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	<title>roman noir - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
	<lastBuildDate>Sun, 16 Feb 2025 16:29:14 +0000</lastBuildDate>
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	<title>roman noir - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Faits divers : de l’enquête au roman – Avec Olivier Violeau et Jean-Paul Bouchon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jan 2024 14:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[avocat]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment se mène une enquête de la scène de crime au procès et parfois jusqu'au livre et la fiction ?</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/faits-divers-de-lenquete-au-roman-avec-olivier-violeau-et-jean-paul-bouchon/">Faits divers : de l’enquête au roman – Avec Olivier Violeau et Jean-Paul Bouchon</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion des Rencontres Michel Foucault organisé en novembre 2023 par le TAP (théâtre auditorium de Poitiers) et l’Université de Poitiers autour du thème <a href="https://www.tap-poitiers.com/spectacle/evenements/rencontres-michel-foucault-2023/" title>Faits divers (Que s’est-il passé ?)</a>, Jean-Luc Terradillos – rédacteur en chef de la revue <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> – dialoguait avec le juge d’instruction Olivier Violeau et l’avocat et écrivain de roman noir Jean-Paul Bouchon.</p>



<p>Retour avec eux sur le déroulé d’une enquête de la scène de crime à l’écriture d’un livre. Cette table ronde est en lien avec le numéro 132 (été 2021) : <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-132-ete-2021-special-faits-divers/" title>Faits divers. Faits d’histoire, des experts, des romans noirs</a>.<a href="https://www.youtube.com/@TAPPOITIERS"></a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Faits divers : de l’enquête au roman | Table ronde Avec Olivier Violeau et Jean-Paul Bouchon" width="650" height="366" src="https://www.youtube.com/embed/fbTFVr8mmts?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>D’autres conférences ont eu lieu pendant les rencontres 2023 :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Conférence du journaliste Fabrice Drouelle (France Inter), <a href="https://youtu.be/pdYw5aecqmw?feature=shared" title>Affaires sensibles</a></li>



<li>Conférence de l’historien Frédéric Chauvaud (Université de Poitiers) : <a href="https://youtu.be/w_aVo_Xbw2o?feature=shared" title>L’invention des faits divers</a></li>



<li>Conférence de la littéraire Christine Baron (Université de Poitiers) : <a href="https://youtu.be/sVfARDuUzUE?feature=shared" title>Le Faits divers dans tous ses états</a></li>



<li>Conférence de la journaliste Patricia Tourancheau, <a href="https://youtu.be/VpNbDp9pStc?feature=shared" title>La Fabrique du récit du fait divers, une journaliste à l’oeuvre</a></li>



<li>Conférence du médecin légiste Michel Sapanet, <a href="https://youtu.be/XwE23hJ4CGY?feature=shared" title>Les Faits divers au regard des petites histoires de légiste</a></li>
</ul><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/faits-divers-de-lenquete-au-roman-avec-olivier-violeau-et-jean-paul-bouchon/">Faits divers : de l’enquête au roman – Avec Olivier Violeau et Jean-Paul Bouchon</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>S’enforester avec Cyril Herry et Aude Samama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Luc Terradillos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 09:29:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Aude Samama]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Herry]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Bouysse]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Montmorillon]]></category>
		<category><![CDATA[roman noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Cyril Herry, invité en compagnie de la dessinatrice Aude Samama, aux Rencontres de Montmorillon Littérature &#38; Territoire, du 2 au 4 juin. Il signent ensemble La Meute.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Entretien avec Cyril Herry, invité en compagnie de la dessinatrice Aude Samama, aux Rencontres de Montmorillon Littérature &amp; Territoire, du 2 au 4 juin. Il signent ensemble </em>La Meute<em>.</em></p>



