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	<title>Limoges - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>Limoges - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Quand un senior reprend du service</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Luc Terradillos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2024 09:33:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans L’œil du diable rouge, Franck Linol sort le commissaire Dumontel de sa retraite dans les monts d’Ambazac pour reprendre une affaire non élucidée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <em>L’œil du diable rouge</em>, Franck Linol sort le commissaire Dumontel de sa retraite dans les monts d’Ambazac pour reprendre une affaire non élucidée.</p>



<p><strong>Par Jean-Luc Terradillos</strong></p>



<p>Le commissaire Dumontel «atteint l’âge de la retraite, c’est un type fatigué», nous confiait Franck Linol en nous racontant comment il est passé de la critique radicale du sport dans les années 1970 à l’écriture de polar. Dans cet entretien de <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-137-le-corps-en-mouvement/"><em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em></a> – «Freud et Marx font un carton» – il revient sur ses années de prof d’EPS «révolutionnaire», époque qu’il partage avec Dumontel, son héros. En effet, dans son nouveau roman, <em>L’œil du diable rouge</em>, le commissaire est enfin à la retraite.</p>



<p>Une envie de respirer le grand air le pousse à quitter Limoges pour un village des monts d’Ambazac, mais tout de même pas très loin… S’il lui arrivait de tourner en rond dans cette campagne de rêve, sa vieille Golf le conduirait à la ville en une demi-heure&nbsp;!</p>



<p>Mais il faut d’abord déménager, ce qui exige de se délester de strates du passé. Flash-back sans états d’âme de l’inspecteur, sans pour autant tout renier en bloc.</p>



<p>«En faisant mes cartons, j’en avais profité pour faire du tri et me libérer du superflu. J’avais viré, entre autres, une imposante collection de numéros du journal <em>Rouge</em> des années 1970 – l’hebdomadaire à l’époque de la LCR – sans aucun remords. Pour moi, symboliquement, c’était la fin des illusions sur le fameux “grand soir”. Je n’en ressentais aucun sentiment de culpabilité et – depuis un certain temps déjà – la réalité était devenue mon repère. Injustices, inégalités, misère, mon métier m’avait placé en première ligne pour constater avec dégoût ce “réel“ qui me révoltait.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Mais nos sociétés du <span class="smallcaps">xxi</span><sup>e</sup> siècle souffraient surtout de cette maladie insidieuse qu’est l’hyper individualisme. Le nouveau credo&nbsp;: “moi, moi, moi, Je, Je, Je”. Absence du “nous”. Impérialisme du Moi, repli sur soi et égoïsme. Notre société se fragmentait, devenait un “archipel“ de communautés. Le consommateur avait remplacé le citoyen. “J’ai des Droits, mais plus aucun Devoir”&nbsp;: telle était la revendication suprême.»</p>
</blockquote>



<p>Franck Linol ne s’est pas complètement converti au polar rural, donc Dumontel revient à Limoges humer l’odeur de café serré sur le zinc, flâner parmi les humains, retrouver une amie très chère, boire un verre avec un ancien collègue… Apparemment tout va bien, pas de nostalgie, la retraite n’est pas du chômage, mais une rencontre fortuite fait ressurgir une vieille affaire non résolue, une joggeuse assassinée dans le bois de la Bastide. Dumontel se souvient qu’il n’avait été au top à cette époque. Il décide de reprendre l’enquête dix ans après, à son compte. Et curieusement, le tueur réapparaît comme pour défier le commissaire.</p>



<p>Sans dévoiler l’histoire, disons qu’il y a des féminicides, du harcèlement scolaire, une chasse à l’homo (mais aussi un policier gay qui rayonne), des bikers canadiens et limougeauds (superbe Harley Sportster XL 883 Iron), des courses poursuites, des intimidations, des secrets en béton armé, une vengeance tenace et des surprises absolument inattendues.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Choisir l’escalier plutôt que l’ascenseur</strong></h4>



<p>Dumontel fatigue, mais il arrive à tenir le rythme, sans illusion sur sa condition de senior&nbsp;: «&nbsp;Mon organisme n’était plus tout jeune&nbsp;! Le corps s’affaiblit, le système cardio-vasculaire n’est plus aussi solide, les articulations sont plus fragiles, le sens de l’équilibre peut connaître quelques ratés…&nbsp;»</p>



