300.jpg 243w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie-768x948.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie-650x802.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/48-109-res-copie-150x185.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 830px) 100vw, 830px"><figcaption class="wp-element-caption">Ex-libris de Marie de La Tour sur l’<em>Histoire généalogique de la maison d’Auvergne</em> provenant de la bibliothèque du château de Thouars. Médiathèque de Niort Res G4C.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En comptant une <em>Chronologie</em> manuscrite faite pour le duc Henri de La Trémoille, cinq ouvrages de la médiathèque de Niort viennent par ailleurs de la bibliothèque du château de Thouars, dont les <em>Décades en françois</em> de Tite-Live (1617) portent l’ex-libris. <em>L’Histoire généalogique de la maison d’Auvergne</em> et les <em>Harangues héroïques des hommes illustres</em> portent celui, armorié et gravé sur cuivre, de Marie de la Tour d’Auvergne, duchesse de la Trémoille. Dans son <em>Histoire de Thouars</em>, Hugues Imbert signale un autre exemplaire de ce titre<sup>3</sup>, entre les mains de madame Martineau, de Thouars, avec une devise de la main de la duchesse&nbsp;: «&nbsp;de vertu bonheur&nbsp;». Celle-ci se retrouve aussi sur une rarissime édition originale du <em>Cid</em>, datant de 1637, actuellement présentée à Niort. Raison supplémentaire d’aller voir l’exposition à la médiathèque Pierre-Moinot, jusqu’au 6 janvier 2024.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="718" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/67-155-corneille-1-copie.jpg" alt class="wp-image-37907" style="aspect-ratio:0.701171875;width:646px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/67-155-corneille-1-copie.jpg 718w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/67-155-corneille-1-copie-210x300.jpg 210w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/67-155-corneille-1-copie-650x927.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/67-155-corneille-1-copie-150x214.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 718px) 100vw, 718px"><figcaption class="wp-element-caption">Page de titre de l’édition originale du <em>Cid</em> provenant de la bibliothèque du château de Thouars. Médiathèque de Niort Res M60D.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Post-scriptum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un livre de chevet de madame de Montespan, provenant de la petite bibliothèque de sa chambre à Oiron, est passé en vente publique en novembre 2022. Il s’agit du tome II des <em>Conférences de Cassien, traduites en François</em>, Charles Savreux, Paris, 1665.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/68359584-rel-gold_jpeg-large.jpeg" alt class="wp-image-37908" style="aspect-ratio:0.666015625;width:517px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/68359584-rel-gold_jpeg-large.jpeg 682w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/68359584-rel-gold_jpeg-large-200x300.jpeg 200w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/68359584-rel-gold_jpeg-large-650x976.jpeg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/11/68359584-rel-gold_jpeg-large-150x225.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px"><figcaption class="wp-element-caption"><em>Conférences de Cassien</em>, tome II, provenant de la bibliothèque de madame de Montespan à Oiron.</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">1. «&nbsp;Redistribution insoupçonnées&nbsp;», <em>L’Actualité</em> n° 133, p. 142–143. Sur le manuscrit du préfet, qui écrit que le château d’Oiron a été «&nbsp;extrêmement dégradé pendant la Révolution&nbsp;», voir G. Vouhé, «&nbsp;Parthenay par le baron Dupin en 1810&nbsp;», <em>Les seigneurs de Parthenay au Moyen Âge</em>, cat. exp. Musée d’art et d’histoire de Parthenay, 2021, p. 204–206.<br>2. G. Vouhé, <em>Oiron au temps de madame de Montespan et du duc d’Antin</em>, Château d’Oiron – Centre des monuments nationaux, 2015.<br>3. G. Vouhé, «&nbsp;Du nouveau sur le château de Thouars&nbsp;», <em>Revue Historique du Centre-Ouest</em>, t.&nbsp;VIII, ici p. 84–86 – un autre volume provenant de la bibliothèque du château, aujourd’hui dans les collections de la ville de Thouars, y est signalé.<br><br></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/calameotheque/" title>Sur le château d’Oiron</a></strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>«&nbsp;Claude Gouffier bâtisseur&nbsp;» et «&nbsp;Pavement de Chaude Gouffier&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n°&nbsp;135, hiver-printemps 2023, p.&nbsp;174–179.</li>



<li>«&nbsp;Chambres d’Oiron »,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n°&nbsp;134, été-automne 2022, p.&nbsp;112–114.</li>



<li>«&nbsp;Mariusz Hermanowics. Oiron délabré&nbsp;», «&nbsp;Redistributions insoupçonnées&nbsp;» et «&nbsp;La plus ancienne photo d’Oiron&nbsp;»,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n°&nbsp;133, hiver-printemps 2022, p. 138–144.</li>



<li>«&nbsp;La vaisselle d’étain de madame de Montespan&nbsp;»,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n°&nbsp;130, automne 2020, p. 74–75.</li>



<li>«&nbsp;Les senteurs de madame de Montespan&nbsp;» et «&nbsp;Senteurs féminines au château d’Oiron&nbsp;»,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n°&nbsp;129, été 2020, p. 59–61 et 82.</li>



<li>«&nbsp;Madame de Montespan de monastères en couvents&nbsp;»,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;n° 121, été 2018, p. 64–66.</li>



<li><em>«</em><em>&nbsp;De retour à Oiron&nbsp;»,&nbsp;</em><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em><em>&nbsp;n° 119, hiver 2018, p. 56–59.</em></li>



<li><em>« Le recueil du duc d’Antin <em>»</em>,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 106, automne 2014, p.&nbsp;39.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Oiron. La chambre du Roi »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.</em></li>



<li><em>« L’orange cultivée au Grand Siècle »,&nbsp;</em><em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em><em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p.&nbsp;45.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Oiron. Un visage retrouvé »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Oiron. La galerie restaurée »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.</em></li>



<li><em>«&nbsp;Madame de Montespan à Oiron »,&nbsp;L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</em></li>
</ul>
<p></p><div class="qnimate-post-series-post-content"><div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/decouverte-livres-et-papiers-inedits-de-la-bibliotheque-du-chateau-doiron-exposes-a-niort/">Découverte : livres et papiers inédits de la bibliothèque du château d’Oiron exposés à Niort</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>En visite au château d’Oiron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 14:27:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<category><![CDATA[château]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Oiron]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle moisson de photos inédites du château d'Oiron qui illustrent sa décrépitude et son sauvetage.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="425" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433.jpg" alt class="wp-image-35683" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433-300x125.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433-768x319.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433-650x270.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028433-150x62.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>Présentation du château par Jean Plattard le 14 juin 1928, plaque stéréoscopique de Maurice Couvrat 4,3 x 10, 5 cm, dont la pochette en papier cristal est légendée «&nbsp;PN 002 Promenade – Conférence à Oiron 1928&nbsp;».</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Marie Sinturet est né en 1946 dans la petite maison bâtie en 1924 dans le parc du château, près du portail de la rue Sainte-Anne. Ses parents l’avaient louée à la vicomtesse suite à leur mariage en octobre 1937&nbsp;; son frère y est né en août de l’année suivante. Ils durent la quitter en 1954–1955 à la demande de l’administration des Beaux-Arts.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="422" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434.jpg" alt class="wp-image-35684" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434-300x124.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434-768x317.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434-650x268.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028434-150x62.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>Plaque stéréoscopique de Maurice Couvrat montrant la «&nbsp;façade&nbsp;» en juin 1928. L’échafaudage correspond aux travaux sur le couronnement du pavillon du Roi, couvert d’une dalle béton. Un tirant semble sortir de la petite fenêtre du dernier étage du pavillon des Trophées. Pochette numérotée 1.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="438" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435.jpg" alt class="wp-image-35685" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435-300x128.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435-768x329.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435-990x422.jpg 990w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435-650x278.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028435-150x64.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>Vue de l’aile Renaissance prise par Maurice Couvrat en juin 1928. On aperçoit la charpente de la tour de l’Épée. Pochette n° 2.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="434" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437.jpg" alt class="wp-image-35686" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437-300x127.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437-768x326.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437-650x275.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028437-150x64.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>Maurice Couvrat, la tour de l’Épée en juin 1928, pendant les travaux, dirigés par Gabriel Brun, de restitution du campanile et de remise à neuf de la couverture. Pochette n° 3.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="426" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436.jpg" alt class="wp-image-35687" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436-300x125.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436-768x320.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436-650x270.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028436-150x62.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>«&nbsp;Oiron. Le château. Le pont&nbsp;», photographiés en juin 1928 par Maurice Couvrat. On remarque le mobilier de jardin de la vicomtesse. Pochette n° 4.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="426" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438.jpg" alt class="wp-image-35688" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438-300x125.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438-768x320.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438-650x270.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/04/m028438-150x62.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>«&nbsp;Oiron. Le cloître&nbsp;», plaque stéréoscopique n° 5 de Maurice Couvrat, prise le 14 juin 1928 lors de l’excursion des antiquaires de l’Ouest.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Marie Sinturet n’avait pas de photos de cette époque, la famille n’ayant pas d’appareil. Aussi a‑t-il activement constitué une collection très complète de cartes postales et autres documents concernant Oiron, sans toujours en connaître l’origine. Ainsi, il n’avait pu identifier l’auteur d’un lot de six plaques de verre stéréoscopiques figurant une manifestation indéterminée. La réponse s’est trouvée dans l’article de ce dossier consacré à <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/oiron-au-temps-de-ses-derniers-chatelains/">Oiron au temps de ses derniers châtelains</a>, qui reproduit certains tirages. Ce sont des instantanés de Maurice Couvrat pris le 14 juin 1928 lors d’une excursion archéologique des antiquaires de l’Ouest. Mais l’album, aujourd’hui conservé à la médiathèque de Poitiers, ne comporte pas les tirages de tous les clichés, aux deux tiers inédits&nbsp;!</p>


<p></p><div class="qnimate-post-series-post-content"><div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/en-visite-au-chateau-doiron/">En visite au château d’Oiron</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Faustin Besson – Peintre de l’impératrice Eugénie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 07:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=34239</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur les traces d’un artiste de grand renom sous le Second Empire, dont la majeure partie des décors peints est aujourd’hui détruite ou inaccessible.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Grégory Vouhé Photo Marc Deneyer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Thouars, le musée Henri Barré est centenaire. Il a ouvert le 25 juillet 1920 dans la demeure de ce docteur, dont il a pris le nom en mémoire de la donation de la maison et des collections qu’elle abritait. Isolée au milieu de sa parcelle, cette maison-musée paraît relativement petite par rapport aux hôtels particuliers voisins. Mais ce n’est pas une construction ordinaire, car elle a été bâtie selon les plans et dessins dressés par le docteur Barré, qui a notamment dessiné la façade principale en août 1861. La construction est entreprise l’année suivante avec les matériaux du temple protestant, démoli pour faire place nette à cette «petite maison bourgeoise», qui constitue «le principal ornement de la place Saint-Pierre» selon le témoignage d’Hugues Imbert paru en 1870. La construction est qualifiée de nouvelle dans le registre cadastral de 1866, tandis que son revenu, qui détermine le montant de l’imposition, est passé de 30 à 130 francs, signe de son achèvement.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/07/maison-barre-1024x674.jpg" alt class="wp-image-34248" width="592" height="389"><figcaption>Le musée Barré au fond de la place Saint-Pierre, photographie ancienne, coll. part.</figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading">Maison bourgeoise néogothique&nbsp;</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il est intéressant de remarquer qu’elle a manifestement servi de modèle à une autre maison néogothique bâtie 28 avenue Victor-Leclerc en 1888, qui lui ressemble de très près, mais dépourvue de l’abondant décor sculpté (dans un tuffeau hélas très friable) de la demeure du docteur. La tradition attribue à celui-ci la belle cheminée néogothique de son cabinet de travail, qu’il a pu, sinon sculpter, du moins concevoir puisque sa pratique des arts graphiques est connue par plusieurs œuvres qui témoignent d’un talent très honorable&nbsp;: sans doute a‑t-il étudié le dessin. Les pièces de réception, salon de compagnie et salle à manger, qui jouissent de la vue sur la vallée, sont ornées de décors d’exception qui achèvent d’en faire une maison extraordinaire&nbsp;: ce sont à peu près les seuls de cette qualité en Poitou du temps de Napoléon&nbsp;III. Trumeau de cheminée de la salle à manger et plafond peint du salon doivent en effet dater du milieu des années 1860 puisqu’ils étaient prévus par Henri Barré dès la conception du décor qui leur sert de cadre.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Décorée par «le Boucher moderne»</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La peinture du plafond porte la dédicace «F. B. à son bon ami le D<sup>r</sup> Barré<sup>1</sup>», qui possédait plusieurs autres œuvres de cet artiste&nbsp;: outre la peinture qui orne la cheminée de la salle à manger, un dessin signé Faustin Besson, pareillement dédicacé «au bon docteur Barré», et une <em><a href="https://alienor.org/collections-des-musees/images/e73accde-a30a-4cae-b626-7366c007c282-1000.jpeg">Nature morte à la pie</a></em>, signée des seules initiales. Une photo signée F B, que l’inventaire du musée proposait d’identifier comme un possible portrait d’un des frères Barré, est en réalité celui du peintre. Accrochée dans le salon comme en témoigne un inventaire de 1893, elle illustrait aux yeux de tous les visiteurs l’amitié qui liait le docteur à l’artiste, tout en identifiant physiquement l’auteur des décors peints. <a href="https://s3.eu-west-3.amazonaws.com/pop-phototeque/joconde/M0347000584/06884.jpg">Besson (1821–1882)</a> et Barré (1824–1887) étaient de la même génération&nbsp;; tous deux ont étudié dans le Paris du début des années 1840, où ils ont dû nouer des liens assez étroits pour que l’artiste, alors au faîte de sa gloire, vienne orner la maison d’un médecin de province de décors dignes des plus beaux hôtels parisiens. Dès 1852, la commande de quatre dessus-de-porte est passée à Besson pour le ministère de l’Intérieur. Il ne peint finalement que <em>Le Réveil du printemps</em>&nbsp;; le sujet est traité «dans le style de Boucher et de Watteau, dont M. Besson reproduit avec tant de grâce les galantes fantaisies» selon la <em>Revue des Beaux-Arts</em>. Auguste Romieu, directeur des Beaux-Arts, dit du peintre que «c’est le Boucher moderne».