<p><strong>Entretien Jean-Luc Terradillos Dessin Aude Samama</strong></p>



<p>En arrivant à La Croisille-sur-Briance, au pied du mont Gargan, il y a comme un air de déjà-vu, ou plutôt déjà-lu dans un roman noir de Cyril Herry. Au milieu de carcasses de matériels en tout genre et hors d’usage, on croirait reconnaître la maison de John, un personnage de <em>Nos souvenirs jamais</em>. «C’est bien de lui que je me suis inspiré», affirme l’auteur dans cet entretien publié en 2021 dans <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> (<a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-132-ete-2021-special-faits-divers/">n° 132, spécial «Faits divers»</a>). Et d’assurer que sa recette de foie de sanglier (p. 113–115) est «succulente». Rien d’anecdotique dans ce détail, au contraire cela nous conduit directement dans ces territoires que l’Insee qualifiait, autrefois, de «rural profond». Pas de discours, on y est. À bonne échelle, avec empathie mais sans gommer les frictions, les conflits, les non-dits.</p>



<p>C’est ce que l’on retrouve dans <em>Scalp</em>, distingué en 2019 par le prix de La Voix des lecteurs et le prix Calibre 47 du festival Polar’Encontre, et dans son dernier roman paru, <em>Tempête Yonna,</em> où un hameau est coupé du monde, sans eau, sans électricité, sans téléphone…</p>



<p>Cyril Herry est né à Limoges en 1970. Il a créé les éditions Écorce en 2009, dont la collection «Territori» a été repérée par La Manufacture de livres, maison qu’il a rejoint pendant trois ans où il a publié, notamment, Franck Bouysse, Séverine Chevalier, Patrick K. Dewdney, Antonin Varenne, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.</p>



<p>Il a écrit le scénario de <em>La Meute</em>, une bande dessinée publiée chez Futuropolis en 2023 par Aude Samama, qui signe aussi l’affiche de Rencontres de Montmorillon.</p>



<p><strong>L’Actualité. – Dans <em>Scalp</em>, il y a une sensation de grand espace. Une mère et son fils de 9 ans tentent de retrouver le père de l’enfant qui s’est retiré du monde en installant sa yourte dans la forêt. C’est peut-être à 10 minutes du village en voiture mais cela paraît loin, presque inaccessible.</strong></p>



<p><strong>Cyril Herry. – </strong>J’ai écrit ce roman comme un huis clos&nbsp;: une forêt, un étang. On y entre dès le début et, quand on en sort, c’est pour y revenir presque aussitôt. On a l’impression que c’est grand parce qu’on y est tout le temps.</p>



<p>Le personnage d’Alex s’est consacré à lutter contre de «grands projets inutile» et il a vraisemblablement participé à différentes ZAD, mais je n’entre pas dans le détail à ce sujet dans le roman. Dégoûté, il ne veut plus avoir affaire aux hommes, installe sa yourte bien loin, dans cette forêt, mais on veut le déloger sous prétexte qu’il n’est pas chez lui. Son mode de vie dérange. En fait, il n’est nulle part chez lui.</p>



<p><strong>Dans certains villages, on n’aime pas les yourtes, et cela se termine parfois au tribunal comme c’est arrivé dans la région.</strong></p>



<p>À Bussière-Boffy, plusieurs familles s’étaient installées sur leur terrain avec des yourtes. Ce mode de vie, cette différence ne convenaient pas au maire qui s’est acharné à leur pourrir la vie pendant des années. Finalement, ils ont obtenu gain de cause, mais trop tard. Tout le monde était épuisé, trop de mauvais souvenirs partout, ils sont tous partis.</p>



<p><strong>En suivant cet enfant dans la forêt, on découvre que la sauvagerie ne vient pas de la nature mais des humains, aussi bien des parents que des enfants.</strong></p>



<p>Pour Baptiste Morizot, nommer la nature revient à s’en exclure, puisque nous sommes des ingrédients de la nature. Mais on ne la comprend plus, nous nous en sommes déconnectés. Il nous faut des modes d’emploi pour la lire et la parcourir. Voilà ce qui me préoccupe. Je suis adepte de la forêt, c’est mon élément. Je l’ai beaucoup arpentée, j’y ai construit des cabanes, c’est différent d’une randonnée dans la nature. Dans son ouvrage <em>Sur la piste animale</em>, Baptiste Morizot emploie le très beau terme «s’enforester», au lieu de «promenade dans la nature».</p>