<p>L’ancien prof de gym sait qu’il faut bouger à tous les âges de la vie comme le recommande l’<a href="https://onaps.fr/les-recommandations/">Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité</a> et l’inculque à Dumontel&nbsp;: «&nbsp;L’ascenseur marchait, mais je fis l’effort de gravir les cinq étages afin de faire un sort à ma sédentarité.&nbsp;»</p>



<p>Le récit de Franck Linol est truffé de détails, à ravir ses lecteurs qui retrouvent ou découvrent des lieux, des situations. Par exemple, au <a href="https://www.lyc-gaylussac.ac-limoges.fr/">lycée Gay-Lussac</a>, le souvenir des «&nbsp;colles le dimanche matin&nbsp;», des «&nbsp;cours d’EPS dans la chapelle dite des Jésuites&nbsp;», des «&nbsp;rendez-vous rue du Clocher avec les filles du lycée Limosin&nbsp;».</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Flacons et bande-son</strong></h4>



<p>On peut noter aussi les vins qu’il déguste (avec modération, bien sûr) car les flacons ne sont jamais quelconques : vacqueyras blanc, rouge de rasteau, chenin bio château Passavant, jurançon sec domaine Cauhapé, pic-saint-loup domaine de l’Hortus, blanc du Piémont, chardonnay de Nouvelle-Zélande, rouge d’Alsace, viognier du Languedoc, blanc d’Oléron bio Péchapié…</p>



<p>La bande-son du roman envoie du lourd, avec toutes sortes de variantes hard. Dumontel est donc rock et metal&nbsp;: Jeff Beck, Arctic Monkeys, Bring Me the Horizon, Break (krautrock), Judas Priest, Korn, The Last Internationale… sans oublier – cela s’imposait dans ce roman – les Rolling Stones qui martèlent <em>Sympathy for the Devil</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="689" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/04/loeil-du-diable-rouge-couv.jpeg" alt class="wp-image-38095" style="width:500px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/04/loeil-du-diable-rouge-couv.jpeg 689w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/04/loeil-du-diable-rouge-couv-202x300.jpeg 202w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/04/loeil-du-diable-rouge-couv-650x966.jpeg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/04/loeil-du-diable-rouge-couv-150x223.jpeg 150w" sizes="(max-width: 689px) 100vw, 689px"><figcaption class="wp-element-caption"><em>L’œil du diable rouge</em>, de Franck Linol, <a href="http://www.gesteditions.com/moissons-noires/l-oeil-du-diable-rouge">éd. Moissons noires</a>, 264 p., 19 €<br>Il a publié 18 romans chez La Geste et 2 romans chez J’ai lu. <a href="https://francklinol.com/" title>francklinol.com</a></figcaption></figure><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/quand-un-senior-reprend-du-service/">Quand un senior reprend du service</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Du livre aux moutons</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 12:01:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Taurisson-Mouret est ingénieure de recherche au CNRS, associée à l’Unité mixte de recherche Géolab (université de Limoges). Elle raconte son parcours de la chimie à la géographie.</p>



<p><strong>Par Louis Tissot, Clément Mommessin et Andrei Cherkasov</strong></p>



<p>«&nbsp;À l’époque, je ne voyais pas très bien ce que je pouvais faire en recherche. J’étais incertaine, comme beaucoup d’étudiants&nbsp;», se remémore Dominique Taurisson-Mouret. Cette affirmation peut paraître surprenante tant son parcours est marqué par la recherche académique.</p>



<p>Tout commence… par deux années en faculté de chimie à l’université de Limoges, puis Dominique Taurisson-Mouret décide de se réorienter en histoire car elle se rend compte que la chimie est pour elle «&nbsp;très très ennuyeuse&nbsp;». Elle effectue alors cinq années d’études dans sa région natale, obtient son diplôme d’études approfondies (DEA), qui est l’équivalent du master actuel, et commence une thèse en histoire médiévale. Cependant, n’étant pas certaine de vouloir être enseignante-chercheuse, elle décide de se réorienter vers les métiers du livre, et passe avec succès le concours de bibliothécaire en livres anciens.</p>



<p>Sa carrière professionnelle débute à Limoges et se poursuit dans le sud de la France, à Nîmes. Malgré son épanouissement – «&nbsp;je pouvais lire tous les livres que j’avais envie de lire&nbsp;» – elle estime que les horizons de la fonction restent limités.</p>



<p>Un nouveau changement de voie est donc nécessaire&nbsp;: «&nbsp;J’ai passé le concours CNRS parce que je me suis aperçue qu’il n’y avait que la recherche qui m’intéressait.&nbsp;» Ainsi, après avoir réussi ce concours, elle devient ingénieure de recherche au Centre national de recherche scientifique où elle effectue de l’accompagnement à la recherche et des recherches en Histoire.</p>



