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	<title>covid19 - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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		<title>Annie Thébaud-Mony – Pour une science «&#160;non asservie&#160;»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Morel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 09:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Thébaud-Mony]]></category>
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		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La reconnaissance des maladies professionnelles est le combat interdisciplinaire mené par la sociologue Annie Thébaut-Mony et l'association Henri Pézerat. Rencontre pour échanger sur santé au travail.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/annie-thebaud-mony-pour-une-science-non-asservie/">Annie Thébaud-Mony – Pour une science « non asservie »</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Héloïse Morel</strong></p>



<p><em>Politiques assassines et luttes pour la santé au travail. Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels</em> sortait en 2021 aux éditions La Dispute. Trois séries d’entretiens menés par les sociologues Alexis Cukier et Hélène Stevens de l’université de Poitiers avec la sociologue du travail Annie Thébaud-Mony. Connue pour son engagement aux côtés du chimiste Henri Pézerat dans la lutte contre l’amiante et la reconnaissance des maladies professionnelles liées à l’exposition à ce matériau, Annie Thébaud-Mony n’a de cesse d’enquêter, d’analyser les risques au travail, la gestion de la santé et d’interroger le rôle des scientifiques dans ces problématiques. La sociologue est venue à Poitiers <a href="https://filmerletravail.org/cine-debat-rouge-2/">en septembre 2022 pour accompagner le film <em>Rouge</em> de Farid Bentoumi, présenté par Filmer le travail</a>. Nous l’avons rencontré.</p>



<p>Le livre retrace le parcours d’Annie Thébaud-Mony à l’aune de l’événement du Covid-19. La situation de la santé publique en France permet un lien avec les premiers terrains d’enquête de la sociologue en Algérie, dans les années 1970, pour comprendre l’accès aux soins des populations en dépit du faible nombre de soignants en période de tuberculose. En comparant avec la France, elle observe une meilleure prise en charge des malades en Algérie – alors que les moyens sont insuffisants et inégaux – tandis qu’en France, l’échec du traitement était supérieur. Le suivi en première ligne des personnels soignants tels qu’infirmières et aides-soignantes permettant un meilleur suivi des malades. «On peut faire beaucoup avec peu de médecins, indique-t-elle. Plusieurs pays n’ont pas les moyens d’avoir des médecins comme nous en avons. Pour autant, ils n’ont pas eu plus de décès pendant le Covid. Cela a été le cas en Algérie avec moins de décès rapportés au nombre d’habitants qu’en France. J’ai fait une observation similaire au Brésil. Dès 1988, le pays modifie sa Constitution et met en place un système unifié de santé avec un maillage sur tout le territoire avec des centres, des agents de santé et la gratuité des soins.» Annie Thébaud-Mony analyse ce qui a perturbé une meilleure prise en charge des malades en France, cette absence de proximité des soignants étant l’une des raisons. Elle évoque également une gestion purement financière et l’absence de données qui permettraient une amélioration du système de santé&nbsp;: «Il y a un paradoxe en France entre l’omniprésence d’une gestion avec des tableurs Excel et l’incapacité des hôpitaux à fournir une vision claire des statistiques de décès et leurs causes. La Commission européenne a d’ailleurs pointé cette déficience. Prenons l’exemple des malades du cancer, nous ne disposons que de registres qui sont fournis par des associations loi 1901 avec une mission de service public. On se trouve alors avec quelques registres de départements, registres qui représentent moins de 25 % de la population. De plus, il nous manque les chiffres de grandes métropoles comme Paris et Marseille… Les chiffres du cancer sont donc une extrapolation de données statistiques qui viennent du Tarn, du Calvados, etc… Ce manque empêche également de faire le lien entre l’incidence des cancers et les lieux de travail mais aussi le milieu dans lequel vivent les personnes touchées. Les facteurs de risque demeurent invisibles, comme l’exposition à des substances toxiques. La mise en place de registre départementaux de cancer est une demande formulée depuis longtemps, y compris par des géographes mais nous n’arrivons pas à l’obtenir.» La sociologue pointe également l’absence de prise en charge des diagnostics de cancer pendant la période du Covid. Les estimations sont de l’ordre de 90 000 cas non diagnostiqués dans un délai raisonnable. «C’est très important… Il s’agit d’un cas sur quatre, ce qui est invraisemblable pour un pays avancé comme la France. C’est également le cas pour les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. J’ai évoqué avec la chercheuse Meredeth Turshen, la situation d’une femme de 40 ans atteinte de la maladie de Parkinson – certainement en lien avec l’exposition à des pesticides. Du jour au lendemain, les soins se sont arrêtés, la dégradation de sa santé est importante et elle n’a jamais récupéré musculairement. Cela ajoute du traumatisme au traumatisme.»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Omission des risques</strong></h4>



<p>Pour bien soigner, il faut comprendre les origines des maladies, les enquêtes menées par Annie Thébaud-Mony et ses collègues ont montré une invisibilisation du travail dans les causes de nombreuses pathologies. Souvent, les médecins et spécialistes de santé publique associent le cancer à des comportements individuels, ce qui omet la responsabilité du travail et <em>in fine</em> de l’employeur. Dans le livre, la sociologue évoque les enquêtes menées auprès des travailleurs marocains des fonderies de Bondy – pour l’industrie automobile – tombés malades du fait des conditions de travail mais qui n’avaient jamais été interrogés sur cela. Or ils étaient confrontés à des molécules cancérogènes comme la cristobalite ou l’amiante et travaillaient dans des conditions difficiles, souvent sans suivi médical régulier et avec peu de formation. Ces travaux menés en interdisciplinarité avec le laboratoire de physico-chimie de Henri Pézerat (CNRS) et régulièrement en lien avec les CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) ont permis de lutter contre l’invisibilisation de certains risques. «Les risques psycho-sociaux ont tendance à prendre le dessus, on parle de souffrances au travail, c’est un raccourci. Il y a une attention portée au burn-out des cadres mais plus on descend dans la hiérarchie du travail, moins les travailleuses et travailleurs sont visibles. Je prends souvent l’exemple des nettoyeuses et nettoyeurs. Ils cumulent les risques toxiques pour lesquels ils n’ont aucune information et une intensité de travail qui augmente. C’est le cas des femmes de chambres d’hôtel, les personnels de la SNCF… On peut également évoquer les ouvriers du nettoyage qui se sont occupés des immeubles, des rues autour de Notre-Dame après l’incendie. On sait que la pollution au plomb est stagnante. Or, il y a eu peu d’informations sur les risques, nous avons communiqué avec l’Union Départementale de la CGT de Paris mais les nettoyeurs se rendaient compte en tordant leur serpillère qu’elle était plus noire que d’habitude. Personne n’avait parlé des risques de l’exposition.»</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene.jpg" alt class="wp-image-37821" style="width:603px;height:402px" width="603" height="402" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene-300x200.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene-768x512.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene-650x434.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/annie-et-helene-150x100.jpg 150w" sizes="(max-width: 603px) 100vw, 603px"><figcaption class="wp-element-caption">Annie Thébaud-Mony et Hélène Stevens lors de la séance <em>Rouge</em> réalisé par Farid Bentoumi (2020) au cinéma Le Dietrich à Poitiers. Rencontre organisée par le festival <a href="https://filmerletravail.org/" data-type="link" data-id="https://filmerletravail.org/">Filmer le travail</a>. Photo FLT.</figcaption></figure>
</div>