&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/07/faustin_besson_2144-1024x950.jpg" alt class="wp-image-34246" width="615" height="570"><figcaption>Faustin Besson (1821 – 1882), <em>Scène Galante</em>, huile sur toile, coll.&nbsp;part.</figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading">Le plafond de la chambre de l’impératrice</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel talent ne pouvait que séduire l’impératrice Eugénie&nbsp;: elle vouait au <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle une véritable passion, s’entourant au Palais des Tuileries de meubles de Riesener livrés pour Marie-Antoinette. Au Salon de 1853, Besson expose un tableau que le livret officiel décrit ainsi&nbsp;: «Boucher, amoureux de Rosine, fruitière du quartier, va lui acheter des cerises.» La toile plaît tant à l’impératrice qu’elle l’achète pour l’accrocher dans le salon d’attente de son appartement au château de Saint-Cloud (où le peintre exécute par ailleurs deux dessus-de-porte pour le cabinet de Napoléon III). Elle ne tarde pas à passer commande à Besson du plafond de sa chambre à coucher au Palais des Tuileries, dont l’une des esquisses conservées est datée 1853. Payé 7&nbsp;000&nbsp;francs, le décor est livré au début de l’année suivante, après seulement deux mois de travail pour répondre à l’impatience d’Eugénie. Réalisation prestigieuse qui vaut à l’artiste de très nombreuses commandes de décors peints, tel le plafond d’un salon du fameux hôtel de la marquise de Païva, ou ceux de l’hôtel de Rougemont, décrits par la <em>Revue anecdotique</em> en 1858&nbsp;: «L’on peut aujourd’hui y admirer deux plafonds où le peintre a fait voltiger toutes les vaporeuses mignardises de ce <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle, qu’il se plaît à continuer pour la plus grande joie du genre Pompadour. Ce ne sont que nymphes élégantes, que nuages transparents et dorés, que petits amours de bonne maison.» Description de décors disparus qui pourrait être celle du plafond thouarsais. Ses nombreuses commandes conduisent Faustin Besson à se désister au profit de son adjoint, trois ans après avoir été nommé conservateur du musée de Dole (1864–1867). En dix jours (10–19 octobre 1867), il exécute pour 5 000 francs le plafond d’un grand salon de l’hôtel du gouverneur de la Banque nationale de Belgique.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/07/deneyer_thouars_faustin-besson_9938b2-683x1024.jpg" alt class="wp-image-34241" width="466" height="699"><figcaption>Le salon de compagnie avec son plafond peint par Faustin Besson pour son bon ami le docteur Barré.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/07/h0965-l159590048_original-1024x1024.jpg" alt class="wp-image-34252" width="532" height="532"><figcaption>Faustin Besson,&nbsp;<em>Flore envoyant sur la terre la rose de la Malmaison, </em>huile sur toile,<em>&nbsp;</em>51,5 x 43 cm, esquisse pour le plafond de la chambre de l’impératrice Eugénie aux Tuileries, vente Tajan du 18 décembre 2018.</figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading">Précieux témoin de l’art du Second Empire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte qu’il est venu à Thouars décorer la maison de son «bon ami», qui n’est pas un hôtel particulier&nbsp;: elle est d’ailleurs appelée maison dans la donation à la ville. Hormis la dépose regrettable des doubles portes du salon – pourtant utiles en cas d’incendie&nbsp;! –, son décor d’inspiration Louis XV (style de prédilection de l’élite citadine) s’est miraculeusement conservé depuis sa mise en place par le docteur Barré&nbsp;: parquet à point de Hongrie, cheminée de marbre blanc surmontée d’un miroir qui reflète la peinture du trumeau de la salle à manger, jusqu’à la tenture feuillagée encadrée de baguettes dorée et la cantonnière festonnée. Souhaitons la restauration de cet ensemble qui souffre du passage du temps&nbsp;: il constitue un remarquable témoin de l’art du Second Empire, aujourd’hui réhabilité, après un long purgatoire où, par préjugés, il n’était question que de pastiches et de mauvais goût. Les amours peints au trumeau de cheminée paraissent d’ailleurs dériver de ceux esquissés dans les deux études connues pour le plafond de la chambre de l’impératrice, disparu en 1871 dans l’incendie des Tuileries. Le décor thouarsais, qui mériterait une protection au titre des Monuments historiques, n’en est que plus précieux&nbsp;!</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/07/deneyer_thouars_faustin-besson_9940b2-683x1024.jpg" alt class="wp-image-34243" width="413" height="619"><figcaption>Amours ornant le trumeau de cheminée de la salle à manger de la maison d’Henri Barré à Thouars, actuel musée.</figcaption></figure></div>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>1. Le musée de Grenoble conserve un portrait d’Arthur Bordier (1841–1910) dédicacé «A son ami le D<sup>r</sup> Bordier F&nbsp;B».</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La Société d’histoire, d’archéologie et des arts du pays thouarsais, devenue en quelques années la plus dynamique du Poitou, organise une exposition autour du prêt de quatre toiles pour mettre en valeur le salon.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/faustin-besson-peintre-de-limperatrice-eugenie/">Faustin Besson – Peintre de l’impératrice Eugénie</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Les carreaux de faïence de madame de Montespan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jun 2018 08:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du nouveau sur les carreaux de Nevers que la marquise avait fait réaliser pour orner le château.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/les-carreaux-de-faience-de-madame-de-montespan/">Les carreaux de faïence de madame de Montespan</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Quelques mois après la disparition de madame de Montespan, neuf caisses de carreaux de faïence sont inventoriées au château d’Oiron, fin juillet 1707. Le nombre de carreaux n’est pas précisé. Selon Dumolin, ils <i>«&nbsp;ont été pillés vers 1906 et l’on en trouve un peu partout. La vicomtesse d’Oiron a pu en sauver un certain nombre&nbsp;»</i>, réunissant <i>«&nbsp;ce qui reste des carreaux&nbsp;»</i> aux murs d’une petite pièce du rez-de-chaussée. Didier, qui pensait que les carreaux avaient précédemment été utilisés dans le pavillon du roi, a suggéré qu’ils pouvaient être destinés à tapisser la salle de la tour des Ondes – qui ne mesure pas moins de&nbsp;9 mètres de diamètre, ce qui supposerait un nombre considérable de carreaux. Un état des lieux de 1866 les décrit dans l’ancien appartement de madame de Montespan, où ils avaient été posés dans le cabinet d’angle (30&nbsp;m<sup>2</sup>) et l’arrière-cabinet attenant (12 m<sup>2</sup>) – sans qu’on sache s’ils étaient originellement destinés à <i>«&nbsp;la chambre personnelle&nbsp;»</i> de la marquise comme on a pu le prétendre. Ils s’y trouvaient déjà en 1810 selon le témoignage du baron Dupin, et sans doute y étaient-ils au <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle vu leur état d’usure.</p>
<h3>La chambre de faïence</h3>
<p>L’état des lieux de 1866 apporte des précisions inédites. Le cabinet y est désigné sous le nom de chambre de faïence. Celle-ci <i>«&nbsp;est carrelée partie en faïence, partie en carreaux du pays. Il existe deux-cent-deux grands carreaux en faïence de vingt-quatre centimètres représentant divers sujets et deux-cent-soixante-douze plus petits aussi en faïence de douze et quatorze centimètres représentant également différents sujets. Quinze des petits sont fendus ou écornés et dix-neuf des grands sont cassés mais en place. Tous ces carreaux de faïence sont dépolis, surtout aux bords, à l’exception de quelques-uns qui se trouvaient sous les meubles. Quant aux petits carreaux du pays, ils sont généralement cassés, usés, mais en place. Il existe l’emplacement d’un grand carreau de faïence qui a été enlevé.&nbsp;»</i> – possiblement par l’un des érudits dont le sport favori est de faire hommage de carreaux recueillis au château&nbsp;: Barbier de Montault donne ainsi <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/8-oiron-carreaux-chapelle.jpg">deux carreaux de la chapelle voisine</a> aux Antiquaires de l’Ouest (1852 et 1856), et deux autres au <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65251033/f385.image.r=oyron?rk=8326221;2">musée de Cluny</a>&nbsp;(1861 et 1863).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27586" style="width: 781px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-litho-rochebrune.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27586" class=" wp-image-27586" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-litho-rochebrune-1024x640.png" alt width="771" height="482"></a><p id="caption-attachment-27586" class="wp-caption-text">Détail d’une planche gravée par Octave de Rochebrune en juillet 1863 pour illustrer<em> L’Art de la terre chez les poitevins</em> de Benjamin Fillon (1864)&nbsp;: carreau aux armes de madame de Montespan provenant d’Oiron, n° 27, et carreau aux armes de Marie de La Tour, n° 26. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un généreux donateur mythomane&nbsp;?</h3>
<p>Outre <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65311516/f191.image.r=oyron">neuf carreaux de la chapelle</a>&nbsp;donnés au musée de Sèvres par Charrier et Fillon, ce dernier fit aussi hommage d’un <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65311516/f212.image.r=oyron">carreau aux armes de madame de Montespan</a>, qu’il reproduit dans <i>L’Art de la terre chez les poitevins</i>, et d’un <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65311516/f232.image.r=oyron">grand carreau</a>. Le catalogue du musée de Sèvres indique qu’un autre est conservé au musée archéologique de Niort. Champfeury, conservateur de Sèvres, loue en 1882 <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5568707n/f4.image.r=oyron?rk=9012920;0">la générosité</a>&nbsp;de Fillon, avant que celui-ci ne soit présenté comme un <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58271927/f17.image.r=oyron?rk=16137418;4">véritable mythomane</a><span style="color: #ff0000;">&nbsp;</span>: il aurait fabriqué de fausses pièces d’archives pour étayer ses théories. Quoi qu’il en soit, les extraits qu’il donne de l’inventaire de 1707 concordent avec le document conservé. Fillon cite par ailleurs une lettre du 5 février 1701 d’un fondé de pouvoir de l’intendant de madame de Montespan, aujourd’hui perdue, selon laquelle un faïencier nommé Mazois a achevé un poêle de faïence de Nevers <i>«&nbsp;décoré de sujets champêtres de couleurs variées, de guirlandes de fleurs et de fruits, de mascarons en relief et des armes de madame de Montespan&nbsp;»</i>, commandé à son confrère Pierre Berthelot. Toujours selon Fillon, Berthelot serait venu prendre les mesures à Oiron dès 1695. Soit plusieurs années avant l’installation de la marquise au château, ce qui paraît pour le moins douteux&nbsp;: on peut supposer une erreur de date.</p>
<h3>Quelle surface&nbsp;?</h3>
<p>Pour revenir au carrelage, l’état des lieux de 1866 décrit ensuite celui de la pièce attenante à la chambre dite de faïence, qui est pareillement partie en carreaux du pays et partie en faïence avec sujets bleus&nbsp;; il y a cinquante et un grands carreaux en faïence, presque tous cassés et usés, et quatre-vingt-six petits également en faïence, presque tous usés et fendus. Il ressort de ce document inédit que 254 grands carreaux avaient été posés dans les deux pièces. Non de 24&nbsp;cm comme l’indique l’état des lieux, ni de 23 selon le catalogue du musée de Sèvres de 1897, mais de 22,5 cm de côté, soit une surface totale de 12,85 m<sup>2</sup>. Il existe deux tailles de petits carreaux&nbsp;: 13,5 (soit 5 pouces) et 11,5&nbsp;cm, dont subsistent respectivement 159 et 196 exemplaires aux murs du château, soit&nbsp;5,49 m<sup>2</sup>. La surface des petits carreaux non reposés, en réserve à Oiron, Niort et Saumur, est de 0,27 m<sup>2</sup>. Au total, l’ensemble des carreaux de madame de Montespan ne dépasse pas 18,6 m<sup>2</sup>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27588" style="width: 754px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/petits-carreaux-montespan-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27588" class=" wp-image-27588" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/petits-carreaux-montespan-oiron-825x1024.jpg" alt width="744" height="923"></a><p id="caption-attachment-27588" class="wp-caption-text">Petits carreaux de Nevers commandés par madame de Montespan pour le château d’Oiron 11,5 cm de côté, reposés vers 1905 aux murs de la bibliothèque à l’initiative de la vicomtesse d’Oyron. Photo Laurent Lecat – CMN.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Pose murale ou au sol, en bandes ou en frises ?</h3>
<p>Sauf à les imaginer destinés à une toute petite pièce – s’ils devaient tous être réunis en un seul endroit&nbsp;? –, on avait pu prévoir de les alterner avec des carreaux unis, ainsi qu’ils furent d’ailleurs posés, en bandes, frises ou compartiments. Possiblement prévue à l’origine, la pose murale les met particulièrement en valeur et les soustrait à l’usure. Laissant de côté ceux qui étaient en trop mauvais état, la présentation actuelle en dix panneaux a utilisé un maximum de carreaux (192 grands sur 254, dont près de soixante-dix étaient cassés en 1866, et 355 petits sur 358). Le pillage dont parle Dumolin n’est donc pas avéré. Au contraire, on n’est pas loin du compte en ajoutant les quelques carreaux antérieurement recueillis par les érudits (dont un armorié au musée de Saumur et un fragment au musée de Thouars), les exemplaires en réserve à Oiron (fracturés pour la plupart), et ceux donnés au musée de Niort, qui faisaient probablement partie du reliquat inutilisé<sup>1</sup>. Au dos de l’un une étiquette indique seulement&nbsp;: offert par le marquis d’Oiron 1905, mais l’on a retrouvé en préparant ce dossier un entrefilet du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k287140x/f3.item.r=montespan.zoom"><i>Figaro</i> du 22 octobre</a>&nbsp;qui signale le don au musée de Niort de ces six carreaux émaillés provenant des appartements de madame de Montespan. Le marquis est en réalité <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/oiron-au-temps-de-ses-derniers-chatelains/">le vicomte d’Oyron</a>, dont l’épouse est à l’origine de la présentation aux murs de la bibliothèque, entre le vestibule d’entrée et la salle de billard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27589" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/1-carreaux-armories-montespan-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27589" class=" wp-image-27589" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/1-carreaux-armories-montespan-oiron-832x1024.jpg" alt width="668" height="822"></a><p id="caption-attachment-27589" class="wp-caption-text">Carreaux aux armes de madame de Montespan au château d’Oiron, 13,5 cm. Photo Laurent Lecat – CMN.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le modèle aux armes en camaïeu bleu</h3>