<p><strong>Pas de solitude dans la forêt, il y a toujours des yeux humains qui guettent&nbsp;!</strong></p>



<p>Il y a des années, en Creuse, un agriculteur m’a dit&nbsp;: <em>dans la forêt, il y a toujours quelqu’un pour te suivre des yeux</em>. Je n’ai jamais oublié. Par la suite, dans la forêt, y compris à l’écart des chemins (que je n’aime pas suivre en général), je me suis parfois demandé si quelqu’un était en train de m’observer, mais je n’ai jamais surpris personne. En revanche, il m’est arrivé d’observer moi-même des promeneurs.</p>



<p><strong>Dans <em>Nos secrets jamais</em>, la photographie est au cœur du roman. Elona découvre des photos de famille dans le grenier. Est-ce la mise au jour d’une pratique ou des études à l’école d’art de Limoges&nbsp;?</strong></p>



<p>Adolescent, je rêvais de devenir dessinateur de bande dessinée. Je suis entré l’ENSA de Limoges et j’ai découvert la photographie grâce à deux profs, Bruno de Clerfayt et Roger Vulliez. J’ai cessé de faire de la BD. La photo et l’écriture sont devenues pour moi des alliées précieuses.</p>



<p>J’ai fait aussi quelques courts métrages, des vidéos expérimentales et des installations, notamment avec la Vitrine et des collectifs de la région. En 2004, j’ai obtenu une aide pour le développement d’un scénario de court métrage. Je souhaitais le tourner en 35 mm, mais aucun producteur n’a voulu me suivre. C’est à partir de cette époque que je me suis concentré sur la littérature.</p>



<p>Pour revenir au roman, disons qu’il y a des choses vraies et beaucoup d’inventions. La maison dont hérite Elona existe, j’y ai vécu pendant huit ans. Dans le grenier, j’ai découvert des négatifs sur verre datant de 14–18, des photos prises dans le village. On y voit notamment des enfants très jeunes. Une petite fille de 4 ou 5 ans qui regarde fixement le photographe. Elle a grandi, elle est devenue une femme, puis une vieille dame, et elle est décédée. Cette plaque de verre nous raconte tout cela, et c’est troublant.</p>



<p>Une autre petite fille a été photographiée <em>post-mortem</em> dans son berceau. Elle n’a peut-être jamais appris à marcher.</p>



<p><strong>«Se peut-il qu’on hérite des souvenirs qui ne sont pas les nôtres&nbsp;?» se demande Elona. Les photos du grenier éclairent un passé que tout le monde veut oublier dans le village.</strong></p>



<p>Ils n’oublient rien. Ce sont juste des taiseux. On leur a appris à ne pas transmettre les choses potentiellement traumatisantes. Un mur a été érigé, notamment à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Contre ce mur, Elona se casse le nez, mais elle veut comprendre pourquoi certains rêves l’obsèdent, pourquoi sa mère ne lui a jamais rien raconté de son propre passé, et pourquoi elle lui a raconté différents mensonges au sujet de son ascendance. Nous touchons au sujet du roman&nbsp;: la transmission inconsciente des traumatismes de génération en génération.</p>



<p><strong>Comment les habitants de La Croisille-sur-Briance ont-ils lu ce roman qui fourmille de détails&nbsp;?</strong></p>



