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	<title>université de Limoges - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>université de Limoges - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Du livre aux moutons</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 12:01:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Louis Tissot, Clément Mommessin et Andrei Cherkasov</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;À l’époque, je ne voyais pas très bien ce que je pouvais faire en recherche. J’étais incertaine, comme beaucoup d’étudiants&nbsp;», se remémore Dominique Taurisson-Mouret. Cette affirmation peut paraître surprenante tant son parcours est marqué par la recherche académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence… par deux années en faculté de chimie à l’université de Limoges, puis Dominique Taurisson-Mouret décide de se réorienter en histoire car elle se rend compte que la chimie est pour elle «&nbsp;très très ennuyeuse&nbsp;». Elle effectue alors cinq années d’études dans sa région natale, obtient son diplôme d’études approfondies (DEA), qui est l’équivalent du master actuel, et commence une thèse en histoire médiévale. Cependant, n’étant pas certaine de vouloir être enseignante-chercheuse, elle décide de se réorienter vers les métiers du livre, et passe avec succès le concours de bibliothécaire en livres anciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa carrière professionnelle débute à Limoges et se poursuit dans le sud de la France, à Nîmes. Malgré son épanouissement – «&nbsp;je pouvais lire tous les livres que j’avais envie de lire&nbsp;» – elle estime que les horizons de la fonction restent limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouveau changement de voie est donc nécessaire&nbsp;: «&nbsp;J’ai passé le concours CNRS parce que je me suis aperçue qu’il n’y avait que la recherche qui m’intéressait.&nbsp;» Ainsi, après avoir réussi ce concours, elle devient ingénieure de recherche au Centre national de recherche scientifique où elle effectue de l’accompagnement à la recherche et des recherches en Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier poste est au Centre d’étude du <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle à Montpellier où elle débute ses travaux historiques sur&nbsp; «&nbsp;l’emprise française&nbsp;» dans le monde, plus spécifiquement en Russie et dans les pays de l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après quelques années dans l’Hérault, elle rejoint les bords de la Méditerranée et l’Unité mixte de recherche (UMR) sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles (Shadyc) qui est devenue le Centre Norbert Elias. Au sein de ce laboratoire marseillais, elle croise son approche historique avec des chercheurs et chercheuses de disciplines variées (sociologie, anthropologie, etc.). Cette ouverture suscite un intérêt particulier chez elle et sera le fil rouge de la suite de sa carrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, après la cité phocéenne, c’est à Montpellier qu’elle retourne confronter son approche historique à une autre discipline en rejoignant l’UMR Dynamiques du droit. Les dix années passées avec des juristes et historiens-juristes lui permettent d’aborder une nouvelle approche, cette fois-ci juridique, dans ses recherches en histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, l’envie de rentrer au pays se fait sentir. C’est à Limoges qu’elle décide de continuer son parcours en rejoignant Géolab. Ainsi en retournant sur ces terres d’origine, cela lui permet de confronter encore une fois son approche historique à une nouvelle discipline : la géographie !</p>



<p class="wp-block-paragraph">La carrière de Dominique Taurisson-Mouret est ponctuée par différentes étapes dans plusieurs villes. Le cœur de sa recherche est une approche historique nourrie, au fil du temps, par des disciplines variées. «&nbsp;Je n’ai jamais travaillé dans un laboratoire où l’histoire était la dominante&nbsp;», ce qui résume parfaitement son parcours «&nbsp;assez tortueux&nbsp;».</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/du-livre-aux-moutons/">Du livre aux moutons</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 09:51:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes. Professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges, elle vient de publier <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Brice Etoundi Ondoa, Elsa Fleur Miyo’o Mintsa, Fatima-azahrae Tairi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Pignier est professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges et auteure de <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs</em> (Connaissances et savoirs, 2023). Dans cet ouvrage, elle explore ce qui, de la graine au paysage, fait lien nourricier entre les humains, la terre/Terre et tous les vivants. Partant de ses recherches participatives liées aux initiatives paysannes contemporaines, elle apporte des indicateurs nouveaux pour faire (agri)culture nourricière de paysages, de relations, de créativité, d’une économie à la mesure de la terre/Terre et non plus dans la démesure. Portrait d’une chercheuse scientifique au parcours atypique et dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicole Pignier a grandi dans les campagnes limousines&nbsp;: «&nbsp;Ce sont les lieux paysans qui m’ont élevée.