<p>Son premier poste est au Centre d’étude du <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle à Montpellier où elle débute ses travaux historiques sur&nbsp; «&nbsp;l’emprise française&nbsp;» dans le monde, plus spécifiquement en Russie et dans les pays de l’Est.</p>



<p>Après quelques années dans l’Hérault, elle rejoint les bords de la Méditerranée et l’Unité mixte de recherche (UMR) sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles (Shadyc) qui est devenue le Centre Norbert Elias. Au sein de ce laboratoire marseillais, elle croise son approche historique avec des chercheurs et chercheuses de disciplines variées (sociologie, anthropologie, etc.). Cette ouverture suscite un intérêt particulier chez elle et sera le fil rouge de la suite de sa carrière.</p>



<p>En effet, après la cité phocéenne, c’est à Montpellier qu’elle retourne confronter son approche historique à une autre discipline en rejoignant l’UMR Dynamiques du droit. Les dix années passées avec des juristes et historiens-juristes lui permettent d’aborder une nouvelle approche, cette fois-ci juridique, dans ses recherches en histoire.</p>



<p>Puis, l’envie de rentrer au pays se fait sentir. C’est à Limoges qu’elle décide de continuer son parcours en rejoignant Géolab. Ainsi en retournant sur ces terres d’origine, cela lui permet de confronter encore une fois son approche historique à une nouvelle discipline : la géographie !</p>



<p>La carrière de Dominique Taurisson-Mouret est ponctuée par différentes étapes dans plusieurs villes. Le cœur de sa recherche est une approche historique nourrie, au fil du temps, par des disciplines variées. «&nbsp;Je n’ai jamais travaillé dans un laboratoire où l’histoire était la dominante&nbsp;», ce qui résume parfaitement son parcours «&nbsp;assez tortueux&nbsp;».</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/du-livre-aux-moutons/">Du livre aux moutons</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2024 09:51:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Portrait de Nicole Pignier, scientifique au parcours atypique, dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes. Professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges, elle vient de publier <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs.</em></p>



<p><strong>Par Brice Etoundi Ondoa, Elsa Fleur Miyo’o Mintsa, Fatima-azahrae Tairi</strong></p>



<p>Nicole Pignier est professeure d’écosémiotique à l’université de Limoges et auteure de <em>Paysages nourriciers, un dialogue entre cultures et de savoirs</em> (Connaissances et savoirs, 2023). Dans cet ouvrage, elle explore ce qui, de la graine au paysage, fait lien nourricier entre les humains, la terre/Terre et tous les vivants. Partant de ses recherches participatives liées aux initiatives paysannes contemporaines, elle apporte des indicateurs nouveaux pour faire (agri)culture nourricière de paysages, de relations, de créativité, d’une économie à la mesure de la terre/Terre et non plus dans la démesure. Portrait d’une chercheuse scientifique au parcours atypique et dont la connaissance des paysages nourriciers a des racines profondes.</p>



<p>Nicole Pignier a grandi dans les campagnes limousines&nbsp;: «&nbsp;Ce sont les lieux paysans qui m’ont élevée.&nbsp;C’est au pied des arbres que j’étudiais la philosophie.&nbsp;» Elle&nbsp;contribue aux travaux de la ferme familiale, vit les tensions entre résistance paysanne forte de ses savoirs situés mais dépendante d’intermédiaires et adoption de la logique agro-industrielle fondée sur le profit à tout prix. Cette dernière impose ses volontés aux plantes, en partant des semences, appauvrit le sol, incite les exploitants à oublier les complexités vivantes qui les relient à la terre/Terre. Au lieu de cela, pour chaque arbre qu’ils coupent, les paysans qui tentent de résister portent un point d’honneur à en planter d’autres, ils expriment un avis critique sur l’arrachage des haies, l’utilisation massive des engrais et produits de synthèse. Elle se souvient d’ailleurs d’Amédée, ce paysan qui disait&nbsp;en parlant de certains voisins : «&nbsp;Ils nous feront bouffer de la merde&nbsp;!&nbsp;» avec un son accent typique du Limousin. Cette réalité va semer en Nicole Pignier la graine de ses recherches en écosémiotique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une carrière à contre-courant</strong></h4>