<h4 class="wp-block-heading"><strong>De victime à expert</strong></h4>



<p>Au-delà des risques et de la prévention, l’accompagnement de l’association Henri Pézerat se trouve également dans la constitution des dossiers de reconnaissances des maladies professionnelles. Les exemples sont pléthores mais citons le paysan Paul François, intoxiqué au Lasso, un pesticide produit par Monsanto. L’accident a eu lieu en 2004, il a fallu plus de dix ans pour que la responsabilité de l’entreprise soit reconnue par la Justice. Là, le rôle des chimistes, de certains médecins et d’avocats a été la clef. «J’ai intitulé l’un de mes livres <em>La Science asservie</em> (2014), c’est tiré de mon expérience et de celle de Henri Pézerat. En tant que chercheurs, nous étions mal à l’aise de produire de la science pour la science. Nous faisons de la recherche pour que nos résultats servent à quelqu’un. C’est un engagement citoyen, militant, sur les questions de santé au travail. Il était important pour nous, non seulement de lutter avec les travailleurs pour la reconnaissance en maladie professionnelle, mais surtout de leur donner les moyens de s’approprier les connaissances. À la fin, ils deviennent eux-mêmes experts. Pour chaque dossier, l’un des principes de l’association est d’être rigoureux dans l’approche d’un problème. Il s’agit d’une coopération dans la durée entre scientifiques, professionnels de santé et les personnes concernées. Par exemple, nous avons mené tout un travail autour d’une usine de broyage d’amiante à Aulnay-sous-Bois. La méthodologie a été de recenser les victimes, mettre en sécurité le site et constituer le dossier judiciaire. Tout cela se fait en collaboration, l’un des maillons étant les journalistes d’investigation qui permettent de faire sauter le couvercle de l’invisibilité. C’est toute une histoire pour chaque situation car souvent, dans un problème de pollution, cela implique les industriels et les pouvoirs publics. Il faut alors démêler les fils.»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sentinelles collectives</strong></h4>



<p>De son expérience, Annie Thébaud-Mony constate certaines difficultés aujourd’hui pour accéder à des informations. À la question de l’accès aux données scientifiques, elle évoque l’enquête sur le nucléaire qu’elle a menée dans une centrale à Chinon à la suite d’une alerte du CHSCT, inquiet du manque de rigueur dans le suivi dosimétrique des intérimaires et travailleurs sous-traitants. «J’avais accès à plusieurs sources différentes&nbsp;: les officielles, les carnets dosimétriques des travailleurs, les médecins du travail et EDF qui avait mis en place le dosimètre électronique. En réunissant ces sources, on obtenait des éléments sérieux. Or depuis, cela a disparu. Tout est informatisé et les chercheurs n’obtiennent pas les accès si aisément. Les seules données accessibles sont celles officielles gérées par l’institut de radioprotection et de sureté nucléaire qui est une instance étroitement liée à l’industrie nucléaire. Alors qu’il serait préférable d’avoir une instance indépendante en santé publique. De plus les CHSCT ont disparu, ce qui n’aide pas.» Dans ce tableau, s’ajoute la complexité des sources de pollutions. Dans l’affaire de l’incendie de Lubrizol (site classé Seveso) en 2019 à Rouen, un nuage toxique s’est dispersé et une toiture en amiante a été pulvérisée. Les sources de pollution sont multiples. «La plupart des conséquences sont différées mais rien n’est réellement mis en place pour récolter les données et aucun monitoring des pollutions n’a été positionné après l’incendie pour évaluer l’évolution. Or certaines informations sont préoccupantes comme la trace d’hydrocarbures dans le lait maternel après l’accident ou des taux importants de substances toxiques dans les lichens. Mais ce sont des bulles d’informations dans un océan d’ignorance. Au lieu de réfléchir à limiter la pollution, on rend responsables la population avec des recommandations qui sont des injonctions&nbsp;: “vous ne devez pas laisser vos enfants jouer dans le jardin”…»</p>



<p>Au regard des entretiens menés par Hélène Stevens et Alexis Cukier qui croisent son parcours et les problématiques actuelles, on mesure l’importance des collectifs de travail dans un temps long qui ont mené vers des reconnaissances importantes, des changements de loi comme pour l’interdiction de l’amiante en 1997 ou des rencontres dans les luttes. Paul François témoigne dans son propre parcours de la force de ces rencontres et de la nécessité d’un travail rigoureux de recherche pour mener des combats de David contre Goliath dans <em>Un Paysan contre Monsanto </em>(2017), il écrit&nbsp;: «Annie Thébaud-Mony me l’a si souvent répété&nbsp;: “Les procès sont des outils pour faire bouger les lignes, et les travailleurs sont les sentinelles de la santé environnementale”.»</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans le thème des enquêtes sur la santé et l’environnement, l’Espace Mendès France organise <a href="https://emf.fr/ec3_event/superboom-de-rentree-phosphatons-un-avenir-radieux/">une soirée de lancement, le 13 septembre 2023 à partir de 18h30</a>, durant laquelle se tient un plateau radiophonique&nbsp;: Agriculture, nos futurs. Autour de la table se retrouveront les journalistes <strong>Inès Léraud</strong> (<em>France culture</em>, <em>Splann!</em>) et <strong>Morgan Large</strong> (<em>Radio Kreiz Breizh</em>) pour parler de l’enquête sur les algues vertes et l’agro-industrie en Bretagne et la chercheuse <strong>Marie-Laure Decau</strong> qui dirige une ferme expérimentale à l’INRAE de Lusignan. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=cWPJGqu83E0&amp;ab_channel=EspaceMend%C3%A8sFrance">À écouter en direct ou en podcast</a></p>