&nbsp;C’est au pied des arbres que j’étudiais la philosophie.&nbsp;» Elle&nbsp;contribue aux travaux de la ferme familiale, vit les tensions entre résistance paysanne forte de ses savoirs situés mais dépendante d’intermédiaires et adoption de la logique agro-industrielle fondée sur le profit à tout prix. Cette dernière impose ses volontés aux plantes, en partant des semences, appauvrit le sol, incite les exploitants à oublier les complexités vivantes qui les relient à la terre/Terre. Au lieu de cela, pour chaque arbre qu’ils coupent, les paysans qui tentent de résister portent un point d’honneur à en planter d’autres, ils expriment un avis critique sur l’arrachage des haies, l’utilisation massive des engrais et produits de synthèse. Elle se souvient d’ailleurs d’Amédée, ce paysan qui disait&nbsp;en parlant de certains voisins : «&nbsp;Ils nous feront bouffer de la merde&nbsp;!&nbsp;» avec un son accent typique du Limousin. Cette réalité va semer en Nicole Pignier la graine de ses recherches en écosémiotique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une carrière à contre-courant</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Au parcours nourri de multiples passions, la chercheuse débute en littérature en tant qu’enseignante de Lettres dans le secondaire, dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle rédige un mémoire de maîtrise sur l’imaginaire dans la trilogie de Pan de Jean Giono puis un mémoire de DEA en littérature médiévale. De retour en Limousin, elle fait un doctorat en sémiotique littéraire. Sa thèse questionne la manière dont les correspondances épistolaires amoureuses de philosophes des Lumières épris de liberté, justice, sciences et art renouvellent le romanesque. Par la suite, enseignante de communication à l’Institut universitaire de technologie du Limousin, elle s’intéresse à l’expression de l’<em>ethos</em> des artistes dans le design graphique des sites web. Devenue enseignante-chercheuse à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Limoges, elle développe une sémiotique du design numérique. Elle fonde en 2012 la revue internationale <em>Interfaces numériques </em>où l’évolution consumériste des technologies est en question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces années-là, elle lit <em>Les Battements du temps</em> puis <em>Retrouver l’Aube</em>. Ces deux ouvrages du biologiste Jean-Claude Ameisen provoquent un déclic&nbsp;: &nbsp;le désir de comprendre ce qui, dans nos aptitudes perceptives, nous relie à l’<em>oikos</em>, terme grec qui a donné le préfixe «&nbsp;éco&nbsp;» désignant notre maison terrestre, vivante. Nicole Pignier développe alors un courant français de l’écosémiotique, une discipline qui questionne les bases vivantes de nos aptitudes perceptives&nbsp;; les dynamiques organiques, corporelles comme notre verticalité, nos échanges sensoriels avec l’extérieur, les rythmes… Son compagnonnage en lieux paysans l’a conduite à cette découverte&nbsp;: un paysage anthropisé (re)devient nourricier pour les humains et la terre/Terre quand nous nous ajustons à lui en laissant s’exprimer notre base vivante au lieu de la nier, de l’oublier en nous enfermant dans des mondes techno-symboliques d’où émergent un non-sens, une anesthésie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="626" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png" alt class="wp-image-38038" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-300x183.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-768x470.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-650x397.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-150x92.png 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Avec Laurent Pénicaud, paysan, ferme Terra libra, Linards, Haute-Vienne, nous déambulons au sein de ses paysages nourriciers, début 2022.&nbsp;Photo Nicolas Fay.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’écosémiotique revisite le lien entre science et société</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Nicole Pignier n’est pas militante, elle a la conviction profonde que l’avenir de notre monde dépend du soin que nous portons à nos aptitudes perceptives qui nous permettent de «&nbsp;co-énoncer avec le vivant&nbsp;» sans anthropomorphisme. Pour ce faire, elle sonde le lien à l’<em>oikos</em> dans les initiatives paysannes, qui, entre Limousin et Béarn, cultivent des semences paysannes et élèvent des espèces animales rustiques. S’inspirant pour sa méthodologie de François Laplantine, sociologue, et de Tim Ingold, anthropologue, elle travaille en compagnonnage avec les paysannes, paysans. Elle s’imprègne des actes, des lieux fréquentés, des paroles des paysans,&nbsp;elle mise sur le temps long, parfois plus de dix ans de coopération, elle est attentive aux porosités entre les mondes paysans, culturels, éducatifs, elle coopère à des rencontres paysannes dans des théâtres, cinémas, lieux publics, déambulations extérieures comme les sentiers mégalithiques. Elle fait alterner moments d’imprégnation, d’analyse où elle explore les limites, les ambiguïtés, les forces résilientes, de restitution et reprise. Elle est attentive aux cheminements individuels et collectifs, en accord avec le processus de la vie&nbsp;; jamais fixé dans une identité stable mais en perpétuel devenir.