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	<title>Shakespeare - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Shakespeare - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Les pirates débarquent…!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 09:48:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro de la revue prévu pour janvier aura du retard... Explications.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">La rédaction de la revue&nbsp;<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/"><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em></a>&nbsp;vous informe qu’en raison de la pénurie de matériaux,<strong>&nbsp;vous recevrez le prochain numéro semestriel à la fin du mois de février 2022</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle édition de 196 pages richement illustrées,&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine&nbsp;</em>s’intéresse à la piraterie dans l’histoire et dans ses représentations, y compris dans le cyberespace, avec la participation d’historiens et de spécialistes du numérique. Vous lirez aussi la suite du dossier consacré à la recherche mathématique (n° 132) avec la fédération Margaux qui réunit les laboratoires de Nouvelle-Aquitaine. Un dossier aborde le retour à la terre avec les pionniers de l’agriculture biologique et des projets collectifs.<br>Enfin, vous découvrirez également dans cette nouvelle édition un entretien croisé entre l’historienne Michelle Perrot et l’avocate Wassyla Tamzali, mais aussi des chroniques parlant de Shakespeare, de la paléontologie, des Humanistes en Nouvelle-Aquitaine… et plus encore ! Sans oublier deux grandes voix de la littérature : Marie NDiaye et Alberto Manguel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous remercions pour votre compréhension et souhaitons que ce numéro attise votre curiosité et vos envies de découvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Moreau,<br>Directeur de l’Espace Mendès France</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/les-pirates-debarquent/">Les pirates débarquent…!</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Pour le meilleur et pour le peintre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Tachefine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 13:52:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La collection Petit Geste fait paraître le nouveau jeu de 7 familles des musées des Beaux-Arts de la Nouvelle Aquitaine, imaginé par Pascal Pérennès.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Amina Tachefine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paquet de cartes renferme quatorze musées de quatorze villes de Nouvelle-Aquitaine. Celles-ci se déclinent en 7 familles, composées chacune d’elles de 6 tableaux exposés dans les musées des Beaux-Arts de la région. Pascal Pérennès explique l’initiative de ce projet : «L’identité néo aquitaine est à construire. Pour que cette appartenance régionale existe, elle doit être transmise par les enfants.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien et toujours à la mode jeu des 7 familles revêt les couleurs du patrimoine artistique. Il faudra piocher entre la famille Agen-Brive, Angoulême-Périgueux, Bayonne-Pau, La Rochelle-Rochefort, Bordeaux-Libourne, Guéret-Limoges et Niort-Poitiers. On y retrouve des œuvres telles que celles de Théodore Géricault et son portrait d’Alexandre Dieudonné, exposé au musée Bonnat-Helleu de Bayonne, ou bien encore le Priam d’Étienne-Barthélémy Garnier, en austère grand-père, se trouvant au musée d’Angoulême. Ainsi, 43 tableaux peuvent se glisser dans la poche.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-perennes-garnier-619x1024.jpg" alt class="wp-image-34157" width="199" height="329"><figcaption>Pascal Pérennès, Jeu des 7 familles. Les musées des Beaux-Arts de Nouvelle-Aquitaine, Geste éditions, 2020.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Pascal Pérennès convie le joueur à une visite muséale pendant une partie de cartes : «Je me suis mis à la place des parents qui ne peuvent, ou n’osent pas, emmener leurs enfants au musée. Avec 6,90 euros, le prix du jeu, la culture devient accessible. Alors, l’enfant peut s’attacher à l’image et amener la famille au musée.