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	<title>Beaux-Arts - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Beaux-Arts - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Pour le meilleur et pour le peintre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Tachefine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 13:52:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La collection Petit Geste fait paraître le nouveau jeu de 7 familles des musées des Beaux-Arts de la Nouvelle Aquitaine, imaginé par Pascal Pérennès.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Amina Tachefine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paquet de cartes renferme quatorze musées de quatorze villes de Nouvelle-Aquitaine. Celles-ci se déclinent en 7 familles, composées chacune d’elles de 6 tableaux exposés dans les musées des Beaux-Arts de la région. Pascal Pérennès explique l’initiative de ce projet : «L’identité néo aquitaine est à construire. Pour que cette appartenance régionale existe, elle doit être transmise par les enfants.»</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien et toujours à la mode jeu des 7 familles revêt les couleurs du patrimoine artistique. Il faudra piocher entre la famille Agen-Brive, Angoulême-Périgueux, Bayonne-Pau, La Rochelle-Rochefort, Bordeaux-Libourne, Guéret-Limoges et Niort-Poitiers. On y retrouve des œuvres telles que celles de Théodore Géricault et son portrait d’Alexandre Dieudonné, exposé au musée Bonnat-Helleu de Bayonne, ou bien encore le Priam d’Étienne-Barthélémy Garnier, en austère grand-père, se trouvant au musée d’Angoulême. Ainsi, 43 tableaux peuvent se glisser dans la poche.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-perennes-garnier-619x1024.jpg" alt class="wp-image-34157" width="199" height="329"><figcaption>Pascal Pérennès, Jeu des 7 familles. Les musées des Beaux-Arts de Nouvelle-Aquitaine, Geste éditions, 2020.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Pascal Pérennès convie le joueur à une visite muséale pendant une partie de cartes : «Je me suis mis à la place des parents qui ne peuvent, ou n’osent pas, emmener leurs enfants au musée. Avec 6,90 euros, le prix du jeu, la culture devient accessible. Alors, l’enfant peut s’attacher à l’image et amener la famille au musée.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ophélie</em> de Jules-Elie Delaunay, inspiré d’<em>Hamlet </em>de Shakespeare, devient alors la mère de la famille Bordeaux-Libourne. Quant à Fransisco Goya et son autoportrait, il est ici marié à <em>Hommage à Georges de la Tour</em> d’André Lhote. Entre préromantisme et cubisme, il s’agit d’une association audacieuse que Pascal Pérennès propose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeu des 7 familles a été créé par ses fils, Carlo et Williams : «Ce sont les enfants qui ont choisi les tableaux, explique Pascal Pérennès. Par exemple, <em>la Grèce sur les ruines de Missolonghi</em> d’Eugène Delacroix devait être la mère de la famille Bordeaux-Libourne. Mais les enfants n’imaginaient pas en mère cette femme en colère.»&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Improbables familles&nbsp;!</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce petit format propose sept jeux en un. Il suffit d’inclure la 43<sup>e</sup> carte, où figure <em>Jeune taureau sautant la barrière </em>de Rosa Bonheur, exposé à Angoulême, dans les cartes afin de pouvoir jouer à Mistigri. Jouer au memory est également possible&nbsp;: les grands-pères et grands-mères ou encore fils et filles font office de pairs.</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="392" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2.jpg" alt class="wp-image-34160" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-300x115.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-768x294.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-650x249.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/06/cartes-2-150x57.jpg 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></figure>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’une aventure artistique, les associations familiales sont étonnantes. Dans la famille Angoulême-Périgueux, la figure féministe Marcelle Tinayre, peinte par Frédéric Lauth, en devient la mère. Le portrait de Jenny Sacerdote, grande styliste périgourdine immortalisée par le pinceau de Jean-Gabriel Domergue, en est la grand-mère. Si William Bouguereau reste célèbre pour ses représentations du nu féminin, ce n’est pas un tableau sensuel comme sa<em> Naissance de Vénus</em> que l’on peut retrouver, mais le portrait de sa tante Adèle, portant la coiffe charentaise, dans le rôle de la grand-mère de la famille Rochelle-Rochefort. Le père&nbsp;? Qui d’autre que Pierre Loti, l’auteur de <em>Madame Chrysanthème</em>, peint par Edmond de Pury en tenue traditionnelle du guerrier ottoman, pour remplir ce rôle. Mais la famille Niort-Poitiers n’a rien à envier à ses voisines&nbsp;: Françoise d’Aubigné, secrètement unie à Louis XIV dans un mariage morganatique, sublimée par Pierre Mignard, se retrouve mariée au Marquis d’Artaguiette, portraitiste de la cour de Louis XV, représenté une bouteille à la main par Alexis Grimou. Tous nos vœux de bonheur !