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	<title>Nouvelle-Aquitaine - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Nouvelle-Aquitaine - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Glen Baxter – Ultime frisson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Luc Terradillos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:28:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[La revue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Glen Baxter s’est éteint le 29 mars 2026 à Londres. Récit d’une longue histoire avec cet artiste exceptionnel qui a sublimé les saveurs de notre région dans le Safari historico-gastronomique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Glen Baxter s’est éteint le 29 mars 2026 à Londres. Récit d’une longue histoire avec cet artiste exceptionnel qui a sublimé les saveurs de notre région dans le Safari historico-gastronomique.</strong></p>



<p>Par Jean-Luc Terradillos</p>



<p><strong>Que se passe-t-il dans <em>Atlas</em>&nbsp;?</strong></p>



<p>Sur une aile d’avion, Jeannette est en «classe touriste», un géologue dompte des vers luisants, un vieux cow-boy ne supporte pas l’analyse néo-lacanienne, un plus jeune grimpe aux arbres à la vue d’une plaquette de poésie contemporaine, un gentleman tresse la longue barbe d’un comparse, Harry devient pénible avec son index magique… À cela s’ajoute un inventaire des «grandes catastrophes culinaires de notre temps» et des «grands fiascos de notre temps»&nbsp;: Robert saute par la fenêtre pour ne pas avoir à affronter une autre moussaka.</p>



<p>Cet album loufoque est dessiné en noir et blanc&nbsp;; le trait délicieusement suranné, comme dans les comics d’aventure et de SF des années 1930–1950. Il fourmille de ces héros populaires mais ici l’histoire est condensée en une page&nbsp;: un dessin et une phrase qui fait disjoncter l’image. Assurément, c’est du Glen Baxter&nbsp;!</p>



<p><em>Atlas</em> est son premier livre publié en français, en 1983 au Dernier Terrain vague, que nous avons déniché quelques années plus tard chez un bouquiniste poitevin. Choc intense. Début d’une longue histoire.</p>



<p>En 1987 au musée des Sables‑d’Olonne, Didier Semin présente la première exposition de Glen Baxter en France. «Fantastic&nbsp;!» Deuxième choc. De retour à Poitiers, Dominique Truco décide d’aller le voir à Londres et de l’inviter au Confort Moderne. En 1991, elle organise le Glen Baxter French Tour, avec trois autres lieux, à Rennes, Mulhouse, Dole.</p>



<p>«À quoi sait-on que l’on est dans une exposition de Glen Baxter ? Aux éclats de rire des visiteurs», constate Dominique Truco.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="534" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2.jpg" alt class="wp-image-45470" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2-768x513.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2-650x434.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-au-confort-moderne-1991-v2-150x100.jpg 150w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Glen Baxter au Confort Moderne en 1991, avec le T‑shirt que Dominique Truco a fait éditer par Martine Laydet qui deviendra sa galeriste en France (Martine et Thibault de la Châtre) jusqu’en 2016 (puis Isabelle Gounod jusqu’en 2026). «“Pour moi, la fenêtre est un motif très connoté sur le plan symbolique”, éructa Cody.» Photo Jean-Luc Terradillos.</figcaption></figure>



<p>Cow-boys, collégiens à queue de canidé, explorateurs de l’empire britannique&nbsp;dans des situations inhabituelles, incongrues, troublantes&nbsp;: «Pour générer cet état de stupéfaction, dit-il, j’avais besoin de figures archétypales pour les extraire de leur contexte. Tout le monde connaît les cow-boys mais la juxtaposition du cow-boy et de l’art contemporain, cela crée un frisson. À ce moment-là se produit quelque chose comme une éruption volcanique ou un tremblement de terre. Instantanément, vous êtes forcé d’imaginer la logique de l’histoire, d’inventer comme un écrivain ou un peintre, d’essayer de produire du sens parce c’est non-sens.»</p>



<p>Chez Glen Baxter, le décalage est inné. Il a souvent raconté qu’enfant il était bègue, handicap qui le plaçait toujours un peu à côté, à distance, en toute innocence. Quand il fréquente l’école des Beaux-Arts de Leeds (1960–1965), c’est le règne de l’abstraction et du pastiche de l’expressionnisme abstrait américain. Mais il préfère Giorgio de Chirico et les collages de Max Ernst. Quand il découvre Dada, le surréalisme, André Breton, un champ mental s’ouvre à lui&nbsp;: «J’ai réalisé que j’étais déjà un surréaliste à l’âge de 16 ans.» Puis les livres de Raymond Roussel lui révèlent un monde où «tout semble étrange mais reste intensément logique», comme la sculpture dans un grain de raisin ou la statue d’Emmanuel Kant roulant sur des rails en mou de veau…</p>



<p>En 1974, Larry Fagin et Ron Padgett l’invitent à participer au Poetry Project, à New York. Sa lecture ne laisse pas indifférent. Félicitations de Harry Mathews, membre de l’<a href="https://www.oulipo.net/fr/oulipiens/hm">Oulipo</a>. Et dans la foulée, première exposition personnelle de ses dessins, à la Gotham Book Mart Gallery.</p>



<p>C’est à New York que Glen Baxter sympathise avec <a href="https://le-tripode.net/livre/edward-gorey/une-anthologie">Edward Gorey</a> qui lui conseille judicieusement d’abandonner la poésie et de persévérer dans le dessin. Bien vu !</p>



<p><strong>Symphonie de fromages de chèvre</strong></p>



<p>Comme dans un de ses livres, notre première rencontre est explosive. Non parce qu’il n’a pas lu le Raymond Roussel de Michel Foucault, mais parce que le restaurant poitevin où nous dînons est réputé à l’époque pour ses fruits de mer, son charriot de fromages et ses vins de Loire, chenins <em>of course </em>: explosion de saveurs&nbsp;!</p>



<p>Glen Baxter se souviendra toujours de cette «symphonie de fromages de chèvre». En sortant, il croit voir une météorite dans la vitrine d’un crémier. Nous lui expliquons que cette noire concrétion est comestible, qu’il s’agit d’un tourteau fromagé. Notre amitié est désormais scellée ce mardi 12 mars 1991 à 20 h 27 précises. Une lecture bilingue de <em>Ma Vie</em> est prévue le lendemain, jour du vernissage de l’exposition au Confort Moderne. «Pas la peine de prévoir beaucoup de chaises, dit-il, il y avait quatre personnes à New York et encore moins à Londres lors de mes dernières lectures.» Erreur&nbsp;! Il faut rajouter des chaises pour accueillir une centaine de personnes dont bon nombre d’étudiants de la fac d’anglais.</p>



<p>Autre surprise&nbsp;: Dave Stewart, en rupture avec Annie Lennox – exit Eurythmics –, vient donner un concert au Confort Moderne avec son nouveau groupe, The Spirituals Cowboys. Quand il découvre les cow-boys de Glen Baxter aux prises avec l’art contemporain, il achète la moitié de l’exposition. Du jamais vu&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="800" height="566" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2.jpg" alt class="wp-image-45472" style="width:800px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2-300x212.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2-768x543.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2-650x460.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-route-chabichou-2-150x106.jpg 150w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Pour la biennale de Melle en 2003, la poche en papier destinée à emballer les fromages de chèvre de la<a href="https://routedesfromagesdechevre.fr/la-Route-du-Chabichou"> Route du chabichou</a>.</figcaption></figure>



<p>En 1999, nous lui demandons d’imaginer l’an 3000 pour <em>L’Actualité Poitou-Charentes </em>qui, ainsi, s’associe à «L’art d’être au monde», projet lancé à Poitiers par Dominique Truco et finalement réalisé à Melle en 2003. L’idée du Safari historico-gastronomique nous est venue après un <em>road trip</em> en Poitou-Charentes, du Poitou à l’île de Ré via La Rochelle, Les Demoiselles de Rochefort, la maison de Pierre Loti. Un trio se forme avec la complicité de Denis Montebello, qu’il va parfois mettre en scène en Sergent Montebello, et du photographe Marc Deneyer, pour la rubrique Saveurs de <em>L’Actualité</em>. Après Fruits of the World in Danger et Glen Baxter’s Gourmet Guide, il avait suffisamment d’expérience pour commencer cette nouvelle série.</p>