<p>Suite à ces échanges, dansons avec Superphosphate, bal électrotrad, comme une grosse boum de fin du monde. Avec <strong>Armelle Dousset</strong> (Modulatrix) : accordéon, bidule clavier / <strong>Matthieu Metzger</strong> (Dr Systole) : saxophone sopranino, talking bidule / <strong>Alban Pacher</strong> (Square Boy) : violon, bidule.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/travail-sante.jpeg" alt class="wp-image-37818" style="width:273px;height:437px" width="273" height="437" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/travail-sante.jpeg 638w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/travail-sante-187x300.jpeg 187w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/09/travail-sante-150x241.jpeg 150w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px"></figure>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Pour aller plus loin&nbsp;:</strong></p>



<p><em><a href="https://boutique.editionssociales.fr/produit/annie-thebaud-mony-politiques-assassines-et-luttes-pour-la-sante-au-travail/" data-type="link" data-id="https://boutique.editionssociales.fr/produit/annie-thebaud-mony-politiques-assassines-et-luttes-pour-la-sante-au-travail/">Politiques assassines et luttes pour la santé au travail. Covid-19, cancers professionnels, accidents industriels</a></em>, entretiens avec Annie Thébaud-Mony par Alexis Cukier et Hélène Stevens, éditions La Dispute, 2021.</p>



<p>Le documentaire <em>Les Sentinelles</em> réalisé par Pierre Pézerat en 2016 revient sur les combats de Henri Pézerat, Annie Thébaud-Mony et le parcours de Paul François.</p>



<p><em>La Science asservie</em> de Annie Thébaud-Mony, éditions La Découverte, 2014.</p>



<p><em>Un Paysan contre Monsanto</em> de Paul François, Fayard, 2017.</p>
</blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/annie-thebaud-mony-pour-une-science-non-asservie/">Annie Thébaud-Mony – Pour une science « non asservie »</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Appeler ma famille n’est plus une corvée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 09:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
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		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confinement raconté par des étudiants de l'Université de Poitiers. Aujourd'hui, Aymeline Debonlier raconte son expérience et l'épreuve des sentiments.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Aymeline Debonlier</strong></p>



<p>C’est dans un moment pareil qu’on se rend compte de ce qui est vraiment important. Plusieurs sentiments se bousculent, la peur, l’inquiétude, l’incompréhension. Mais qu’est-t-il vraiment en train de se passer&nbsp;? Le monde entier est à l’arrêt caractérisé par le silence à la fois apaisant et effrayant. Les mots «Covid, virus, mort, pandémie» circulent en boucle dans ma tête, que j’allume la télé ou que je regarde mon téléphone on ne parle que de ça. Logiquement, une paranoïa se met en place, et si ça m’arrivait à moi ou pire encore à quelqu’un de mon entourage&nbsp;? La peur de perdre un être cher s’accentue, est-ce que tout cela va s’arrêter un jour&nbsp;? Les petites choses quotidiennes de la vie qui nous semblaient banales auparavant nous manquent aujourd’hui terriblement. Appeler ma famille n’est plus une corvée et devient un moment réconfortant et rassurant. Même si les discussions tournent un peu en rond étant donné le contexte, je me rends compte que c’est une chance car de nombreuses personnes en sont privées à cause de cette pandémie. C’est là que je commence à rêver de choses simples, un repas où nous serions tous réunis, qu’est-ce que ça ferait du bien&nbsp;!</p>



<p>C’est vrai que les jours passent lentement et se ressemblent. Au début, j’en profite pour me reposer et flâner, mais rapidement l’ennui se fait sentir. Pour fuir cet ennui, je me dis que la meilleure solution est de mettre en place une routine, essayer d’organiser au maximum mes journées. Ce moment signant le début des activités en tout genre, cuisine, sport, nettoyage, jeux de sociétés, jeux vidéo, lecture, musique, films, puzzle, jardinage. Grande habituée de la procrastination, ce n’était plus une excuse valable.</p>



<p>Pendant cette période irréelle, une atmosphère angoissante régnait. Les médias ont commencé à diffuser des aspects plus «positifs» de ce confinement, permettant de s’évader un peu et d’atténuer la peur. Je suis agréablement surprise par l’élan de solidarité que provoque ce confinement. Tous dans la même situation, une espèce d’entraide collective s’est mise en place, bousculant nos habitudes, mais permettant de créer de nouveaux liens, de penser davantage aux autres. On voit également la nature reprendre ses droits, la pollution chuter fortement partout dans le monde. C’était peut-être de ça qu’on avait besoin, d’un électrochoc pour prendre conscience que nous avons tous un rôle à jouer pour sauver notre planète. Vu le temps libre dont nous disposions tous, la mode du «fait maison» était lancée. Et pour une fois, qu’il s’agit d’une mode utile et engagée pourquoi s’en priver&nbsp;? Allez c’est parti pour de nouvelles activités, si je faisais mon pain, mes produits ménagers et cosmétiques, et pourquoi pas du fromage aussi, de la moutarde.</p>



<p>Malgré toutes ces occupations, deux mois c’est plutôt long finalement, je me mets à me plaindre, à râler, mais quand allons-nous enfin nous rendre notre liberté&nbsp;? Puis arriva le jour du déconfinement&nbsp;: le 11 mai 2020, la <em>libération</em>&nbsp;! Rien que de faire une heure de voiture était un vrai plaisir&nbsp;! Et je ne parle pas des retrouvailles avec ma famille et mes amis. C’était comme si on ne s’était pas vu depuis un an. Séparés pendant deux mois, il fallait peut-être cela pour que je me rende compte à quel point je suis chanceuse d’être entourée des gens que j’aime. Le déconfinement c’était un peu comme un retour à notre vie d’avant, avec néanmoins de nouvelles habitudes à prendre. Difficile d’oublier les gestes barrières à respecter&nbsp;: tousser ou éternuer dans son coude, se laver très régulièrement les mains, saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades. Mais ne pas pouvoir se serrer dans les bras n’est même pas si frustrant à côté de la joie procurée de se voir face à face. C’est comme si en une journée j’avais déjà oublié «l’horreur du confinement». Et si, finalement, cette «expérience» avait eu des effets bénéfiques sur moi&nbsp;? L’envie d’être plus présente pour mon entourage, d’aider les autres, de prendre soin de moi, d’être plus écolo, plus ambitieuse, tout cela ressemble fortement à des bonnes résolutions pour la nouvelle année&nbsp;! Mais comme tout le monde le sait, les bonnes résolutions ne durent jamais et les mauvaises habitudes reviennent rapidement. Aujourd’hui, même avec tout l’amour que j’ai pour eux, appeler ma famille est redevenu une corvée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Aymeline Debonlier est étudiante en master 2 microbiologie et immunologie, à l’université de Poitiers.</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cet article a été rédigé dans le cadre d’une formation à l’écriture journalistique (UE Médiation scientifique).</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/appeler-ma-famille-nest-plus-une-corvee/">Appeler ma famille n’est plus une corvée</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>« Si je viens à la pharmacie, c’est pour sortir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 09:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Noémie Prébonnaud est étudiante en pharmacie à l'Université de Poitiers. Elle dresse le portrait de quelques habitués de l'officine pendant le premier confinement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Noémie Prébonnaud</strong></p>