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ophélie</em> de Jules-Elie Delaunay, inspiré d’<em>Hamlet </em>de Shakespeare, devient alors la mère de la famille Bordeaux-Libourne. Quant à Fransisco Goya et son autoportrait, il est ici marié à <em>Hommage à Georges de la Tour</em> d’André Lhote. Entre préromantisme et cubisme, il s’agit d’une association audacieuse que Pascal Pérennès propose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeu des 7 familles a été créé par ses fils, Carlo et Williams : «Ce sont les enfants qui ont choisi les tableaux, explique Pascal Pérennès. Par exemple, <em>la Grèce sur les ruines de Missolonghi</em> d’Eugène Delacroix devait être la mère de la famille Bordeaux-Libourne. Mais les enfants n’imaginaient pas en mère cette femme en colère.»&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Improbables familles&nbsp;!</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce petit format propose sept jeux en un. Il suffit d’inclure la 43<sup>e</sup> carte, où figure <em>Jeune taureau sautant la barrière </em>de Rosa Bonheur, exposé à Angoulême, dans les cartes afin de pouvoir jouer à Mistigri. Jouer au memory est également possible&nbsp;: les grands-pères et grands-mères ou encore fils et filles font office de pairs.</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="392" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2.jpg" alt class="wp-image-34160" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-300x115.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-768x294.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-650x249.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-150x57.jpg 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></figure>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’une aventure artistique, les associations familiales sont étonnantes. Dans la famille Angoulême-Périgueux, la figure féministe Marcelle Tinayre, peinte par Frédéric Lauth, en devient la mère. Le portrait de Jenny Sacerdote, grande styliste périgourdine immortalisée par le pinceau de Jean-Gabriel Domergue, en est la grand-mère. Si William Bouguereau reste célèbre pour ses représentations du nu féminin, ce n’est pas un tableau sensuel comme sa<em> Naissance de Vénus</em> que l’on peut retrouver, mais le portrait de sa tante Adèle, portant la coiffe charentaise, dans le rôle de la grand-mère de la famille Rochelle-Rochefort. Le père&nbsp;? Qui d’autre que Pierre Loti, l’auteur de <em>Madame Chrysanthème</em>, peint par Edmond de Pury en tenue traditionnelle du guerrier ottoman, pour remplir ce rôle. Mais la famille Niort-Poitiers n’a rien à envier à ses voisines&nbsp;: Françoise d’Aubigné, secrètement unie à Louis XIV dans un mariage morganatique, sublimée par Pierre Mignard, se retrouve mariée au Marquis d’Artaguiette, portraitiste de la cour de Louis XV, représenté une bouteille à la main par Alexis Grimou. Tous nos vœux de bonheur !</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Pour vous procurer le jeu, rendez-vous sur <a href="http://www.gesteditions.com/jeux/jeux-des-7-familles/jeu-des-7-familles-les-musees-des-beaux-arts-de-nouvelle-aquitaine">le site de Geste éditions</a> !</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/pour-le-meilleur-et-pour-le-peintre/">Pour le meilleur et pour le peintre</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Édouard Lekston – Dante, Shakespeare et les Enfers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 08:43:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Édouard Lekston livre quelques clés de ses «croisements graphiques», des tragédies de Shakespeare à la Divine Comédie de Dante.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entretien André Louis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Shakespeare est à l’origine du processus créatif d’Édouard Lekston. Les tragédies shakespeariennes le nourrissent depuis sa formation aux Arts Décoratifs et à l’École d’arts de Paris/Cergy. Un autre géant de la littérature a fait irruption dans son travail, grâce à l’invitation de Pascale Drouet et d’Isabelle Battesti, qui ont organisé le colloque «Dante et Shakespeare : cosmologie, politique, poétique» à l’université de Poitiers en avril 2019 (<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 123). Cela a donné une série de