<p>Nous n’entrons dans aucune stratégie commerciale ou touristique. C’est pour la beauté du geste. S’il arrive que Glen Baxter s’intéresse à un produit bien connu, comme le chabichou ou le beurre d’Échiré, c’est parce qu’il les achète chez son crémier à Londres, au Borough Market. Notons que sa cave est bien garnie en vins français grâce à un troc avec un importateur, Yapp Brothers, dont il illustre le catalogue.</p>



<p>Pas de grands discours entre nous mais une conversation ininterrompue, le plus souvent via le fax puis Internet, en partageant ces petits riens de la vie quotidienne, ces instants de bonheur qui font le sel de la vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="533" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie.jpg" alt class="wp-image-45486" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/pineau-farci-poitevin-copie-150x100.jpg 150w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Invité aux Gastronomades en 2005, Glen Baxter expose le Safari historico-gastronomique au Théâtre d’Angoulême. Lors de cette nouvelle étape, il est intronisé chevalier de la confrérie du franc pineau qu’il salue ensuite avec un dessin lunaire.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie.jpg" alt class="wp-image-45484" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/foucault-fondu-creusois-copie-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie.jpg" alt class="wp-image-45485" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/marmite-melon-eau-copie-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="573" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2.jpg" alt class="wp-image-45474" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2-300x215.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2-768x550.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2-650x466.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_beurre_echire_ns_2_v2-150x107.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"></figure>



<p><strong>Voyages extraordinaires dans l’orbite d’une assiette</strong></p>



<p>Chaque dessin est le résultat d’une expérience gustative, littéraire ou épistolaire. Parfois il s’agit de saveurs disparues (le non-autorisé de Nueil-les-Aubiers, la marmite huguenote, le pain romain…), oubliées (les crêpes dures comme à Châtellerault, le cul de mulet, le poirion, la confiture de vieux garçon…), rarissimes (la jonchée, la fressure, la mique, le scofa, la grimolle, le petatou…), de nature archéologique (comme la seiche moitrée de l’île de Ré dont nous a parlé Jacques Boucard, ou le dail, ou la carotte-remède du docteur Amy Félix Bridault exhumée par le conservateur de la bibliothèque universitaire de La Rochelle…), des inventions (les escargots à l’ortie du restaurant Les Glycines à Melle, le trépaïs, le pain à la drèche, la fôte des bergères, le marbré, la moutarde de Lencloître…). Certains mets pourraient d’ailleurs entrer dans la série des «grands fiascos culinaires». Le plus souvent il s’agit de curiosités culinaires – les qualifier de «gastronomiques» serait un peu fort – qui viennent réactiver un patrimoine en sortant des balises strictement conventionnelles pour l’ériger en objet d’art comestible, avec un brin de folie douce et savoureuse. En tout cas c’est de la cuisine familiale, gourmande, pas compliquée – ce qui s’inscrit parfaitement dans l’optique du <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/actualite093/">Repas gastronomique des Français</a>, classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie.jpg" alt class="wp-image-45480" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/bouilliture-kintoa-copie-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="533" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie.jpg" alt class="wp-image-45481" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/broye_poitou-copie-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Le broyé du Poitou ne doit pas être découpé mais brisé d’un coup de poing sur la table (ou de pied). Musée Sainte-Croix de Poitiers, 12 juin 2010. Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<p>En 2015, la fusion des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes en Nouvelle-Aquitaine ouvre de nouvelles pistes au Safari historico-gastronomique, allant jusqu’au Pays basque, région déjà sillonnée par Glen Baxter.</p>



<p>Les personnages ont des prénoms qui sonnent<em> vintage</em>, comme André, Claudine, Didier, Dominique, Ferdinand, Françoise, Jany, Jean-Luc, Jean-Pierre, Marielle, Martine… Nous traduisons les textes sans fioritures, en faisant appel de temps en temps à Fred Derey-Viaud, Pascale Drouet et Denis Montebello. Et parfois nous glissons un clin d’œil à des figures familières, comme Gilles Clément, Frédéric Chauvaud, Ulysse Dubois, Liliane Jagueneau, Alain Quella-Villéger, Michel Foucault…</p>



<p>La première exposition des dessins publiés dans chaque édition de <em>L’Actualité</em> est organisée par Dominique Truco en 2003 à la Biennale internationale d’art contemporain de Melle, suivent les expositions au Centre international de poésie Marseille en 2004, à Châtellerault via Gildas Le Reste et l’école d’arts plastiques en 2005, aux Gastronomades d’Angoulême en 2005, au lycée Kyoto à Poitiers en 2011, au salon des Littératures européennes de Cognac en 2014.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="455" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014.jpg" alt class="wp-image-45477" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014-300x171.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014-768x437.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014-650x370.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_montebello_cognac_2014-150x85.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">À Cognac en 2014, Glen Baxter est invité par Anne-Lise Dyck-Daure au salon des Littératures européennes pour une exposition du Safari et un échange que nous menons avec Françoise Barbin-Lécrevisse et Denis Montebello. Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="534" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017.jpg" alt class="wp-image-45473" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017-768x513.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017-650x434.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_bayonne_2017-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Pour la foire au jambon de Bayonne, en 2017, Glen Baxter a dessiné l’affiche, les pochettes en papier et les gobelets. Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005.jpg" alt class="wp-image-45476" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_manguel_mondion_2005-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Glen Baxter et Alberto Manguel à Mondion, dans la Vienne, devisant sur le Safari historico-gastronomique en 2005. Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<p>Mais l’apothéose reste «L’expédition Baxter en Poitou-Charentes» durant l’été 2010 à Poitiers, avec le Safari et quantité d’autres œuvres réunies par Dominique Truco – 179 au total – exposées en divers sites (galerie Louise-Michel, maison de l’architecture, musée Sainte-Croix, Espace Mendès France, CRDP, librairie La belle aventure) et murs de la ville.</p>



<p>Dans le livre édité à cette occasion, Alberto Manguel qualifie Glen Baxter de «singulier anthropologue-gastronome» qui «explore et savoure les pratiques et représentations culinaires vernaculaires les plus secrètes, les plus humbles jusqu’au plus renommées».</p>



<p>Haro sur la standardisation&nbsp;! Célébrons la diversité des terroirs et de leurs inventions&nbsp;qui nous font frissonner de plaisir&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="520" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie.jpg" alt class="wp-image-45483" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie-300x195.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie-768x499.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie-650x423.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/expedition_baxter_2010-copie-150x98.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Fred Derey-Viaud imitant le colonel Baxter en 2010 lors du vernissage de «L’expédition Baxter» à Poitiers (sérigraphie réalisée par Gérard Adde à l’école d’art de Châtellerault). Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010.jpg" alt class="wp-image-45479" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_ukulele_2010-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Convergence de ukulélés le 12 juin 2010 en l’honneur de Glen Baxter, grand amateur de cet instrument et du <a href="https://www.ukuleleorchestra.com/">Ukulele Orchestra of Great Britain</a>. Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="556" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution.jpg" alt class="wp-image-45471" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution-300x209.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution-768x534.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution-650x452.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter-brunet-evolution-150x104.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Dessin reproduit sur une grande bâche fixée sur une façade de l’Espace Mendès France en 2010. Le professeur Michel Brunet a donné son accord pour entrer dans la légende.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010.jpg" alt class="wp-image-45478" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/baxter_parking_effia_2010-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">Parking Effia à la gare de Poitiers en 2010. La conquête de l’Ouest&nbsp;: «Quelle vue époustouflante, pensa Kit. Il doit y avoir de la place pour garer au moins 800 000 voitures.» Photo J.-L. T.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="582" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010.jpg" alt class="wp-image-45482" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010.jpg 800w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010-300x218.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010-768x559.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010-650x473.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2026/04/carte-baxter-2010-150x109.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px"><figcaption class="wp-element-caption">La carte des saveurs en 2010. Depuis la création de la région Nouvelle-Aquitaine en 2015, le Safari historico-gastronomique a effectué 28 étapes pour autant de nouveaux dessins. Depuis l’an 2000, les gambades exubérantes de Glen Baxter l’ont mené un peu partout. La table est bien garnie. On rêve qu’un musée l’adopte dans ses collections.</figcaption></figure>