<p>17 mars 2020, marche vers l’inconnu, mise en place des nouvelles réglementations sanitaires, gestion du stress&nbsp;: le nôtre, à la pharmacie, et celui imposé par les autres. Je me souviens encore de cette vague de panique, des patients qui n’arrêtaient pas d’affluer depuis la veille, depuis qu’ils avaient compris que la vie allait changer, et ce, pendant une période indéterminée. Il y avait une file d’attente jusque sur le parking et cela toute la matinée, sans interruption.</p>



<p>12 h, arriva le début d’une nouvelle vie. Le confinement commençait. Il n’aura pas été synonyme d’ennui pour ma part. En effet, il fallait être tous les jours présent à la pharmacie et gérer l’évolution perpétuelle des réglementations sanitaires qui pouvaient aller dans un sens une journée, et dans le sens inverse à la fin de la semaine notamment pour la gestion des masques pour les professionnels de santé. Il fallait aussi gérer la colère et les interrogations des patients quant aux ruptures pour les masques, les gants et les thermomètres ainsi que pour un grand nombre de médicaments. Ils avaient l’impression qu’on les abandonnait et nous étions impuissants.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des inquiétudes variées</strong></h4>



<p>Finalement, le confinement aura été plutôt synonyme de rebondissements avec des profils de patients allant d’un extrême à l’autre.</p>



<p>M<sup>me</sup> B, septuagénaire au visage fermé, cheveux grisonnants et parsemés, des lunettes pour durcir les traits, la démarche dandinante, toujours avec ses sacs à la main. Pas de sourire ni de bonjour au rendez-vous. Une femme plutôt sèche me direz-vous&nbsp;? Et pourtant, M<sup>me</sup> B n’était pas la dernière à vouloir plaisanter. Elle était maligne. Elle m’a confié, avec un petit sourire en coin&nbsp;: «Vous savez, si je viens à la pharmacie, c’est pour sortir.» M<sup>me</sup> B avait trouvé la combine pour détourner le confinement qui était, je crois, plus une contrainte qu’une inquiétude pour elle et ce n’était pas la seule.</p>



<p>Femme de 30 ans, élancée, avec une queue de cheval et le sourire, pas du tout pressée. Elle venait récupérer son traitement immunosuppresseur pour son asthme. J’entendais ma titulaire crier derrière&nbsp;: «Il faut vite servir cette dame, elle est asthmatique sévère.» Elle est venue lui rappeler qu’elle était une personne à risque et qu’il fallait qu’elle limite ses sorties mais, en réalité, ma titulaire s’inquiétait plus pour elle que cette femme elle-même qui m’a dit&nbsp;: «Ne vous inquiétez pas, ça ne me fait pas peur.» Si cette patiente ne s’inquiétait pas, d’autres patients l’étaient pour deux personnes voire plus.</p>



<p>Femme d’environ 50 ans aux cheveux bouclés, attachés, légèrement repliée sur elle-même, totalement terrorisée par la situation. Elle venait pour faire renouveler son ordonnance. Chaque geste était calculé, le moindre contact évité. Elle me disait, en commençant à partir&nbsp;: «Vous allez peut-être trouver ça bête mais quand je vais rentrer, je vais tout de suite prendre une douche.» J’essayais de la rassurer mais rien n’y faisait, je crois que cette dame était impatiente de se réfugier chez elle. Elle me répétait&nbsp;: «J’essaie de sortir le moins possible, et à chaque fois que je sors, je vais tout de suite prendre une douche et tout laver.» Si certains ont découvert l’hygiène, d’autres sont devenus pour le moins excessif.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Lavage obsessionnel</strong></h4>



<p>Homme, plutôt jeune et fort, la peau blanche avec absence de barbe, portant des lunettes, vêtu d’un t‑shirt large et d’un jogging noir. Il venait chercher une crème pour les mains. Avec les recommandations sur le lavage des mains, de grosses irritations s’étaient installées. Je m’entends encore lui dire&nbsp;: «Une fois que vous rentrez chez vous, vous vous lavez bien les mains, vous le faites avant de manger et en sortant des toilettes mais ce n’est pas nécessaire de vous les laver à chaque fois que vous touchez un objet.» Il me répondit «Ah bon&nbsp;!» d’un air totalement perdu. Je crois que l’anxiété de la situation avait conduit à un lavage obsessionnel.</p>



<p>Le confinement aura été également une période d’attention particulière pour nos amis les bêtes avec des demandes très fréquentes de vermifuges et de produits antipuces mais aussi pour des compléments alimentaires pour la pousse des cheveux ou des cosmétiques anti-âge qui ne relevaient pourtant pas d’un caractère d’urgence mais ces dames «n’avaient que ça à faire».</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Noémie Prébonnaud est étudiante en master 2 microbiologie et immunologie dans le cadre de son internat de pharmacie en innovation pharmaceutique et recherche, à l’université de Poitiers.</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cet article a été rédigé dans le cadre d’une formation à l’écriture journalistique (UE Médiation scientifique).</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/si-je-viens-a-la-pharmacie-cest-pour-sortir/">« Si je viens à la pharmacie, c’est pour sortir »</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>De l’île en feu à la prison paradisiaque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2020 09:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Confinée sur l'ïle de la Réunion, Florence Couillard, interne en médecine à l'Université de Poitiers, raconte ces mois passés là-bas.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Florence Couillard</strong></p>



<p>Alors que la pandémie du petit pangolin progressait sournoisement dans le monde entier, je débutais un stage en médecine tropicale dans un centre hospitaliser à La Réunion. Je fais mon internat en médecine interne (une spécialité de maladies compliquée à la D<sup>r</sup> House), à Limoges (oui, la petite cité de la porcelaine, dans le trou au milieu de la carte de France, juste en dessous la Creuse). J’ai eu la chance de pouvoir partir dans les DOM-TOM pour compléter ma formation en infectiologie… sans oublier les options randonnées et plongées.</p>