<p>Au parcours nourri de multiples passions, la chercheuse débute en littérature en tant qu’enseignante de Lettres dans le secondaire, dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle rédige un mémoire de maîtrise sur l’imaginaire dans la trilogie de Pan de Jean Giono puis un mémoire de DEA en littérature médiévale. De retour en Limousin, elle fait un doctorat en sémiotique littéraire. Sa thèse questionne la manière dont les correspondances épistolaires amoureuses de philosophes des Lumières épris de liberté, justice, sciences et art renouvellent le romanesque. Par la suite, enseignante de communication à l’Institut universitaire de technologie du Limousin, elle s’intéresse à l’expression de l’<em>ethos</em> des artistes dans le design graphique des sites web. Devenue enseignante-chercheuse à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Limoges, elle développe une sémiotique du design numérique. Elle fonde en 2012 la revue internationale <em>Interfaces numériques </em>où l’évolution consumériste des technologies est en question.</p>



<p>Ces années-là, elle lit <em>Les Battements du temps</em> puis <em>Retrouver l’Aube</em>. Ces deux ouvrages du biologiste Jean-Claude Ameisen provoquent un déclic&nbsp;: &nbsp;le désir de comprendre ce qui, dans nos aptitudes perceptives, nous relie à l’<em>oikos</em>, terme grec qui a donné le préfixe «&nbsp;éco&nbsp;» désignant notre maison terrestre, vivante. Nicole Pignier développe alors un courant français de l’écosémiotique, une discipline qui questionne les bases vivantes de nos aptitudes perceptives&nbsp;; les dynamiques organiques, corporelles comme notre verticalité, nos échanges sensoriels avec l’extérieur, les rythmes… Son compagnonnage en lieux paysans l’a conduite à cette découverte&nbsp;: un paysage anthropisé (re)devient nourricier pour les humains et la terre/Terre quand nous nous ajustons à lui en laissant s’exprimer notre base vivante au lieu de la nier, de l’oublier en nous enfermant dans des mondes techno-symboliques d’où émergent un non-sens, une anesthésie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="626" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png" alt class="wp-image-38038" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2.png 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-300x183.png 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-768x470.png 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-650x397.png 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/terra-libra2-150x92.png 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption class="wp-element-caption">Avec Laurent Pénicaud, paysan, ferme Terra libra, Linards, Haute-Vienne, nous déambulons au sein de ses paysages nourriciers, début 2022.&nbsp;Photo Nicolas Fay.</figcaption></figure>



<p><strong>L’écosémiotique revisite le lien entre science et société</strong></p>



<p>Si Nicole Pignier n’est pas militante, elle a la conviction profonde que l’avenir de notre monde dépend du soin que nous portons à nos aptitudes perceptives qui nous permettent de «&nbsp;co-énoncer avec le vivant&nbsp;» sans anthropomorphisme. Pour ce faire, elle sonde le lien à l’<em>oikos</em> dans les initiatives paysannes, qui, entre Limousin et Béarn, cultivent des semences paysannes et élèvent des espèces animales rustiques. S’inspirant pour sa méthodologie de François Laplantine, sociologue, et de Tim Ingold, anthropologue, elle travaille en compagnonnage avec les paysannes, paysans. Elle s’imprègne des actes, des lieux fréquentés, des paroles des paysans,&nbsp;elle mise sur le temps long, parfois plus de dix ans de coopération, elle est attentive aux porosités entre les mondes paysans, culturels, éducatifs, elle coopère à des rencontres paysannes dans des théâtres, cinémas, lieux publics, déambulations extérieures comme les sentiers mégalithiques. Elle fait alterner moments d’imprégnation, d’analyse où elle explore les limites, les ambiguïtés, les forces résilientes, de restitution et reprise. Elle est attentive aux cheminements individuels et collectifs, en accord avec le processus de la vie&nbsp;; jamais fixé dans une identité stable mais en perpétuel devenir.&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/nicole-pignier-paysanne-dans-lame/">Nicole Pignier – Paysanne dans l’âme</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Rémy Pénard – Du mail art au «Stampoem»</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 10:02:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rémy Pénard]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Sabatier]]></category>
		<category><![CDATA[stampoem]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Mazzocchin]]></category>
		<category><![CDATA[université de Limoges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mail artist et fondateur du «stampoem». Portrait d’un artiste hors cadre et poète agité de la terre limougeaude. L’octogénaire Rémy Pénard nous vient tout droit de l’usine à l’instar de l’écrivain Joseph Ponthus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mail artist et fondateur du « stampoem ». Portrait d’un artiste hors cadre et poète agité de la terre limougeaude. L’octogénaire Rémy Pénard nous vient tout droit de l’usine à l’instar de l’écrivain Joseph Ponthus.</em></p>