<p><strong>Bibliographie</strong></p>



<p><em>Le Safari historico-gastronomique</em> en Poitou-Charentes, livre bilingue avec un texte d’Alberto Manguel, un entretien avec Glen Baxter, 46 dessins, publié par <a href="https://editionsatlantique.com/">Atlantique</a> à l’occasion de l’exposition de Poitiers en 2010 (épuisé).</p>



<p>Articles publiés dans <em>L’Actualité </em>écrits par Didier Semin (<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/actualite089/">n° 89</a>, p. 112–113), Grégory Vouhé (<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/actualite093/">n° 93</a>, p. 122–124), Jean-Pierre Mercier (<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/lactualite-poitou-charentes-n100/">n° 100</a>, p. 69).</p>



<p>Leporello de <em>L’Actualité</em> pour l’exposition de Châtellerault, 2005 : «Glen Baxter et le sens du non-sens», texte de Jean-Jacques Salomon.</p>



<p>Leporello de <em>L’Actualité </em>pour la biennale de Melle, 2003 : texte de Denis Montebello.<br>Fascicule du Confort Moderne, 1991, «Glen Baxter», texte de Didier Semin.</p>



<p>Exposition Glen Baxter à la galerie Semiose, à Paris, du 23 mai au 20 juin 2026.</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/glen-baxter-ultime-frisson/">Glen Baxter – Ultime frisson</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Manger sans danger : des extraits du n°141</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 17:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La revue]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[biologie]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[neurosciences]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois articles tirés de "Manger sans danger", le numéro 141 de l'Actualité Nouvelle-Aquitaine.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/manger-sans-danger-des-extraits-du-n141/">Manger sans danger : des extraits du n°141</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> numéro 141 (hiver-printemps 2026) tisse les liens entre enjeux de nutrition et de production alimentaire, tout en ouvrant ses pages à mille et une saveurs. « Manger sans danger » met en avant des recherches menées sur tout le territoire de la Nouvelle-Aquitaine, en santé publique, neurosciences, agronomie, écologie, histoire… <br><br>Nous vous proposons trois articles en accès libre, reflet de cette diversité d’approches et témoignant de l’implication de l’université de Poitiers dans cette revue. Il y est question des principes derrière la fermentation, de l’épidémie galopante d’obésité ou encore des risques posés par la résistance aux antibiotiques et aux antifongiques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« Quand les antibiotiques ne suffisent plus », article de Myriam Azizi, Claid Bounga, Antoine Dedaldechamp et Durel Steiner Babissat Ngouma, étudiants à l’université de Poitiers dans le master Sciences du médicaments et produits de santé (sous la direction de Julien Buyck et Kévin Brunet). <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710f7cf576d2bcd&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div></li>



<li>« Une nouvelle pandémie silencieuse », article de Dawn Ferrant Colas avec Luc Pellerin, professeur en biologie cellulaire à l’université de Poitiers, praticien hospitalier et directeur du laboratoire Irmetist. <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710240b515a6e99&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div></li>



<li>« Kombucha, kéfir, kimchi… késako ? », article de Yann Héchard, professeur de microbiologie à l’université de Poitiers, chercheur au laboratoire Écologie et biologie des interactions (UMR CNRS 7267). <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=0034767108000f769c73b&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div></li>
</ul>



<p>La revue est disponible sur notre site (rubrique <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/">La Revue</a>) ainsi qu’à l’Espace Mendès France et dans de nombreux kiosques et librairies de la région.</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/manger-sans-danger-des-extraits-du-n141/">Manger sans danger : des extraits du n°141</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>La guerre sous toutes ses formes : des extraits du n°140</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yoann Frontout]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 13:13:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La revue]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine numéro 140 (été-automne 2025) est toujours disponible sur notre site (rubrique La Revue) ainsi qu’à l’Espace Mendès France et dans de nombreux kiosques et librairies de la région. « De la guerre » interroge les limites de ce que le terme peut recouvrir et entrecroise histoires de sièges et de batailles – de la Préhistoire à l’époque actuelle – avec des analyses géopolitiques contemporaines, des approches artistiques et une plongée dans la recherche et développement en matière de défense. Tout ceci à travers un regard pluridisciplinaire et ancré sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine.Nous vous proposons trois articles en accès libre, rédigés par des chercheurs de l’université de Poitiers et reflets de la diversité des approches et des formats présents dans ce numéro : « Les Etats-Unis et la guerre », article de Julien Zarifian, professeur en civilisation nord-américaine (États-Unis) à l’université de Poitiers. « Trois jours dans un sous-marin nucléaire d’attaque », article de Nicolas Moinet, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de l’université de Poitiers et membre du laboratoire Cerege. « La Guerre des mondes : un imaginaire du désastre », article de Gilles Menegaldo, professeur émérite de littérature américaine et de cinéma à l’université de [...]</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/la-guerre-sous-toutes-ses-formes-des-extraits-du-n140/">La guerre sous toutes ses formes : des extraits du n°140</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> numéro 140 (été-automne 2025) est toujours disponible sur notre site (rubrique <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/">La Revue</a>) ainsi qu’à l’Espace Mendès France et dans de nombreux kiosques et librairies de la région. « De la guerre » interroge les limites de ce que le terme peut recouvrir et entrecroise histoires de sièges et de batailles – de la Préhistoire à l’époque actuelle – avec des analyses géopolitiques contemporaines, des approches artistiques et une plongée dans la recherche et développement en matière de défense. Tout ceci à travers un regard pluridisciplinaire et ancré sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine.<br><br>Nous vous proposons trois articles en accès libre, rédigés par des chercheurs de l’université de Poitiers et reflets de la diversité des approches et des formats présents dans ce numéro :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« Les Etats-Unis et la guerre », article de Julien Zarifian, professeur en civilisation nord-américaine (États-Unis) à l’université de Poitiers.  <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710d3fe9ca86b99&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div></li>



<li>« Trois jours dans un sous-marin nucléaire d’attaque », article de Nicolas Moinet, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de l’université de Poitiers et membre du laboratoire Cerege.  <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=0034767102b36c5ba617c&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div> </li>



<li>« La Guerre des mondes : un imaginaire du désastre », article de Gilles Menegaldo, professeur émérite de littérature américaine et de cinéma à l’université de Poitiers.  <div style="text-align: center; width:480px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=0034767103fb14891d1e3&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;clickTo=public&amp;clickTarget=_self&amp;clickToUrl=&amp;autoFlip=0&amp;mode=mini&amp;wmode=transparent" width="480" height="300" style="width:480px;height:300px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div> </li>
</ul><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/la-guerre-sous-toutes-ses-formes-des-extraits-du-n140/">La guerre sous toutes ses formes : des extraits du n°140</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Martin Aurell rejoint Aliénor d’Aquitaine</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 10:51:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En hommage à Martin Aurell, grand médiéviste mort subitement à son domicile dans la nuit du 7 au 8 février, nous publions l’un des nombreux entretiens qu’il nous a accordés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>En hommage à Martin Aurell, grand médiéviste mort subitement à son domicile dans la nuit du 7 au 8 février, nous publions l’un des nombreux entretiens qu’il nous a accordés.</em></p>