<p>Ma semaine était bien occupée dans le service avec des lupus, des sclérodermies en poussées, des cas de dengue et leptospirose. Les <em>zorey</em> <em>– </em>prononcer z’oreille, les Blancs de métropoles<em> – </em>étaient très bien accueillis par les équipes d’infirmières et aide-soignants créoles&nbsp;: ambiance chaleureuse, bises le matin, bonbon / gâteauet pique-niques à base de cari poulet et rhum arrangé. «Koment i lé&nbsp;?» «Lé la, Kwélafé&nbsp;?» «Allon bat karé au bordmer avec la marmaille» «Lé bon, à talèr» / <em>Comment ça va&nbsp;? Bien, quoi de neuf ? On va se promener à la mer avec les enfants, d’accord, à tout à l’heure.</em> Mais j’avais hâte de m’échapper les week-ends pour sillonner cette île intense&nbsp;: le volcan encore brûlant des dernières coulées de lave, le piton des neiges sans neige, les cascades et bassins bleus de l’est, les nuits en bivouac dans les cirques, les soirées sur la plage… puis après certaines élections municipales… Paf, le confinement nous a tous surpris&nbsp;! D’abord on n’y croit pas, puis on se pose des questions et enfin on prend les choses au sérieux&nbsp;: Rentrer la kaz / <em>maison</em>, pas bouger de chez soi, sorties limitées avec une autorisation signée sur l’honneur…</p>



<p>À La Réunion, les mesures ont été prises en même temps qu’en métropole, ce qui nous donnait un coup d’avance sur la pandémie car le virus n’avait pas encore atteint l’océan Indien. Cette île, tout petit coin de paradis volcanique, quatre centres hospitaliers, pouvait à tout moment devenir une fournaise de patients contaminés ne pouvant pas être soignés… Pas de moyen de fuir sur une île&nbsp;! L’autre solution étant de sauter dans l’eau et d’espérer échapper aux requins… Et on regardait les avions déverser leur flot de voyageurs arrivant de métropole, potentiellement des bombes de virus à retardement. Un type en interview a même déclaré tout content qu’il avait réussi à prendre un vol pour venir passer un agréable confinement sous le soleil des tropiques&nbsp;! On l’excusera car c’était le début de la prise de conscience… (et en espérant qu’il soit resté bloqué dans une chambre d’hôtel hors de prix, au sous-sol, sans internet, nourri au pain sec à l’eau&nbsp;!).</p>



<p>Pour le personnel hospitalier, pas de repos à la maison&nbsp;! Au début, on était spectateur de ce qui s’était passé en Asie, en Italie et maintenant en métropole, j’ai longuement hésité à demander un rapatriement dans mon service de médecine à Limoges pour prêter main forte à mes collègues internes car j’avais le frustrant sentiment de rester passive, inactive sur mon îlot. Mais je suis restée à La Réunion car même si je n’étais qu’un petit doigt, le corps médical du service d’infectiologie allait avoir besoin de tous ses membres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/01/florence-couillard-0023-1024x768.jpg" alt class="wp-image-33641"><figcaption>L’île de La Réunion. Photo Florence Couillard.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Réorganisation à l’hôpital</strong></h4>



<p>Tout l’hôpital a été réorganisé&nbsp;: annulation de toutes les consultations, hospitalisations ou chirurgies non urgentes, mise en place de consultations téléphoniques, création de secteurs dédiés aux patients suspects Covid. De ce fait certains services étaient vidés et d’autres, comme en médecine infectieuse, tournaient à plein régime pour récupérer les patients des services fermés et faire face à l’épidémie de dengue concomitante. Mais comme toutes organisations d’urgence il y avait des failles&nbsp;: erreurs d’orientation, changement des protocoles de dépistage. Certains patients hospitalisés depuis plusieurs jours se révélaient être à risque et on devait les mettre en isolement&nbsp;; le personnel se retrouvait donc exposé à des patients sans avoir été protégé. On n’avait pas beaucoup d’information et les règles à suivre changeaient tous les jours, rendant difficiles les prescriptions et indications à donner aux infirmiers qui manifestaient leur crainte de transmettre le virus à leur gramounes / <em>grands-mères</em>. Le plus dur était de gérer les familles à distance car les visites étaient interdites. Comment expliquer à des patients en gériatrie, déments, confus et perdus que personne ne peut venir les voir car dehors c’est un scénario de science-fiction avec un coronavirus mutant et des zombies contaminants&nbsp;? Et les parents en fin de vie&nbsp;? Et comment rassurer notre collègue interne qui fond en larmes car elle craque sous la pression de cette prise en charge déshumanisée&nbsp;? L’ambiance dans le service a changé&nbsp;: distanciation, plus de bises, plus de gâteaux, plus de réunion du personnel ou les repas de services… On devait également assurer les gardes aux urgences&nbsp;: c’était plus calme, il y avait beaucoup moins de passage pour de la «bobologie» mais, à chaque patient se posaient la question fatale&nbsp;: «Est-ce que son nez qui coule, sa toux, son grattement de pieds c’est le Covid&nbsp;?» Car si on passait à côté d’un diagnostic et que le patient n’était pas mis en isolement, on exposait tout le personnel au risque de contamination.</p>



<p>On avait du travail mais cela nous permettait de garder un pied dans le monde réel et de prendre l’air&nbsp;: le midi on mangeait avec les internes dans le jardin de l’hôpital, à l’ombre des palmiers, entourés de fleurs aux milles couleurs et senteurs. La population a été très impliquée pour nous soutenir&nbsp;: des petits déjeuners offerts, des pizzas pour nous régaler la nuit pendant nos gardes… Et surtout, contrairement aux informations qui circulaient sur les réseaux sociaux ou aux médias qui décomptaient machinalement le nombre de nouveaux cas, on était au cœur de la prise en charge et on s’est vite rendu compte que la situation n’était pas si apocalyptique. Au début on était dans les starting-blocks, les chefs nous proposaient des jours de congés pour nous reposer avant l’assaut, armés seulement de notre courage (sans masque, sans gants et sans test Covid car manque de moyens) prêts à faire face à un débordement de patients comme on l’entendait chez nos collègues parisiens ou du Grand-Est, à attendre des patients en détresse respiratoire et à dégainer l’intubation… Mais finalement il y eut peu de cas, surtout dans notre hôpital de périphérie. Pus de peur que de mal&nbsp;! Mais psychologiquement n’est-ce pas aussi difficile de vivre la catastrophe que de l’attendre en imaginant le pire&nbsp;? Mieux valait-il prévenir avec des restrictions très contraignantes ou guérir&nbsp;?</p>