<p><strong>Par&nbsp;Lauren Caujolle, Maxime Gelineau Coste, Jean Erian Samson, Assanatou Sanfo</strong></p>



<p>«&nbsp;T’as qu’à dessiner.&nbsp;» C’est ce qu’a répondu la mère de Rémy Pénard lorsqu’il lui «&nbsp;cassait les pieds&nbsp;» à l’âge de six ans. Depuis, il n’a jamais arrêté ses dessins. Tout a commencé avec des croquis sur des feuilles volantes. Puis, passionné des correspondances et collectionneur de timbres, à douze ans il exprime son art sur des enveloppes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em>Je ne savais pas que ça s’appelait le Mail art. Je disais que je faisais des envois postaux<em>.&nbsp;</em>»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>De la côte maritime à la terre du Limousin : une effervescence créatrice</strong></h4>



<p>À vingt-deux ans, il quitte sa terre natale des Sables‑d’Olonne pour rejoindre Limoges, historiquement refuge des artistes militants persécutés. De 1966 à 2000, il travaille à l’usine Renault Véhicules Industriels pour faire des essais sur les moteurs AMX-30, sans oublier de dessiner. Ce n’est qu’en 1972 qu’il s’exerce au Mail art, concept né en 1962 de l’Américain Ray Johnson. La particularité de sa pratique de l’art postal repose sur le <em>stampoem</em> dont il est l’inventeur, appellation validée par son acolyte, l’artiste et professeur anglais <a href="https://www.johnfurnival.com/">John Furnival</a>. On entend par <em>stampoem</em> une poésie visuelle qui mobilise du collage et des tampons. Un aficionado de Rémy Pénard, <a href="https://ericbabaud.over-blog.com/2020/09/les-stampoems-de-remy-penard.html">Éric Babaud</a>, remarque que&nbsp;: «&nbsp;Ses courriers oblitérés véhiculent son travail artistique, des <em>stampoems</em>.&nbsp;» Dans les années 1980, il est sollicité en tant que producteur délégué en poésie de la chaîne télévisée France 3. Sa carrière s’intensifie avec ce temps fort en 2003 lorsqu’il est invité à la 50<sup>e</sup>&nbsp;Biennale de Venise pour exposer ses travaux aux côtés de deux autres artistes français : Julien Blaine et Lauranne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="680" height="1024" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem.jpg" alt class="wp-image-38005" style="width:616px;height:auto" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem.jpg 680w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-199x300.jpg 199w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-650x979.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2024/03/remy-penard-fougere-a-moustache-2023-stampoem-150x226.jpg 150w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px"><figcaption class="wp-element-caption">Rémy Pénard, <em>Fougère à moustache</em>, 2023, Stampoem.</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Le Sécateur</em>, une revue poétique qui « fait chanter le mot révolution dans la forêt »</strong></h4>



<p>«&nbsp;Tous les courants majeurs, essentiels du <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle, étaient minoritaires et se sont toujours développés autour d’une revue, lieu fictif de rencontres », affirme le critique d’art et créateur de revues <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/inter/2005-n91-inter1120238/45783ac.pdf">Michel Giroud</a>. Rémy Pénard, artiste hors-cadre, poète agité, a lui aussi eu recours à la fin des années 1970 à l’objet «&nbsp;revue&nbsp;» pour diffuser la poésie et renforcer le réseau artistique international déjà initié par le Mail art. Il fonde donc la revue poétique <em>Le Sécateur</em>. Active de 1979 à 1986, cette revue apériodique a connu vingt-deux volumes dont sept en grand format et quinze sous forme d’une page, comme pour revenir à la métaphore de « feuilles volantes » de son enfance. L’écrivain Robert Sabatier avait même déclaré qu’on pouvait faire de la poésie dans de belles revues reliées mais aussi sur une feuille de papier et la distribuer, la rendant ainsi accessible.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’avenir du Mail art face aux enjeux numériques</strong></h4>



<p>Retraité et vingt mille réalisations plus tard, Rémy Pénard continue pleinement son activité. Mais à l’ère du numérique, il se montre rassurant sur l’avenir du Mail art : « Tant que La Poste voudra acheminer du courrier et le pourra, ce sera possible. Car avec l’art postal, tout peut voyager, tout peut être art. »</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/remy-penard-du-mail-art-au-stampoem/">Rémy Pénard – Du mail art au «Stampoem»</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>L’art de l’émail</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 08:04:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[Art déco]]></category>
		<category><![CDATA[émail]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Limoges]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Âge]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mot «émail» vient de l’ancien français «esmalt» : la fusion, opération dont est issu l’émail, qui est une substance poudreuse, vitrifiable au feu. Histoire et évolution de cette technique artistique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Tamari Sitchinava</strong></p>