</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Pour vous procurer le jeu, rendez-vous sur <a href="http://www.gesteditions.com/jeux/jeux-des-7-familles/jeu-des-7-familles-les-musees-des-beaux-arts-de-nouvelle-aquitaine">le site de Geste éditions</a> !</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/pour-le-meilleur-et-pour-le-peintre/">Pour le meilleur et pour le peintre</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Jean-Louis Dumiot, 50 ans de Fusion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 13:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Artiste plasticien né à Poitiers, Jean-Louis Dumiot a contribué à la réalisation d'une œuvre pour le campus universitaire. Retour sur son parcours et le "1 % artistique".</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Océane Charruyer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’âge de vingt-et-un an que l’artiste Jean-Louis Dumiot se fait connaître, grâce à la création de l’œuvre pour l’université de Poitiers. <em>Fusion</em>, tel est son titre, est réalisée en 1967. Cette peinture-sculpture est destinée à encadrer l’entrée de l’amphithéâtre de la nouvelle unité de formation et de recherche de Droit et Lettres du campus universitaire de Poitiers, il est ensuite installé à l’intérieur de celui-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plasticien, naît à Poitiers en 1946 où il passe son enfance. Ses parents sont fabricants de chemises sur-mesure et possèdent un atelier situé Grand-Rue. Jean-Louis Dumiot, se destine dans un premier temps à devenir musicien. Mauvais élève, il est renvoyé de plusieurs établissements entre le collège et le lycée. «&nbsp;J’ai toujours été un peu marginal&nbsp;: je jouais du rock’n’roll, je voulais même devenir professionnel, je jouais avec un groupe d’amis et on l’était presque.&nbsp;», nous confie-t-il. Finalement, il entre à l’École des Beaux-Arts de Poitiers puis suit une formation à Tours. «&nbsp;J’ai suivi la formation des Beaux-arts. Mais c’était surtout pour devenir enseignant, mais je ne voulais pas enseigner&nbsp;!&nbsp;» Déçu par l’enseignement dispensé, il façonne sa propre technique de réalisation artistique, influencé par l’art italien et le travail du sculpteur d’Alexander Calder. L’artiste affectionne particulièrement le grand format&nbsp;: «&nbsp;J’aime faire des choses qui dérangent, développer ma propre technique.&nbsp;» Il ne veut appartenir à aucun courant artistique, mais cherche à se démarquer. Lors de l’inauguration de sa restauration le 10 octobre 2019, l’œuvre de l’université est placée à l’extérieur de l’amphithéâtre de part et d’autre de la porte d’entrée. <em>Fusion</em>, est à nouveau valorisé par son emplacement&nbsp;; à la vue des étudiants empruntant les couloirs du bâtiment, et grâce à la nouvelle exposition sur deux pans de murs mis en lumière.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’œuvre révélatrice d’un talent</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fusion</em> est une création abstraite et expérimentale dans la carrière de l’artiste. Cette réalisation a longtemps été considérée comme une production au titre du&nbsp;«&nbsp;1 % artistique&nbsp;», mais ce n’est pas le cas. Lors d’une construction, d’une extension ou encore d’une réhabilitation d’un bâtiment public, excepté quelques cas particuliers, un pour-cent du coût hors taxes prévisionnel des travaux doit être réservé pour l’acquisition d’une ou plusieurs œuvres d’art à un artiste vivant, conçue spécialement pour être intégrée dans la construction ou ses alentours. <em>Fusion</em> n’appartient finalement pas aux acquisitions d’œuvres au titre du «&nbsp;1 % artistique&nbsp;», puisque jeune créateur, Dumiot est repéré par le fils Ségeron, homme influent ayant le monopole sur le mobilier de l’université. Grâce à ses relations, il introduit Dumiot sur le chantier de la Faculté de Droit et Lettres du campus, actuellement UFR de Droit et Sciences sociales. La maquette que propose l’artiste est immédiatement acceptée par le concepteur de mobilier et le personnel de l’université. Toutefois, l’architecte en charge de la construction, Jean Monge, n’est pas informé de ce choix et se montre réfractaire. Il aurait préféré concéder la réalisation de l’œuvre à un artiste parisien. Cependant, malgré les mécontentements de quelques personnes, Jean-Louis Dumiot réalise son œuvre en trois mois seulement. <em>Fusion</em>, est une œuvre en deux panneaux symétriques alliant différents matériaux et techniques de réalisations. Le diptyque se compose d’alliage métallique (cuivre, laiton, fer), de gomme-laque et de résine. L’artiste expérimente plusieurs techniques :&nbsp;«&nbsp;J’ai d’ailleurs failli me brûler ou bien mettre le feu à l’atelier. Je mettais de l’alcool à brûler sur la sculpture et j’y mettais le feu. Mais comme c’était du bois, ça pouvait vite dégénérer. C’est le rendu qui importait.