&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/nicole-pignier-paysanne-dans-lame/">Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Rémy Pénard – Du mail art au «Stampoem»</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 10:02:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mail artist et fondateur du «stampoem». Portrait d’un artiste hors cadre et poète agité de la terre limougeaude. L’octogénaire Rémy Pénard nous vient tout droit de l’usine à l’instar de l’écrivain Joseph Ponthus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><em>Mail artist et fondateur du « stampoem ». Portrait d’un artiste hors cadre et poète agité de la terre limougeaude. L’octogénaire Rémy Pénard nous vient tout droit de l’usine à l’instar de l’écrivain Joseph Ponthus.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par&nbsp;Lauren Caujolle, Maxime Gelineau Coste, Jean Erian Samson, Assanatou Sanfo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;T’as qu’à dessiner.&nbsp;» C’est ce qu’a répondu la mère de Rémy Pénard lorsqu’il lui «&nbsp;cassait les pieds&nbsp;» à l’âge de six ans. Depuis, il n’a jamais arrêté ses dessins. Tout a commencé avec des croquis sur des feuilles volantes. Puis, passionné des correspondances et collectionneur de timbres, à douze ans il exprime son art sur des enveloppes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em>Je ne savais pas que ça s’appelait le Mail art. Je disais que je faisais des envois postaux<em>.&nbsp;</em>»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>De la côte maritime à la terre du Limousin : une effervescence créatrice</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">À vingt-deux ans, il quitte sa terre natale des Sables‑d’Olonne pour rejoindre Limoges, historiquement refuge des artistes militants persécutés. De 1966 à 2000, il travaille à l’usine Renault Véhicules Industriels pour faire des essais sur les moteurs AMX-30, sans oublier de dessiner. Ce n’est qu’en 1972 qu’il s’exerce au Mail art, concept né en 1962 de l’Américain Ray Johnson. La particularité de sa pratique de l’art postal repose sur le <em>stampoem</em> dont il est l’inventeur, appellation validée par son acolyte, l’artiste et professeur anglais <a href="https://www.johnfurnival.com/">John Furnival</a>. On entend par <em>stampoem</em> une poésie visuelle qui mobilise du collage et des tampons. Un aficionado de Rémy Pénard, <a href="https://ericbabaud.over-blog.com/2020/09/les-stampoems-de-remy-penard.html">Éric Babaud</a>, remarque que&nbsp;: «&nbsp;Ses courriers oblitérés véhiculent son travail artistique, des <em>stampoems</em>.&nbsp;» Dans les années 1980, il est sollicité en tant que producteur délégué en poésie de la chaîne télévisée France 3. Sa carrière s’intensifie avec ce temps fort en 2003 lorsqu’il est invité à la 50<sup>e</sup>&nbsp;Biennale de Venise pour exposer ses travaux aux côtés de deux autres artistes français : Julien Blaine et Lauranne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="680" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem.jpg" alt class="wp-image-38005" style="width:616px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem.jpg 680w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-199x300.jpg 199w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-650x979.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-150x226.jpg 150w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px"><figcaption class="wp-element-caption">Rémy Pénard, <em>Fougère à moustache</em>, 2023, Stampoem.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Le Sécateur</em>, une revue poétique qui « fait chanter le mot révolution dans la forêt »</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Tous les courants majeurs, essentiels du <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle, étaient minoritaires et se sont toujours développés autour d’une revue, lieu fictif de rencontres », affirme le critique d’art et créateur de revues <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/inter/2005-n91-inter1120238/45783ac.pdf">Michel Giroud</a>. Rémy Pénard, artiste hors-cadre, poète agité, a lui aussi eu recours à la fin des années 1970 à l’objet «&nbsp;revue&nbsp;» pour diffuser la poésie et renforcer le réseau artistique international déjà initié par le Mail art. Il fonde donc la revue poétique <em>Le Sécateur</em>. Active de 1979 à 1986, cette revue apériodique a connu vingt-deux volumes dont sept en grand format et quinze sous forme d’une page, comme pour revenir à la métaphore de « feuilles volantes » de son enfance. L’écrivain Robert Sabatier avait même déclaré qu’on pouvait faire de la poésie dans de belles revues reliées mais aussi sur une feuille de papier et la distribuer, la rendant ainsi accessible.