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	<title>Edouard Lekston - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Edouard Lekston - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Numéro d’automne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Morel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2020 11:21:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Lekston]]></category>
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		<category><![CDATA[sommaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation en podcast du numéro 130 de la revue L'Actualité Nouvelle-Aquitaine.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/numero-dautomne/">Numéro d’automne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rédacteur en chef Jean-Luc Terradillos et la rédactrice Héloïse Morel se prêtent au jeu d’une présentation du numéro 130 de la revue <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> sous forme de questionnaire de Proust adapté !</p>



<p>Au sommaire, vous retrouverez le dossier “Covid-19 : recherche en cours” et bien d’autres sujets… </p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<pre class="wp-block-preformatted"><iframe frameborder="0" id="ausha-02P0" height="220" style="border: none; width:100%; height:220px" src="https://player.ausha.co/index.html?podcastId=yX12wcN3Nzjx&amp;v=3&amp;playerId=ausha-02P0"></iframe><script src="https://player.ausha.co/ausha-player.js"></script></pre>
</div></div>



<p>Et vous retrouverez davantage de chroniques ainsi que l’émission mensuelle <em>Hologramme</em> de l’Espace Mendès France (en production avec Radio Pulsar) sur le site <a href="https://radio.emf.fr/">radio.emf.fr</a></p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/numero-dautomne/">Numéro d’automne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Lire des images</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaëlle Quiertant]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 08:56:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Courtiaud]]></category>
		<category><![CDATA[édition]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Lekston]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyn Kao]]></category>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Stefano Faraveli]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Lafitte]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Chagnaud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les éditions Apeiron, établies à Saint-Junien en Haute-Vienne, publient des livres d'«art poétique» mettant en avant le travail des illustrateurs.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/lire-des-images/">Lire des images</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Anaëlle Quiertant</strong></p>



<p>Des petits livres colorés, des images qui racontent des histoires, une profusion de poésie et de fantaisie… C’est l’œuvre des éditions Apeiron, établies à Saint-Junien en Haute-Vienne, à 30 km de Limoges. Yves Chagnaud, le créateur et administrateur de la maison d’édition, s’attache à mettre le travail des artistes au centre des livres. C’est là le concept de ces éditions d’«art poétique»&nbsp;: laisser les images nous transmettre des histoires et des émotions, plus encore que ne les feraient les mots. Plongeons dans cet univers.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Tout risquer</strong></h4>



<p>Tout part de ce que l’éditeur Yves Chagnaud appelle «une catastrophe». Pendant les années 1980–1990, il est coloriste de bande dessinée. En 1995, avec l’arrivée incontournable de l’informatique, il crée l’entreprise Image et Couleur et collabore durant dix ans avec Disney International où il conçoit et réalise de nombreux livres et fascicules. Mais quelque chose lui manque. Questionnant la démarche artistique, la manière dont on peut, en tant qu’artiste, créer, exprimer des émotions, se sentir libre, il cherche une façon de se donner un nouveau moyen d’exister. La volonté de tout risquer pour se confronter à la création le pousse finalement à créer les éditions Apeiron. Un cheminement de hasards et de rencontres l’amène à créer, partager, travailler avec des artistes qui l’inspirent pour, finalement, exprimer des choses authentiques. C’est une envie de laisser les images raconter qui est la ligne éditoriale d’Apeiron.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="549" height="661" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok.png" alt class="wp-image-33535" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok.png 549w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok-249x300.png 249w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/nouvvalise-ok-150x181.png 150w" sizes="(max-width: 549px) 100vw, 549px"><figcaption>Diverses publications des éditions Apeiron, situées en Haute-Vienne.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le langage des images</strong></h4>



<p>C’est l’imaginaire et la poésie de l’artiste qui doivent être recherchés au cœur des œuvres, comme une histoire qui ne se raconte qu’à nos yeux. Mais le sens ne se dévoile pas si facilement&nbsp;: il s’agit de plonger son regard dans l’image pour tenter de le trouver. Car c’est bien là la signification de l’<em>Apeiron</em>&nbsp;: concept philosophique émis par Anaximandre au VI<sup>e </sup>siècle av. J.-C. qui tente de définir ce qui est illimité, indéterminé et indéfinissable, qui est imperceptible à notre sensibilité mais doit être pour permettre l’existence de toute chose. L’<em>Apeiron</em> est LE mystère que l’on ne peut expliquer. C’est le mystère que cachent les images et s’offre au lecteur comme une poésie à déchiffrer. Les images font appel à notre sensibilité, des choses que parfois les mots seuls ne peuvent exprimer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>«Nos livres racontent quelque chose, ce ne sont pas des catalogues. Ce sont des récits graphiques, des chemins poétiques, sensibles et parfois initiatiques.»</em></p></blockquote>