<p>Madame de Montespan avait commandé ces carreaux à des faïenciers de Nevers pour le château d’Oiron, qu’elle avait fait acquérir par son fils aîné, tout en s’en réservant la jouissance (avril 1700). Sept ans plus tard, les carreaux sont en caisses, en attente de leur utilisation. Sachant que les délais de fabrication et de livraison n’excèdent pas quelques mois (2 mois pour 480 carreaux en 1635), la commande ne doit pas être antérieure à 1706. Le pavillon des Ondes, pour lequel les carreaux étaient peut-être destinés, restant inachevé, ils furent posés comme on l’a vu dans deux pièces de l’appartement qui avait été celui de la marquise, à l’étage du pavillon des Trophées. Les six caisses de sapin entreposées au salon en juillet 1707 contenaient des carreaux à ses armes. On a prétendu qu’elle avait pris l’habitude de porter ses armoiries personnelles depuis sa séparation du marquis de Montespan. C’est méconnaître l’usage habituel, pour une femme, de son nom et de ses armes. Les carreaux commandés à Nevers en 1635 par la duchesse de La&nbsp;Trémoïlle, qui signait Marie de La Tour, sont ainsi aux armes des La Tour d’Auvergne. Celles de Françoise de Rochechouart, marquise de Montespan, sont <i>«&nbsp;fascé ondé d’argent et de gueules&nbsp;»</i>, c’est-à-dire rouge, comme les reliures en maroquin de <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/chateau-doiron-la-bibliotheque-de-madame-de-montespan/">sa bibliothèque</a>. Mais, à l’exemple des paysages de même format avec lesquels ils alternent, les carreaux armoriés sont peints en camaïeu bleu, dont les faïenciers de Nevers avait fait leur spécialité, alors très à la mode. L’inventaire du château de 1707 signale d’ailleurs la chambre occupée par les faïenciers de Nevers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27607" style="width: 637px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27607" class=" wp-image-27607" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan.png" alt="blason couronne" width="627" height="494" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan.png 850w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan-300x236.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan-768x605.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan-650x512.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/armes-madame-de-montespan-150x118.png 150w" sizes="auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px"></a><p id="caption-attachment-27607" class="wp-caption-text">Armes des Rochechouart,&nbsp;<em>fascé ondé d’argent et de gueules, </em>timbrées d’une couronne ducale (madame de Montespan avait reçu un rang de duchesse en 1679), sur un dessin de Louis Boudan daté 1699.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27590" style="width: 664px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreaux-proverbes-montespan-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27590" class=" wp-image-27590" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreaux-proverbes-montespan-oiron-830x1024.jpg" alt width="654" height="807"></a><p id="caption-attachment-27590" class="wp-caption-text">Carreaux à proverbes de madame de Montespan au château d’Oiron, 22,5 cm. Photo Laurent Lecat – CMN.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les carreaux à proverbes</h3>
<p>Une canne et un rosaire entre les mains, une vieille femme à chaussures à talons chemine vers un château, une grosse bourse et une clé pendues à la ceinture – ce qui permet difficilement de l’identifier à une mendiante comme l’avait fait Fillon&nbsp;; n’est-ce pas plutôt la propriétaire&nbsp;? La scène est surmontée du proverbe <i>«&nbsp;on va bien loin depuis qu’on est las&nbsp;»</i>, employé pour dire qu’il ne faut pas se décourager dans les affaires selon le dictionnaire de l’Académie de 1694. Autrement dit&nbsp;: malgré la fatigue, il faut continuer courageusement ses efforts (Littré). Dans une lettre du 4 octobre 1671, madame de Sévigné ajoute <i>«&nbsp;mais quand les jambes sont rompues, on ne va plus du tout&nbsp;»</i>. Sur d’autres carreaux du même modèle, sans proverbe, la vieille femme fait place à des hommes (l’un assis fumant une pipe, l’autre un fusil sur l’épaule, un troisième avec une hallebarde et une sorte de guitare dans le dos, accrochée en bandoulière, etc.) ou à un loup. Sur un autre modèle, une dame de qualité se tient sur le balcon surmontant la porte du château&nbsp;; elle attrape les pigeons que deux hommes armés de bâtons s’emploient à déloger. Au-dessus, un proverbe illustre le gain tiré des efforts d’autrui&nbsp;: <i>«&nbsp;d’autres ont battu les buissons nous avons les oiseaux.&nbsp;»</i> À noter que le proverbe est inversé au profit des acteurs de la scène, comme au tout début de la <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74287t/f14.image"><i>Comédie des proverbes</i></a>. Faut-il voir dans ces deux proverbes une allusion à la retraite de la cour de madame de Montespan, supplantée par la marquise de Maintenon&nbsp;?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27591" style="width: 741px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreaux-arabesques-montespan-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27591" class=" wp-image-27591" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreaux-arabesques-montespan-oiron-840x1024.jpg" alt width="731" height="891"></a><p id="caption-attachment-27591" class="wp-caption-text">Carreaux à arabesques de madame de Montespan au château d’Oiron, 22,5 cm. Photo Laurent Lecat – CMN.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Arabesques et enroulements chinois</h3>
<p>Des personnages analogues à ceux qui battent les buissons se retrouvent sur certains <a href="http://www.alienor.org/collections-des-musees/images/cd3ba282-11e6-4db4-9661-c8b888d603ea-1000.jpeg">petits carreaux</a>, dont les sujets sont d’une infinie variété, en vue de divertir le spectateur&nbsp;: paysages maritimes ou champêtres, animés par des constructions, des figures, ou des animaux (héron avec un serpent dans le bec, renard mangeant une poule ou un lapin, etc.). Spécialiste de la faïence de Nevers, Jean Rosen a noté la qualité assez sommaire du dessin à main levée, un peu naïf, de ces carreaux, qui dénote une application moindre des faïenciers par rapport au niveau de la production des années 1675, et ce même dans le cadre d’une commande aussi prestigieuse. Il n’en va pas de même pour les grands carreaux à arabesques, sans doute réalisés au poncis, c’est-à-dire à l’aide d’un modèle percé de trous d’épingles sur les contours, afin de marquer le dessin sur la faïence en passant une ponce sur le tracé. Plus soignés, et bien moins nombreux, ces carreaux à ramages sont de deux types&nbsp;: à arabesques végétales enrichies de fleurs ou de grotesques. De nombreux petits motifs remplissent toute la surface. Parti décoratif qui n’est pas sans évoquer l’horreur du vide de certaines céramiques grecques antiques. Rosen observe une nouveauté&nbsp;: <i>«&nbsp;la rencontre des “enroulements chinois” caractéristiques de la fin du </i><span class="smallcaps"><i>xvii</i></span><sup><i>e</i></sup><i> siècle et quelques éléments de lambrequin précoce empruntés à Rouen&nbsp;»</i>, ou de broderies comme on disait alors. Certains carreaux ont conservé leur glaçure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27592" style="width: 646px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/fragment-musee-thouars.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27592" class=" wp-image-27592" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/fragment-musee-thouars-1024x684.jpg" alt width="636" height="425"></a><p id="caption-attachment-27592" class="wp-caption-text">Fragment de carreau à proverbe du musée de Thouars, dont le donateur et la date d’acquisition sont inconnus. Photo ville de Thouars.</p>
<p></p></div>
<p></p><div id="attachment_27593" style="width: 445px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27593" class=" wp-image-27593" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur.jpg" alt width="435" height="438" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur.jpg 850w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur-298x300.jpg 298w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur-150x151.jpg 150w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur-768x774.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/carreau-montespan-chateau-musee-saumur-650x655.jpg 650w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px"></a><p id="caption-attachment-27593" class="wp-caption-text">Carreau aux armes de madame de Montespan entré dans les collections du musée de Saumur à une date inconnue&nbsp;(il n’appartient pas au fonds Charles Lair). Photo château-musée de Saumur.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>1. En réserve à Oiron, la plupart à l’état de fragments ou très usés&nbsp;: 24 grands carreaux et 12 petits (7 de 13,5 cm et 5 de 11,5 cm), compris le don Rigaud. Au musée de Niort, outre celui signalé au musée archéologique en 1897&nbsp;: 2 grands et 4 petits (1 de 13,5 et 3 de 11,5 cm) donnés en 1906. Un petit à Saumur (13,5 cm). Une quinzaine de petits carreaux n’était donc pas en place en 1866, si le décompte de l’état des lieux est exact&nbsp;: on en dénombre actuellement 372, contre 358 en 1866.</p>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
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			</item>
		<item>
		<title>Château d’Oiron – la bibliothèque de madame de Montespan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 May 2018 09:10:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=27560</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré leur extrême rareté, quelques livres aux armes de la marquise provenant d’Oiron ont été retrouvés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Il ne subsiste à peu près rien du mobilier de madame de Montespan inventorié à Oiron entre le 22 et le 28 juillet 1707 à la demande du marquis d’Antin, fils légitime de la marquise, par son tapissier. Sur les quarante-quatre folios recto-verso de l’inventaire, ne demeure à Oiron que l’un des deux portraits de <em>madame de Montespan en Madeleine</em>. En juillet 1840, Mérimée le commente de façon plus décolletée que ne l’est la gorge de la pécheresse&nbsp;: <em>«&nbsp;Il y a dans l’hospice d’Oyron, fondé par madame de Montespan, une jolie Madeleine pas trop pénitente de Mignard. On a couvert les nudités d’un barbouillage fort vilain, mais avant cette opération ce devait être un morceau fort apétissant.&nbsp;»</em> Si la toile n’est pas de Mignard, et si le repeint couvre seulement la manche et non son buste, l’ouvrage couvert de gros caractères qu’elle semble feuilleter fait songer aux <em>Pseaumes de David</em> imprimés à Loudun chez René Billault en 1697 par l’ordre de madame de Montespan&nbsp;: <em>«&nbsp;l’impression en gros caractères paraît faite pour une personne dont la vue est très affaiblie&nbsp;»</em>, selon une note du légataire de l’exemplaire conservé à la médiathèque de Poitiers. Celui de la bibliothèque de Versailles est relié en maroquin rouge doublé de maroquin citron avec dentelles intérieures. L’exemplaire personnel de la marquise, qui figure dans l’inventaire d’Oiron de 1707 (ci-dessous n° 70), est signalé en 1886 par Ernest Quentin-Bauchart dans <em><a href="https://archive.org/stream/lesfemmesbiblio01baugoog#page/n321/mode/2up/search/montespan">Les Femmes bibliophiles de France</a></em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27574" style="width: 893px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/pages_pseaumes_david_1697_montespan-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27574" class=" wp-image-27574" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/pages_pseaumes_david_1697_montespan-1-1024x748.jpg" alt width="883" height="645"></a><p id="caption-attachment-27574" class="wp-caption-text">Page de titre des <em>Pseaumes de David</em> imprimés à Loudun en 1697 par l’ordre de madame de Montespan, avec ses armes sur la dernière page. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Reliures aux armes</h3>
<p>Les livres de madame de Montespan se signalent par leur reliure armoriée de l’époque, le plus souvent en maroquin rouge, y compris les livres de compte (ci-dessous n° 55, 57, 78). Provenance réputée très rare, comme le rappellent les catalogues de vente à la suite de Quentin-Bauchart. Guère plus de soixante-dix-neuf ouvrages<sup>1</sup>, soit 125 volumes, sont inventoriés à Oiron en 1707, dont&nbsp;une vingtaine seulement reliés en veau rouge aux armes. Madame de Montespan avait reçu en 1679 un rang de duchesse – étant mariée, elle ne pouvait porter un titre de son chef. Sur les vingt-sept bibliothèques de ducs et pairs de France datant de la période 1621–1739, étudiées par Jean-Pierre Labatut, seules 19 % contiennent moins de cent volumes, 62 % de cent à mille volumes. Mais tous les livres de la marquise n’étaient pas conservés à Oiron en 1707&nbsp;: une bonne partie de ceux passés en vente ces dernières années n’y sont pas inventoriés. Ainsi, la série des <a href="http://www.alde.fr/lot/4346171"><em>Mercure François</em></a>&nbsp;(vente Alde, 25 juin 2013, lot 355), qui comportait au moins dix-huit tomes, était conservée dans une autre résidence, comme les deux volumes manuscrits de Damoiselet, <em>Messe pour le temps de Caresme jusqu’au samedi de la Passion</em> (bibliothèque de Rouen) et <a href="http://www.sothebys.com/en/auctions/ecatalogue/2005/books-and-manuscripts-pf5009/lot.25.html"><em>Messes pour le temps depuis le premier dimanche de l’avent jusques au Caresme</em></a>&nbsp;(vente Sotheby’s du 15 juin 2005). Même chose pour l’<a href="http://www.pescheteau-badin.com/html/fiche.jsp?id=3470357"><em>Office de la Semaine Sainte</em></a>, plus modestement couvert en veau brun, passé en vente le 25 novembre 2013 chez Pescheteau-Badin, ou l’<a href="http://www.thierrydemaigret.com/html/fiche.jsp?id=866758"><em>Office de la Semaine sainte à l’usage de Rome</em></a>&nbsp;vendu à Drouot le 25 février 2009 par Thierry de Maigret, attribué avec vraisemblance à madame de Montespan. Celle-ci avait d’ailleurs sûrement apporté avec elle un certain nombre de livres aux eaux de Bourbon, où elle s’éteint le 27 mai. D’autres, en revanche, peuvent être rapprochés de ceux inventoriés à Oiron. D’autant mieux que l’inventaire de 1707, conservé aux Archives départementales des Deux-Sèvres, a été intégralement publié en 2015 dans <em>Oiron au temps de madame de Montespan et du duc d’Antin</em>. On n’en connaissait jusque-là que les extraits lus à la Sorbonne en 1867, reproduits par Pierre Clément l’année suivante puis par Bossebœuf en <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5487279d/f595.image">appendice</a> du compte rendu de sa visite d’Oiron du 14 mai 1888, où tous les livres ne figuraient pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27566" style="width: 810px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27566" class="size-full wp-image-27566" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan.png" alt width="800" height="738" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan.png 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan-300x277.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan-768x708.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan-650x600.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/mercure-francois-montespan-150x138.png 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"></a><p id="caption-attachment-27566" class="wp-caption-text">Tomes IX et XIII du <em>Mercure François</em> aux armes de madame de Montespan, in‑8.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Au château d’Oiron</h3>
<p>La bibliothèque de madame de Montespan, essentiellement composée de livres de théologie, est comparable à celles de duchesses veuves depuis plusieurs années, consacrées surtout à l’histoire et à la religion. Labatut cite l’exemple de la bibliothèque de Louise-Madeleine de La&nbsp;Marck, duchesse de Duras, inventoriée en juin 1717, et la place importante de la théologie dans celle de Jeanne de Schomberg (1600–1674), duchesse de Liancourt, qui s’éteint six semaines avant son époux. La théologie représente 73 % des livres du duc de Luynes inventoriés en décembre 1684, mais sa bibliothèque était infiniment plus importante que celle de madame de Montespan puisqu’elle ne comportait pas moins de mille cent quatorze volumes. Rien de tel à Oiron, où les livres étaient répartis dans plusieurs pièces, et non dans une pièce spécifique comme au château de Thouars (où 1085 volumes étaient encore conservés en 1790). Dans la chambre joignant la salle basse, un cabinet de marqueterie de bois et d’étain, fermant à seize serrures, contenait les livres les plus précieusement reliés, à agrafes d’or, parfois garnies de diamants (ci-dessous n° 1, 5 et 6).</p>