dessins, réunis sous le titre «Dante et Shakespeare : croisements graphiques» et exposés lors du colloque. Édouard Lekston nous présente sa démarche artistique et sa réflexion sur les représentations de l’Enfer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre «serpent d’empreintes de voleurs» est un exemple d’une technique qui revient régulièrement dans vos travaux sur Dante&nbsp;: l’utilisation de l’empreinte comme motif et outil de création. D’où vous est venu ce choix peu conventionnel pour représenter les <em>Enfers</em>&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de l’empreinte, de la trace m’est venue au fil de mes réflexions sur les représentations graphiques de la <em>Divine Comédie</em>&nbsp;: au travers de ma lecture, je m’imaginais comme une sorte d’archéologue. Je me suis rappelé, entre autres, de l’artiste Giuseppe Penone qui travaille lui aussi avec l’empreinte, et également de Max Ernst, qui fait des frottages, récupère des matières… et ça, c’est du dessin pur, selon moi. J’ai voulu travailler dans ce sens-là.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les pécheurs aux Enfers essaient de se cacher, de ne pas se faire reconnaître (contrairement à l’attitude qu’ils avaient de leur vivant). Vouliez-vous représenter l’empreinte comme la trace du péché, le fait que le pécheur ne puisse échapper au jugement divin ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le «&nbsp;serpent d’empreintes de voleurs&nbsp;» provient d’une interprétation populaire des Enfers de Dante, le film <em>Seven</em> (1995) de David Fincher. J’aime une scène en particulier&nbsp;: les deux inspecteurs relèvent un message qui a été tracé avec les doigts d’une victime dont le sérial killer avait coupé la main (le message était «Help me», si je me souviens bien). Cette scène m’a rappelé les serpents du cercle des voleurs dans la <em>Divine Comédie</em>. Le péché du vol est toujours en relation avec le contact, même s’il s’agit de détourner de l’argent. J’ai donc décidé de dessiner mon serpent avec des empreintes de doigts.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/03/profil-cercle-vii-suicide-1-724x1024.jpg" alt class="wp-image-32563"><figcaption><em>Cercle de supplice</em>&nbsp;: Septième cercle, deuxième giron, dessin d’Édouard Lekston.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce «Cercle de supplice» représente un pécheur du deuxième giron, du septième cercle des Enfers, il s’agit de l’âme d’un pécheur s’étant ôté la sa propre vie, transformé en arbre. Cet homme «à l’envers» donnant la forme d’un arbre «à l’endroit» rappelle la forme des Enfers&nbsp;: un puits, une montagne à l’envers. Que voyez-vous derrière cet inversement&nbsp;? S’agit-il de du l’inversement-renversement des valeurs&nbsp;propres à l’<em>Enfer</em>&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis posé cette question, lorsque Dante traverse les Enfers avec Virgile&nbsp;: est-ce qu’ils sont vraiment dans le bon sens&nbsp;? Il y a de quoi douter. Alors pourquoi ne pas représenter l’<em>Enfer</em> par un inversement&nbsp;? Il est, après tout, question de mondes renversés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un des deux bras du pécheur ne s’est pas encore transformé. Cela montrerait-il le passage de l’humain à l’organique puis au végétal (le système nerveux ou les vaisseaux sanguins seraient en train de se transformer en branches) ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, tout à fait. J’ai voulu exprimer la cause de cet état de l’âme / corps. On pourrait penser ici à l’expression du fameux membre coupé et à sa démangeaison fantôme. Ici, le péché est rappelé comme une image fantôme, en filigrane.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le nom de «forêt des suicidés» évoquerait plutôt une représentation de plusieurs pécheurs, comme c’est le cas dans la plupart des cercles des Enfers. Pourquoi avoir voulu représenter ce pécheur seul ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour d’autres de ces «Cercles de supplice», il y a plusieurs corps quand c’est nécessaire. Chaque Cercle est comme une sorte de rébus. Le tout présente graphiquement le cercle du texte.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/03/enfer-marelle-av-foret-terre-1-724x1024.jpg" alt class="wp-image-32561"><figcaption><em>Marelle</em>, dessin d’Édouard Lekston.