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	<title>physique - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
	<lastBuildDate>Sun, 31 May 2026 12:37:32 +0000</lastBuildDate>
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	<title>physique - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Crevettes et torpilles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yoann Frontout]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 15:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La revue]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[physique]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Poitiers, le laboratoire Pprime modélise la cavitation, un phénomène étonnant, où des bulles de vapeur implosent, pouvant provoquer quelques désagréments.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Pierre Ayel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être silencieux, les fonds marins peuvent se révéler particulièrement bruyants, et parasiter les sonars sous-marins. La cause principale de ce vacarme ne mesure pas plus de 5 cm : ce sont des crevettes de la famille <em>Alpheidae</em>, plus couramment appelées «&nbsp;crevettes-pistolet&nbsp;». D’étranges animaux auxquels les militaires se sont intéressés de près. Elles ont la particularité de posséder une pince de très grande taille, leur permettant, en la refermant à une vitesse très élevée, de générer une brève bulle de gaz. En implosant, cette dernière provoque un bruit sourd et puissant. Une colonie de crevettes pistolets, et c’est la cacophonie assurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eric Goncalves, professeur à l’Isae-Ensma (École nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique) effectue ses recherches sur cet intriguant phénomène physique, appelé cavitation, qu’il cherche à modéliser de la meilleure façon. «&nbsp;La cavitation se produit lorsqu’apparaît une diminution rapide de la pression dans un milieu liquide, provoquant le passage de l’eau d’un état liquide à un état gazeux, sans qu’il n’y ait de hausse de température&nbsp;», explique-t-il. Se forment alors des bulles de vapeur, qui peuvent s’accumuler en agglomérat, puis implosent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pâles des hélices des sous-marins elles-mêmes peuvent générer de la cavitation. De quoi être repéré par l’ennemi, comme l’évoque le film <em>À la poursuite d’Octobre rouge</em>. Mais les nuisances sonores ne sont pas la seule complication rencontrée par les sous-mariniers. En implosant, les bulles génèrent d’importantes ondes de choc. C’est d’ailleurs l’effet recherché par la crevette-pistolet, qui assomme ainsi ses proies. Il peut donc y avoir l’apparition de déformations sur les matériaux avoisinants, qui, par effet de répétition, creusent de micro-cratères et provoquent de l’érosion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hors de l’océan également, la cavitation engendre quelques complications, en particulier dans les machines hydrauliques (pompes, turbines) où elle est étudiée depuis longtemps. Idem dans le domaine spatial : une fusée japonaise a connu un sort funeste en 1999, non pas en raison de l’érosion, mais à la suite de vibrations destructives provoquées par la cavitation dans la pompe à carburant. Cet incident poussera la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, à travailler sur ce phénomène.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-prise-en-charge-des-contenus-embarqu-s wp-block-embed-prise-en-charge-des-contenus-embarqu-s"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div><figcaption class="wp-element-caption">Simulation du collapse («&nbsp;effondrement&nbsp;» d’une structure sur elle-même) d’un cluster de bulles induit par une onde de choc au voisinage d’une paroi ©Institut Pprime, CNRS, Philippe Parnaudeau</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle approche</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cavitation, phénomène limitant dans la conception de différents systèmes, reste encore aujourd’hui un sujet d’étude important. Se déroulant sur une micro-seconde, l’implosion de bulles s’avère très difficile à observer d’un point de vue expérimental, et la simulation numérique se présente comme un moyen complémentaire pour l’étudier.&nbsp; Des recherches se développent pour estimer l’impact de l’implosion des bulles sur les parois solides à proximité. Depuis une dizaine d’années, l’idée est de coupler la mécanique des fluides avec la mécanique des matériaux pour analyser l’endommagement des parois. Cette démarche a fait l’objet, au laboratoire Pprime, d’une thèse financée par la direction générale de l’armement (DGA), qui soutient des recherches aval, mais aussi amont. À l’inverse des couplages simples, une approche numérique fortement couplée permet de réaliser des calculs sur les deux aspects simultanément, afin de prendre en compte la rétroaction de la déformation du solide sur le fluide.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="952" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus.png" alt class="wp-image-38686" style="width:564px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus.png 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus-300x279.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus-768x714.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus-650x604.