<p>Dans la chambre de la marquise, une petite bibliothèque contenait trente et un livres, soit quarante-huit volumes, la plupart en veau rouge marqués aux armes, où l’<em>Instruction pour les jardiniers de Jean de La&nbsp;Quintinie</em> (n° 39) se remarque au milieu des livres de piété. Cinq autres se trouvaient dans l’entresol attenant, dont deux de Cornelius Jansenius (n° 42–43). Le grand cabinet d’ébène de l’antichambre de son appartement contenait cinq livres de médecine ou de sciences&nbsp;: la <em>Pharmacopée universelle</em> de Nicolas Lemery, un <em>Cours de chimie</em> du même auteur ou celui d’Annibal Barlet, <em>Le Traité des aliments</em> de Louis Lémery, <em>Le Médecin et chirurgien des pauvres</em> de Paul Dubé et <em>Le Recueil des remèdes faciles</em> de madame Fouquet (n° 45–49). Une vingtaine, enfin, était rangée au garde-meuble, avec quantité d’objets précieux, dont quelques livres d’histoire&nbsp;(<em>L’Histoire de la vie du duc d’Épernon</em>, par Guillaume Girard, <em>La Vie du marquis de Beauvau</em>, c’est-à-dire les <em>Mémoires</em> du marquis Henri de Beauvau [† 1684], etc.) et des contes&nbsp;: <em>Les Contes des contes</em>, de Charlotte-Rose de Caumont La Force, les <em>Contes nouveaux ou les fées à la mode</em> de la baronne d’Aulnoy, <em>Les Contes des fées</em> de la comtesse de Murat (n° 71–73). Il est souvent impossible de déterminer l’édition que possédait la marquise parmi celles qui étaient disponibles, d’autant que le format n’est jamais précisé, à l’exemple des <em>Délices de l’esprit</em> de Desmarets de Saint-Sorlin (n° 59), de <em>La Manière de bien entendre la messe de paroisse</em> d’Harlay de Champvallon (n° 75), des traductions d’Arnauld d’Andilly (<em>Les Confessions de St Augustin</em>, <em>Histoire des juifs</em>, <em>La Vie des Saints Pères des déserts</em>, n° 12, 19, 67) ou du sieur de Saligny (<em>Les Conférences de Cassien</em>, n° 15). Parmi les lectures de la marquise, on peut encore citer <em>Le martyrologe des chevaliers de Malte</em> de Mathieu de Goussancourt (n° 58), la <em>Vie de St Chrysostome</em> de Godefroi Hermant (n° 18), les œuvres de Louis de Grenade&nbsp;: <em>Le Catéchisme</em>, <em>La Guide des pêcheurs</em> (n° 9, 14)…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27577" style="width: 762px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/memorial-grenade-montespan-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27577" class=" wp-image-27577" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/memorial-grenade-montespan-1-1024x876.jpg" alt width="752" height="643"></a><p id="caption-attachment-27577" class="wp-caption-text"><em>Mémorial de Grenade</em>, provenant de la bibliothèque de madame de Montespan au château d’Oiron, in‑8, 19 x 13,5 cm.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Proviennent sans doute de la chambre de madame de Montespan à Oiron le <em>Mémorial de la vie chrestienne</em> de Grenade (1666–1667, n° 11, 20), qui figurait au catalogue de la librairie P. Sourget en 1998, et le volume des <a href="http://www.sothebys.com/en/auctions/ecatalogue/2009/books-and-manuscripts-pf9015/lot.49.html"><em>Stances Chrestiennes sur divers passages de l’Escriture Sainte et des Pères</em></a>&nbsp;(1675, ci-dessous n° 30), passé en vente chez Sotheby’s le 26 novembre 2009. Ces volumes sont reliés en maroquin rouge, à triples filets dorés encadrant les plats, ou à encadrement plus élaboré à la Du Seuil, avec armes frappées au centre et chiffre AFR couronné aux angles et sur le dos. Les tranches sont dorées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27568" style="width: 762px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/stances-montespan.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27568" class=" wp-image-27568" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/stances-montespan-1024x547.png" alt="reliure livre couverture rouge blason" width="752" height="402"></a><p id="caption-attachment-27568" class="wp-caption-text"><em>Stances Chrestiennes</em> provenant sans doute de la bibliothèque de madame de Montespan au château d’Oiron, in-12, 16 x 9,5 cm.</p></div>
<p><strong>Livres dans l’inventaire de madame de Montespan de juillet 1707</strong></p>
<p>Dans la chambre joignant ladite salle [basse], appelée de monsieur de Poitiers&nbsp;:<br>
Un cabinet de marqueterie et en étain fermant à seize serrures […] Ouverture faite du bas tiroir du milieu s’est trouvé<br>
[1] un livre intitulé <em>Office ou pratique de dévotion de l’année 1680</em>, sur la couverture par dedans sont les armes de ma dite dame enrichies de plaques d’or et diamants fins, la couverture de chagrin avec des agrafes d’or. […]</p>
<p>Dans une autre layette [= tiroir (ou coffret)] s’est trouvé<br>
[2] un livre intitulé <em>L’Office de la sainte messe</em>,<br>
[3] un livre intitulé <em>L’Imitation de Jésus Christ</em>,<br>
[4] un autre de <em>L’Office</em> de la semaine en trois volumes,<br>
[5] un intitulé <em>L’Office et pratiques de dévotion</em>, une agrafe d’or garnie de diamants,<br>
[6] un autre intitulé <em>L’Office de l’Église</em>, avec des agrafes d’or avec sa couverture verte. […]</p>
<p>Dans un autre tiroir s’est trouvé […]<br>
[7] un livre intitulé <em>Prières pendant la messe</em>, couvert de chagrin.</p>
<p>Dans la chambre ci-devant occupée par les faïenciers de Nevers&nbsp;:<br>
[8] huit livres d’<em>Offices</em> et <em>La vie des saints</em>.</p>
<p></p><div id="attachment_27580" style="width: 825px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/inventaire-de-madame-de-montespan-oiron-fol10r-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27580" class=" wp-image-27580" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/inventaire-de-madame-de-montespan-oiron-fol10r-1-1024x564.jpg" alt width="815" height="449"></a><p id="caption-attachment-27580" class="wp-caption-text">Détail de l’inventaire du château d’Oiron de juillet 1707, bas du folio 10 recto&nbsp;: <em>«&nbsp;Item une petite biblioteque de laquelle ouverture faite s’est trouvé…&nbsp;»</em></p></div>
<p>Dans la chambre de feue ma dite dame&nbsp;:<br>
Une petite bibliothèque de laquelle ouverture faite s’est trouvé<br>
[9] <em>Le Catéchisme de Grenade</em> en quatre tomes,<br>
[10] <em>L’Abrégé de la vie de Jésus Christ</em> en quatre tomes,<br>
[11] <em>Le Mémorial de la vie chrestienne</em> en deux tomes, par Grenade,<br>
[12] <em>Les Confessions</em> <em>de S<sup>t</sup> Augustin</em>,<br>
[13] <em>Les Sentences de S<sup>t</sup> Augustin</em> en deux tomes,<br>
[14] le livre intitulé <em>La Guide des pêcheurs</em>,<br>
[15] <em>Les Conférences de Cassien</em> en deux tomes,<br>
[16] <em>Traité de l’oraison</em> en deux tomes,<br>
[17] <em>De l’Immortalité de l’âme</em> en deux tomes,<br>
[18] <em>Vie de S<sup>t</sup> Chrysostome</em> en deux tomes,<br>
[19] <em>Histoire des juifs</em> en deux tomes,<br>
[20] <em>Addition au Mémorial de la vie chrestienne</em>,<br>
[21] <em>L’Office de l’Église</em>,<br>
[22] <em>La vie de Jésus Christ</em>,<br>
[23] <em>Motifs de conversion</em>,<br>
[24] <em>Petit office de la Sainte Vierge</em>,<br>
[25] <em>Les livres de S<sup>t</sup> Augustin</em>,<br>
[26] <em>Psaumes à la vulgate</em>,<br>
[27] <em>Épîtres et évangiles</em>,<br>
[28] <em>Psaumes de David</em> en un tome,<br>
[29] <em>Doctrine de l’Église</em>, non marqué des armes de ma dite dame,<br>
[30] <em>Stances chrestiennes</em>,<br>
[31] <em>Méditations des principales obligations du chrestien</em>,<br>
[32] <em>Les Sept méditations de S<sup>te</sup> Thérèse</em>, le tout couvert de veau rouge et marqué sur les côtés aux armes de feue ma dite dame.<br>
[33] <em>L’Esprit de l’Église</em>,<br>
[34] <em>Le Missel romain</em> en cinq volumes violets,<br>
[35] <em>Commune santorum</em>,<br>
[36] <em>Les Saintes prières de l’âme chrestienne</em>,<br>
[37] <em>Hymnes pour toute l’année</em>,<br>
[38] <em>L’Office du bon pasteur</em>,<br>
[39] <em>Instruction pour les jardiniers</em>, qui sont tous les livres trouvés dans la bibliothèque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27578" style="width: 734px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/additions-memorial-grenade-montespan-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27578" class=" wp-image-27578" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/additions-memorial-grenade-montespan-1-1024x894.jpg" alt width="724" height="632"></a><p id="caption-attachment-27578" class="wp-caption-text"><em>Additions au Mémorial de Grenade</em>, provenant de la bibliothèque de madame de Montespan au château d’Oiron, 19 x 13,5 cm.</p></div>
<p>Dans l’entresol&nbsp;:<br>
[40] un livre intitulé <em>Morale chrestienne</em>,<br>
[41] un autre intitulé <em>Méditations sur les principales vérités chrestiennes</em>,<br>
[42] <em>Cornelii Jansenii Leerdamensis</em>,<br>
[43] <em>Cornelii Jansenii Episcopi Iprensis Pentateuchus</em>,<br>
[44] <em>Le livre de saint Grégoire le Grand</em>.</p>
<p>Dans l’antichambre&nbsp;:<br>
Un grand cabinet d’ébène de pièces rapportées de métal, les deux fenêtres basses pleines et les deux autres garnies de laiton. Ouverture faite d’une des fenêtres basses à droite s’y est trouvé&nbsp;: […]<br>
[45] un livre intitulé <em>Pharmacopée universelle</em>,<br>
[46] un autre livre intitulé <em>Cours de chimie</em>,<br>
[47] un autre&nbsp;: <em>Le Traité des aliments</em>,<br>
[48] un autre&nbsp;: <em>Le Médecin et chirurgien des pauvres</em>,<br>
[49] un autre&nbsp;: <em>Le Recueil des remèdes faciles</em>.</p>
<p>Au garde-meuble, au haut du grand degré&nbsp;:<br>
Une grande armoire à deux battants de laquelle ouverture faite s’est trouvé […]<br>
Dans une boîte couverte de velours vert […]<br>
[50] un livre intitulé <em>Mémoire de la cour d’Espagne</em>,<br>
[51] un autre intitulé <em>Œuvres</em> mêlées, tome 9,<br>
[52] un autre intitulé <em>L’Histoire de la vie du duc d’Épernon</em>,<br>
[53] un autre intitulé <em>La Vie du marquis</em> (fol. 21&nbsp;r°) de Beauvau,<br>
[54] un autre&nbsp;: <em>Œuvres royales</em>,<br>
[55] un livre de compte relié en veau rouge marqué aux armes de madame, commençant au 25 juin 1696 et finissant le 26 mai, signé M. de Razilly,<br>
[56] un autre livre de dépense faite par M. Honoré Ruffin à commencer le 20<sup>e</sup> janvier 1698 et finissant le mardi 9 novembre 1700, dernier article&nbsp;: pour l’office arrêté 66<sup>lt</sup> 9<sup>s</sup> payés,<br>
[57] un papier couvert de veau rouge intitulé <em>Affaires de dépenses de madame de Montespan 1700</em>, du même côté marqué aux armes de ma dite dame, fermant à clé. […]</p>
<p>Dans un coffre s’est trouvé<br>
[58] un livre intitulé <em>Le martyrologe des chevaliers de Malte</em>,<br>
[59] un autre livre intitulé <em>Les Délices de l’esprit</em>,<br>
[60] un autre livre intitulé <em>Les Lettres chrestiennes et spirituelles</em>,<br>
[61] un autre&nbsp;: <em>Les Psaumes de David</em>,<br>
[62] <em>La vie du Révérend Père Pierre Fourrier</em>,<br>
[63] onze <em>Heures</em> ou livres intitulés <em>Heures imprimées par l’ordre de monseigneur l’archevêque de Noailles</em>, toutes marquées aux armes de madame,<br>
[64] huit autres livres intitulés <em>Conduite pour la confession et communion</em> […]</p>
<p>Un tiroir […] avec<br>
[65] neuf petits <em>Catéchismes pour l’instruction des enfants</em> imprimés à Paris.</p>
<p>Une grande armoire de bois blanc […] sur une des tablettes […]<br>
[66] le second tome de <em>La Vie des saints</em>.</p>
<p>S’est trouvé dans un grand coffre sans couverture […]<br>
[67] un livre intitulé <em>La Vie des Saints Pères des déserts</em> par monsieur Arnauld d’Andilly en trois tomes reliés en veau,<br>
[68] <em>L’Année sainte</em> en trois tomes couverts de veau rouge,<br>
[69] un livre intitulé <em>Abrégé de la doctrine chrestienne</em>, en veau rouge,<br>
[70] un livre intitulé <em>Les Psaumes de David</em> imprimé à Loudun couvert de veau rouge marqué aux armes de madame,<br>
[71] un livre intitulé <em>Les Contes des contes</em> en deux volumes,<br>
[72] un livre intitulé <em>Les Contes des fées</em> couvert de veau marbré,<br>
[73] un livre intitulé <em>Contes nouveaux ou les fées à la mode</em> couvert de veau marbré,<br>
[74] un livre intitulé <em>Nouvelle traduction des œuvres de Vincent de Lérins et de Salvien</em> contre les hérésies en deux tomes couverts de veau marbré,<br>
[75] un autre livre intitulé <em>La Manière de bien entendre la messe de paroisse</em> aussi de veau marbré,<br>
[76] un livre intitulé <em>Les Psaumes de&nbsp;David</em> en six volumes pour le dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi et samedi, couvert de veau rouge et marqué aux armes de ma dite dame,<br>
[77] <em>La Vie des saints</em> en deux volumes en veau marbré.</p>
<p>Dans une garde-robe à côté [de la haute chambre du pavillon à main droite dans la basse-cour] […]<br>
[78] un livre relié en veau rouge marqué aux armes de ma dite dame de la recette du receveur desdites terres [d’Oiron, Moncontour et Curçay].</p>
<p>1. Non compris les quatre livres de compte et les neuf petits <em>Catéchismes</em> <em>pour l’instruction des enfants</em> imprimés à Paris (n° 65), qui n’appartenaient pas à la bibliothèque personnelle de la marquise. Sans compter à part le second tome de <em>La vie des saints</em> (n° 66). En revanche, comme dans l’inventaire, les <em>Additions au Mémorial de la vie chrestienne</em> (n° 20) sont comptées à part.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27570" style="width: 838px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27570" class=" wp-image-27570" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine.png" alt="detail livre peinture" width="828" height="517" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine.png 850w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine-300x187.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine-768x480.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine-650x406.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/05/detail-du-livre-madame-de-montespan-en-madeleine-150x94.png 150w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px"></a><p id="caption-attachment-27570" class="wp-caption-text">Détail du livre sur le portait de <em>madame de Montespan en Madeleine</em>.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
<div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Oiron au temps de ses derniers châtelains</title>
		<link>https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/oiron-au-temps-de-ses-derniers-chatelains/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=oiron-au-temps-de-ses-derniers-chatelains</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 May 2018 09:33:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=26997</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une moisson de documents inédits permet d’évoquer le château à l’époque, mal connue, de la dernière vicomtesse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Gertrude Willefride Quartina Blanche de Stacpoole, marquise d’Oyron, disparaît le 10 décembre 1899 à l’âge de 66 ans au château de Paulmy (Indre-et-Loire), qui était sa résidence habituelle. Suivent un jugement en Cour d’appel d’Orléans du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109439b/f521.image.r=oyron">5 avril 1900</a>&nbsp;concernant sa succession, puis la vente des meubles anciens et objets d’art des châteaux de Paulmy<sup>1</sup> et d’Oiron les <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5703172f/f43.image.r=oyron?rk=15922826;2">23 et 24 novembre 1902</a>, dont on ne connaît hélas pas le détail. Que pouvait-il rester à Oiron, sachant que cinq pièces de tapisserie des Gobelins d’époque Louis XIV, présentées comme ayant appartenu à madame de Montespan, avaient été vendues à Drouot dès 1878, après la mort du marquis d’Oyron (†&nbsp;1877)&nbsp;; la presse des <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k460394s/f3.item.r=oiron.zoom">27</a>&nbsp;et <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k678493k/f3.item.r=oiron.zoom">29 mars</a>&nbsp;rapporte que ces tapisseries représentent des arceaux garnis de feuillages et de fleurs&nbsp;; deux d’entre elles sont ornées, au centre, d’un groupe de deux figures&nbsp;: Femme et Amour&nbsp;; les deux autres, de vases et de fleurs, et la dernière, d’un vase surmonté de divers instruments de musique et du blason de France. Elles ont été adjugées 7550 francs. Dans un article du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4813600/f1.item.r=oiron.zoom">30 octobre 1903</a>, <a href="https://www.inha.fr/fr/ressources/publications/publications-numeriques/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/hallays-andre.html">André Hallays</a>&nbsp;écrit que <em>«&nbsp;les pièces sont vides, démeublées, dévastées</em> […] <em>J’avais ouï parler d’un beau <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206215w/f256.image">médaillon en marbre de Louis&nbsp;XIV</a></em>&nbsp;<em>qui, naguère, était encore conservé dans l’une des salles des grands appartements&nbsp;: il a disparu…&nbsp;»</em></p>
<p></p><div id="attachment_27002" style="width: 776px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-roi-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27002" class="size-large wp-image-27002" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-roi-oiron-766x1024.jpg" alt width="766" height="1024"></a><p id="caption-attachment-27002" class="wp-caption-text">Le pavillon du roi photographié par Georges Estève dans les années 1929–1934.</p></div>
<h3></h3>
<h3>Le vicomte et la vicomtesse d’Oyron</h3>