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous comparez les «Cercles de supplice» à des rébus. En effet, le thème du jeu est très présent dans vos travaux. Pour celui sur Dante, la marelle géante pourrait en être un exemple. Cependant, alors que toutes l’ensemble de vos représentations de l’Enfer sont des «métonymies graphiques», cette marelle semble correspondre à une véritable cartographie des Enfers.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voulais malgré tout réfléchir à une certaine géographie des Enfers de Dante. J’ai lu un texte sur la construction des cathédrales qui établissait un parallèle avec un jeu de la marelle. Le but de la marelle est d’essayer d’atteindre le ciel, le paradis. J’ai donc repris cette symbolique de la marelle, et je l’ai, elle aussi, renversée. Il y a la forêt au sommet que j’ai dessiné sur fond noir. J’y ai représenté un petit bout de corde&nbsp;: dans l’Enfer, la corde est attachée à la taille de Dante et il la jette, comme on peut être attaché à un roc ou à un poids pour sombrer dans les profondeurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment votre utilisation de la technique de frottage se distingue-t-elle ici de celle que vous en faites pour votre serpent d’empreintes&nbsp;? S’agissait-il d’une démarche similaire&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai essayé de prendre des chemins un peu alternatifs… de penser une autre forme pour les Enfers. J’ai commencé à récolter des empreintes de plaques de gaz, d’électricité et j’ai utilisé la technique de frottage avec ces plaques pour représenter les neufs cercles des Enfers. J’y trouvais un rapport «tellurique», c’est-à-dire lié au sol, un peu comme des serrures qui nous mèneraient à des endroits souterrains.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Titulaire d’un master Mondes anglophones et auteur d’un mémoire portant sur «La réception du <em>Moriae Encomium (L’Éloge de la folie) </em>en France et en Angleterre à l’aube de la Réforme», Louis André prépare cette année l’agrégation d’anglais à l’université de Poitiersde Poitiers.&nbsp;</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Édouard Lekston illustre la chronique «Shakespeare» de Pascale Drouet dans </em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine<em>.&nbsp;</em></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Entretiens de Pascale Drouet et Édouard Lekston, «Richard III ou les métamorphoses du bossu&nbsp;: une translation graphique d’Édouard Lekston», dans </em>Les êtres contrefaits. Corps difformes et corps grotesques dans la bande dessinée<em>, dir. Frédéric Chauvaud et Denis Mellier, PUR, 2019, et </em>dans Dante et <em>Shakespeare, cosmologie, politique, poétique</em> à paraître chez Classiques Garnier en 2020.&nbsp;</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/edouard-lekston-dante-shakespeare-et-les-enfers/">Édouard Lekston – Dante, Shakespeare et les Enfers</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Henry VII, premier roi de la dynastie Tudor</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2020 10:20:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tudor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’une vie d’exilé et de réfugié politique à celle de roi d’Angleterre, le destin exceptionnel de Henry VII, le fondateur méconnu de la dynastie Tudor (1485-1603).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Marine de Rocca Serra</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La dynastie Tudor continue de hanter notre
imaginaire, indissociable qu’elle est de l’histoire anglaise, tant pour les
décisions majeures prises par les cinq monarques de cette maison royale que
pour leur postérité. De nombreux films, séries télévisées et documentaires ont été réalisés afin de nous donner à voir cette dynastie
qui a marqué, de façon durable, l’histoire de l’Angleterre. Henry&nbsp;VII
(1457–1509), le premier roi Tudor, a eu un destin exceptionnel et demeure pourtant
méconnu. D’une vie d’exilé et de réfugié politique à celle de roi d’Angleterre
et fondateur sa dynastie, Henry&nbsp;VII a été éclipsé par son fils, le flamboyant
Henry VIII, et sa petite fille, la charismatique reine vierge, Elisabeth I<sup>re</sup>.