<p>Professeur d’histoire du Moyen Âge à l’université de Poitiers depuis 1994, au Centre d’études supérieures de civilisation médiévale qu’il a dirigé de 2016 à 2022, Martin Aurell était un spécialiste des pouvoirs, de la société et de la culture de l’empire Plantagenêt et en Méditerranée occidentale.</p>



<p>Son dernier ouvrage paru est consacré à <em>Aliénor d’Aquitaine. Souveraine femme</em> (coll. «Grandes Biographies», Flammarion, 2024), une somme d’érudition qui se lit comme un roman. Le personnage s’y prête mais, surtout, l’historien apportait un soin tout particulier à l’écriture. L’appareil critique est considérable, notamment parce qu’il intègre l’historiographie britannique&nbsp;: «Aliénor, aquitaine de naissance et reine de France, mais aussi reine d’Angleterre, où elle a vécu plus d’années que sur le continent, se trouve à la croisée de deux longues traditions nationales et scientifiques dont il importe de comprendre et d’exploiter les caractéristiques propres. Combiner la méthode anglaise, issue de l’empirisme, à la française, redevable du rationalisme, ne peut qu’aboutir à un résultat équilibré.»</p>



<p>C’était toujours un plaisir de s’entretenir avec cet homme d’une rare élégance, au verbe clair, précis, bienveillant, dont l’immense savoir n’avait rien d’écrasant, au contraire il agissait comme un stimulant.</p>



<p>Nous avons publié cet entretien dans <em>L’Actualité</em> n° 111, en janvier 2016, au moment de la fusion des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine en Nouvelle-Aquitaine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="808" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2.jpeg" alt class="wp-image-38597" style="width:507px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2.jpeg 808w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2-237x300.jpeg 237w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2-768x973.jpeg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2-650x824.jpeg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/martin-aurell-ph-mytilus-2002-v2-150x190.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 808px) 100vw, 808px"><figcaption class="wp-element-caption">Martin Aurell en 2002 quand il publie <em>L’Empire des Plantagenêt (1154–1224)</em>. Photo Mytilus.</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>La grande Aquitaine d’Aliénor</strong></h2>



<p><strong>Entretien Jean-Luc Terradillos</strong></p>



<p><strong>L’Actualité. – Peut-on trouver un ancrage historique à cette grande Aquitaine qui, en 2016, résulte de la fusion avec le Poitou-Charentes et le Limousin&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p><strong>Martin Aurell. –</strong> Une grande Aquitaine correspond à peu près à l’actuelle région, c’est le royaume d’Aquitaine créé par Charlemagne pour son fils Louis le Pieux. La géographie de cette nouvelle région ne me semble pas absurde, à part le fait qu’il n’y ait pas la Vendée qui, historiquement, fait partie du Poitou.</p>



<p>Il serait vain de chercher à établir un déterminisme géographique car les territoires sont toujours des constructions politiques et culturelles, mais on peut faire remonter la structure connue au Moyen Âge jusqu’aux tribus gauloises, via les Romains qui respectaient assez bien le tissu local conquis afin de mieux le gouverner.</p>



<p><strong>Ce territoire correspond aussi à celui de Guillaume IX le Troubadour, comte de Poitiers et duc d’Aquitaine, qui cherche à étendre son domaine et qu’il a parfois du mal à maîtriser…</strong><strong></strong></p>



<p>Guillaume IX veut le comté de Toulouse pour avoir un accès à la mer Méditerranée. En 1094, il se marie à Philippa, fille du comte de Toulouse, puis il conquiert la ville en 1098 et s’y installe afin de faire valoir ses droits sur la ville et le comté, qu’il perdra une dizaine d’années plus tard.</p>



<p>Peu de temps après son mariage avec Aliénor d’Aquitaine et sans doute poussé par elle, Louis VII fait une campagne contre Toulouse&nbsp;: un échec. Et quand elle est mariée à Henri II Plantagenêt, celui-ci lance à son tour une campagne contre Toulouse, en 1159, tentative d’expansion qui se soldera par l’annexion du Quercy.</p>



<p>Au nord de l’Aquitaine, la querelle très ancienne et viscérale avec l’Anjou s’éteint par le mariage d’Aliénor avec Henri II qui est comte d’Anjou.</p>



<p>En revanche en Aquitaine, les sires sont très indépendants, prompts à prendre les armes pour se révolter contre le duc. Au sud de la Garonne, le territoire est morcelé en une multitude de vicomtés, de sorte que les ducs d’Aquitaine ont maille à partir avec l’aristocratie gasconne qui est difficile à maîtriser parce qu’elle est habituée à fonctionner de façon autonome dans ses seigneuries, dans ses principautés territoriales.</p>



<p>En Poitou, le pouvoir de quelques grandes familles est presque équivalent à celui des ducs d’Aquitaine&nbsp;: les Lusignan qui deviendront rois de Jérusalem, de Chypre et d’Arménie, les Parthenay l’Archevêque (leur nom garde la trace d’un ancêtre qui fut archevêque de Bordeaux), les très puissants vicomtes de Thouars, les vicomtes de Châtellerault, les Taillefer d’Angoulême dont une fille, Isabelle, deviendra reine d’Angleterre en épousant Jean sans Terre (1200). Dans la grande révolte de 1242 contre Alphonse de Poitiers, Henri III d’Angleterre, qui est le fils d’Isabelle d’Angoulême, est allié aux Lusignan. Entre l’Angleterre et la France, les sires poitevins sont habiles parce qu’ils savent jouer sur les deux tableaux. Pour obtenir davantage de marges de manœuvre, de liberté ou de moyens, ils peuvent passer des alliances avec le roi d’Angleterre pour se battre contre le roi de France, puis faire l’inverse. Ils y gagneront une mauvaise réputation. Au Moyen Âge, on associe souvent les Poitevins aux traîtres à cause de ce côté changeant qui est la logique politique de l’aristocratie locale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="582" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2.jpg" alt class="wp-image-38599" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2-300x171.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2-768x437.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2-650x369.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/02/vignaud_cathedrale-061_v2-150x85.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Détail du grand vitrail de la Crucifixion de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (XII<sup>e</sup> siècle). Aliénor et Henri II Plantagenêt sont agenouillés, offrant un vitrail. Les quatre fils sont représentés de part et d’autre. Photo Christian Vignaud.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Les seigneurs poitevins jouent-ils des alliances France-Angleterre jusqu’à la fin du Moyen Âge&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Au contraire, le Poitou est très loyaliste vis-à-vis des Valois pendant la guerre de Cent Ans. Quand Paris est occupée par les Anglais, l’université vient se réfugier à Poitiers. Jean de Berry reconquiert Poitiers et son petit-neveu Charles VII s’y installera plus tard. Finalement, c’est toute la vallée de la Loire qui fait preuve d’une grande fidélité au roi de France. Le Poitou subira les conséquences de la guerre de Cent Ans de façon terrible par la présence des routiers – des mercenaires – et par la bataille de Nouaillé-Maupertuis en 1356 où le roi Jean le Bon est fait prisonnier par le Prince Noir dont les troupes remontaient du sud. Ainsi, par rapport à la Gascogne, le Poitou bascule définitivement du côté de la France à partir du <span class="smallcaps">xiv</span><sup>e </sup>siècle.&nbsp;</p>



<p><strong>Lorsque l’Aquitaine est intégrée à la couronne d’Angleterre, comment le duc affirme-t-il son pouvoir&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>En 1154, Henri II devient roi d’Angleterre et sa femme Aliénor d’Aquitaine, reine. Henri II a essayé de contrôler étroitement le duché de son épouse, mais cela a fini mal pour lui&nbsp;: la grande révolte de 1173 menée par Aliénor et ses fils. Les moyens d’action du duc sur le Poitou sont toutefois peu efficaces. Il essaie d’installer quelques Anglo-Normands aux postes de pouvoir, mais sans beaucoup de succès car la noblesse locale et les communes réclament d’être aux affaires.</p>