<p>Certains se sont amusés à deviner de qui je m’étais inspiré pour créer tel ou tel personnage. Tout le monde se connaît ici. Mais beaucoup ne m’ont rien dit du tout. Cela se passe souvent comme ça. On garde pour soi ce qu’on a lu, même si on connaît bien l’auteur. Soit parce qu’on n’a pas aimé, soit parce qu’on n’ose pas dire, ou parce que ce n’est qu’un roman&nbsp;?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="ensavoirplus">Derniers livres parus de Cyril Herry&nbsp;: <em>Scalp</em> (Seuil, 2018, prix de La Voix des lecteurs en 2019), <em>Nos secrets jamais</em> (Seuil, 2020), <em>Tempête Yonna</em> (In8, 2021), <em>J’ai misé sur le feu</em>, avec des photographies de Chrystèle Lerisse (La Manufacture de livres, 2022), <em>La Meute</em>, dessins d’Aude Samama (Futuropolis, 2023).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/06/la-meute-samama-herry.jpeg" alt class="wp-image-37443" width="377" height="514" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/06/la-meute-samama-herry.jpeg 751w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/06/la-meute-samama-herry-220x300.jpeg 220w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/06/la-meute-samama-herry-650x886.jpeg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/06/la-meute-samama-herry-150x205.jpeg 150w" sizes="(max-width: 377px) 100vw, 377px"></figure>
</div></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Rencontres de Montmorillon avec Cyril Herry et Aude Samama</strong><br>Jeudi 1<sup>er</sup> juin à 19h, rencontre avec Aude Samama à la médiathèque de Lathus-Saint-Rémy.<br><br>Samedi et dimanche 10h-19h, exposition de planches originales d’Aude Samama à l’espace librairie.<br><br>Samedi 3 juin à 14h30&nbsp;: «Le Limousin, territoire d’écrivains», avec Franck Bouysse, Cyril Herry, Christian Vigué, rencontre animée par Sophie Quetteville, à 16h30, «Disparaître dans la nature», avec Aude Samama et Cyril Herry, rencontre animée par Clément Massé.<br><a href="https://lesrencontresdemontmorillon.com/">https://lesrencontresdemontmorillon.com/</a></p>
</blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/senforester-avec-cyril-herry-et-aude-samama/">S’enforester avec Cyril Herry et Aude Samama</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>L’étincelle dans le noir absolu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Héloïse Morel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 16:22:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bibliodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gilles Menegaldo publie avec Maryse Petit, "Le Goût du noir dans la fiction policière contemporaine. Littérature et art de l’image", ouvrage qui évoque la littérature mais également le cinéma, les séries TV et la bande dessinée.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/letincelle-dans-le-noir-absolu/">L’étincelle dans le noir absolu</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Héloïse Morel</strong></p>



<p>Au commencement, le roman gothique anglais donne au noir un décor et des conventions narratives. «<em>Le Château d’Otrante </em>(1764) de Horace Walpole inaugure le <em>gothic novel</em>, appelé en français, roman noir, explique Gilles Menegaldo, professeur émérite de littérature américaine et de cinéma à l’université de Poitiers. Les surréalistes vont remettre au goût du jour ce genre et Antonin Artaud traduit et réécrit le roman “frénétique” de Matthew Gregory Lewis, <em><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Moine">Le Moine</a></em>, catalogue d’actes transgressifs&nbsp;: viols, incestes, meurtres… perpétrés en partie par un ecclésiastique.» Parmi les motifs récurrents&nbsp;: l’obscurité, les ombres et la lumière, les caveaux, les souterrains, les escaliers, les chambres secrètes, les miroirs, les spectres, etc. Dans un récit enchâssé, une nonne sanglante apparaît tous les cinq ans, le 5 mai à une heure précise. Ce roman de 1796 s’inscrit dans cette fascination pour les sentiments et les lieux morbides.</p>



<p>«Le roman gothique prend ses racines dans l’Angleterre victorienne avec des auteurs (Charles Robert Maturin, William Beckford) et des autrices (Ann Radcliffe, Charlotte Smith). Le public est essentiellement féminin.» Un des éléments essentiels du roman noir, c’est l’imaginaire architectural, inspiré du médiéval, avec le château qui renvoie au motif de l’enfermement, particulièrement celui d’une femme, souvent victime d’un aristocrate qui convoite son corps ou ses terres. «Pour l’héroïne séquestrée, l’aventure correspond aussi à la recherche d’un secret familial et de sa propre identité. Ainsi dans<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Myst%C3%A8res_d%27Udolphe"> <em>Les Mystères d’Udolphe</em></a> (Ann Radcliffe, 1794), Émilie Saint-Aubert se fait proto-détective.» On trouve également des paysages caractéristiques (sombres forêts, océans déchaînés, montagnes et glaciers) comme dans <em>Frankenstein</em> (1818) de Mary Shelley ou plus tard <em>Dracula </em>(Bram Stoker, 1897). «Edmund Burke évoque en 1757 dans sa <em>Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau</em>, l’étincelle de lumière dans le noir absolu. Ces romans visent à susciter l’effroi, <em>delight of terror</em> (les délices de la terreur), selon l’oxymore de Burke.»</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/frankenstein-1831-inside-cover-628x1024.jpg" alt class="wp-image-35588" width="490" height="799"><figcaption>Theodor von Holst, Frontispice de <em>Frankenstein</em> de Mary Shelley, 1831.</figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading">Détective en actes</h4>