</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une vie
marquée par la guerre et l’exil (1457–1483)</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Henry Tudor naît le 28 janvier 1457
dans une Angleterre marquée par un conflit dynastique, celui de la guerre des Deux-Roses
(1455–1485) opposant les familles de Lancastre et de York. Unique enfant d’un
noble Gallois et demi-frère du roi Lancastre Henry VI, Edmond Tudor (1430–1456),
et d’une riche aristocrate anglaise, également membre de la famille royale,
Margaret Beaufort (1443–1509), la vie d’Henry Tudor semble toute tracée. Néanmoins,
de nombreux évènements plus ou moins tragiques vont faire basculer ce destin. Son
père, Edmond Tudor, meurt quelques mois avant sa naissance, emprisonné par des
loyalistes York. Le petit Henry Tudor est élevé durant ses cinq premières
années par son oncle paternel Jasper Tudor, qui aura une place centrale dans sa
vie. Cependant, la famille Lancastre est renversée le 29 mars 1461 et Edouard
Plantagenet (1442–1483), chef du parti des York, est proclamé roi Edouard IV d’Angleterre
à la place de son cousin, Henry VI. En conséquence, le futur Henry VII est séparé
de sa famille et placé chez des nobles loyaux à la famille des York, ce qui lui
est particulièrement pénible, si l’on en croit le mémorialiste flamand Philippe
de Commynes, qui l’avait rencontré. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs années après, Edouard IV fait
tuer les membres principaux de la famille royale Lancastre&nbsp;: Henry VI et
son fils, Edouard. Henry VI mort, Henry Tudor est le dernier héritier Lancastre
et, donc, une menace potentielle pour la maison York. Il n’a pas d’autre choix
que de fuir l’Angleterre au côté de son oncle Jasper Tudor et de se réfugier en
Bretagne, pendant treize ans. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une lutte pour
le trône d’Angleterre (1483–1485)</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Edouard IV meurt le 9 avril 1483 après
vingt ans de règne, laissant deux jeunes fils, de neuf et douze ans, et cinq
filles non mariées. Le jeune frère du roi, Richard, duc de Gloucester
(1452–1485), profite de cette situation pour usurper le trône et devenir roi d’Angleterre
sous le nom de Richard&nbsp;III. Il fait enfermer ses neveux dans la tour de
Londres d’où ils disparaissent sans laisser de trace, peut-être assassinés sur
l’ordre de leur oncle. Cette situation provoque une révolte contre le nouveau
roi, à la désormais d’une réputation désormais sinistre. Cela profite à Henry
Tudor qui, toujours exilé en Bretagne, est désormais considéré désormais comme
une alternative à Richard III. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, Henry Tudor devient la cible
de Richard III qui tente de le faire capturer pour le tuer. Henry Tudor réussit
cependant à s’enfuir et à rejoindre le royaume de France de Charles VIII. Il y
est accueilli en prétendant légitime au trône d’Angleterre et bénéficie d’un
soutien financier lui permettant de recruter une armée pour envahir
l’Angleterre et conquérir le trône. Arrivé en Angleterre le 7 août, Henry Tudor
a besoin d’un allié indispensable pour gagner contre Richard III. Il s’agit du troisième
mari de sa mère, Thomas Stanley (1435–1504), qui ne s’est pas encore prononcé
sur sa loyauté. Malgré tout, Henry Tudor croise le fer avec Richard III deux
semaines plus tard, dans une plaine près d’un village nommé Bosworth qui donnera
son nom à cette bataille qui allait à jamais changer l’histoire de
l’Angleterre. L’armée d’Henry VII, bien qu’inférieure en nombre, réussit à
mettre en déroute celle de son rival et Richard III finit par être désarçonné
de son cheval, d’où la célèbre réplique dans la pièce de Shakespeare&nbsp;:
<em>«A horse, a horse, my kingdom for a horse&nbsp;!»</em> C’est en cet instant que l’armée dirigée par la famille
Stanley se range du côté Tudor. Malgré le courage dont Richard III fait preuve,
il meurt au combat. La dynastie tricentenaire des Plantagenet prend fin ce 22 août
1485, laissant place à une nouvelle dynastie, celle des Tudor.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un combat
pour la postérité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Devenu roi d’Angleterre, Henry VII est
conscient que sa couronne, récemment acquise, pourrait lui être retirée car d’autres
prétendants ont davantage, sinon plus, de légitimité que lui. C’est pour cela
qu’il doit honorer une promesse faite aux partisans York, qui l’ont soutenu lors