<p><strong>Quand on évoque l’Aquitaine, c’est souvent Aliénor qui est citée. Comment expliquer cela&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Depuis le <span class="smallcaps">xvii</span><sup>e </sup>et le <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e </sup>siècle, Aliénor fait l’objet de romans qui profitent surtout de sa mauvaise réputation – tout à fait infondée – qui en fait un personnage sulfureux. Dernièrement, il y eu quelques romans dont un exceptionnel, à mon avis, celui de Clara Dupont-Monod, <em>Le Roi disait que j’étais diable</em> (Grasset &amp; Fasquelle, 2014). C’est un travail littéraire d’analyse psychologique fictive mais l’auteur a mis un point d’honneur à respecter ce que l’on sait d’Aliénor d’après les dernières recherches. Par exemple, elle ne la présente pas comme succombant au charme de son oncle Raymond d’Antioche, ni a aucun autre tentation d’adultère du reste. C’est romancé, je n’en conseillerais pas la lecture à mes étudiants comme livre d’histoire, mais c’est un grand roman, ne serait-ce que par son travail sur la langue, et le jury du Goncourt qui l’a placé parmi ses finalistes ne s’y est pas trompé.</p>



<p><strong>Donc si on associe aussi facilement Aliénor à l’Aquitaine c’est parce qu’elle est romanesque&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Aliénor hérite de l’Aquitaine et l’apporte à son mari. C’est, d’une certaine façon, sa dot. D’autre part, sa vie est effectivement romanesque. Aliénor est allée à la croisade, elle a parcouru une grande partie de l’Occident notamment pour réunir la rançon de Richard lorsque celui-ce était tenu en captivité par l’empereur du Saint-Empire. C’est une grande dame&nbsp;!</p>



<p>Au <span class="smallcaps">xix</span><sup>e </sup>siècle, dans l’historiographie bourgeoise qui met en avant l’émancipation urbaine, elle est liée aux communes libres. Le grand vitrail de la mairie de Poitiers (commandé en 1874) met en scène Aliénor en train d’accorder les libertés aux Poitevins.</p>



<p>Rien que d’avoir été successivement reine de France puis reine d’Angleterre, c’est fascinant. Elle a eu des enfants comme Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre dont tout le monde a entendu parler. Si l’on cherche une femme importante au Moyen Âge, à part Jeanne d’Arc, je ne vois personne qui soit aussi connue, aussi forte, aussi rayonnante qu’Aliénor d’Aquitaine.</p>



<p><strong>Que retenir de l’action d’Aliénor en Aquitaine&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Qu’aussi faible soit sa marge de manœuvre, une femme, même dans une société traditionnelle comme la médiévale, peut toujours s’affirmer, voire s’émanciper, y compris en politique.</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/martin-aurell-rejoint-alienor-daquitaine/">Martin Aurell rejoint Aliénor d’Aquitaine</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Du livre aux moutons</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 12:01:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>



<p><strong>Par Louis Tissot, Clément Mommessin et Andrei Cherkasov</strong></p>



<p>«&nbsp;À l’époque, je ne voyais pas très bien ce que je pouvais faire en recherche. J’étais incertaine, comme beaucoup d’étudiants&nbsp;», se remémore Dominique Taurisson-Mouret. Cette affirmation peut paraître surprenante tant son parcours est marqué par la recherche académique.</p>



<p>Tout commence… par deux années en faculté de chimie à l’université de Limoges, puis Dominique Taurisson-Mouret décide de se réorienter en histoire car elle se rend compte que la chimie est pour elle «&nbsp;très très ennuyeuse&nbsp;». Elle effectue alors cinq années d’études dans sa région natale, obtient son diplôme d’études approfondies (DEA), qui est l’équivalent du master actuel, et commence une thèse en histoire médiévale. Cependant, n’étant pas certaine de vouloir être enseignante-chercheuse, elle décide de se réorienter vers les métiers du livre, et passe avec succès le concours de bibliothécaire en livres anciens.</p>



<p>Sa carrière professionnelle débute à Limoges et se poursuit dans le sud de la France, à Nîmes. Malgré son épanouissement – «&nbsp;je pouvais lire tous les livres que j’avais envie de lire&nbsp;» – elle estime que les horizons de la fonction restent limités.</p>



<p>Un nouveau changement de voie est donc nécessaire&nbsp;: «&nbsp;J’ai passé le concours CNRS parce que je me suis aperçue qu’il n’y avait que la recherche qui m’intéressait.&nbsp;» Ainsi, après avoir réussi ce concours, elle devient ingénieure de recherche au Centre national de recherche scientifique où elle effectue de l’accompagnement à la recherche et des recherches en Histoire.</p>



<p>Son premier poste est au Centre d’étude du <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle à Montpellier où elle débute ses travaux historiques sur&nbsp; «&nbsp;l’emprise française&nbsp;» dans le monde, plus spécifiquement en Russie et dans les pays de l’Est.</p>



<p>Après quelques années dans l’Hérault, elle rejoint les bords de la Méditerranée et l’Unité mixte de recherche (UMR) sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles (Shadyc) qui est devenue le Centre Norbert Elias. Au sein de ce laboratoire marseillais, elle croise son approche historique avec des chercheurs et chercheuses de disciplines variées (sociologie, anthropologie, etc.). Cette ouverture suscite un intérêt particulier chez elle et sera le fil rouge de la suite de sa carrière.</p>



<p>En effet, après la cité phocéenne, c’est à Montpellier qu’elle retourne confronter son approche historique à une autre discipline en rejoignant l’UMR Dynamiques du droit. Les dix années passées avec des juristes et historiens-juristes lui permettent d’aborder une nouvelle approche, cette fois-ci juridique, dans ses recherches en histoire.</p>



<p>Puis, l’envie de rentrer au pays se fait sentir. C’est à Limoges qu’elle décide de continuer son parcours en rejoignant Géolab. Ainsi en retournant sur ces terres d’origine, cela lui permet de confronter encore une fois son approche historique à une nouvelle discipline : la géographie !</p>



<p>La carrière de Dominique Taurisson-Mouret est ponctuée par différentes étapes dans plusieurs villes. Le cœur de sa recherche est une approche historique nourrie, au fil du temps, par des disciplines variées. «&nbsp;Je n’ai jamais travaillé dans un laboratoire où l’histoire était la dominante&nbsp;», ce qui résume parfaitement son parcours «&nbsp;assez tortueux&nbsp;».</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/du-livre-aux-moutons/">Du livre aux moutons</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 09:51:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes. Professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges, elle vient de publier <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs.</em></p>



<p><strong>Par Brice Etoundi Ondoa, Elsa Fleur Miyo’o Mintsa, Fatima-azahrae Tairi</strong></p>



<p>Nicole Pignier est professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges et auteure de <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs</em> (Connaissances et savoirs, 2023). Dans cet ouvrage, elle explore ce qui, de la graine au paysage, fait lien nourricier entre les humains, la terre/Terre et tous les vivants. Partant de ses recherches participatives liées aux initiatives paysannes contemporaines, elle apporte des indicateurs nouveaux pour faire (agri)culture nourricière de paysages, de relations, de créativité, d’une économie à la mesure de la terre/Terre et non plus dans la démesure. Portrait d’une chercheuse scientifique au parcours atypique et dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>