<p>En sortant de notre journée de travail, presque normale, on replongeait dans une atmosphère très mitigée. Panique sur l’île avec certains qui manifestaient violemment pour la fermeture de l’aéroport ou interdire l’amarrage des bateaux de croisière en faisant barrage et prêts à caillasser les arrivants&nbsp;! Ou alors insouciance avec des couples et familles continuant de se balader dans les jardins, jouer aux cartes ou simplement profiter du coucher de soleil. En tant que soignants on pouvait tout autant bénéficier de coupes files dans les supermarchés… qu’être vu comme des pestiférés&nbsp;: une collègue infirmière a été gentiment virée de sa colocation et scandaleusement priée d’aller dans un hôtel&nbsp;!&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Nouveau rythme</strong></h4>



<p>Finalement je n’avais que les week-ends pour être confinée comme tout le monde chez soi. Plus de randonnée, plus de lagon, plus de soirée à l’autre bout de l’île… Mais qu’est-ce que j’allais faire de ces deux jours entiers, de ces 48 heures, de ces 2 880 minutes, de ces 172 800 secondes sans sortir&nbsp;? Eh bien comme tout le monde, j’ai appris à vivre à un nouveau rythme, réappris à dormir, se détendre, faire la grasse matinée, la sieste, se relaxer, flâner, se reposer, traîner, se prélasser… donc même pas le temps de s’ennuyer&nbsp;! Maintenant parlons coup de cœur, amour et paillettes&nbsp;: au bout de six mois, les gens de la métropole commencent à me manquer et j’ai découvert l’utilité des visio-appels pour rapprocher les yeux et les cœurs. Et à la kaz&nbsp;? J’ai eu l’impression de rencontrer mes colocs pour la première fois&nbsp;: ces gens avec qui je cohabitais mais que je ne croisais qu’en coup de vent. Tous dans le même bateau, on a pu passer des après-midi, des soirées et des nuits à parler, refaire le monde, voguer vers de nouvelles discussions, apprendre à se connaître, sonder nos âmes… et créer de solides sentiments d’amitiés et plus si affinités…</p>



<p>Déconfinement&nbsp;: retour timide à la vie. Une vie normale&nbsp;? La vie normale était-ce celle d’avant ou pendant le confinement&nbsp;? Retour en métropole, à Limoges. Sentiments mitigés. Contente de revoir ma famille et mes amis. Déjà nostalgique des couchers de soleils, de la chaleur de l’air et des créoles. Triste de quitter mon service de médecine et mes colocs de La Réunion… mais des souvenirs plein la tèt&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/01/florence-couillard-la-reunion-1024x682.jpg" alt class="wp-image-33642"><figcaption>L’île de La Réunion. Photo Florence Couillard.</figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Mi aim a La Réunion, Nou artouv!»<em> J’aime La Réunion, au revoir.</em></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Florence Couillard est étudiante en médecine à Limoges et réalise une année recherche en master 2 en immunologie à la faculté de Poitiers pour le plaisir de prolonger encore les études, rester curieuse et poursuivre l’éternel chemin de l’apprentissage.</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cet article a été rédigé dans le cadre d’une formation à l’écriture journalistique (UE Médiation scientifique).</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/de-lile-en-feu-a-la-prison-paradisiaque/">De l’île en feu à la prison paradisiaque</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Numéro d’automne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Morel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 11:21:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Lekston]]></category>
		<category><![CDATA[radio]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[sommaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation en podcast du numéro 130 de la revue L'Actualité Nouvelle-Aquitaine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rédacteur en chef Jean-Luc Terradillos et la rédactrice Héloïse Morel se prêtent au jeu d’une présentation du numéro 130 de la revue <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> sous forme de questionnaire de Proust adapté !</p>



<p>Au sommaire, vous retrouverez le dossier “Covid-19 : recherche en cours” et bien d’autres sujets… </p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<pre class="wp-block-preformatted"><iframe frameborder="0" id="ausha-02P0" height="220" style="border: none; width:100%; height:220px" src="https://player.ausha.co/index.html?podcastId=yX12wcN3Nzjx&amp;v=3&amp;playerId=ausha-02P0"></iframe><script src="https://player.ausha.co/ausha-player.js"></script></pre>
</div></div>



<p>Et vous retrouverez davantage de chroniques ainsi que l’émission mensuelle <em>Hologramme</em> de l’Espace Mendès France (en production avec Radio Pulsar) sur le site <a href="https://radio.emf.fr/">radio.emf.fr</a></p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/numero-dautomne/">Numéro d’automne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>L’impact économique du confinement&#160;: quels territoires sont les plus touchés&#160;?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 20:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Data]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[insee]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Bouba-Olga]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le confinement conduit à des pertes d’activité qui varient fortement selon les secteurs. Or, comme les territoires ont des spécialisations sectorielles différentes, ils vont être touchés de manière différenciée.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/limpact-economique-du-confinement-quels-territoires-sont-les-plus-touches/">L’impact économique du confinement : quels territoires sont les plus touchés ?</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Olivier Bouba Olga, université de Poitiers</strong></p>



<p><strong>Le confinement conduit à des pertes d’activité qui varient fortement selon les secteurs. Or, comme les territoires ont des spécialisations sectorielles différentes, ils vont être touchés de manière différenciée.</strong></p>