<p>Edgar Allan Poe avec <em>Double assassinat dans la rue Morgue</em> (1841) et <em>La Lettre volée</em> (1844) est à l’origine du genre policier, avec son personnage de détective, Auguste C. Dupin, à la fois mathématicien et poète, intuitif en plus d’être logicien. «Le roman gothique anglais se prolonge dans le roman à sensation des années 1860–1880 (Wilkie Collins, Elizabeth Braddon) qui comporte souvent une intrigue criminelle. Puis vient Arthur Conan Doyle et son Sherlock Holmes qui lutte contre le noir avec la lumière de sa raison. Dans ces romans comme plus tard dans ceux d’Agatha Christie, le détective après avoir confondu le coupable, explique avec minutie comment il a résolu le cas.»</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/faucon-maltais-741x1024.jpeg" alt class="wp-image-35586" width="467" height="646"><figcaption>Affiche du film <em>Le Faucon maltais</em> de Dashiell Hammett (1941).</figcaption></figure></div>



<p>Les États-Unis voient apparaître dans les années 1930–1940, le style <em>hard-boiled</em> (dur à cuire) avec des romans comme <em>Le Faucon maltais</em> de Dashiell Hammett ou <em>Le Grand sommeil</em> de Raymond Chandler dont les incarnations cinématographiques font la renommée de Humphrey Bogart et Lauren Bacall, entre autres. «Le film noir des années 1940–1950 repose sur des conventions narratives et des décors urbains spécifiques (quartiers périphériques, immeubles abandonnés, entrepôts, docks, scènes de rue et pluie sur les pavés) mais aussi sur une esthétique héritée de l’expressionnisme allemand, en particulier le travail sur l’ombre et la lumière. La noirceur des intrigues criminelles s’exprime aussi plastiquement … Il y a une sorte de poésie urbaine du noir.»</p>