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’avenir du Mail art face aux enjeux numériques</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Retraité et vingt mille réalisations plus tard, Rémy Pénard continue pleinement son activité. Mais à l’ère du numérique, il se montre rassurant sur l’avenir du Mail art : « Tant que La Poste voudra acheminer du courrier et le pourra, ce sera possible. Car avec l’art postal, tout peut voyager, tout peut être art. »</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/remy-penard-du-mail-art-au-stampoem/">Rémy Pénard – Du mail art au «Stampoem»</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>L’interdisciplinarité vue par Anne Julien-Vergonjanne</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2022 10:11:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anne Julien-Vergonjanne est chercheuse, spécialiste de l'électronique et des télécommunications au laboratoire Xlim de l'université de Limoges. Présentation de ses recherches et de son parcours.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Anne Julien-Vergonjanne est professeure de classe exceptionnelle à l’université de Limoges à l’École d’ingénieurs Ensil-Ensci avec la spécialité électronique et télécommunications – ELT. Elle est également chercheuse au laboratoire Xlim où elle dirige l’axe Systèmes et réseaux intelligents (SRI,Sycomore) et encadre plusieurs thèses sur le sujet de la transmission optique sans fil (Li-Fi). Elle est aussi directrice de l’École doctorale Sciences et ingénierie des systèmes, mathématiques, informatique (Sismi).<br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce qui a été un déclencheur chez moi, c’est le premier pas sur la Lune, j’étais petite et j’ai été réveillée en pleine nuit pour voir ça. Je crois que ça a été un bouleversement.» </p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en ces mots qu’Anne Julien-Vergonjanne raconte la naissance de son envie de faire des sciences. Passionnée par la musique, elle s’intéresse aux ondes dès son plus jeune âge. Cette passion l’a conduite à faire des études en électronique, électrotechnique et automatique (EEA) qu’elle réalise dans l’ensemble à Limoges.<br>Elle soutient une thèse dans le domaine de l’électromagnétisme, toujours au sein de l’université de Limoges, sous la direction du professeur Pierre Guillon. Durant son doctorat, elle occupe un poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) au sein de l’université de Poitiers. À l’issue de ce dernier, elle obtient un poste de maître de conférence (MCF) dans cette université où elle continue de travailler sur l’électromagnétisme.<br>Quelques années plus tard, souhaitant se rapprocher de son conjoint, elle demande une mutation à l’université de Limoges. «Ça a été long pour le rejoindre, la mutation n’était pas possible. J’ai alors décidé de changer de domaine de recherche et j’ai quitté le monde de l’électromagnétisme pour le traitement du signal.» Ainsi, elle peut rejoindre l’université de Limoges où elle passe son habilitation à diriger des recherches (HDR) et où elle travaille encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Cette capacité à s’adapter aux contraintes est un marqueur de sa carrière. En effet, Anne Julien-Vergonjanne participe à de nombreux projets interdisciplinaires, avec les sciences et techniques, le domaine de la recherche en sport ou encore la santé. Elle participe à la chaire «e‑santé, bien vieillir et autonomie», dont l’objectif est d’utiliser l’e-santé pour promouvoir le bien-vieillir et l’autonomie des personnes âgées en utilisant des technologies innovantes.<br>La chaire multidisciplinaire dirigée par le gériatre Achille Tchalla réunit cinq laboratoires dans les domaines de la médecine, du droit, de l’économie, de la technologie, de la sociologie et de la sémiotique.<br>Anne Julien-Vergonjanne y développe des systèmes de communication pour suivre l’activité des personnes âgées fragiles afin de les inciter à pratiquer une activité physique.<br>Cette interdisciplinarité n’est cependant pas toujours facile dans le monde de la recherche académique. La chercheuse témoigne de deux problèmes qu’elle rencontre régulièrement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>«L’important, c’est d’être à l’écoute.»</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut être difficile de dialoguer entre personnes de domaines très différents et n’ayant pas le même parcours : il n’est pas rare d’avoir des notions totalement inconnues pour l’un ou de rencontrer un terme ayant deux définitions très différentes selon la communauté. Cependant, ce problème se résout facilement en étant à l’écoute de l’autre, en faisant des efforts de communication entre les différents membres, «il faut beaucoup discuter». «La deuxième difficulté, c’est la manière dont la recherche est évaluée.» Lors des recherches interdisciplinaires, il est courant qu’il n’y ait pas d’apport clair dans tous les domaines concernés par le projet. Comme la recherche scientifique implique de publier ses travaux lors de conférences et dans des revues pour la plupart spécialisées dans un domaine précis, il devient alors compliqué de soumettre ses contributions pour certains des acteurs. Cette difficulté à publier peut alors être un frein pour recruter des chercheurs ou des étudiants sur ces projets. Il est donc essentiel de bien identifier les différents apports possibles pour chaque domaine. Les projets interdisciplinaires deviennent de plus en plus courants dans le monde universitaire comme la chercheuse l’indique.