<p>Nicole Pignier a grandi dans les campagnes limousines&nbsp;: «&nbsp;Ce sont les lieux paysans qui m’ont élevée.&nbsp;C’est au pied des arbres que j’étudiais la philosophie.&nbsp;» Elle&nbsp;contribue aux travaux de la ferme familiale, vit les tensions entre résistance paysanne forte de ses savoirs situés mais dépendante d’intermédiaires et adoption de la logique agro-industrielle fondée sur le profit à tout prix. Cette dernière impose ses volontés aux plantes, en partant des semences, appauvrit le sol, incite les exploitants à oublier les complexités vivantes qui les relient à la terre/Terre. Au lieu de cela, pour chaque arbre qu’ils coupent, les paysans qui tentent de résister portent un point d’honneur à en planter d’autres, ils expriment un avis critique sur l’arrachage des haies, l’utilisation massive des engrais et produits de synthèse. Elle se souvient d’ailleurs d’Amédée, ce paysan qui disait&nbsp;en parlant de certains voisins : «&nbsp;Ils nous feront bouffer de la merde&nbsp;!&nbsp;» avec un son accent typique du Limousin. Cette réalité va semer en Nicole Pignier la graine de ses recherches en écosémiotique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une carrière à contre-courant</strong></h4>



<p>Au parcours nourri de multiples passions, la chercheuse débute en littérature en tant qu’enseignante de Lettres dans le secondaire, dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle rédige un mémoire de maîtrise sur l’imaginaire dans la trilogie de Pan de Jean Giono puis un mémoire de DEA en littérature médiévale. De retour en Limousin, elle fait un doctorat en sémiotique littéraire. Sa thèse questionne la manière dont les correspondances épistolaires amoureuses de philosophes des Lumières épris de liberté, justice, sciences et art renouvellent le romanesque. Par la suite, enseignante de communication à l’Institut universitaire de technologie du Limousin, elle s’intéresse à l’expression de l’<em>ethos</em> des artistes dans le design graphique des sites web. Devenue enseignante-chercheuse à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Limoges, elle développe une sémiotique du design numérique. Elle fonde en 2012 la revue internationale <em>Interfaces numériques </em>où l’évolution consumériste des technologies est en question.</p>



<p>Ces années-là, elle lit <em>Les Battements du temps</em> puis <em>Retrouver l’Aube</em>. Ces deux ouvrages du biologiste Jean-Claude Ameisen provoquent un déclic&nbsp;: &nbsp;le désir de comprendre ce qui, dans nos aptitudes perceptives, nous relie à l’<em>oikos</em>, terme grec qui a donné le préfixe «&nbsp;éco&nbsp;» désignant notre maison terrestre, vivante. Nicole Pignier développe alors un courant français de l’écosémiotique, une discipline qui questionne les bases vivantes de nos aptitudes perceptives&nbsp;; les dynamiques organiques, corporelles comme notre verticalité, nos échanges sensoriels avec l’extérieur, les rythmes… Son compagnonnage en lieux paysans l’a conduite à cette découverte&nbsp;: un paysage anthropisé (re)devient nourricier pour les humains et la terre/Terre quand nous nous ajustons à lui en laissant s’exprimer notre base vivante au lieu de la nier, de l’oublier en nous enfermant dans des mondes techno-symboliques d’où émergent un non-sens, une anesthésie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="626" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png" alt class="wp-image-38038" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-300x183.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-768x470.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-650x397.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-150x92.png 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Avec Laurent Pénicaud, paysan, ferme Terra libra, Linards, Haute-Vienne, nous déambulons au sein de ses paysages nourriciers, début 2022.&nbsp;Photo Nicolas Fay.</figcaption></figure>



<p><strong>L’écosémiotique revisite le lien entre science et société</strong></p>



<p>Si Nicole Pignier n’est pas militante, elle a la conviction profonde que l’avenir de notre monde dépend du soin que nous portons à nos aptitudes perceptives qui nous permettent de «&nbsp;co-énoncer avec le vivant&nbsp;» sans anthropomorphisme. Pour ce faire, elle sonde le lien à l’<em>oikos</em> dans les initiatives paysannes, qui, entre Limousin et Béarn, cultivent des semences paysannes et élèvent des espèces animales rustiques. S’inspirant pour sa méthodologie de François Laplantine, sociologue, et de Tim Ingold, anthropologue, elle travaille en compagnonnage avec les paysannes, paysans. Elle s’imprègne des actes, des lieux fréquentés, des paroles des paysans,&nbsp;elle mise sur le temps long, parfois plus de dix ans de coopération, elle est attentive aux porosités entre les mondes paysans, culturels, éducatifs, elle coopère à des rencontres paysannes dans des théâtres, cinémas, lieux publics, déambulations extérieures comme les sentiers mégalithiques. Elle fait alterner moments d’imprégnation, d’analyse où elle explore les limites, les ambiguïtés, les forces résilientes, de restitution et reprise. Elle est attentive aux cheminements individuels et collectifs, en accord avec le processus de la vie&nbsp;; jamais fixé dans une identité stable mais en perpétuel devenir.&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/nicole-pignier-paysanne-dans-lame/">Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Des larmes aux bassines, quelques extraits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 00:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[amibes]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[larmes]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[Poitiers]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez quelques articles du numéro De l'eau, avec des chercheurs de l'université de Poitiers.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous proposons quelques articles à découvrir du numéro 136 de la revue <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> sur l’eau (été-automne 2023) écrits par des chercheurs de l’<a href="https://www.univ-poitiers.fr/">université de Poitiers</a>. Vous pouvez toujours acquérir la revue en librairies, à l’Espace Mendès France ou <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-136-special-eau/" data-type="link" data-id="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-136-special-eau/">en ligne</a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« Salut les amibes » par Vincent Delafont, Ascel Samba et Yann Héchard, enseignants-chercheurs au laboratoire EBI (CNRS, Université de Poitiers).</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710bd15afb9baf4&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div>



<ul class="wp-block-list">
<li>«Nécessité des larmes », par Frédéric Becq, professeur en physiologie, laboratoire PRéTI, Université de Poitiers.</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710648eb09c720c&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div>




<ul class="wp-block-list">
<li>« Politique de gestion de l’eau. Le mieux est l’ami du moins », par Benoît Grimonprez, professeur de droit, CECOJI, Université de Poitiers.</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe loading="lazy" src="//v.calameo.com/?bkcode=0034767106eea3ef621c8&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/des-larmes-aux-bassines-quelques-extraits/">Des larmes aux bassines, quelques extraits</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Rencontre avec Michelle Perrot – 15 mai à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Morel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Mendès France]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chauvaud]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Perrot]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec l'historienne Michelle Perrot à la Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris pour évoquer son livre d'entretiens avec l'historien Frédéric Chauvaud et le numéro Chambres de la revue L'Actualité Nouvelle-Aquitaine.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/rencontre-avec-michelle-perrot-15-mai-a-paris/">Rencontre avec Michelle Perrot – 15 mai à Paris</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="ensavoirplus"><strong>Héloïse Morel</strong>, rédactrice pour&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>&nbsp;et&nbsp;<strong>Jean-Luc Terradillos</strong>, rédacteur en chef de la revue, vont rencontrer&nbsp;<strong>Michelle Perrot</strong>&nbsp;à la Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris le<strong>&nbsp;lundi 15 mai de 18h à 20h</strong>.<br><em>Maison de la Nouvelle-Aquitaine, 21 rue des pyramides, Paris 1er.</em><br><em>Métro Pyramides lignes 7 et 14.</em></p>
</blockquote>



<p>Historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris Cité. Si elle a grandi dans le Paris populaire de l’entre-deux guerres et qu’elle habite toujours la capitale, Michelle Perrot a eu l’occasion aussi plusieurs fois de dire son appartenance à la campagne de la Vienne puisqu’elle rejoignait, enfant, pour l’essentiel de ses vacances, Moncontour de Poitou (86) où son arrière-grand-père était marchand de bois. Son cœur est donc aussi en Nouvelle-Aquitaine !</p>