<h4 class="wp-block-heading">Diversités des codes </h4>



<p>Comprendre d’où le noir prend ses racines permet d’appréhender ce second ouvrage collectif dirigé par Gilles Menegaldo et Maryse Petit. Le premier interrogeait les <em>Manières de noir</em> (2010, Presses universitaires de Rennes) et montrait comment les codes du noir se retrouvaient dans la littérature, y compris dans la littérature dite «blanche». Dans le premier article du <em>Goût du noir</em> par Dominique Meyer-Bolzinger, l’écrivain François Bon est cité comme exemple car il emploie dans <em>Daewoo</em> les techniques de l’enquête de la fiction policière. Les chercheuses et les chercheurs qui ont participé à cet ouvrage, mêlent les genres et le lectorat saisit depuis les origines gothiques, combien les manières d’écrire, de filmer ou de dessiner le noir, se déclinent dans des genres multiples&nbsp;: l’éso-polar (le polar ésotérique présenté par Lauric Guillaud), le cyberpunk (avec l’œuvre de William Gibson analysée par Isabelle Boof-Vermesse), l’anticipation, le suspense… Ce dernier sous-genre étant en particulier illustré par l’article d’Hélène Machinal à propos de l’auteur africain Deon Meyer et son roman <em>13 heures</em> qui mêle les codes du thriller auxquels s’ajoutent la diversité ethnique, linguistique et des problématiques sociales et politiques. «Il y a une dimension sociologique évidente dans les romans actuels, complète Gilles Menegaldo. Les œuvres laissent les lecteurs dans un état de malaise. La noirceur est la constance mais il y a rarement une rédemption, ce sont souvent des fins ouvertes et l’enquêteur lui-même est parfois problématique comme dans certains romans où il est amnésique. On ne trouve plus de discours surplombant à la Hercule Poirot ou Sherlock Holmes. Il y a une multiplicité de points de vue, parfois contradictoires.» À ce titre, la série <em>The Wire</em> (sur écoute) est un exemple puisque l’action se déroule à Baltimore et montre les points de vue des enquêteurs et celui des gangs. Flore Coulouma y consacre son article, «Baltimore dans le noir&nbsp;: la ville dévastée à l’heure de l’Amérique néolibérale (<em>The Wire</em>, David Simon, 2002–2008)», montrant la dimension sociale et politique qui s’extrait du noir. Le retour à la normale après le crime n’est plus le chemin parcouru. Elsa Grasso, philosophe, le démontre avec l’exemple de <em>Where the Truth lies</em> d’Atom Egoyan (2005)&nbsp;: «<em>Where the truth lies</em> illustre bien sûr la dimension noire sur le plan moral et social, l’absence de tout ordre axiologiquement supérieur, et empiriquement réalisable: l’enquête n’est plus ce qui permet de restaurer un état originel, moralement préférable.» Cette quête du vrai ou du vraisemblable se retrouve dans des récits de type documentaire, le genre <em>non fiction </em>s’inspirant de faits divers criminels ou du parcours de <em>serial killers</em> comme Ted Bundy par exemple.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="430" height="591" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/couverture.jpg" alt class="wp-image-35587" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/couverture.jpg 430w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/couverture-218x300.jpg 218w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/03/couverture-150x206.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 430px) 100vw, 430px"><figcaption><em>Le Goût du noir dans la fiction policière contemporaine. Littérature et arts de l’image</em> de Gilles Menegaldo et Maryse Petit, Presses universitaires de Rennes, 2021.</figcaption></figure></div>



<p>Outre le cinéma (Martin Scorsese, James Gray, Werner Herzog, le <em>vigilante film</em> britannique, etc.) et les séries, le livre propose des articles consacrés à la bande dessinée et aux romans graphiques. Ainsi, retrouve-t-on dans l’évocation de la série <em>Blacksad</em> de Canales et Guarnido, l’esthétique du cinéma des années 1940 dans l’article d’Adela Cortijo Talavera. Et dans un autre genre, lorsque Tardi illustre la trilogie de Jean-Patrick Manchette (article de Jean-Paul Meyer), le jeu graphique est fascinant. «Il s’agit d’enquêtes et de poursuites, de traques impitoyables, jalonnées de meurtres. L’œuvre joue sur la composition des planches, par exemple une case circulaire en plein milieu des cases rectangulaires et le rapport entre noir et blanc. Le blanc est attaqué, contaminé par le noir. Ce qui se déroule dans l’intrigue s’exprime par la forme.»</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un quart de noir</h4>



<p>La dernière section du livre présente, entre autres, une étude détaillée par l’illustrateur Philippe Wurm (auteur avec François Rivière d’une très récente biographie en bande dessinée d’Edgar P. Jacobs) de <em>La Comète de Carthage</em> d’Yves Chaland qui opère un détournement des codes de la ligne claire. L’ouvrage se clôt sur une retranscription d’un échange entre Jeanne Guyon, éditrice de Rivages/noir, et Stéphane Michaka, écrivain et auteur d’adaptations radiophoniques. Jeanne Guyon évoque une fidélité du lectorat aux auteurs plutôt qu’aux collections. Ainsi, quasiment tous les éditeurs généralistes ont développé des collections noires. Notons, qu’un quart des romans publiés appartient à ce genre, ce qui présage encore une longue route vers l’effroi, le suspense, et l’analyse des œuvres. Dominique Manotti, historienne et autrice de romans noirs à contenu politique, propose pour finir une postface très personnelle.</p>



<p>La nonne sanglante n’a pas fini de nous hanter.</p>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Le Goût du noir dans la fiction policière contemporaine. Littérature et arts de l’image</em> de Gilles Menegaldo et Maryse Petit, Presses universitaires de Rennes, 2021, 396 p., 28 €.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/letincelle-dans-le-noir-absolu/">L’étincelle dans le noir absolu</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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