<p>Maurice Dumolin, qui s’embrouille dans les dates de succession des propriétaires, écrit en 1931 qu’outre le mobilier vendu, les terres furent démembrées. Seul le château, réduit à ses quatre murs, revint au vicomte d’Oyron, neveu de Gertrude de Stacpoole. Il s’agit de Louis (Pierre) Fournier de Boisairault, né le 5 février 1863 au château de Verrière, commune de Bournand, canton des Trois-Moutiers. Son père Ernest allait louer trois ans plus tard le château d’Oiron pour ses fameux <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/la-venerie-doiron/">laisser-courre</a>. <em>La Revue mondaine illustrée</em> de <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54603331/f31.image.r=oyron?rk=4485000;4">janvier 1892</a>&nbsp;annonce son mariage le 28 à la Trinité, avec mademoiselle Lessart. L’<em>Annuaire héraldique</em> de <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9633867z/f997.image.r=oyron?rk=7145958;0">1901</a>&nbsp;indique que le vicomte et la vicomtesse résident 54 rue Ampère et au château de Saint-Léonard. Louis était membre du Cercle agricole, selon l’<em>Annuaire des Grands cercles</em> de l’année <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5712383w/f167.image.r=oyron">1900</a>. On n’en sait guère davantage, sinon qu’il donne au musée de Niort six carreaux provenant du château d’Oiron en <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k287140x/f3.item.r=montespan.zoom">1905</a>, avant de s’éteindre le 14 novembre de l’année suivante, rue Ampère, à l’âge de quarante-trois ans. Ses obsèques sont célébrées à Saint-François-de-Sales le <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2875439/f2.item.r=oiron.zoom">19</a>. Sa veuve, alors âgée de trente-sept ans, lui survivra quarante ans&nbsp;: Marie-Antoinette Marguerite Laigre-Lessart, vicomtesse d’Oyron, disparaît le 20 juillet 1946 à l’âge de 77 ans, comme le rappelle la plaque de sa tombe, au cimetière d’Oiron. Sa mère (Claudine Marguerite Berthe Ducamp) était morte le 15 octobre 1897 au château de Saint-Léonard à l’âge de 52 ans, son père, Albert Lessart, ancien magistrat, en 1911 à l’âge de <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k289114z/f3.item.r=albert%20lessart.zoom">72 ans</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27003" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-cour-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27003" class="size-large wp-image-27003" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-cour-oiron-1024x759.jpg" alt width="1024" height="759"></a><p id="caption-attachment-27003" class="wp-caption-text">Façade sur cour aux volets clos photographiée dans les années 1929–1934 par Georges Estève.</p></div>
<h3></h3>
<h3>Un château déserté par des veuves</h3>
<p>Un ouvrage peu connu publié par le Touring-club de France en 1904 permet de se faire une idée de l’état du château tel qu’il venait d’échoir au vicomte et à la vicomtesse, après 22 ans de veuvage de la marquise d’Oyron, qui ne l’habitait guère suite au décès de son fils en 1883.</p>
<p><em>«&nbsp;Le château, du côté de la cour, présente un aspect grandiose et majestueux.</em> […]<em> Au centre est un parterre à la mode </em><em>du <span class="smallcaps">xvii</span><sup>e</sup> siècle</em> [mais qui, créé au <span class="smallcaps">xix</span><sup>e</sup> siècle, n’existait pas au <span class="smallcaps">xvii</span><sup>e</sup>]. <em>De grandes et larges allées l’entourent et une <a href="http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/21494"><u>grille</u></a></em>&nbsp;<em>de belle allure</em> [au chiffre de Gertrude de Stacpoole] <em>le sépare de la route.</em> […] <em>Malheureusement cette belle demeure seigneuriale est depuis fort longtemps abandonnée. La cheminée de la salle des Gardes, où l’on voyait des fresques de la Renaissance </em>[…]<em>, tombe en poussière et aucun soin n’est pris pour arrêter une destruction inévitable et prochaine. Serait-il possible, d’ailleurs, d’enrayer cette destruction&nbsp;? Il est tout au moins permis d’en douter. Ces vastes palais ne correspondent plus à nos mœurs actuelles et à nos besoins modernes. Les terres ont été vendues autour de la demeure princière et il ne reste que les bâtiments d’aspect somptueux à l’extérieur, mais dont l’intérieur est déjà ravagé par le temps.</em> […] <em>Dans un siècle il ne restera pas grand’chose de tout ce luxe aujourd’hui démodé. </em>[…]<em> La visite du château d’Oiron, au départ de Thouars, demande une demi-journée à peine. On obtient aisément l’autorisation de visiter les appartements. Du reste, le château n’est plus habité et les parties les plus importantes du somptueux mobilier qui décorait ses vastes salles ont disparu en grande partie.&nbsp;»</em> (<em>À la France. Sites et monuments. Le Poitou</em>, 1904)</p>
<p>Le château fait très régulièrement l’objet de publications, comme en <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5867127r/f16.image.r=oyron">1906</a>&nbsp;ou dans le <em>Guide</em> du congrès archéologique de <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3783161/f114.image.r=oyron">1910</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27004" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-salle-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27004" class="size-large wp-image-27004" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-salle-oiron-1024x766.jpg" alt width="1024" height="766"></a><p id="caption-attachment-27004" class="wp-caption-text">Grande salle démeublée photographiée par Georges Estève dans les années 1929–1934.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un Monument historique ouvert à la visite</h3>
<p>Après une première tentative avortée, la propriétaire donne son accord pour le classement au titre des Monuments historiques, le 2 octobre 1923, du château et de la cour d’honneur, des grilles et du petit parc qui l’entoure, y compris le terrain entre les douves et l’église paroissiale, ainsi que le rapporte Le Gaulois du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k539613j/f2.item.r=oiron.zoom">20 novembre</a>. L’article parle confusément d’une pièce dans laquelle la propriétaire a réuni des fragments en faïence, <em>«&nbsp;parties de carrelages, portions de revêtements&nbsp;»</em>. Il s’agit <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/les-carreaux-de-faience-de-madame-de-montespan/">des carreaux de madame de Montespan</a> que la vicomtesse avait fait poser aux murs de la petite bibliothèque, entre le vestibule aménagé à l’époque de la marquise et le billard, tandis que le vicomte en donnait six au musée de Niort (1905). Suite au classement, Gabriel Brun, architecte en chef des Monuments historiques du département des Deux-Sèvres, est chargé de la restauration du château, dont il dessine les plans pour la monographie de Dumolin parue en 1931.</p>
<p><em>La Revue du Touring Club de France </em>de décembre 1927 signale que l’État consent actuellement les plus grands sacrifices financiers, notamment pour la réparation des toitures. Les balustrades qui couronnent les façades réclament aussi, à certains endroits, une reconstitution complète. La propriétaire affecte le droit d’entrée de 2 francs payé par les touristes à ces réparations, le classement ne mettant pas toutes les dépenses d’entretien à la charge de l’État. La cour intérieure, la galerie, la chapelle et plusieurs salles enrichies de peintures (grande salle, chambre du roi et cabinet des Muses), sont montrées au public, ainsi que le parc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27005" style="width: 829px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/presentation-plattard-chateau-oiron_couvrat-m.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27005" class="size-large wp-image-27005" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/presentation-plattard-chateau-oiron_couvrat-m-819x1024.jpg" alt width="819" height="1024"></a><p id="caption-attachment-27005" class="wp-caption-text">Jean Plattard présentant le château d’Oiron le 14 juin 1928, photographié par Maurice Couvrat. Médiathèque de Poitiers – photo Olivier Neuillé.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27006" style="width: 828px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/presentation_bataille-montcontour.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27006" class="size-large wp-image-27006" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/presentation_bataille-montcontour-818x1024.jpg" alt width="818" height="1024"></a><p id="caption-attachment-27006" class="wp-caption-text">Présentation de la bataille de Moncontour, le 14 juin 1928, par le commandant Lecointre, au côté duquel se trouve peut-être la vicomtesse d’Oyron. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le château fait partie d’un <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k295553b/f6.item.r=oyronoiron%20oiron.zoom">circuit de visites estivales en autocar</a>, le jeudi, du 18 juillet au 28 septembre, à 40 francs la place&nbsp;: château de Brézé, de la Mothe-Chandeniers, Les Trois-Moutiers, château d’Oiron, cirque de Missé, Thouars, Montreuil-Bellay, départ de Saumur à 12h, retour vers 18h30. La société des Antiquaires de l’Ouest organise pour sa part une excursion archéologique à Loudun, Oiron, Saint-Jouin-de-Marnes et Moncontour, avec présentation des monuments par ses meilleurs spécialistes, le 14 juin 1928. Un album inédit d’<em>«&nbsp;instantanés&nbsp;»</em> de Maurice Couvrat, photographe installé 123 avenue de Bordeaux à Poitiers, conserve le souvenir de la présentation du château par Jean Plattard (1873–1939). Certains pensent reconnaître la vicomtesse au centre de la nombreuse assistance qui assiste à celle de la bataille de Moncontour, mais sans certitude.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27007" style="width: 719px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27007" class="size-full wp-image-27007" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron.jpg" alt width="709" height="527" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron.jpg 709w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron-300x223.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron-650x483.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-facade-arriere-oiron-150x111.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px"></a><p id="caption-attachment-27007" class="wp-caption-text">Façade arrière du château photographiée par Georges Estève dans les années 1929–1934.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Séjours et expropriation de la vicomtesse</h3>
<p>Toujours est-il qu’on relève, parmi les <em>«&nbsp;déplacements et villégiatures des abonnés du Figaro&nbsp;»</em>, sa venue à Oiron signalée dans les éditions du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k409220k/f4.item.r=oiron.zoom">23 août 1936</a>&nbsp;et du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4095406/f5.item.r=oiron.zoom">5 juillet 1937</a>. En 1936 justement, André Gain, professeur à la faculté de lettres de Nancy et président de la fédération historique lorraine s’émeut de l’état du château, dont les balustrades qui couronnaient logis et pavillons ont dû être démontées quelques années plus tôt comme le montrent les clichés de Georges Estève, où l’on voit les fenêtres éventrées de pièces abandonnées du pavillon du roi&nbsp;: <em>«&nbsp;<a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579169g/f303.item.r=oiron">déjà la mort a gagné les extrémités</a></em><em>&nbsp;»</em> du château, <em>«&nbsp;<a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579169g/f302.item.r=oiron">entre deux ruines le corps du bâtiment central se défend jusque quand&nbsp;?</a></em><em>&nbsp;»</em> Trois ans plus tard, le 31 mars 1939, une délibération de la commission des monuments historiques est relative à l’acquisition, par voie d’expropriation, du château d’Oiron, afin d’en assurer la sauvegarde, la propriétaire ne pouvant assumer seule la charge de sa restauration. À la suite de quoi un décret du 15 mai 1941, paru le lendemain au <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9617016k/f17.item.r=oiron.zoom"><em>Journal officiel</em></a>, porte acquisition du château&nbsp;: <em>«&nbsp;est déclarée d’utilité publique l’acquisition par l’État du château d’Oiron (Deux-Sèvres) avec ses dépendances</em> […] <em>l’administration des Beaux-Arts est autorisée à acquérir, par voie d’expropriation, la propriété</em> […] <em>Madame la vicomtesse d’Oiron, usufruitière du château, aura le droit de continuer à habiter sa vie durant, dans une partie des bâtiments&nbsp;; aucune redevance ne sera due par elle au Trésor à raison de cette habitation.&nbsp;»</em> Elle termine sa vie dans son vaste appartement du pavillon des Trophées<sup>2</sup>, dont les portes-fenêtres ouvraient sur des plates-bandes et massifs dont gardent mémoire les clichés réalisés par Georges Estève entre 1929 et 1934, et celui reproduit en 1904 dans <em>Sites et Monuments</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27008" style="width: 539px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-trophees-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27008" class="size-full wp-image-27008" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-trophees-oiron.jpg" alt width="529" height="709" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-trophees-oiron.jpg 529w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-trophees-oiron-224x300.jpg 224w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-pavillon-trophees-oiron-150x201.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 529px) 100vw, 529px"></a><p id="caption-attachment-27008" class="wp-caption-text">Pavillon des Trophées occupé par la vicomtesse, photographié par Georges Estève dans les années 1929–1934.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27009" style="width: 809px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-salle-d-eau-vicomtesse.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27009" class="size-large wp-image-27009" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-salle-d-eau-vicomtesse-799x1024.jpg" alt width="799" height="1024"></a><p id="caption-attachment-27009" class="wp-caption-text">Parmi les pièces de l’appartement de la vicomtesse fermées au public, la salle d’eau a conservé son lavabo de marbre.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27016" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/987_salamandre_oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27016" class="size-large wp-image-27016" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/987_salamandre_oiron-1024x888.jpg" alt width="1024" height="888"></a><p id="caption-attachment-27016" class="wp-caption-text">Tapisserie du musée de Thouars qui proviendrait du château d’Oiron. Photo Ville de Thouars.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Compte-rendu des deux premières vacations de la vente du mobilier du château de Paulmy, où étaient les plus belles pièces du marquis et de la marquise d’Oyron (le château d’Oiron n’étant qu’une résidence secondaire, utilisée à la saison des chasses), dans <em>Le Journal</em> du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7626148f/f2.item.r=paulmy.zoom">28 novembre 1902</a>. Au musée de Thouars, deux pièces du legs Imbert (n° 77 et 162) proviendraient du château d’Oiron&nbsp;: une glace d’époque Louis XIV (au chiffre supposé être celui de madame de Montespan) et une tapisserie encadrée de la même époque (60 x 50 cm) figurant une salamandre. Même provenance pour un tableau représentant la du Barry selon un ancien catalogue du musée.</li>
<li>Dumolin indique en 1931 que le public ne visite pas ce pavillon, occupé par les appartements de la propriétaire. Il comprend, au rez-de-chaussée un vestibule et quatre grandes pièces à cheminée, au premier étage un vestibule, trois grandes pièces et deux petites, au second étage un grand grenier.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27010" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-sites-et-monuments_p30-31.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27010" class="size-large wp-image-27010" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-sites-et-monuments_p30-31-1024x657.jpg" alt width="1024" height="657"></a><p id="caption-attachment-27010" class="wp-caption-text">Le château d’Oiron dans <em>Sites et monuments</em>. Le Poitou (1904), p. 30–31.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_27011" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-sites-et-monuments_p32-33.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27011" class="size-large wp-image-27011" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-sites-et-monuments_p32-33-1024x670.jpg" alt width="1024" height="670"></a><p id="caption-attachment-27011" class="wp-caption-text">Le château d’Oiron dans <em>Sites et monuments</em>. Le Poitou (1904), p. 32–33.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
<div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div>
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		<title>La vénerie d’Oiron</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 May 2018 08:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=26984</guid>