<p>L’historienne du féminisme a publié deux livres d’entretiens en début d’année, l’un mêlant théories et autobiographie :&nbsp;<em><a href="https://www.grasset.fr/livres/le-temps-des-feminismes-9782246830276">Le temps des féminismes</a></em>&nbsp;(Grasset, janvier 2023), l’autre avec l’historien Frédéric Chauvaud à propos de la question carcérale<em>&nbsp;: <a href="https://pur-editions.fr/product/9404/punir-et-comprendre">Punir et Comprendre</a></em>&nbsp;(PUR, coll. Epures, février 2023).</p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="490" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/9404.jpeg" alt class="wp-image-37255" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/9404.jpeg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/9404-184x300.jpeg 184w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/9404-150x245.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px"><figcaption class="wp-element-caption"><em>Punir et comprendre</em>, entretiens avec Frédéric Chauvaud, épures, PUR, 2023.</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p>Enfin, son travail dans&nbsp;<em><a href="https://www.seuil.com/ouvrage/histoire-de-chambres-michelle-perrot/9782020892797">Histoire de chambres</a></em>&nbsp;(Seuil, La librairie du XXIe siècle, 2009) a inspiré <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-134-special-chambres/">le numéro 134 de&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em></a>, la revue scientifique éditée par l’<a href="https://emf.fr/">Espace Mendès France</a>.</p>



<p>Cette rencontre est une opportunité précieuse de partager le savoir et la réflexion de Michelle Perrot, de (re)découvrir son travail et de faire connaissance avec la revue&nbsp;<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>, désormais semestrielle, et dont la nouvelle édition (135 – janvier 2023) est consacrée aux forêts.</p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis.jpg" alt class="wp-image-37256" width="460" height="604" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis.jpg 780w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis-229x300.jpg 229w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis-768x1008.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis-650x853.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/couv-actu-134-bis-150x197.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px"><figcaption class="wp-element-caption"><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em>, Chambres, dans le sillage de Michelle Perrot, de l’alcôve au banc d’essai, n° 134, été-automne 2022.</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>



<p>Achats et dédicaces sur place.<br><strong>Rencontre ouverte à toutes et tous <a href="https://www.nouvelle-aquitaine.paris/detail-agenda/372-rencontre-avec-michelle-perrot-nouvelle-date.html">sur inscription ici</a></strong></p>
</blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/rencontre-avec-michelle-perrot-15-mai-a-paris/">Rencontre avec Michelle Perrot – 15 mai à Paris</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Humanistes en Nouvelle-Aquitaine avec Violaine Giacomotto-Charra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 14:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[humanistes]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Montaigne]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[université de Bordeaux Montaigne]]></category>
		<category><![CDATA[Violaine Giacomotto-Charra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Violaine Giacomotto-Charra, professeure de littérature à l’Université Bordeaux Montaigne et directrice du Centre Montaigne, évoque le projet de recherche sur les humanistes de Nouvelle-Aquitaine et son parcours.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/humanistes-en-nouvelle-aquitaine-avec-violaine-giacomotto-charra/">Humanistes en Nouvelle-Aquitaine avec Violaine Giacomotto-Charra</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Violaine Giacomotto-Charra dirige le <a href="https://centre-montaigne.huma-num.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre Montaigne de l’Université de Bordeaux Montaigne</a> où elle est professeure de littérature. Elle présente son projet de recherche Humana (Humanistes Aquitains / Humanisme aujourd’hui en Nouvelle-Aquitaine), soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine et dont elle expose les différentes aspirations. Elle révèle la manière dont s’est développée le projet en abordant quelques figures humanistes telles que le poète Gabriel de Lurbe ou Guillaume du Bartas et en définissant leurs trajectoires. Enfin, Violaine Giacomotto-Charra évoque les recherches en cours et ce qu’il reste à faire. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les humanistes en Nouvelle-Aquitaine - rencontre avec Violaine Giacomotto-Charra" width="650" height="366" src="https://www.youtube.com/embed/L0U6zx4Lhnk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Dans une seconde vidéo, Violaine Giacomotto-Charra évoque les déclics de son parcours qui l’ont orienté vers l’histoire des sciences et la littérature du <span class="smallcaps">xvi</span><sup>e</sup> siècle. Elle évoque le hasard qui l’a conduit vers l’étude du milieu savant local dans le cadre de son programme de recherches sur les humanistes en Nouvelle-Aquitaine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Déclic de Violaine Giacomotto-Charra" width="650" height="366" src="https://www.youtube.com/embed/1akNlLXw_mY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Retrouvez la conférence de Violaine Giacomotto-Charra &amp; Anne Bouscharain “<a href="https://youtu.be/5KhiNsn2uAw">Un médecin lettré au temps de Montaigne</a>”.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/humanistes-en-nouvelle-aquitaine-avec-violaine-giacomotto-charra/">Humanistes en Nouvelle-Aquitaine avec Violaine Giacomotto-Charra</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>L’Inrap pour l’histoire</title>
		<link>https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linrap-pour-lhistoire/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=linrap-pour-lhistoire</link>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2022 17:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[archéozoologie]]></category>
		<category><![CDATA[Bordeaux]]></category>
		<category><![CDATA[carpologie]]></category>
		<category><![CDATA[fouilles]]></category>
		<category><![CDATA[inrap]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
		<category><![CDATA[université de Bordeaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Institut national de recherches archéologiques préventives fête ses 20 ans. Entretien avec la directrice interrégionale en Nouvelle-Aquitaine et Outre-Mer, Gracy Pradier-Guldner.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linrap-pour-lhistoire/">L’Inrap pour l’histoire</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Bastien Florenty</strong></p>



<p><strong>L’Institut national de recherches archéologiques préventives fête ses 20 ans. Il est un acteur incontournable du monde de l’archéologie. Depuis sa création, en Nouvelle-Aquitaine, l’Inrap est intervenu à 4&nbsp;259 reprises pour sonder et fouiller les sols. Retour sur ses missions et son fonctionnement avec la directrice interrégionale Gracy Pradier-Guldner.</strong></p>



<p>En 20 ans, ce sont 3&nbsp;801 diagnostics et 458 fouilles qui ont été effectuées en Nouvelle-Aquitaine. L’Inrap est un établissement public placé sous la double tutelle du ministère de la culture et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. L’organisation territoriale se répartit en huit délégations régionales et interrégionales dont celle de Nouvelle-Aquitaine et Outre-Mer (NAOM) dirigée par Gracy Pradier-Guldner. Elle se compose des douze départements de Nouvelle-Aquitaine mais aussi de La Réunion, de Mayotte, de La Martinique, de la Guadeloupe, de Saint-Martin, de Saint-Barthélémy et de la Guyane. Les territoires d’outre-mer et la Nouvelle-Aquitaine sont liés par des traditions d’échanges économique et universitaire, notamment entre les universités bordelaises et antillaises comme en témoigne le décret du 27 juin 1947 qui rattache l’enseignement supérieur des Antilles à l’université de Bordeaux. Traditionnellement de nombreux étudiants d’outre-mer remplissent les rangs des amphithéâtres néo-aquitains.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un devoir de mémoire</strong></h4>



<p>L’archéologie est la discipline scientifique qui étudie les traces de la présence humaine au cours du temps, pour nous permettre de comprendre l’évolution des civilisations en renseignant les pratiques. «C’est une véritable discipline citoyenne qui s’appuie sur l’histoire locale et éclaire nos sujets de société actuels, l’environnement, l’alimentation, les migrations, l’évolution de l’urbanisme, les questions ethniques ou religieuses», affirme Gracy Pradier-Guldner.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="677" height="450" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/4673_vignette_restauration-copie.jpg" alt class="wp-image-36122" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/4673_vignette_restauration-copie.jpg 677w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/4673_vignette_restauration-copie-300x199.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/4673_vignette_restauration-copie-650x432.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/4673_vignette_restauration-copie-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px"><figcaption>Remontage, en laboratoire, de fourreaux d’épées gauloises retrouvées dans le sanctuaire de Tintignac à Naves (Corrèze), 2005. Photo Patrick Ernaud, Inrap.</figcaption></figure>
</div>