&nbsp;» Le titre de l’œuvre a été donné bien des années après. C’est au moment de la restauration, en 2019, que l’artiste est sollicité pour lui «&nbsp;affubler&nbsp;» un nom. Le rendu étant volcanique et Dumiot ayant risqué de prendre feu comme son œuvre, il décide de lui attacher le titre <em>Fusion</em>, comme pour symboliser l’esprit fusionnel entre le créateur et sa création. L’œuvre alimente les critiques, les détracteurs laissant entendre qu’elle est vouée à être éphémère et sera détruite après quarante-huit heures. Pourtant, elle a perduré jusqu’à nos jours. Cependant, elle avait besoin d’une restauration car, certains étudiants ont abîmé le diptyque en le rayant avec leurs clés, ou encore en amputant un morceau de l’alliage. Le restaurateur d’art, en accord et avec l’aide de Dumiot, a remplacé le morceau manquant. En revanche, certaines interactions d’étudiants ont été laissées, comme la torsion de quelques tiges de fer&nbsp;; «&nbsp;témoignage de mai 1968 et de l’esprit révolutionnaire&nbsp;» de cette époque.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’évolution de carrière&nbsp;: dans la certitude, les doutes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Après 1967, il part pour Grenoble où il vit, enfin, de ses réalisations. La ville organisatrice des Jeux-Olympiques d’hiver en 1968, est favorable à l’emploi et de nombreux promoteurs immobiliers proposent des projets de décoration intérieure pour les nouvelles constructions. Dumiot réalise de nombreuses fresques pour les halls des diverses constructions neuves&nbsp;: des œuvres toujours monumentales. Ensuite, il part pour quelques temps à Saint-Tropez grâce à l’un des promoteurs avec lequel il a travaillé à Grenoble. Puis, il s’installe à Nice où il élabore la conception de décors pour le théâtre et le cinéma. Après quarante ans à Nice, il décide de revenir dans sa ville natale&nbsp;: Poitiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Louis Dumiot a réussi à vivre de son art pendant près de trente ans, «&nbsp;J’ai des moments de doutes tout le temps. Je pense qu’il ne faut pas avoir de convictions dans ce métier. Seuls ceux qui sont sûrs d’eux peuvent en avoir. Il faut quand même avoir un minimum de confiance en soi, tout en sachant se remettre en question perpétuellement.&nbsp;» Aujourd’hui à la retraite, le récent regain d’intérêt pour l’œuvre <em>Fusion</em> le surprend et le stimule. Le plasticien dit à ce propos&nbsp;: «&nbsp;Je suis très étonné de l’intérêt qu’on porte à cette œuvre après tant d’années&nbsp;! Et j’ai été aussi ravi qu’elle soit restaurée, parce que je l’avais déjà proposé, il y a quelques années, mais ça ne devait pas encore intéresser le personnel universitaire. L’engouement autour de l’œuvre me donne à nouveau envie de créer.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Cet article a été réalisé lors d’un séminaire de médiation et d’écriture journalistique dans le cadre du master histoire de l’art, patrimoine et musées de l’université de Poitiers.</em></p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/jean-louis-dumiot-50-ans-de-fusion/">Jean-Louis Dumiot, 50 ans de Fusion</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Formigé, un architecte méconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 17:01:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jean-Camille Formigé (1845-1926), archéologue, architecte et urbaniste parisien, a largement contribué à l’image de Poitiers aux XIXe et XXe siècles.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/formige-un-architecte-meconnu/">Formigé, un architecte méconnu</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Juliette Jessin</strong><strong><br>
</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Camille Formigé (1845–1926), archéologue, architecte et urbaniste parisien, a largement contribué à l’image de Poitiers aux <span class="smallcaps">xix</span><sup>e</sup> et <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup><strong> </strong> siècles. La numérisation du fonds d’archives du père de La Croix a permis de mettre en lumière son travail de restauration. Par son enseignement à l’académie des Beaux-Arts et aux Arts décoratifs, Jean-Camille Formigé a su se faire sa propre conceptualisation de l’architecture. Décorateur-ornemaniste, il a su affiner son travail pour se démarquer. Cantonné à des interventions d’agencement, de décoration, sur une échelle parfois monumentale, son carnet de commandes fut très divers. Architecte de commande privée à ses débuts, il compléta ses expériences en répondant à des concours d’aménagement publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amené à
concevoir deux bâtiments des Beaux-Arts de l’Exposition Universelle de Paris en
1889, il devint un architecte prisé de la capitale. Son travail pour
l’aménagement des serres du jardin d’Auteuil, ainsi que pour des monuments du
cimetière du Père-Lachaise à Paris, lui ont donné le prestige qui lui était dû.