<p>L’image n’a pas vocation à illustrer un texte. C’est en l’image que réside toute la poésie d’un ouvrage, c’est elle qui se raconte. Elle ne doit pas orienter le lecteur vers une certaine manière de comprendre et de penser les choses, comme le feraient les mots. Elle touche des émotions et des moments de vie qui n’appartiennent qu’à lui. L’image n’illustre pas le mot. «Le mot illustre l’image», insiste Yves Chagnaud, pour qui le mot a pour fonction de «tenter d’aiguiller le lecteur vers le plus profond de la pensée de l’artiste». Car c’est le travail de l’artiste qui est toujours au cœur de l’ouvrage, il est une invitation à plonger en notre monde intérieur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/p1040935-1024x429.jpeg" alt class="wp-image-33536"><figcaption>Annie Courtiaud, <em>Pour toujours</em>, réédition 2016, format 16,5 x 16,5 cm, 28 €</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Prendre le temps de regarder</strong></h4>



<p>Laisser les images nous émouvoir. Plonger dans le monde du rêve. Laisser l’enchantement se faire. Pour cela, il faut se laisser le temps d’admirer. Il faut se laisser le droit de rêver un peu et de s’extraire du quotidien, même si ce n’est que pour un court instant. Il est question de partager. Dans les salons et festivals littéraires, l’éditeur partage cet univers avec le public. Des stands colorés, des livres qui enchantent le regard, l’occasion de discuter, de découvrir, d’admirer. De manipuler ces petits livres au format parfois atypique. La conception des livres est articulée autour des travaux déjà existants des artistes, qui varient les techniques&nbsp;: peintures, collages, sculptures et photographies sont autant de moyens de raconter une histoire. Le format en accordéon de certains livres nous invite à «regarder» cette histoire de deux manières possibles. On peut se laisser happer par le rêve. <em>Festernacht</em>, le livre d’Edouard Lekston est un «Almanach mécano-astrono-festif». Assemblé en accordéon, le livre nous fait suivre le cycle des fêtes sous le regard des zodiaques qui sont dissimulés au long des pages.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/page-1-fem-renarde-1-1024x168.png" alt class="wp-image-33542"><figcaption>Julie de Terssac-Grugeaux / Stéphanie Lafitte, <em>Femme-renarde</em>, réédition 2020, format 10 x 10 cm, 20 €</figcaption></figure>



<p>En 2020, les éditions Apeiron ont publié quatre nouveaux livres, quatre nouveaux voyages. Un voyage au Japon illustré par Jocelyn Kao, <em>Chacha à Tokyo</em>. Une réflexion proposée par l’artiste italien Stefano Faraveli sur la symbolique éléphantesque qui se présente sous la forme d’un carnet de voyage&nbsp;: <em>Elefanti</em>. L’évolution d’une danseuse qui s’enivre des mille parfums de la vie et découvre la joie de vivre, racontée par Yves Chagnaud inspiré par les œuvres de Julie de Terssac-Grugeaux dans <em>La danseuse</em>. L’illustratrice publie aussi une réédition sous un nouveau format de <em>Femme-renarde</em>. Un livre dit « attrape-rêves », où la réalité et le rêve se mêlent et dont la première édition avait été publiée par Apeiron en 2015. Le texte de Stéphanie Lafitte, une comptine sur l’histoire d’une femme qui se rêve renarde et d’une renarde qui se rêve femme, est articulée autour des peintures/collages de l’illustratrice. Un voyage onirique, dont le mystère réside ici, selon l’illustratrice, en ces interrogations&nbsp;: « Où est la réalité&nbsp;? où est le rêve&nbsp;? qui attrape qui&nbsp;? et qu’en est-il des liens que nous tissons avec la nature, avec l’animal&nbsp;? »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/10/page-1-elefanti-1024x249.png" alt class="wp-image-33538"><figcaption>Stefano Faravelli, <em>Elefanti</em>, format 17 x 17 cm, 30 €</figcaption></figure>