<p>L’archéologie préventive s’intègre dans le cadre d’aménagements susceptibles de détruire ou de dégrader de potentiels vestiges enfouis, comme un parking sous-terrain, un immeuble, une voie ferrée ou une route, et représente 90 % des fouilles réalisées en France. La première phase est celle du diagnostic, effectuée sur prescription du préfet, et réalisée par un organisme public, que ce soit l’Inrap ou les services d’archéologies des collectivités territoriales. Si le site sondé révèle des vestiges significatifs sur le plan scientifique ou patrimonial, alors l’État, par l’intermédiaire du Service régional d’archéologie ordonne une fouille, c’est le cas dans 20 % des diagnostics. L’aménageur doit alors faire appel à un service agrémenté par l’État qu’il soit public comme l’Inrap, ou privé, afin d’effectuer une fouille. «C’est un domaine ouvert à la concurrence depuis 2003 et nous avons des équipes capables de répondre aux différentes exigences des cahiers des charges scientifiques réalisés par les SRA lors de la prescription de fouilles», précise la directrice. Ces fouilles sont plus conséquentes que les diagnostics et les archéologues passent au peigne fin les différentes couches stratigraphiques qui se sont accumulées avec une abondance de biomasse, et qui conservent les vestiges.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Travail collectif</strong></h4>



<p>«Le travail d’équipe et l’approche interdisciplinaire&nbsp;sont au cœur de l’Inrap, toutes les chronologies sont couvertes par nos équipes et de nombreuses spécialités sont représentées», insiste Gracy Pradier-Guldner. Une fois le travail de terrain effectué, le mobilier est transmis aux différents spécialistes pour qui chaque élément est une information potentielle. Ainsi le carpologue identifie les pratiques alimentaires et agricoles à partir des graines conservées, l’archéozoologue caractérise les espèces animales à partir des os, des cornes ou des dents et l’anthropologue parvient à renseigner le sexe, l’âge, la taille ou encore les causes de la mort à partir des ossements humains présents, s’ils sont convenablement conservés. D’autres études environnementales existent également comme la palynologie, l’anthracologie, la xylologie…</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11841_vignette_villeneuve-sur-lot-2017-pg.jpg" alt class="wp-image-36123" width="518" height="778" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11841_vignette_villeneuve-sur-lot-2017-pg.jpg 668w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11841_vignette_villeneuve-sur-lot-2017-pg-200x300.jpg 200w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11841_vignette_villeneuve-sur-lot-2017-pg-650x976.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11841_vignette_villeneuve-sur-lot-2017-pg-150x225.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 518px) 100vw, 518px"><figcaption>Amphore type Dressel 1, Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Photo Pascale Galibert, Inrap.</figcaption></figure>
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<h4 class="wp-block-heading"><strong>Valoriser le savoir</strong></h4>



<p>Parmi les missions confiées à l’Inrap, outre la réalisation des diagnostics et des fouilles archéologiques, il y a également l’exploitation scientifique de ces résultats ainsi que la contribution à l’enseignement, la valorisation et la diffusion des savoirs. Pour cela, après chaque fouille «le rapport d’opération, orchestré par le responsable de fouille, fruit de la collaboration des différents acteurs doit être rendu dans les deux années post-opération». Il permet de rendre compte des découvertes, mais aussi de commenter les observations et résultats. L’Inrap NAOM contribue à la diffusion du savoir archéologique au sein de la communauté scientifique, en accordant à ses agents en 2020, «environ 2 300 jours afin qu’ils puissent mener à bien leurs projets de recherche, colloque, enseignement, et autres activités en lien avec la recherche», détaille Gracy Pradier-Guldner. Une partie de ses agents sont également rattachés aux laboratoires universitaires, comme Pacéa ou Ausonius à Bordeaux, preuve supplémentaire de l’importance de l’Inrap dans le monde de l’archéologie comme en témoigne la directrice interrégionale&nbsp;: «Pour nous, il est important que nos agents puissent mener des actions de recherche en tant qu’institut national de recherche.»</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe.jpg" alt class="wp-image-36124" width="616" height="410" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe-650x433.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/12322_vignette_panneaux-tip-taupe-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 616px) 100vw, 616px"><figcaption>Animation de sensibilisation à l’archéologie. Photo Pascale Galibert, Inrap.</figcaption></figure>
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<p>Au-delà de leurs échanges entre pairs, la médiation scientifique s’affirme. «La valorisation des savoirs auprès du public le plus large possible prend de plus en plus de place signale-t-elle. Ainsi les sollicitations extérieures sont en&nbsp;constante augmentation, que ce soit de la part des aménageurs, des écoles, des médiathèques ou d’autres acteurs.» En 2020, en France, ce sont 628&nbsp;048 visiteurs qui ont bénéficié d’actions de valorisation de l’Inrap. «Le partage des connaissances est l’occasion d’approfondir la connaissance de nos territoires, d’éclairer notre façon de concevoir la ville aujourd’hui. C’est un enjeu et une mission du service public.» Pour cela, plusieurs événements sont organisés tout au long de l’année. Durant les fouilles, avec la mise en place de journées portes ouvertes, mais également après les opérations avec des conférences ou les journées européennes de l’archéologie qui sont coordonnées par l’Inrap. Elles permettent d’approcher cet univers si évocateur, pourvoyeur de rêve, qui permet d’imaginer la vie de nos ancêtres des siècles voire des millénaires en arrière.</p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578.jpg" alt class="wp-image-36125" width="596" height="398" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578-768x513.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578-650x434.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/11981_vignette_11725-vignette-dsc5578-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 596px) 100vw, 596px"><figcaption>Lors d’une fouille, rien ne doit échapper à l’attention de l’archéologue. Un tamis à grosse maille permet de faire apparaître les plus petits vestiges qui pourraient se cacher dans les sédiments. Un deuxième tamisage à l’eau, encore plus fin, peut être ensuite effectué pour identifier notamment des graines, fruits, noyaux qu’étudiera le carpologue. Ici, lors d’une fouille de l’îlot Renaudin à Angoulême (Charente), l’archéologue tamise des sédiments recelant des vestiges du Paléolithique final. Photo Denis Gliksman, Inrap.</figcaption></figure>
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<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’archéologie préventive pour l’avenir</strong></h4>



<p>La délégation NAOM fluctue entre 220 et 230 salariés, répartis entre les neuf implantations de l’interrégion&nbsp;: 6 centres de recherches archéologiques, à Bègles (Gironde), qui est également le siège de la direction interrégionale, Campagne (Dordogne), Poitiers (Vienne) Limoges (Haute-Vienne), Cayenne (Guyane), Gourbeyre (Guadeloupe) et trois autres sites (Saint-Denis à La Réunion, Le Lamentin en Martinique et Oyster Pond à Saint-Martin). Actuellement un plan de recrutement à l’échelle nationale est mené, 200 agents devraient intégrer l’Institut d’ici deux ans, selon les besoins de chaque délégation régionale / interrégionale. «L’archéologie préventive a une activité importante en France, les découvertes sont fréquentes.» Les aménagements futurs de ce vaste territoire ne contrediront certainement pas Gracy Pradier-Guldner. Ils permettront aux équipes de l’Inrap de mettre au jour le passé présent sous nos pieds, afin de retracer les pas de nos prédécesseurs, pour le plus grand plaisir du public, qui plébiscite ces découvertes.</p>
<p></p><div class="qnimate-post-series-post-content"><div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/20-ans-de-linrap/">20 ans de l’Inrap</a>.</div></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linrap-pour-lhistoire/">L’Inrap pour l’histoire</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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