					<description><![CDATA[<p>De nombreux articles de presse font revivre un monde oublié, celui des chasses d’Oiron.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>En 1866, le marquis d’Oyron, demeurant au château de Paulmy, loue à son beau-frère le vicomte d’Oyron, domicilié au château de Verrières dans le loudunais, le château d’Oiron pour une durée de six ans. L’état des lieux dressé en septembre, avant que le vicomte n’en prenne possession, débute par l’aile de droite, qui avait été transformée en écuries, accompagnées de selleries, petit et grand chenils, cour des chiens<sup>1</sup>. Détail amusant, l’accès du grand escalier et de l’étage noble est protégé par une barrière à claire-voie, <em>«&nbsp;rongée par les chiens à deux endroits&nbsp;»</em>. Le petit salon de compagnie, au rez-de-chaussée du pavillon des Trophées, est orné de dix gravures représentant des scènes de chasse. Renommé disciple de saint Hubert, le vicomte Ernest, comte d’Oyron en 1876 à la mort de son père, se fit ensuite bâtir un rendez-vous de chasse, le château de Saint-Léonard, dans la partie du Grand parc de ce nom. La presse se fait régulièrement l’écho des chasses d’Oiron. Dès l’automne 1867, le vicomte G. d’Aviau de Piolant fait le récit des laisser-courre du vicomte d’Oiron et décrit le parc dans une longue lettre reproduite p. 147 à 150 du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97707300/f156.image.r=oyron"><em>Journal des chasseurs</em></a>, illustrée d’un <em>Bat‑l’eau à l’étang d’Oyron</em> (édition du 15 janvier 1868), puis de la <em>Curée chaude</em> (15 mars), d’après des dessins de Gasser.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26988" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/6199-d-s-f2_bat-l-eau_oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26988" class="size-large wp-image-26988" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/6199-d-s-f2_bat-l-eau_oiron-1024x688.jpg" alt width="1024" height="688"></a><p id="caption-attachment-26988" class="wp-caption-text">Bat‑l’eau à l’étang d’Oyron, illustration du <em>Journal des chasseurs</em> d’après Gasser, 15 janvier 1868, 13,4 x 18,9 cm. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26989" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/6200-d-s-f2_chasse_-oiron_1868.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26989" class="size-large wp-image-26989" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/6200-d-s-f2_chasse_-oiron_1868-1024x683.jpg" alt width="1024" height="683"></a><p id="caption-attachment-26989" class="wp-caption-text">Les chasses du parc d’Oyron (1868), curée chaude, litho de J. Laurens d’après un dessin de Gasser, illustration du <em>Journal des chasseurs</em> du 15 avril 1868, 13,4 x 19 cm. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Le Figaro</em> du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k277371q/f2.image.r=oiron">11 février 1880</a>&nbsp;annonce que le comte a pris son onzième cerf de l’année, dans ce giboyeux domaine, dont l’équipage est le plus remarquable de l’Ouest. Celui-ci prend chaque année de vingt-cinq à trente cerfs, tant dans le parc d’Oiron que dans les bois de la Mothe-Chandeniers, appartenant au baron Lejeune<sup>2</sup>. Les éditions du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2787730/f4.item.r=oiron.zoom">5 décembre 1883</a>&nbsp;et du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k278850g/f4.item.r=oiron.zoom">20 février 1884</a>&nbsp;donnent de nouveaux détails. L’année suivante, un braconnier reconnu coupable d’avoir répondu par deux coups de fusils à monsieur d’Oiron est condamné à dix ans de travaux forcés (<em>La Croix</em>, <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2110107/f3.item.r=oiron.zoom">10 décembre 1885</a>). À l’exposition canine de Poitiers, du 19 au 22 mai 1887, le comte, qui a <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55740078/f4.image.r=oyron">un lot de bassets</a>, reçoit une médaille de vermeil et une plaque, 2<sup>e</sup> prix dans la catégorie des chiens bâtards ou anglais (<em>Le Chenil</em>, <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55740078/f5.image.r=oyron">26 mai 1887</a>). Paru l’année suivante, le <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5401003h/f41.image.r=oyron"><em>Traité de la chasse du lièvre à courre en Poitou</em></a>&nbsp;précise que son équipage porte une tenue vert foncé, bouton or, tête de cerf argent. Ce dernier est <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6221699r/f211.image.r=oyron">reproduit</a>&nbsp;en 1889 par Paul Malher dans <em>La Vénerie moderne</em> de Léon de Jacquier, qui précise&nbsp;: <em>«&nbsp;M. d’Oyron est</em> […] <em>à la tête du Rallye-Loudun qui chasse cerfs et chevreuils dans le parc d’Oyron et dans tous les environs. Il fait usage de bâtards poitevins tricolores de vingt-quatre à vingt-deux pouces. Sa tenue est vert foncé. Le bouton, d’or, porte un cerf courant.&nbsp;»</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26990" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/chateau_st_leonard_oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26990" class="size-large wp-image-26990" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/chateau_st_leonard_oiron-1024x751.jpg" alt width="1024" height="751"></a><p id="caption-attachment-26990" class="wp-caption-text">Le château de Saint-Léonard, rendez-vous de chasse du comte d’Oyron bâti à la lisière du Grand parc.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Derniers chiens du haut Poitou</h3>
<p>Dans <em>L’Éleveur</em> du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12663236/f11.image.r=oyron">24 novembre 1929</a>, G. Hublot du Rivault raconte avoir eu la bonne fortune d’acquérir quatre chiens lors de la vente du Rallye-loudunais&nbsp;: à la vente aux enchères de la meute d’Henri de Vauguyon, le comte d’Oyron avait <em>«&nbsp;eu le privilège de retirer une demi-douzaine des plus beaux chiens qui ont fait souche dans son chenil et dont l’alliance avec ses lices</em><sup>3</sup><em> de la précieuse lignée de Pindray reconquit la noble et inestimable race ancestrale du poitevin-Larrye.&nbsp;»</em> Le <em>Supplément littéraire du dimanche</em> du <em>Figaro</em>, donne des précisions sur la meute dans son édition du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2740599/f3.item.r=oiron.zoom">8 septembre 1883</a>.</p>
<p>Déjà, en 1879, le comte Auguste de Chabot (1825–1911), se rappelle que dans sa jeunesse, chassant le lièvre avec ses frères dans les brandes de Montmorillon, ils remarquèrent deux chiens très extraordinaires qu’on leur dit être <em>«&nbsp;les derniers représentants de la vieille race du haut Poitou, Koulikhan et Timbale, appartenant à MM. d’Oyron.&nbsp;»</em> Il en donne la description dans <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5439863v/f53.item.r=oyron.zoom"><em>La Chasse du chevreuil</em></a>. En 1891, il publie <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6260803b/f225.item.r=oyron.zoom">le récit d’une chasse au cerf dans le parc d’Oiron</a>, fin novembre 1847. À cette date, il s’agit des chasses du comte Auguste d’Oiron, dont parle le <em>Journal des chasseurs</em> en <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97636806/f276.image.r=oyron">1851</a>&nbsp;et <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9764182m/f366.image.r=oyron?rk=107296;4">1864</a>&nbsp;notamment. On a encore trace de chasses au parc dans les années 1913–1914 (<em>Le Sport universel illustré</em>, <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6584248c/f100.image.r=oyron">8 février 1914</a>), puis au printemps 1933 (<em>Le Figaro</em>, <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2972686/f2.item.r=oiron.zoom">15 mars</a>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26991" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/robuchon_oiron_aile-renaissance.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26991" class="size-large wp-image-26991" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/robuchon_oiron_aile-renaissance-1024x793.jpg" alt width="1024" height="793"></a><p id="caption-attachment-26991" class="wp-caption-text">Aile Renaissance du château d’Oiron photographiée vers 1884 par Jules Robuchon, 16,1 x 21,5 cm. Photo Olivier Neuillé ‑médiathèque de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un château inhabité</h3>
<p>Après la fin de la location du château à son beau-frère, le marquis d’Oiron entreprit de le restaurer, et fit partiellement réaménager le rez-de-chaussée. Le grand corridor central, qui distribuait à main gauche l’office et à main droite une grande salle à manger, selon l’état des lieux de 1866, fit place à un <em>«&nbsp;<a href="http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/15592"><span style="text-decoration: underline;">splendide vestibule</span></a></em>&nbsp;<em>de vingt-deux mètres sur dix&nbsp;»</em>. Les armoiries des propriétaires, en mosaïque de marbre au sol, sont répétées au-dessus des portes du <em>«&nbsp;lambris en chêne, rehaussé de peintures et de filets d’or, ainsi que de nombreux bois de cerfs&nbsp;»</em>, admirés par Bossebœuf lors de l’excursion de la société archéologique de Touraine du 14 mai 1888. La salle à manger fut également refaite.</p>
<p><em>Le Gaulois</em> du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k526256r/f2.item.r=oiron.zoom">16 septembre</a>&nbsp;de l’année précédente décrit cependant un château complètement abandonné, qui tombe aujourd’hui en ruines. <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65175k/f92.image.r=oyron">Marius Sepet</a>&nbsp;résume ainsi la situation en 1896&nbsp;: <em>«&nbsp;La propriétaire actuelle est madame la marquise d’Oiron, fille du duc de Stacpoole en Angleterre, veuve d’Auguste Fournier de Boisairault, marquis d’Oiron, dont le fils Gustave, quelque temps possesseur de ce château historique, a été enlevé en 1883, victime de sa hardiesse, par une mort prématurée, résultat d’une chute de cheval. Ce terrible accident, dont la mémoire est encore vive à Oiron, a jeté comme un voile de deuil sur la magnifique résidence</em> <em>[…]. Madame la marquise, qui (cela se conçoit, hélas&nbsp;!), l’habite peu, en ouvre largement l’accès aux visiteurs.&nbsp;»</em> Anticipant sa disparition, vers la fin de l’année, à l’âge de vingt-trois ans, une annonce du <em>Figaro</em> du <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k278560w/f3.item.r=oiron.zoom">6 mai 1883</a>&nbsp;propose à la vente <em>«&nbsp;pour cause santé&nbsp;: 3 bons chevaux de chasse, vite, sautant bien&nbsp;; vingt chiens haut-Poitou composant l’équipage de M. le marquis d’Oyron.&nbsp;»</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26992" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-ecuries-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26992" class="size-large wp-image-26992" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/georges-esteve-ecuries-oiron-1024x749.jpg" alt width="1024" height="749"></a><p id="caption-attachment-26992" class="wp-caption-text">L’aile des écuries photographiée par Georges Estève (1890–1975) dans les années 1929–1934.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>Le cadastre de 1825 montre déjà certains bâtiments de cette basse-cour, mais Daviau, l’architecte du château, écrit en 1884 que l’aménagement a été terminée et complété, et l’aile utilisée en servitudes, depuis quelques années seulement.</li>
<li>En 1881, Lejeune et d’Oyron furent <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55439329/f366.image.r=oyron">cités devant le Tribunal correctionnel</a>.</li>
<li>Lice&nbsp;: femelle d’un chien de chasse.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26993" style="width: 748px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26993" class="size-large wp-image-26993" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m-738x1024.jpeg" alt width="738" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26993" class="wp-caption-text">«&nbsp;La vénerie d’Oiron&nbsp;», <em>Le Sport universel illustré</em> n° 900, 9 novembre 1913, p. 727.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26994" style="width: 753px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26994" class="size-large wp-image-26994" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m-1-743x1024.jpeg" alt width="743" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26994" class="wp-caption-text">«&nbsp;La vénerie d’Oiron&nbsp;», <em>Le Sport universel illustré</em> n° 900, 9 novembre 1913, p. 728.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26995" style="width: 748px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m-2.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26995" class="size-large wp-image-26995" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/le_sport_universel_illustre__bpt6k6579690m-2-738x1024.jpeg" alt width="738" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26995" class="wp-caption-text">«&nbsp;La vénerie d’Oiron&nbsp;», <em>Le Sport universel illustré</em> n° 900, 9 novembre 1913, p. 729.</p></div>
<h3></h3>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
<div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div>
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		<item>
		<title>Château et collégiale d’Oiron – dessins d’Henri Deverin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 May 2018 08:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=26969</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au terme de sa carrière, un architecte en chef des monuments historiques réalisa en 1919 des dessins méconnus pour un ouvrage jamais publié, qui reste à retrouver.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Le musée de Poitiers conserve un ensemble de dessins à la plume d’Henri Deverin, dont une vue de l’aile Renaissance du château d’Oiron (n° 30) et une autre de l’intérieur de la collégiale (n° 31). Toutes deux annotées «&nbsp;Oiron 2 S[èvres]&nbsp;», signées du monogramme d’Henri Deverin, et datées 1919. Ces dessins sont des illustrations originales pour un ouvrage intitulé <em>Architecture Française de l’Ouest. Poitou-Vendée. Monuments historiques. 110 dessins pittoresques. 54 plans. Notices descriptives par Henri Deverin, architecte en chef honoraire des Monuments historiques. 1921</em>, année où disparaît l’auteur. Marc Sandoz, conservateur du musée, acquit dix dessins en 1951, dont la vue de l’aile Renaissance, du fils de l’architecte, Roger Deverin. Ce dernier vendit au musée en 1962 le tapuscrit de l’ouvrage, possiblement inachevé, dans lequel étaient insérés quarante-cinq plans (sur les cinquante-quatre annoncés) et cinquante-cinq dessins qui lui restaient, rehaussés par ses soins au lavis, compris la vue de l’intérieur de la collégiale d’Oiron.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26973" style="width: 787px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/m0852_962-4-49_v2008-3166.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26973" class="size-large wp-image-26973" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/m0852_962-4-49_v2008-3166-777x1024.jpg" alt width="777" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26973" class="wp-caption-text">Henri Deverin, vue de l’intérieur de la collégiale d’Oiron, 1919, dessin à la plume et à l’encre de Chine rehaussé de lavis brun, 25,5 x 18,4 cm.&nbsp;Photo Christian Vignaud – musée de Poitiers.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26974" style="width: 735px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-tombeaux-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26974" class="size-large wp-image-26974" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-tombeaux-oiron-725x1024.jpg" alt width="725" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26974" class="wp-caption-text">Henri Deverin, Tombeaux dans l’église d’Oiron, planche 90 du tome II des <em>Archives de la Commission des monuments historiques,</em> publiées sous le patronage de l’Administration des Beaux-Arts par Anatole de Baudot et Alfred Perrault-Dabot, 45 x 32,5 cm. Photo Christian Vignaud.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Né à Paris en 1846, <a href="http://cths.fr/an/savant.php?id=105823">Henri Deverin</a>&nbsp;avait été l’élève de Daumet, de Lisch (le restaurateur de la chapelle du château de Thouars, de l’hôtel de ville et des tours de La Rochelle), et de l’École des Beaux-Arts, où il reçoit une médaille de troisième classe en 1878. Au Salon de 1879, il présente notamment deux châssis intitulés <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108115x/f199.image.r=oyron?rk=33798448;0"><em>tombeau dans l’église d’Oiron</em></a>, réalisés pour la Commission des Monuments historiques. Attaché à la commission depuis 1877, il est nommé en 1898 architecte en chef des Monuments historiques chargé de la Vienne (sauf Poitiers), des Deux Sèvres et de la Vendée, fonction qu’il assure jusqu’en 1919, avant de s’atteler à son <em>Architecture Française de l’Ouest</em>. Ses dessins des tombeaux d’Oiron sont reproduits dans les <em>Archives de la Commission des monuments historiques</em> (5 volumes non datés parus entre 1898 et 1903). Selon <a href="http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/16423/?offset=#page=28&amp;viewer=picture">la table analytique des planches</a>, rédigée par Perrault-Dabot, les dessins de ces deux tombeaux les plus importants, sur les quatre de l’église, datent de 1887. Bénédicte Fillion-Braguet nous dit que l’architecte restaura la tour de clocher et la fissure de la façade occidentale de l’église d’Oiron en 1892–1894, puis la façade sud entre 1904 et 1906.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26976" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-face-meridionale.