de sa campagne militaire contre Richard&nbsp;III, en épousant la princesse
Elisabeth d’York (1466–1503), fille aînée du roi Edouard IV, afin d’unifier les
deux maisons rivales sous une seule bannière. Ce mariage, bien que politique, est
heureux et de nombreux enfants sont issus de cette union, dont le futur Henry
VIII. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ce mariage ne suffit pas à
apaiser les tensions et nombreux sont ceux qui tenteront de renverser Henry VII
en invoquant les fantômes du passé. De la révolte de Lambert Simnel, qui se
faisait passer pour un prétendant York, à Perkin Warbeck, un jeune homme qui
prétend être un des princes disparus dans la tour de Londres lors de
l’usurpation de Richard&nbsp;III, plusieurs imposteurs mettent à mal son
pouvoir. Ces menaces sont préoccupantes, non seulement pour le règne d’Henry
VII, mais aussi pour le futur de sa dynastie. Depuis la naissance de son fils
aîné, le prince Arthur (1486–1502), Henry VII nourrit de grands projets pour ses
enfants, désirant les voir mariés aux familles royales européennes, à savoir
l’Espagne des rois catholiques pour son fils Arthur, l’Écosse pour sa fille
ainée Margaret (1489–1542), et la Bourgogne pour sa cadette Marie (1496–1533). Ces
unions sont vitales pour la dynastie Tudor afin d’imposer l’Angleterre comme
puissance européenne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Isabelle I<sup>re</sup> de
Castille et Ferdinand II d’Aragon ne sont pas désireux d’envoyer leur fille,
Catherine d’Aragon, dans un pays où sa couronne pourrait être menacée par
d’autres prétendants. Henry VII prend alors une décision aussi brutale que
radicale&nbsp;: il fait exécuter Perkin Warbeck en 1499. Après cela, le mariage
anglo-espagnol a lieu mais, quelques mois après, Arthur meurt de la tuberculose
laissant son jeune frère, le futur Henry&nbsp;VIII, devenir l’héritier
présomptif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Après vingt-quatre ans de règne, Henry&nbsp;VII
meurt le 21 avril 1509, laissant à son fils un royaume riche, pacifié et
respecté par ses voisins européens. Le plus grand exploit du premier roi Tudor est
de transmettre à son fils un royaume dépourvu de menaces intérieures et d’avoir
fait de sa dynastie la maison royale incontestée d’Angleterre. Sans sa volonté
de mettre un terme aux luttes intestines qui ont gangréné l’Angleterre trente
années durant, sans sa volonté d’élever son royaume à l’échelle de puissance
européenne, aucune gloire n’aurait été possible pour celles et ceux qui lui
allaient lui succéder. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Snobé par Shakespeare&nbsp;?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Henry VII, un fondateur méconnu&nbsp;? D’hier
à aujourd’hui, les adaptations littéraires ou audiovisuelles l’occultent, à
commencer par le célèbre dramaturge élisabéthain, William Shakespeare, qui lui
a donné un rôle effacé dans sa tragédie <em>Richard
III</em> sans jamais lui accorder une pièce à part entière, alors que son
prédécesseur (Richard III) et son fils (Henri VIII) eurent chacun une pièce sur
leurs règnes. Pour prendre un exemple contemporain, dans la série <em>Les Tudors</em> (2008–2011), tous les
monarques d’Henry VIII à Elisabeth I<sup>re</sup> sont présents, à l’exception
d’Henry VII. Il semble bien qu’il soit le monarque Tudor le moins mis en avant.
Toutefois, il a récemment eu sa place dans les séries adaptées des romans de
Philippa Gregory et réalisées par Emma Frost, <em>The White Queen</em> (2013), <em>The
White Princess</em> (2018) et <em>The Spanish
Princess </em>(2019), qui traitent de la guerre des Deux-Roses ainsi que des
débuts de la dynastie Tudor. Peut-être y a‑t-il là une volonté de lui restituer
sa juste place dans l’histoire de l’Angleterre et son statut de fondateur de la
dynastie Tudor. </p>



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<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Marine de Rocca Serra est doctorante à l’université de Poitiers, membre du CESCM. Ses recherches portent sur Henri VII, évolution historiographique et réécritures fictionnelles, sous la direction de Pascale Drouet. </em></p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/henry-vii-premier-roi-de-la-dynastie-tudor/">Henry VII, premier roi de la dynastie Tudor</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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