<p>Il reste encore des univers à explorer et des rêves à garder en vie. Les images n’ont pas fini de se raconter et de nous faire voyager. Cette poésie qui nous invite à penser les choses autrement est le mystère dans lequel Apeiron continuera de nous attirer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Éditions Apeiron, 8 rue Vermorel, 87200 Saint-Junien<br>Diffusion&nbsp;: auto-diffusion sur un réseau de 170 librairies partenaires<br>05 55 02 70 22 / 06 82 86 73 67<br><a href="about:blank">editionsapeiron@orange.fr</a><br><a href="about:blank">www.editionsapeiron.fr</a></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Collection <em>Accords des Ons</em>, format 12 x 100 cm, 5 €<br>Collection <em>Mini-livres</em>, format 7,5 x 7,5 cm, 5 €<br>Collection <em>Zig-Zag</em>, format 13 x 6 cm, 15 €<br>Collection <em>Double JE</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Et d’autres hors collection…<br><em><u>Nouveautés 2020&nbsp;:</u></em><br>Jocelyn Kao, <em>Chacha à Tokyo</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Stefano Faravelli, <em>Elefanti</em>, format 17 x 17 cm, 30 €<br>Julie de Terssac / Yves Chagnaud,<em> La danseuse</em>, format 13 x 13 cm, 20 €<br>Julie de Terssac / Stéphanie Lafitte, <em>Femme-renarde</em>, réédition, format 10 x 10 cm, 20 €<br><br>Livres conçus dans les bureaux et ateliers d’Apeiron, imprimés par Maugein Imprimeurs à Tulle, couvertures carton (fabriqué en Creuse) façonnés par Rambault à Confolens, puis assemblés à la main par Marie Brunet et Alizée Russo à Saint-Junien et Brigueuil.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/lire-des-images/">Lire des images</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Édouard Lekston – Dante, Shakespeare et les Enfers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 08:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
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		<category><![CDATA[Enfer]]></category>
		<category><![CDATA[Giuseppe Penone]]></category>
		<category><![CDATA[Max Ernst]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Édouard Lekston livre quelques clés de ses «croisements graphiques», des tragédies de Shakespeare à la Divine Comédie de Dante.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entretien André Louis</strong></p>



<p>Shakespeare est à l’origine du processus créatif d’Édouard Lekston. Les tragédies shakespeariennes le nourrissent depuis sa formation aux Arts Décoratifs et à l’École d’arts de Paris/Cergy. Un autre géant de la littérature a fait irruption dans son travail, grâce à l’invitation de Pascale Drouet et d’Isabelle Battesti, qui ont organisé le colloque «Dante et Shakespeare : cosmologie, politique, poétique» à l’université de Poitiers en avril 2019 (<em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 123). Cela a donné une série de dessins, réunis sous le titre «Dante et Shakespeare : croisements graphiques» et exposés lors du colloque. Édouard Lekston nous présente sa démarche artistique et sa réflexion sur les représentations de l’Enfer.&nbsp;</p>



<p><strong>Votre «serpent d’empreintes de voleurs» est un exemple d’une technique qui revient régulièrement dans vos travaux sur Dante&nbsp;: l’utilisation de l’empreinte comme motif et outil de création. D’où vous est venu ce choix peu conventionnel pour représenter les <em>Enfers</em>&nbsp;?</strong></p>



<p>L’idée de l’empreinte, de la trace m’est venue au fil de mes réflexions sur les représentations graphiques de la <em>Divine Comédie</em>&nbsp;: au travers de ma lecture, je m’imaginais comme une sorte d’archéologue. Je me suis rappelé, entre autres, de l’artiste Giuseppe Penone qui travaille lui aussi avec l’empreinte, et également de Max Ernst, qui fait des frottages, récupère des matières… et ça, c’est du dessin pur, selon moi. J’ai voulu travailler dans ce sens-là.&nbsp;</p>



<p><strong>Les pécheurs aux Enfers essaient de se cacher, de ne pas se faire reconnaître (contrairement à l’attitude qu’ils avaient de leur vivant). Vouliez-vous représenter l’empreinte comme la trace du péché, le fait que le pécheur ne puisse échapper au jugement divin ?</strong></p>



<p>Le «&nbsp;serpent d’empreintes de voleurs&nbsp;» provient d’une interprétation populaire des Enfers de Dante, le film <em>Seven</em> (1995) de David Fincher. J’aime une scène en particulier&nbsp;: les deux inspecteurs relèvent un message qui a été tracé avec les doigts d’une victime dont le sérial killer avait coupé la main (le message était «Help me», si je me souviens bien). Cette scène m’a rappelé les serpents du cercle des voleurs dans la <em>Divine Comédie</em>. Le péché du vol est toujours en relation avec le contact, même s’il s’agit de détourner de l’argent. J’ai donc décidé de dessiner mon serpent avec des empreintes de doigts.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/03/profil-cercle-vii-suicide-1-724x1024.jpg" alt class="wp-image-32563"><figcaption><em>Cercle de supplice</em>&nbsp;: Septième cercle, deuxième giron, dessin d’Édouard Lekston.</figcaption></figure>