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26976" class="size-large wp-image-26976" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-face-meridionale-1024x657.jpg" alt width="1024" height="657"></a><p id="caption-attachment-26976" class="wp-caption-text">Henri Deverin, EGLISE D’OIRON et sa décoration de la Renaissance, Etat actuel, Face méridionale, Paris, 1907.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26978" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-face-principale.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26978" class="size-large wp-image-26978" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-face-principale-1024x662.jpg" alt width="1024" height="662"></a><p id="caption-attachment-26978" class="wp-caption-text">Henri Deverin, EGLISE D’OIRON et sa décoration de la Renaissance, Etat actuel, Face principale et plan, Paris, 1907–1908.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26979" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-retable.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26979" class="size-large wp-image-26979" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-eglise-oiron-retable-1024x666.jpg" alt width="1024" height="666"></a><p id="caption-attachment-26979" class="wp-caption-text">Henri Deverin, EGLISE D’OIRON et sa décoration de la Renaissance, Etat actuel, LE RÉTABLE, Paris, 1907–1908.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au Salon de 1908, <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k483233b/f3.item.r=oiron.zoom">Deverin reçoit le prix Duc</a>, de 3 700 francs, destiné à encourager les hautes études architectoniques, qui lui est décerné pour ses dessins de <em>L’église d’Oiron et sa décoration de la Renaissance</em>, et <em>Les remparts de Thouars</em>, ces derniers reproduits dans <em>Thouars à travers les âges</em>, conférence faite à la salle des fêtes le 23 janvier 1925 par M. le docteur Verrier, président du syndicat d’initiative. Dressés en 1907–1908, ces dessins sont des restitutions aussi belles que fantaisistes&nbsp;: au lieu de les replacer devant l’autel, Deverin a logé les tombeaux dans les chapelles latérales, où prenaient place le seigneur et son épouse pour entendre la messe. Il ne restaure pas le château, qui n’est pas classé avant le 2 octobre 1923, mais avait déjà dessiné une vue de l’aile Renaissance, rehaussée de couleurs, comparable à celle de 1919.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26981" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-chateau-oiron-aile-renaissance.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26981" class="size-large wp-image-26981" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/deverin-chateau-oiron-aile-renaissance-1024x743.jpg" alt width="1024" height="743"></a><p id="caption-attachment-26981" class="wp-caption-text">Henri Deverin, dessin de l’aile Renaissance du château d’Oiron.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plusieurs lettres émouvantes de Roger Deverin, artiste peintre, demeurant 30 rue Pierre Lescot Paris 1<sup>er</sup>, adressées au conservateur Jean-Marie Moulin, documentent utilement la réalisation des dessins de son père et leur acquisition. Extraits</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>3 août 62.</strong> […] Ce travail avait été fait par mon père, alors qu’il était cloué au lit par une cruelle maladie, peu de temps avant sa mort survenue en 1922. Dans son esprit, ces planches étaient destinées à illustrer un ouvrage concernant les monuments restaurés ou étudiés par lui pendant 40 ans dans les départements de la Loire-Inférieure, 2 Sèvres, Vienne et Vendée. Cet ouvrage (intitulé <em>Architecture française de l’Ouest. Poitou, Vendée, Loire-Inférieure. Monuments historiques. 110 croquis pittoresques. 54 plans. etc.</em>) et [qui] devait être préfacé par M<sup>r</sup> Paul Léon, membre de l’Institut, directeur honoraire des Beaux-Arts, vu les circonstances difficiles, n’a pas paru. Aussi, je serais particulièrement heureux qu’il soit conservé par le musée de Poitiers dans sa presque totalité. Chaque planche était accompagnée d’une notice descriptive et historique, et pour certaines de plans.</p>
<p><strong>1<sup>er</sup> octobre 62.</strong> […] Comme je vous l’ai dit, il y a 10 ans j’ai vendu à M<sup>r</sup> Sandoz un lot de dix dessins pour la somme de 20 000 fr, soit 200 N[ouveaux] F[rancs] actuels. Je dispose encore d’une soixantaine de planches et pour cet ensemble je désirerais 800 NF – soit seulement 13,30 NF par dessin au lieu de 20 NF. J’y joindrai les notices et les petits plans que mon père avait prévus pour accompagner les planches de cet ouvrage. J’espère que ces conditions modestes pourront vous agréer. À la rigueur, et si je me trompe, je pourrai voir ce que je peux faire pour nous rejoindre. N’ayant plus de famille proche, et parvenu à la fin d’une vie dont les dernières années sont assez difficiles, je souhaite beaucoup que cet ensemble soit conservé au musée de Poitiers.</p>
<p><strong>12 octobre 62.</strong> J’ai bien reçu votre accord et vous en remercie. Je vais vous envoyer les dessins. Cependant je vous demande encore quelques jours pour en terminer le montage comme je l’avais fait pour les planches acquises en 1950 [<em>sic</em> pour 1951]. Dans l’esprit de mon père, ces dessins ne devaient servir qu’à l’illustration de son ouvrage et il les avait exécutés sur des bouts de papier sans marges pour être reproduits très réduits sur clichés zinc et seulement tracés à la plume au trait. Aussi, comme pour ceux déjà acquis, j’ai cru bien d’y ajouter quelques rehauts de lavis à l’encre de Chine afin de donner un peu d’atmosphère à ces dessins sans en rien changer leur caractère. Cela et le contre-collage, les passe-partout formant marges, etc. m’a demandé plusieurs jours de travail. Mais j’en suis bientôt à la fin et je pense vous envoyer le tout à la fin de cette semaine ou au plus tard au début de la suivante.</p>
<p><strong>2 novembre 62.</strong> Je suis heureux que les dessins de mon père ne vous aient pas déçu. Quant aux lacunes que vous signalez dans les pages des notices, je les regrette, mais je n’en suis pas très surpris. Ces 30 dernières années, j’ai subi 6 déménagements (dont 2 à la suite d’expropriations) soit 12 depuis 1910. Et dans ces transferts, j’ai perdu beaucoup de choses, soit parmi mes affaires personnelles, soit parmi les documents, dessins, manuscrits, hérités de mon père et de mon frère, écrivain, critique d’art et dessinateur de talent. Cependant, en explorant mes tiroirs, j’ai retrouvé 4 des pages que vous me signalez manquantes. Je vous les envoie. Ces notices avaient été tapées en 1920 par mon frère en double exemplaires. J’ai dû en supprimer un en même temps qu’une montagne de paperasses lorsque j’ai été obligé de quitter un grand atelier de 100 m<sup>2</sup> et de 9 mètres de haut pour aller habiter, hélas, un petit logement de 30 m<sup>2</sup>, mais situé du moins près du quai d’Orsay, dans un quartier agréable et aéré. Je n’y suis pas resté longtemps, mon propriétaire ayant obtenu l’autorisation de démolir ce vieil immeuble, m’a relogé dans ce détestable quartier des halles, bruyant et malodorant, dont j’ai horreur et qui me rend malade. Certaines notices se rapportent à des dessins que je ne possède plus. J’en ai vendu à quelques amateurs. Puis il y a bien longtemps, j’ai eu l’imprudence d’en confier à un individu se faisant fort d’en placer dans les 2 Sèvres où il se rendait. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles des dessins et de ce personnage malhonnête. Il ne me reste donc plus que les planches et notices concernant la Loire Inférieure.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
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		<item>
		<title>Château d’Oiron – les dessins Bouneault</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 08:10:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la découverte d’une collection de plus de 200 dessins archéologiques concernant Oiron.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Le 3 mai 1910, la bibliothèque municipale de Niort reçoit le don de vingt-huit cartons contenant 2681 dessins archéologiques, numérotés de 1 à 2420, classés par arrondissements et divisés par leur auteur en 26 séries. Pas moins de trois séries, formant un carton, sont consacrées à Oiron, soit plus de deux-cents dessins. Ce sont des dessins mis au net à la plume, parfois rehaussés de couleurs, avec une explication rédigée au verso de la plupart des planches, toutes de même format. Disparu en mars, le donataire a parallèlement légué les brouillons et minutes à la société historique des Deux-Sèvres, qu’il a contribué à fonder en 1905. L’ensemble est le résultat de «&nbsp;plus de vingt années d’un labeur acharné, d’incessants voyages, de relevés et d’estampages, dont Arthur Bouneault a supporté toute la dépense&nbsp;».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26951" style="width: 379px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/baptiste-baujault-buste-darthur-bouneault.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26951" class=" wp-image-26951" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/baptiste-baujault-buste-darthur-bouneault.jpeg" alt width="369" height="672" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/baptiste-baujault-buste-darthur-bouneault.jpeg 549w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/baptiste-baujault-buste-darthur-bouneault-165x300.jpeg 165w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/baptiste-baujault-buste-darthur-bouneault-150x273.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 369px) 100vw, 369px"></a><p id="caption-attachment-26951" class="wp-caption-text">Baptiste Baujault (1828–1899), buste d’Arthur Bouneault, vers 1870, terre cuite, hauteur 38, 5 cm. Collection musée Bernard d’Agesci – communauté d’agglomération du niortais.</p></div>
<p>Né en 1839, cet entrepreneur niortais a consacré les vingt-cinq dernières années de sa vie à l’archéologie&nbsp;: il est conservateur du musée lapidaire, inspecteur départemental de la société française d’archéologie, membre correspondant de la société des monuments historiques pour le classement du mobilier. Bouneault avait exposé en 1885 au Salon des artistes français un dessin de la tribune intérieure de Notre-Dame de Niort. Trois ans plus tard, en novembre 1888, sa collection de dessins archéologiques est suffisamment importante pour être présentée dans la <em>Revue poitevine et saintongeaise&nbsp;</em>: «&nbsp;ancien entrepreneur des restaurations exécutées par le service des Monuments historiques à l’ancien hôtel de ville de Niort et à l’église de Celles, [Bouneault] consacre depuis plusieurs années la majeure partie de son temps à relever architecturalement et à dessiner les monuments anciens de Niort et des environs.&nbsp;» En janvier 1890, Joseph Berthelé donne un nouvel article pour signaler les dessins réalisés durant l’année écoulée… Bouneault dessine plus de 1500 planches avant de s’intéresser de près à Oiron.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26952" style="width: 693px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1508.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26952" class="size-large wp-image-26952" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1508-683x1024.jpg" alt width="683" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26952" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1508&nbsp;: carreau de la chapelle de Claude Gouffier portant une lettre de sa devise. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26953" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1552-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26953" class="size-large wp-image-26953" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1552-1-1024x668.jpg" alt width="1024" height="668"></a><p id="caption-attachment-26953" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1552&nbsp;: armoiries d’Auguste Fournier de Boisairault (de gueules à la bande denchée d’or accostée de deux molettes d’éperon d’or) et de Gertrude de Stacpoole (d’argent au lion de gueules). Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26954" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1583.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26954" class="size-large wp-image-26954" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1583-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26954" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1583&nbsp;: porte peinte dans la galerie. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le château d’Oiron</h3>
<p>Après la signature de Claude Gouffier (n° 1505), qui ouvre le bal, quinze dessins sont consacrés aux <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/8-oiron-carreaux-chapelle.jpg">carreaux de la chapelle</a>&nbsp;de son appartement, dont suivent le relevé de la voûte et des deux modèles de clés, puis ceux des vingt-cinq clés de la galerie basse, appelée cloître, en commençant par la première travée de gauche. Notons que ces relevés sont postérieurs à la restauration des clés par Daviau&nbsp;: selon un état des lieux de 1866, les écussons ont été martelés et huit clés en médaillon sont cassées. Viennent ensuite les millésimes, les blasons et les emblèmes des façades, comme l’épée du Grand Écuyer. Après Léon Palustre, qui les avait reproduites dans le troisième tome de <em>La Renaissance en France</em>, il dessine les marques des chevaux des écuries royales (également rétablies par Daviau), et les inscriptions peintes du «&nbsp;cloître&nbsp;». Chiffres et blasons de la <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/2-oiron-robuchon-galerie-peintures.jpg">cheminée</a>, du plafond et d’une porte de la galerie font l’objet de quinze relevés. Le musée de Niort conserve un grand dessin de la cheminée (66,5 x 59,4 cm) réalisé par Bouneault en 1896. De retour dans l’escalier, après avoir dessiné une inscription peinte et un carreau de madame de Montespan, il s’intéresse autant au chapiteau millésimé et aux écussons (refaits par Daviau<sup>1</sup>) qu’aux graffiti et aux marques lapidaires. Suivent, dans l’ordre de ses pérégrinations, un contrecœur de cheminée aux armes de madame de Montespan, l’épée du Grand Écuyer des anciennes écuries transformées en ferme, un cartel peint dans la chapelle, précédemment relevé par Beauménil et Barbier de Montault. S’étant transporté à l’hospice fondé par madame de Montespan, il relève une inscription datée 1711, un élément de la margelle de la fontaine Renaissance (alors non identifié), et un détail de la cloche qu’il <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58549101/f32.image.r=oyron?rk=1480694;0">fait classer au titre des Monuments historiques</a>&nbsp;en septembre 1901. Il copie à la bibliothèque municipale de Poitiers <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/chateau-doiron-les-medaillons-disparus/">un dessin de Beauménil</a>.</p>
<p></p><div id="attachment_26956" style="width: 932px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/bouneault-cheminee-oiron.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26956" class="size-large wp-image-26956" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/bouneault-cheminee-oiron-922x1024.jpg" alt width="922" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26956" class="wp-caption-text"><em><span class="smallcaps">cheminée de la salle des gardes dv châteav de oiron</span></em>, dessin réalisé à Niort en 1896, signé A. Bouneault, 66,5 x 59,4 cm. Collection musée Bernard d’Agesci – communauté d’agglomération du niortais.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26957" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1585-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26957" class="size-large wp-image-26957" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1585-1-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26957" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1585&nbsp;: carreau de Nevers aux armes de madame de Montespan. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26958" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1608-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26958" class="size-large wp-image-26958" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1608-1-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26958" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1608&nbsp;: détail de la cloche de l’hospice. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Médaillé de vermeil</h3>