<p>Différentes institutions (INSEE, OFCE, XERFI, etc.) se sont livrées à des prévisions sur l’impact économique du confinement, en s’appuyant sur des données quantitatives (données administratives et d’enquêtes) et des données plus qualitatives (remontées d’entreprises et de fédérations professionnelles par exemple). Selon les estimations, la perte d’activité (mesurée par le PIB qui est la somme des valeurs ajoutées par les entreprises) est comprise entre ‑32% et ‑36%, soit le choc économique le plus fort jamais connu hors temps de guerre. À noter que les prévisions des différentes institutions sont fortement corrélées entre elles, les résultats sont donc convergents en dépit des différences de méthode.</p>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><thead><tr><th>Secteur</th><th class="has-text-align-center" data-align="center">Insee 9&nbsp;avril</th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Ofce 20&nbsp;avril</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Insee 23&nbsp;avril</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Agriculture, sylviculture et pêche</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-10%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-15%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-13%</td></tr><tr><td>Fab. aliments, boiss. &amp; prdts base tabac</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-5%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-15%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-5%</td></tr><tr><td>Cokéfaction et raffinage</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-80%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-54%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-80%</td></tr><tr><td>Fab. éq. élec., électr., inf. &amp; machines</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-72%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-44%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-61%</td></tr><tr><td>Fabrication de matériels de transport</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-61%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-73%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-72%</td></tr><tr><td>Fabrication autres produits industriels</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-53%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-49%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-45%</td></tr><tr><td>Extr., énerg., eau, gestn déch. &amp; dépol.</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-23%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-20%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-20%</td></tr><tr><td>Construction</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-88%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-85%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-79%</td></tr><tr><td>Commerce ; répar. automobile &amp; motocycle</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-56%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-44%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-55%</td></tr><tr><td>Transports et entreposage</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-64%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-49%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-63%</td></tr><tr><td>Hébergement et restauration</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-90%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-75%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-91%</td></tr><tr><td>Information et communication</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-34%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-24%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-34%</td></tr><tr><td>Activités financières et d’assurance</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-20%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0%</td></tr><tr><td>Activités immobilières</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-1%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-7%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-2%</td></tr><tr><td>Ac. spé., sci. &amp; tec., svces adm. &amp; stn</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-47%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-39%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-45%</td></tr><tr><td>Admin. pub., enseign., santé &amp; act. soc.</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-15%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-7%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-14%</td></tr><tr><td>Autres activités de services</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-77%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-42%</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-76%</td></tr></tbody><tfoot><tr><td><strong>Total</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>-36%</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>-32%</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>-32%</strong></td></tr></tfoot></table><figcaption>Tableau 1 : Estimations des pertes d’activité liées au confinement (%)<br>Sources : <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/4481458?sommaire=4473296">prévisions Insee du 23 avril 2020</a> ; <a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/4478214?sommaire=4473296">prévisions Insee du 9 avril 2020</a> ; <a href="https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2020/OFCEpbrief66.pdf">prévisions OFCE du 20 avril 2020</a>.</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Pour calculer l’impact macroéconomique, les différents organismes font des prévisions par secteur puis les agrègent en fonction du poids des secteurs dans l’activité. Parmi les secteurs les moins touchés, on trouve la filière Agriculture – IAA, ainsi que les services non marchands, qui jouent leur rôle d’amortisseur de crise. À l’inverse, les secteurs hébergement et restauration, la construction ou la fabrication de matériels de transport sont parmi les plus touchés.</p>



<p>Il est possible de produire une déclinaison territoriale de ces estimations, en appliquant les prévisions sectorielles aux poids des secteurs dans chacun des territoires (voir l’annexe 1 pour le détail du calcul). Comme les spécialisations des territoires diffèrent, l’impact de la crise sera différent d’un endroit à l’autre. Nous proposons de nous livrer à une telle déclinaison, en nous appuyant sur les prévisions de l’Insee du 23 avril 2020 et en les appliquant aux départements (une carte des résultats par intercommunalité est également proposée en annexe 2).</p>



<p>À l’échelle des départements, les taux de pertes varient entre ‑28% et ‑41%. À l’échelle des intercommunalités, ils varient entre ‑19% et ‑55%. Les médianes sont respectivement de 33% et de 32%.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="759" height="565" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1.png" alt class="wp-image-32874" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1.png 759w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1-300x223.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1-80x60.png 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1-650x484.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-1-150x112.png 150w" sizes="(max-width: 759px) 100vw, 759px"><figcaption>Carte 1&nbsp;: Estimation des pertes par département.</figcaption></figure>



<p>Globalement, les départements les plus touchés se situent à l’Est du territoire ainsi qu’en Île-de-France. La partie Ouest semble plus épargnées, en dehors de quelques départements comme la Haute-Garonne ou la Loire-Atlantique.</p>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><thead><tr><th>Plus fortes pertes</th><th class="has-text-align-left" data-align="left"> </th><th>Moins fortes pertes</th><th class="has-text-align-left" data-align="left"> </th></tr></thead><tbody><tr><td>92-Hauts-de-Seine</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-41%</td><td>23-Creuse</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-28%</td></tr><tr><td>77-Seine-et-Marne</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-40%</td><td>48-Lozère</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-28%</td></tr><tr><td>93-Seine-Saint-Denis</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-39%</td><td>55-Meuse</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-29%</td></tr><tr><td>73-Savoie</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-39%</td><td>973-Guyane</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-29%</td></tr><tr><td>75-Paris</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-39%</td><td>32-Gers</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-30%</td></tr><tr><td>78-Yvelines</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-39%</td><td>15-Cantal</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-30%</td></tr><tr><td>91-Essonne</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-39%</td><td>971-Guadeloupe</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-30%</td></tr><tr><td>95-Val-d’Oise</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-38%</td><td>11-Aude</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-30%</td></tr><tr><td>31-Haute-Garonne</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-38%</td><td>29-Finistère</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-30%</td></tr><tr><td>69-Rhône</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-38%</td><td>09-Ariège</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">-31%</td></tr></tbody></table><figcaption>Tableau 2&nbsp;: Pertes les plus fortes et les moins fortes par département.</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Les secteurs contribuant à la situation des Hauts-de-Seine sont les activités scientifiques et techniques (contribution de 33 points de pourcentage), le secteur information et communication (21 points) et le commerce (11 points). Les poids des secteurs moins touchés (services non marchands, agriculture-IAA), faibles sur les territoires d’Île-de-France, jouent également. Autre exemple, la Savoie, qui est pénalisée par son poids dans le secteur hébergement et restauration (contribution de 22 points de pourcentage à la perte), les activités scientifiques et techniques (16 points), le commerce (14 points) et la construction (11 points). La Haute-Garonne est quant à elle pénalisée par le poids des activités scientifiques et techniques (contribution de 26 points), le commerce (12 points), la construction (11 points) et par celui de la fabrication de matériels de transport (9 points).</p>



<p>À l’inverse, les territoires dont les pertes sont les plus faibles se distinguent par un poids important des services non marchands. Alors que ces derniers pèsent 32% de l’emploi dans la France entière, ils représentent 48% de l’emploi dans la Creuse, 49% en Lozère ou 43% dans la Meuse. Ces territoires sont également un peu plus spécialisés que la moyenne dans l’agriculture et les IAA, et un peu moins que la moyenne dans le secteur hébergement et restauration.</p>



<p>Pour conclure, précisons qu’il s’agit là de prévisions qui ne prennent en compte que les spécialisations des territoires à un niveau relativement agrégé, les pertes effectives pourront être plus élevés ou plus faibles en fonction d’effets locaux non pris en compte ici (stratégies spécifiques des entreprises locales, politiques mises en œuvre par les institutions locales, etc.) ou d’effets plus fins de spécialisation. Il s’agit également de prévisions de court terme, les évolutions à moyen ou long terme pourront être différentes, en fonction de la durée du confinement, de l’évolution des comportements des consommateurs et des entreprises, ainsi que des éventuels plans de relance du pays ou de l’Europe, ou d’autres mesures de politique économique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Olivier Bouba-Olga est professeur de sciences économiques à l’université de Poitiers. Il suit et commente l’actualité économique et politique – notamment l’évolution territoriale de la pandémie de Covid-19 – sur <a href="http://blogs.univ-poitiers.fr/o-bouba-olga/">son blog personnel</a>. Il a dirigé <em>Dynamiques territoriales, éloge de la diversité</em>, ouvrage collectif édité en 2017 par Atlantique – Édition de L’Actualité Nouvelle-Aquitaine.</p></blockquote>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Annexe méthodologique&nbsp;: territorialisation de l’analyse</strong></h3>