<p><strong>Ce «Cercle de supplice» représente un pécheur du deuxième giron, du septième cercle des Enfers, il s’agit de l’âme d’un pécheur s’étant ôté la sa propre vie, transformé en arbre. Cet homme «à l’envers» donnant la forme d’un arbre «à l’endroit» rappelle la forme des Enfers&nbsp;: un puits, une montagne à l’envers. Que voyez-vous derrière cet inversement&nbsp;? S’agit-il de du l’inversement-renversement des valeurs&nbsp;propres à l’<em>Enfer</em>&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me suis posé cette question, lorsque Dante traverse les Enfers avec Virgile&nbsp;: est-ce qu’ils sont vraiment dans le bon sens&nbsp;? Il y a de quoi douter. Alors pourquoi ne pas représenter l’<em>Enfer</em> par un inversement&nbsp;? Il est, après tout, question de mondes renversés.&nbsp;</p>



<p><strong>Un des deux bras du pécheur ne s’est pas encore transformé. Cela montrerait-il le passage de l’humain à l’organique puis au végétal (le système nerveux ou les vaisseaux sanguins seraient en train de se transformer en branches) ?</strong></p>



<p>Oui, tout à fait. J’ai voulu exprimer la cause de cet état de l’âme / corps. On pourrait penser ici à l’expression du fameux membre coupé et à sa démangeaison fantôme. Ici, le péché est rappelé comme une image fantôme, en filigrane.</p>



<p><strong>Le nom de «forêt des suicidés» évoquerait plutôt une représentation de plusieurs pécheurs, comme c’est le cas dans la plupart des cercles des Enfers. Pourquoi avoir voulu représenter ce pécheur seul ?</strong></p>



<p>Pour d’autres de ces «Cercles de supplice», il y a plusieurs corps quand c’est nécessaire. Chaque Cercle est comme une sorte de rébus. Le tout présente graphiquement le cercle du texte.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/03/enfer-marelle-av-foret-terre-1-724x1024.jpg" alt class="wp-image-32561"><figcaption><em>Marelle</em>, dessin d’Édouard Lekston.</figcaption></figure>



<p><strong>Vous comparez les «Cercles de supplice» à des rébus. En effet, le thème du jeu est très présent dans vos travaux. Pour celui sur Dante, la marelle géante pourrait en être un exemple. Cependant, alors que toutes l’ensemble de vos représentations de l’Enfer sont des «métonymies graphiques», cette marelle semble correspondre à une véritable cartographie des Enfers.&nbsp;</strong></p>



<p>Je voulais malgré tout réfléchir à une certaine géographie des Enfers de Dante. J’ai lu un texte sur la construction des cathédrales qui établissait un parallèle avec un jeu de la marelle. Le but de la marelle est d’essayer d’atteindre le ciel, le paradis. J’ai donc repris cette symbolique de la marelle, et je l’ai, elle aussi, renversée. Il y a la forêt au sommet que j’ai dessiné sur fond noir. J’y ai représenté un petit bout de corde&nbsp;: dans l’Enfer, la corde est attachée à la taille de Dante et il la jette, comme on peut être attaché à un roc ou à un poids pour sombrer dans les profondeurs.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment votre utilisation de la technique de frottage se distingue-t-elle ici de celle que vous en faites pour votre serpent d’empreintes&nbsp;? S’agissait-il d’une démarche similaire&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai essayé de prendre des chemins un peu alternatifs… de penser une autre forme pour les Enfers. J’ai commencé à récolter des empreintes de plaques de gaz, d’électricité et j’ai utilisé la technique de frottage avec ces plaques pour représenter les neufs cercles des Enfers. J’y trouvais un rapport «tellurique», c’est-à-dire lié au sol, un peu comme des serrures qui nous mèneraient à des endroits souterrains.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Titulaire d’un master Mondes anglophones et auteur d’un mémoire portant sur «La réception du <em>Moriae Encomium (L’Éloge de la folie) </em>en France et en Angleterre à l’aube de la Réforme», Louis André prépare cette année l’agrégation d’anglais à l’université de Poitiersde Poitiers.&nbsp;</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Édouard Lekston illustre la chronique «Shakespeare» de Pascale Drouet dans </em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine<em>.&nbsp;</em></p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Entretiens de Pascale Drouet et Édouard Lekston, «Richard III ou les métamorphoses du bossu&nbsp;: une translation graphique d’Édouard Lekston», dans </em>Les êtres contrefaits. Corps difformes et corps grotesques dans la bande dessinée<em>, dir. Frédéric Chauvaud et Denis Mellier, PUR, 2019, et </em>dans Dante et <em>Shakespeare, cosmologie, politique, poétique</em> à paraître chez Classiques Garnier en 2020.&nbsp;</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/edouard-lekston-dante-shakespeare-et-les-enfers/">Édouard Lekston – Dante, Shakespeare et les Enfers</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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