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/5b10_t_11dot40mus-150x139.png 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Simulation numérique en 3D d’un collapse de 3 bulles ©Institut Pprime, CNRS, Philippe Parnaudeau</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les simulations effectuées pour le moment se font majoritairement en 2D, bien que l’idéal serait de modéliser le phénomène en 3D pour mieux appréhender ce dernier. Néanmoins, le coût des calculs reste très important (il faut pour une simulation en trois dimensions utiliser des supercalculateurs possédant des milliers de processeurs fonctionnant en parallèle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis février, une nouvelle thèse Cifre a été lancée en collaboration avec Safran Aerosystems, portant sur la modélisation de la cavitation dans les pompes hydrogène, pour de potentiels projets d’avions décarbonés. L’objectif de cette thèse est d’une part de contribuer à la modélisation du changement de phase en condition cryogénique (l’hydrogène est stocké sous forme liquide à&nbsp; –&nbsp;250&nbsp;°C) et d’autre part d’estimer par simulation numérique les pertes de performance et les dégradations causées par la cavitation sur une pompe, afin de dimensionner celle-ci pour en minimiser les effets.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vaste champ d’études<br><br></strong>Tout en cherchant à pallier les désagréments que la cavitation peut provoquer, on en explore également ses possibilités d’utilisation. Des «&nbsp;torpilles supercavitantes&nbsp;» ont ainsi été étudiées à Grenoble au Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels, dans le cadre d’un projet ASTRID piloté par la DGA&nbsp; en collaboration avec Pprime, entre 2018 et 2022. L’idée n’est pas nouvelle, et a notamment fait l’objet de projets russes comme la torpille VA-111 Chkval&nbsp;: il s’agit d’utiliser la cavitation pour faire apparaître une grande poche de bulles autour de la torpille, l’entourant complètement, et réduisant la friction avec l’eau, ce qui lui permet d’aller plus vite.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="330" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees.png" alt class="wp-image-38691" style="width:811px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees.png 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees-300x97.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees-768x248.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees-650x209.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2025/06/ogive2_grenoblerfusionnees-150x48.png 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Visualisation des essais de supercavitation menés sur des micro-torpilles au Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels à Grenoble. ©LEGI</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs grenoblois ont réalisé différentes micro-géométries ; des versions miniatures des torpilles de l’ordre du millimètre, en faisant varier la forme pour maximiser la poche de cavitation. Du côté de Pprime, il s’agissait de développer des méthodes numériques et des modèles adaptés à la simulation de la supercavitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ d’étude de la cavitation est encore vaste, et s’élargit à des domaines autres que militaires. C’est par exemple le cas de la médecine, où une application de son effet destructeur pourrait être trouvée en lithotripsie, pour l’élimination des calculs rénaux, ou encore pour délivrer des médicaments au sein du patient via des capsules. Cependant, cela n’est pas sans danger, puisqu’il faut réussir à maîtriser la génération de la cavitation par des ultrasons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux crevettes pistolets, la défense américaine cherche même à profiter du bruit qu’elles provoquent. Au-delà de parasiter les sonars, il pourrait être utile dans une nouvelle manière de réparer les ennemis en approche, grâce à l’étude des signaux d’alerte transmis par ces animaux.</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/crevettes-et-torpilles/">Crevettes et torpilles</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Expérimenter et collectionner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Herbaut]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 11:43:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Abbé Nollet]]></category>
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		<category><![CDATA[physique expérimentale]]></category>
		<category><![CDATA[Sigaud de Lafond]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faire l’expérience de la physique du XVIIIᵉ siècle au travers d’objets didactiques, au musée Bernard d’Agesci à Niort.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Juliette Herbaut</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le double cône de l’Abbé Nollet est un instrument surprenant qui met en évidence le centre de gravité. Ainsi, lorsqu’il est mis sur la partie haute de la double rampe, il ne bouge pas&nbsp;; à l’inverse, lorsqu’il est positionné sur sa partie basse, il remonte. Cette expérience étonnante montre la loi du mouvement des corps pesants, le tout avec des instruments en bois décorés. Cet objet, comme 73 autres, est présenté au <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/heritages-dorfevres/">musée Bernard d’Agesci</a> à Niort. L’exposition <em>Enseigner la physique, tout un art ! Les prémices de l’enseignement expérimental de la physique au siècle des Lumières </em>présente une multitude d’autres objets pédagogiques du <span class="smallcaps">xviii</span>ᵉ siècle. Francis Gire, expert auprès du ministère de la Culture et de la communication pour la protection des