Dès lors, il fut promu au rang de membre de l’académie des Beaux-Arts en 1920.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses connaissances archéologiques lui permirent d’être nommé aux fonctions d’architecte des Monuments historiques puis d’architecte diocésain dans les villes d’Auch, Laval, Meaux et Poitiers.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="630" height="890" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/jean_camille_formige_1889_wiki.png" alt class="wp-image-32300" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/jean_camille_formige_1889_wiki.png 630w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/jean_camille_formige_1889_wiki-212x300.png 212w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/jean_camille_formige_1889_wiki-150x212.png 150w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px"><figcaption>Portrait de Jean-Camille Formigé (1845–1926) en 1889.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Son action à Poitiers</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Notre-Dame-la-Grande,
Saint-Hilaire-le-Grand, Montierneuf, Saint-Radegonde, la tour Maubergeon ou
encore le baptistère Saint-Jean. Autant de lieux que Formigé put compter dans
son carnet de commandes lorsqu’il siégeait au rang d’architecte diocésain de
Poitiers. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Influencé par les plus grands noms de son époque tels que Eugène Viollet-le-Duc, Charles Garnier, Théodore Ballu ou encore Paul Sédille, l’architecte a su tirer son épingle du jeu. Précurseur de l’Art nouveau, il se démarque de ses contemporains et tend à un retour aux formes d’origine. Son intervention à l’église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, débutée en 1887, en témoigne remarquablement. Il entreprit le dégagement de la façade sud, la restauration des porches, des couvertures et du parement extérieur, ainsi que la construction des sacristies et la réfection du clocher. Audacieux, il ne transgressa pas les règles de la conservation. Son travail s’attarde sur la forme d’origine afin de lier harmonie, efficacité et praticité, n’entrainant aucune modification formelle. <br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="698" height="800" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/croquis-sacristie-ndg-archives-delacroix.jpg" alt class="wp-image-32301" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/croquis-sacristie-ndg-archives-delacroix.jpg 698w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/croquis-sacristie-ndg-archives-delacroix-262x300.jpg 262w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/croquis-sacristie-ndg-archives-delacroix-650x745.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/01/croquis-sacristie-ndg-archives-delacroix-150x172.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 698px) 100vw, 698px"><figcaption>Croquis de la sacristie de l’église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. <br>Archives du Père Camille de la Croix.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le fonds d’archives de
la Croix&nbsp;</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le père
de La Croix, nommé également «&nbsp;Révérend père de La Croix&nbsp;», était un
archéologue d’origine belge, né à Tournai en 1831, qui exerça à Poitiers de
1864 à sa mort en 1911. À l’origine de plusieurs découvertes et restaurations
de monuments historiques de la ville, il mit au jour le site de l’Hypogée des
Dunes en 1878. Son fonds considérable comprend plus de trente mille documents
d’archives, récemment numérisés par la MSHS de l’université de Poitiers. Un
travail titanesque visant à mettre en lumière les actions de ce dernier, ainsi
que ses échanges manuscrits, dont ceux avec Jean-Camille Formigé. Ce dernier
entreprit, sur la demande du Révérend père en personne, l’exécution des travaux
des monuments cités. Ces archives comprennent un nombre important de croquis des
monuments rénovés. Bien qu’ils soient seulement signés de la main du père de La
Croix, les lettres confirment l’investissement de l’architecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au
travers de leurs échanges, un respect mutuel se fait sentir. Dès ses premières
lettres, Formigé le nomme «&nbsp;mon révérend père&nbsp;» ou encore «&nbsp;mon
cher père&nbsp;». Quant au père de la Croix, l’introduction de ses lettres est
plus amicale&nbsp;: «&nbsp;cher monsieur et très honoré collègue&nbsp;». Bien
que soucieux de la santé de chacun, les lettres tiennent un discours
professionnel. En 1908, dans les dernières lettres écrites, Formigé
signe&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;votre bien dévoué&nbsp;J.-C. Formigé&nbsp;». Ce à quoi
le père de La Croix, répond en nommant désormais Formigé par son titre de
maître architecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un respect prononcé liant ces deux hommes s’est développé au fur et à mesure des années. Le terme «&nbsp;ami&nbsp;», bien que jamais employé par les deux archéologues, est le plus adéquat pour définir le lien qui les uni.&nbsp; </p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cet article a été réalisé lors d’un séminaire de médiation et d’écriture journalistique dans le cadre du master histoire de l’art, patrimoine et musées de l’université de Poitiers.</p></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Voir également : <a href="http://archives-actualite.nouvelle-aquitaine.science/files/show/1485?fbclid=IwAR3bPirO24EPYo4IBC5d6lEEO4XcAVfQnXV9oqRPGLeS_1d1N5WLNDv5OZU">Édouard André et Jean-Camille Formigé : le square de la République</a>, L’Actualité Poitou-Charentes, n° 95, 2012.<strong><br> </strong></p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/formige-un-architecte-meconnu/">Formigé, un architecte méconnu</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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	</channel>
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