<br><br>Selon elle, l’un des aspects importants pour la recherche scientifique est la motivation, l’envie d’approfondir les connaissances sur un sujet. Il est nécessaire de se poser des questions, d’analyser les travaux antérieurs sur ce sujet et de réfléchir à la manière dont on peut l’améliorer en imaginant de nouveaux outils. Pour Anne Julien-Vergonjanne , faire une thèse est une occasion unique pour apprendre la recherche. Transmettre ses connaissances à ses étudiants, qu’ils continuent à travailler dans son domaine de recherche et apprendre d’eux sont ses principales motivations.<br>Tous les postes qu’elle occupe demandent une grande quantité d’heures de travail et elle fait son possible pour équilibrer le temps consacré à ses différentes responsabilités. «Cependant, il ne faut pas rêver, on travaille même les week-ends.»</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linterdisciplinarite-vue-par-anne-julien-vergonjanne/">L’interdisciplinarité vue par Anne Julien-Vergonjanne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Quand la lumière réfléchit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 14:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<category><![CDATA[optique]]></category>
		<category><![CDATA[photonique]]></category>
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		<category><![CDATA[Xlim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil de recherche européen a publié le nom des lauréats du projet Starting Grant de l’année 2020. Parmi eux se trouve Benjamin Wetzel, chercheur en photonique, qui raconte la nature de son projet.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Iseult Le Roux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est ce que la photonique ? Il s’agit de la science de la lumière (<em>photos</em> en grec) et de ses photons, ses particules. Cette science est partout, et sert dans de multiples domaines qui vont de l’industrie médicale au domaine spatiale en passant par les smartphones ou le génie militaire. Les lasers ou la fibre optique relèvent de ce champ. C’est un domaine lié à l’optique qui analyse la réponse de matériaux à forte puissance au contact des photons&nbsp;: une énergie concentrée dans le temps et l’espace et son évolution de lumière dans le temps pour comprendre, contrôler et guider la lumière et ainsi améliorer tous les aspects du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit du domaine d’étude de Benjamin Wetzel, chargé de recherche à l’institut Xlim (CNRS et université de Limoges), lauréat à la bourse <em>Starting Grant </em>de l’appel de l’ERC (European research council). Ce programme soutient des projets pensés comme innovants, à haut risque et à haut gain, et c’est la première fois que l’université de Limoges compte un bénéficiaire dans ses rangs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Benjamin Wetzel propose le projet Streamline (<em>Smart phoTonic souRces harnEssing Advanced Multidimensional Light optimization towards machIne-learNing-Enhanced imaging</em>, sources photoniques intelligentes : contrôle avancé des propriétés multidimensionnelles de la lumière pour des applications en imagerie optimisée par apprentissage automatique, pour les francophones), qui lui vaut cette bourse en 2020. Le budget octroyé pour les cinq années de recherche exploratoire servira dans le domaine des ressources humaines et la gestion d’un équipement expérimentale.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Effet papillon</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe est d’utiliser la photonique dans le domaine de l’imagerie, afin de créer une «&nbsp;imagerie intelligente&nbsp;». Cela se ferait au travers de puces photoniques intégrées, pour créer une source optique reconfigurable, en fonction des longueurs d’onde et de la matière, pour s’adapter au meilleur de la situation. Cela peut passer par la création d’un spectre de couleur avec de la lumière blanche et le contrôle du dit spectre, son recouvrement temporel, ses superpositions, ses déplacements spatiaux, ou la possibilité de changer la focalisation de la lumière. Il s’agit d’un contrôle multidimensionnel pour «sculpter» les effets de propagation de la lumière dans le domaine de l’imagerie afin d’anticiper les résultats. C’est comme l’effet papillon&nbsp;: les battements d’ailes de l’insecte peuvent causer un ouragan de l’autre côté de la planète. L’utilisation de la lumière comme énergie, dans la fibre optique par exemple, a des effets non linéaires qui peuvent être compliqués à anticiper. Le but de l’imagerie intelligente est de contrôler et adapter la source optique pour en tirer le meilleur profit face à chaque situation, prévoir en quelque sorte les conséquences du battement d’ailes du papillon, afin d’y réagir au mieux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En savoir plus :<br><a href="https://www.unilim.fr/recherche/2020/10/14/interview-benjamin-wetzel-laureat-de-la-bourse-starting-grant-de-lerc/">https://www.unilim.fr/recherche/2020/10/14/interview-benjamin-wetzel-laureat-de-la-bourse-starting-grant-de-lerc/</a></p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/quand-la-lumiere-reflechit/">Quand la lumière réfléchit</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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