instruments scientifiques et chargé par le ministère de l’Éducation nationale d’une mission de sauvegarde et de mise en valeur de ce patrimoine, a participé à l’élaboration de cette collection. Provenant de grands lycées français, de l’École Polytechnique, du musée de Versailles et bien d’autres encore, les objets présentés s’organisent autour de la figure de l’Abbé Nollet et de son élève Sigaud de Lafond. Jean Antoine Nollet, scientifique du <span class="smallcaps">xviii</span>ᵉ siècle et précepteur des enfants de Louis XV, a contribué à l’expansion de la physique expérimentale en France, en faisant des démonstrations scientifiques spectaculaires à l’aide d’instruments raffinés et divertissants. Dans les salons parisiens ou bordelais, et même à Versailles, il vend ces appareils décorés à la feuille d’or et aux motifs travaillés, ce qui lui assure une renommée nationale et un financement pour mener ses recherches. Les ornements sont soigneusement choisis et sélectionnés pour harmoniser ces objets, rejoignant les collections des cabinets de curiosités. &nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/labbe-nollet-gravure-25-x-40-cm-collection-gires.jpg" alt class="wp-image-35248" width="369" height="405" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/labbe-nollet-gravure-25-x-40-cm-collection-gires.jpg 520w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/labbe-nollet-gravure-25-x-40-cm-collection-gires-273x300.jpg 273w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/labbe-nollet-gravure-25-x-40-cm-collection-gires-150x165.jpg 150w" sizes="(max-width: 369px) 100vw, 369px"><figcaption>L’abbé Nollet, gravure 25 x 40 cm. <br>Collection Gires.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition est organisée autour de six salles, portant toutes sur des thématiques scientifiques différentes. On retrouve aussi dans la partie «&nbsp;Optique&nbsp;» des télescopes décorés, un œil artificiel sculpté qui permet, grâce à des lentilles, de mettre en évidence les dysfonctionnements de la vue&nbsp;; mais aussi un prisme de Newton&nbsp;qui diffracte la lumière. Les deux pièces maîtresses de l’exposition sont les microscopes de Magny. Fabriqués avec des bronzes dorés et décorés de galuchat et d’argent, ces objets sont très rares&nbsp;: il n’en existe qu’une dizaine dans le monde. Présentés avec une boîte d’origine en bois, velours et dorures, ces microscopes ont été offert à Louis XV au milieu du <span class="smallcaps">xviii</span>ᵉ siècle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/microscope-de-magny--musee-lorrain-de-nancy-866x1024.jpg" alt class="wp-image-35242" width="420" height="497"><figcaption>Microscope de Magny, 1751. Collection du lycée Poincaré de Nancy au Musée Lorrain de Nancy.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre salle est dédiée à l’étude de la chaleur&nbsp;et de l’astronomie, dans laquelle est exposé un pyromètre à cadran. Cet objet montre l’effet de la chaleur sur un corps, en mesurant le coefficient de dilatation des métaux. Il est constitué d’un coffret où l’on place des barres de composition différentes, et que l’on chauffe. Ces tiges vont alors, en s’allongeant, pousser une molette, qui pourra mesurer les différences de dilatation entre les métaux. Cette invention a été déterminante, notamment dans la fabrication des rails de train. &nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/pyrometre-a-cadran-arsandaux--aseiste-1024x662.jpg" alt class="wp-image-35240" width="477" height="308"><figcaption>Pyromètre à cadran d’Arsandaux. Collection Aseiste.</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres instruments sont exposés, comme la machine pneumatique à rouet de l’Abbé Nollet, sculptée et décorée de motifs floraux. Cet objet permet de faire le vide dans une cloche en verre. De nombreuses expériences sont réalisées grâce à cette invention, comme les hémisphères de Magdebourg. Reposant sur le même principe, les deux demi-sphères sont rendues hermétiques entre elles à l’aide d’une larde de cuir. Elles deviennent impossibles à séparer, permettant d’offrir un spectacle étonnant. Ainsi, sous les yeux de l’Empereur Ferdinand III en 1654, deux hémisphères de 50 centimètres de diamètre furent attachés à des attelages d’une quinzaine de chevaux, démontrant ainsi la force de la pression atmosphérique. Enfin, la dernière salle contient une reconstitution d’une salle de classe de physique du <span class="smallcaps">xix</span>ᵉ siècle, qui s’inspire d’anciennes cartes postales. De grands rayonnages contiennent des instruments qui composent déjà les collections du musée, et d’autres vus précédemment, comme les piles de Volta ou le disque de Newton.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2021/12/graphometre-musee-lorrain-de-nancy-1024x903.jpg" alt class="wp-image-35255" width="416" height="366"><figcaption>Graphomètre. Collection du musée Lorrain de Nancy.</figcaption></figure></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Cette <a href="https://www.niortagglo.fr/sortir-visiter/patrimoine-et-musees/musee-bernard-dagesci/agenda-du-musee/agenda/exposition-enseigner-la-physique-tout-un-art/index.html">exposition</a>, visible jusqu’au 6 mars 2022, vient ainsi compléter une collection permanente sur le même thème, mais datant du <span class="smallcaps">xix</span>ᵉ siècle.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/experimenter-et-collectionner/">Expérimenter et collectionner</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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