<p>De manière générale, la territorialisation des prévisions consiste à appliquer les taux de croissance sectoriels estimés aux poids de ces secteurs dans les territoires. Logiquement, un territoire spécialisé dans les secteurs les plus touchés sera plus impacté qu’un territoire spécialisé dans les secteurs les moins touchés.</p>



<p>Notons <em><strong>t<sub>j</sub></strong></em> les taux de perte des secteurs <em><strong>j</strong></em> observés nationalement. Le taux de perte du territoire <em><strong>i</strong></em> sera :</p>



<p>Expression 1                          <img loading="lazy" decoding="async" width="109" height="57" class="wp-image-32863" style="width: 109px;" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/form1.png" alt> </p>



<p>Soit la somme pondérée par les valeurs ajoutées des taux nationaux sectoriels de perte.</p>



<p>Le problème est qu’on ne dispose pas des valeurs ajoutées territoriales, seulement de l’emploi au lieu de travail (tiré du recensement de la population millésime 2016). Pour calculer les taux de pertes locaux, on va donc faire l’hypothèse que les productivités locales dans chaque secteur sont les mêmes que celles observées nationalement. Dès lors, on peut écrire&nbsp;:</p>



<p>Expression 2                    <img loading="lazy" decoding="async" width="109" height="57" class="wp-image-32877" style="width: 109px;" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/form2.png" alt>       et     <img loading="lazy" decoding="async" width="96" height="50" class="wp-image-32878" style="width: 96px;" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/form3.png" alt> </p>



<p>En réarrangeant dans l’expression (1), on obtient finalement&nbsp;:</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="140" height="110" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/form4.png" alt class="wp-image-32879"></figure></div>



<p>Ce taux de perte dépend uniquement de la structure de spécialisation du territoire. Le taux effectif pourra en différer si des effets locaux réduisent ou accentuent les effets sectoriels observés nationalement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Annexe 2&nbsp;: estimation des pertes par intercommunalité</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="759" height="565" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2.png" alt class="wp-image-32881" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2.png 759w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2-300x223.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2-80x60.png 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2-650x484.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/carte-2-150x112.png 150w" sizes="auto, (max-width: 759px) 100vw, 759px"></figure><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/limpact-economique-du-confinement-quels-territoires-sont-les-plus-touches/">L’impact économique du confinement : quels territoires sont les plus touchés ?</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Covid-19 et Internet : une inégalité d’accès à l’éducation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Quentin Métais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 13:28:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Data]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
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		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[monde]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'éducation à distance en temps de coronavirus montre les inégalités d'accès à l'information.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/covid-19-et-internet-une-mise-en-evidence-des-inegalites-dacces-a-leducation/">Covid-19 et Internet : une inégalité d’accès à l’éducation</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Quentin Métais</strong></p>



<p>Selon les dernières données recueillies par la Banque mondiale, une majorité des pays du monde (167) ont complètement fermé les portes des écoles pour contrer la propagation de l’épidémie de Covid-19. Afin de permettre une continuité pédagogique, les élèves peuvent garder un lien avec leurs enseignants et suivre des cours sur internet par télé-enseignement comme cela peut être proposé en France. Cependant, profiter de cette continuité pédagogique suggère de disposer d’un ordinateur et de maîtriser les outils informatiques pour les enseignants, les élèves et leurs familles mais surtout de posséder une connexion à internet. Même si en France, la population est relativement bien connectée (82 % de la population est connectée selon la Banque mondiale), le Ministère de l’Éducation nationale rapporte entre 4 % et 8 % des élèves n’ayant toujours pas eu le moindre contact avec leurs enseignants ou l’institution depuis la fermeture des écoles. Si tout ne peut pas être mis sur le compte de la fracture numérique*, des élèves déjà en difficulté semblent démissionner plus facilement, risquant d’accroître leurs difficultés futures. Et que dire des pays du Sud, notamment en Afrique et en Asie du Sud qui ayant eux aussi fermé leurs écoles, n’ont pour la majorité aucune solution ni pour permettre aux enseignants et aux élèves de suivre la classe depuis chez eux, ni même avoir une ouverture sur le monde.<br>Finalement, comme pour toute catastrophe, la crise sanitaire que l’ensemble de l’humanité traverse aujourd’hui semble bien révéler et creuser des inégalités en France comme partout sur Terre.</p>



<div class="infogram-embed" data-id="f7b9dc83-5497-483b-9ba6-c2d515cef100" data-type="interactive" data-title="Covid19 et continuité pédagogique dans le monde"></div><script>!function(e,i,n,s){var t="InfogramEmbeds",d=e.getElementsByTagName("script")[0];if(window[t]&&window[t].initialized)window[t].process&&window[t].process();else if(!e.getElementById(n)){var o=e.createElement("script");o.async=1,o.id=n,o.src="https://e.infogram.com/js/dist/embed-loader-min.js",d.parentNode.insertBefore(o,d)}}(document,0,"infogram-async");</script><div style="padding:8px 0;font-family:Arial!important;font-size:13px!important;line-height:15px!important;text-align:center;border-top:1px solid #dadada;margin:0 30px"><a href="https://infogram.com/f7b9dc83-5497-483b-9ba6-c2d515cef100" style="color:#989898!important;text-decoration:none!important;" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Covid19 et continuité pédagogique dans le monde</a><br><a href="https://infogram.com" style="color:#989898!important;text-decoration:none!important;" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">Infogram</a></div>



<p>Sources (Banque mondiale) : </p>



<ul class="wp-block-list"><li> <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/IT.NET.USER.ZS?end=2018&amp;start=1960&amp;view=chart">Utilisateurs d’Internet (% de la population)</a></li><li><a href="https://www.worldbank.org/en/data/interactive/2020/03/24/world-bank-education-and-covid-19">World Bank Education and COVID-19</a></li></ul>



<p><a href="https://donnees.banquemondiale.org/">Accéder à l’ensemble des données de la Banque mondiale.</a></p>



<p>* Des initiatives de collectivités locales, du monde associatif et de l’État se sont développées pour fournir des tablettes et des ordinateurs aux élèves dans le besoin, il n’en reste pas moins la nécessité d’avoir accès à internet.</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/covid-19-et-internet-une-mise-en-evidence-des-inegalites-dacces-a-leducation/">Covid-19 et Internet : une inégalité d’accès à l’éducation</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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