<p>Ayant fait le tour du château, Bouneault s’intéresse ensuite aux millésimes et aux inscriptions de la collégiale, aux signatures des seigneurs d’Oiron, aux épitaphes, emblèmes et écussons des tombeaux, comme à un jeton du musée de Thouars et à un mortier conservé à Niort, qui s’intercalent avant le relevé des tombes. Suivent d’autres blasons sculptés, notamment sur les clés, qu’il présente lors de la 70<sup>e</sup> session du Congrès archéologique de France, organisé à Poitiers en 1903. Dans son discours, Eugène Lefèvre-Pontalis, adresse «&nbsp;des félicitations bien méritées à M. Arthur Bouneault, inspecteur des Deux-Sèvres, qui ne se contente pas de restaurer nos monuments historiques, mais qui sait dessiner tous leurs détails avec une rare perfection, et vous admirerez tout à l’heure l’étonnante habileté de son crayon et l’exactitude des relevés qu’il a bien voulu exposer à l’occasion du Congrès.&nbsp;» Le conseil d’administration de la société française d’archéologie, qui l’a nommé <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356729/f268.item.r=bouneault">inspecteur</a>&nbsp;quelques années plus tôt, accorde à Bouneault une médaille de vermeil «&nbsp;pour sa riche collection de dessins archéologiques et son habile concours dans la restauration de l’église de Saint-Jouin-de-Marnes.&nbsp;»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26960" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1630-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26960" class="size-large wp-image-26960" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1630-1-1024x668.jpg" alt width="1024" height="668"></a><p id="caption-attachment-26960" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1630&nbsp;: monogrammes d’Artus Gouffier et d’Hélène de Hangest à la collégiale. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26966" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1669-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26966" class="size-large wp-image-26966" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1669-1-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26966" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1669&nbsp;: voûte de la chapelle de droite de l’église d’Oiron. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26962" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1676.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26962" class="size-large wp-image-26962" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1676-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26962" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1676&nbsp;: clé de voûte de la nef de la collégiale. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356729/f403.image.r=oyron?rk=3047225;2">L’article consacré aux clés</a>, qui paraît l’année suivante, en 1904, est illustré par <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356729/f406.image.r=oyron">son dessin de la voûte de la chapelle Saint-Jérôme</a>, n° 1669 de la collection.</p>
<p>Bouneault n’aura de cesse de la compléter et de l’enrichir, en ajoutant une enseigne de marchand en faïence d’Oiron, ou un contrecœur aux armes de madame de Montespan, planche n° 2247 qui fait doublon avec son 1603<sup>e</sup> dessin. Ultimes ajouts (n° 2317 à 2325), rehaussés de couleurs, les blasons peints sur des tableaux de la collégiale et sur celui alors conservé à la cure (voir <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/les-termes-du-chateau-doiron-un-dessin-et-un-meuble-inedits/">«&nbsp;Les termes du château d’Oiron&nbsp;»</a>), et les cartouches d’une porte de la «&nbsp;grande salle&nbsp;», en fait dans la chambre du roi. Les couleurs ne sont pas exactes dans le détail et les couronnes une restitution de celles grattées à la Révolution. S’il privilégie le dessin, qui prime tout, Bouneault cite des théories dépassées. Ainsi recopie-t-il sur une planche recto-verso <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6354060t/f127.item.r=pav%C3%A9%20de%20la%20chapelle%20priv%C3%A9e%20du%20ch%C3%A2teau">la thèse de Benjamin Fillon</a>&nbsp;sur la supposée origine oironnaise des carreaux de céramique, publiée en 1864, sans faire référence à <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203126g/f351.image">une étude</a>&nbsp;parue en 1888 dans la <em>Gazette des Beaux-Arts</em>, montrant que les prétendues faïences d’Oiron ont été produites à Saint-Porchaire. Quant aux carreaux de la chapelle, rien ne permet, encore aujourd’hui, de les attribuer à un atelier précis. Bouneault ignore de la même manière <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65707r/f73.image">l’article&nbsp;de Barbier de Montault</a> publié l’année suivante (1889)&nbsp;: nonobstant la production de la médaille italienne qui a servi de modèle au sculpteur, son dessin est annoté de la théorie fumeuse de Léon Palustre, pour qui le médaillon, représentant le Christ, c’est-à-dire le fils du charpentier, est la signature d’un certain François Cherpentier&nbsp;: «&nbsp;il ne saurait y avoir d’allusion plus transparente&nbsp;»&nbsp;! Il s’intéressait pourtant suffisamment à ces médaillons pour en avoir réalisé les estampages – la pratique du moulage étant complémentaire des relevés et croquis –, qu’il donna au musée lapidaire (n°&nbsp;43 et 44 du catalogue).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26963" style="width: 693px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/2318-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26963" class="size-large wp-image-26963" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/2318-1-683x1024.jpg" alt width="683" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26963" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 2318&nbsp;: armoiries de Louis Gouffier sur un tableau des Beaubrun daté 1631. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26964" style="width: 693px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/2324-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26964" class="size-large wp-image-26964" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/2324-1-683x1024.jpg" alt width="683" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26964" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 2324&nbsp;: cartouche d’une porte de la chambre du roi (et non de la grande salle), au chiffre de Louis Gouffier. Médiathèque de Niort.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26961" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1646-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26961" class="size-large wp-image-26961" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1646-1-668x1024.jpg" alt width="668" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26961" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin n° 1646&nbsp;: profil de Christ sculpté d’après une médaille italienne, qui passait à tort pour la signature de François Cherpentier, le Christ étant fils de charpentier. Médiathèque de Niort.</p></div>
<ol>
<li>Les armoiries sont détruites selon l’état des lieux de 1866.</li>
</ol>
<p>Mes remerciements amicaux à Geoffroy Grassin, responsable des collections patrimoniales de la médiathèque Pierre Moinot, pour la communication des clichés de l’ensemble des dessins consacrés à Oiron accompagnés de références bibliographiques, ainsi qu’à Laurence Lamy pour le signalement et le cliché du dessin du musée de Niort.</p>
<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
<div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/chateau-doiron/">Château d’Oiron</a>.</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Château d’Oiron – les médaillons disparus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Grégory Vouhé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Apr 2018 08:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=26935</guid>

					<description><![CDATA[<p>À la découverte de dessins méconnus de médaillons qui ornaient le château à la Renaissance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Grégory Vouhé</strong></p>
<p>Pour Benjamin Fillon (1819–1881), tout le château d’Oiron avait été reconstruit sur un plan régulier par Claude Gouffier au milieu du <span class="smallcaps">xvi</span><sup>e</sup> siècle. Pour preuve, une «&nbsp;<a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6354060t/f105.item.r=note%20informe">note informe</a>, trouvée dans les archives, [lui] a paru fournir les noms de tous les personnages dont les portraits étaient incrustés dans les façades de la cour lorsqu’elles étaient encore debout.&nbsp;» En réalité, l’hypothèse repose sur un seul fait&nbsp;: la liste de trente-quatre noms inclut les onze dont les médaillons de marbre blanc figurent toujours à <a href="http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/69641">la façade de la galerie</a> après les reconstructions du Grand Siècle. Deux d’entre eux, placés postérieurement à l’extrémité de l’aile<sup>1</sup>, viennent vraisemblablement de parties reconstruites lors de la modernisation voulue par le maréchal de La Feuillade sur le modèle versaillais (le pavillon des Trophées englobe une travée de la galerie).</p>
<p>On ne peut plus croire à une construction intégrale par Claude Gouffier sur un plan régulier. D’abord, l’escalier n’est pas au centre de la façade, comme par exemple à Bonnivet. Puis un visiteur décrit en 1644 le château comme un «&nbsp;bâtiment irrégulier, dont les côtés, la hauteur et la largeur ne sont pas égaux, mais qui a été probablement accru à diverses reprises&nbsp;», en dernier lieu par Louis Gouffier qui fit construire plusieurs bâtiments à partir de 1625. Surtout, le Strasbourgeois ne cite que « les bustes des&nbsp;douze Césars en marbre&nbsp;» de la galerie. Sur les autres corps, il ne parle que de rinceaux et autres ornements, sculptés sur les constructions de Louis Gouffier, et de l’épée du Grand Écuyer, dont la devise se voyait notamment à l’intérieur de l’entrée du «&nbsp;portail&nbsp;», selon la traduction. Plutôt qu’une référence au pavillon d’entrée, comme on avait pu le croire, il s’agit sans doute du porche d’entrée de l’escalier, dont les fondations ont été retrouvées, et de <a href="http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/23778">son vestibule, toujours orné de la devise (et de médaillons de terre cuite)</a>.</p>
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<p></p><div id="attachment_26939" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/5-oiron-beaumenil-page80-copie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26939" class="wp-image-26939 size-large" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/5-oiron-beaumenil-page80-copie-1024x913.jpg" alt width="1024" height="913"></a><p id="caption-attachment-26939" class="wp-caption-text">Médaillons dessinés par Pierre de Beauménil dans le supplément manuscrit des Antiquités du Poitou. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
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<p>Il subsistait néanmoins avant la Révolution dix médaillons de pierre (et non en marbre) dessinés à la suite de <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/galerie-du-chateau-doiron-decouverte-de-linscription-perdue/">la dédicace de la galerie</a>&nbsp;par <a href="http://data.bnf.fr/10797222/pierre_de_beaumesnil/">Pierre de Beauménil</a> dans le manuscrit du <em>Supplément des Antiquités du Poitou</em>, recueillies en 1782. Le premier, trouvé parmi des décombres de tuiles et de carrelages, était de forme ovale, d’environ 16 pouces de haut&nbsp;; ce portrait de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, avait été peint et les lettres dorées. Sur les neufs autres, un peu plus petits (environ 14 pouces), huit étaient circulaires, le dernier «&nbsp;un peu ovale&nbsp;». La plupart étaient colorés, sauf un «&nbsp;qui n’a jamais été peint&nbsp;». Quatre étaient sans inscription ni légende. Ils n’appartenaient donc pas à une série homogène, mais évoquent pour certains <a href="http://www.alienor.org/collections-des-musees/images/4caba468-220d-436d-a7c4-225e82fcb05d-1000.jpeg">ceux</a> qui ornaient le château de Bonnivet, aujourd’hui au musée de Poitiers. Aucun ne se retrouve dans la liste reproduite par Fillon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><div id="attachment_26941" style="width: 635px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-beaumenil-page81.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26941" class="size-large wp-image-26941" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-beaumenil-page81-625x1024.jpg" alt width="625" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26941" class="wp-caption-text">Pierre de Beauménil, page 81 du supplément manuscrit des Antiquités du Poitou. Photo Olivier Neuillé – médiathèque de Poitiers.</p></div>
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<p>Beauménil rapporte qu’il n’a pu savoir pourquoi ces médaillons étaient au château d’Oiron, et suppose qu’ils avaient été apportés lors des guerres de Religion. Conjecture sans fondement, à l’inverse de l’origine du bas-relief dessiné à la suite, provenant vraisemblablement des démolitions ordonnées par le maréchal de La Feuillade pour permettre la réalisation de son grand dessein. Le relevé de ce bas-relief a été reproduit par <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/chateau-doiron-les-dessins-bouneault/">Arthur Bouneault dans sa collection de dessins</a>. Beauménil l’avait trouvé dans le fossé du château. Du temps de Benjamin Fillon, au début des années 1860, il existait toujours des débris épars, comme «&nbsp;un fragment de sculpture encore gothique, portant la date 1530, jeté sur un coin de la terrasse du château&nbsp;».</p>
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<p></p><div id="attachment_26942" style="width: 1034px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1609.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26942" class="size-large wp-image-26942" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/1609-1024x668.jpg" alt width="1024" height="668"></a><p id="caption-attachment-26942" class="wp-caption-text">Arthur Bouneault, dessin de bas-relief d’après les <em>Antiquités du Poitou</em> de Beauménil. Médiathèque de Niort.</p></div>
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<p>L’absence regrettable du relevé du buste sculpté et peint de François I<sup>er</sup> qui occupait la niche de la porte de l’escalier conduisant à la galerie, dont figure pourtant la légende, peut s’expliquer par une lettre de Beauménil de 1785 citée dans <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2263"><em>L’Actualité</em> n° 113</a> (p. 88)&nbsp;: sans doute le dessin a‑t-il été définitivement perdu suite à l’inondation de la caisse contenant le cahier broché des <em>Antiquités du Poitou</em>, dont l’auteur envisageait de recopier figures et narration, sans finalement parvenir à réparer toutes les «&nbsp;confusions du diable&nbsp;» et les pertes provoquées par la dilution de l’encre dans l’eau.</p>
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<p></p><div id="attachment_26943" style="width: 674px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-porte-francois-ier.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-26943" class="size-large wp-image-26943" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2018/03/oiron-porte-francois-ier-664x1024.jpg" alt width="664" height="1024"></a><p id="caption-attachment-26943" class="wp-caption-text">Porte de l’escalier surmontée jusqu’à la Révolution par un buste de François I<sup>er</sup> placé du temps de Claude Gouffier. Carte postale Dando-Berry, dont la légende date fautivement l’aile du <span class="smallcaps">xvii</span><sup>e</sup> siècle.</p></div>
<p>1. Selon un état des lieux dressé en 1866, avant la restauration de Daviau, la façade était alors ornée de neuf médaillons, un autre était placé «&nbsp;sur le pavillon occupé par. M. Jublin.&nbsp;»</p>
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<h3>Sur le château d’Oiron</h3>
<blockquote class="ensavoirplus"><p>« De retour à Oiron&nbsp;», <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 119, hiver 2018, p. 56–59.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2252">Le recueil du duc d’Antin</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 110, automne 2015, p. 26–29.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/987">Tombeaux de marbre des La Trémoïlle et des Gouffier</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n°&nbsp;107, hiver 2015, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1014">Les Métamorphoses au plafond du château d’Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 106, automne 2014, p. 39.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1176">Oiron. La chambre du Roi</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 102, automne 2013, p. 22–25.<br>
« L’orange cultivée au Grand Siècle », <em>L’Actualité Poitou-Charentes&nbsp;</em>n° 93,&nbsp;juillet-septembre 2011, p. 45.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1739">Oiron. Un visage retrouvé</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 87, janvier-mars 2010, p. 46–47.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1759">Oiron. La galerie restaurée</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em>&nbsp;n° 86, octobre-décembre 2009, p.40–41.<br>
« <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/2011">Madame de Montespan à Oiron</a> »,&nbsp;<em>L’Actualité Poitou-Charentes</em> n° 78, octobre-décembre 2007, p. 40–41.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<div class="qnimate-post-series-post-content">
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