<p>Dans l’Antiquité l’orfèvrerie occupait une place exceptionnelle dans la production artistique. Elle était en effet d’une importance capitale dans la vie quotidienne comme dans la vie religieuse.</p>



<p>Pour l’ornementation des bijoux rituels, on utilisait des pierres précieuses et semi-précieuses. La nécessité d’allier variété de couleurs et commodité de production a mené les artistes ou artisans à imaginer une nouvelle technique&nbsp;: l’émail. Le mot «émail» vient de l’ancien français «esmalt», lui-même dérivé du bas latin <em>smaltum</em>&nbsp;: la fusion, opération dont est issu l’émail, qui est une substance poudreuse, vitrifiable au feu, obtenue à partir de verre finement écrasé et pilé. Les couleurs s’obtiennent au moyen d’oxydes métalliques (cobalt, cuivre, chrome, parfois oxyde d’étain…). L’émail peut être posé sur des métaux ou des alliages (or, argent, cuivre, bronze, fer…).</p>



<p>Cette technique fut utilisée dans les grandes civilisations disparues. La technologie de l’émail est aussi vieille que le monde. Il semblerait que les Égyptiens, les Grecs, les Étrusques et même les Gaulois aient eu connaissance des secrets de l’émaillerie. Les Éduens en ont laissé la trace avant l’arrivée des Romains sur l’oppidum du Mont Beuvray.</p>



<p>Saint Éloi, le patron des orfèvres est gallo-romain. Il est né à Chaptelat, près de Limoges, vers 588. Il étudie l’orfèvrerie à Limoges auprès d’Abbon, un orfèvre réputé. Arrivé à Paris, il est présenté au roi Clotaire II qui lui commande un siège d’or. En artiste consciencieux, Éloi fabrique deux trônes avec la matière fournie. Admiratif de sa probité, le roi en fait son conseiller intime et lui confère la double charge d’orfèvre et de graveur de monnaie. Élu évêque de Noyon en 641, il fonde près de Limoges en 631 le monastère de Solignac, qui se peuple rapidement d’ouvriers habiles, créateurs de magnifiques orfèvreries religieuses. André du Saussay (évêque de Toul de 1655 à 1675) affirme en 1651 avoir examiné et authentifié un calice en émail réalisé par saint Éloi. Il a été détruit durant la Révolution française mais il nous en reste deux précieuses descriptions.</p>



<p>On sait avec certitude que depuis le <span class="smallcaps">xi</span><sup>e</sup> siècle les religieux s’adonnaient aux travaux des métaux précieux car dans les monastères bénédictins, on repère l’emplacement des ateliers d’orfèvres et de verriers, indiqués sur le plan au même titre que le réfectoire, le dortoir ou le cloître. Ainsi, l’anneau pastoral de Géraud, évêque de Limoges mort à Charroux dans la Vienne en 1020 et enterré sur place, a été retrouvé dans son tombeau en 1850. «Il est d’or massif, formé de quatre feuilles trilobées, sur lesquelles courent de légers filets d’émail bleue», écrit l’abbé Texier.</p>



<p>Limoges était alors connue depuis plusieurs décennies pour ses ateliers d’émail artistique. Ils se singularisaient par leur créativité et leurs techniques novatrices. Cette production a connu des périodes florissantes et d’autres moins productives, par exemple la Guerre de Cents ans.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Champlevé-Œuvre de Limoges</strong></h4>



<p>Sous le règne de Louis VII dit le Jeune, au <span class="smallcaps">xi</span><sup>e</sup> siècle, la vogue des émaux s’étend jusqu’en Sicile et même en Chine. Dès la fin du <span class="smallcaps">xii</span><sup>e</sup> siècle les émaux limousins, très colorés et de haute qualité appelés «œuvre de Limoges», sont massivement exportés à l’échelle mondiale. Les émailleurs de Limoges ont contribué à faire rayonner l’art français à l’étranger.</p>



<p>Dans l’art d’émail limousin, on distingue deux grandes catégories&nbsp;: les émaux incrustés et les émaux peints. Parmi les émaux incrustés, le champlevé était la technique de prédilection au <span class="smallcaps">xii</span><sup>e</sup> siècle. Elle a trouvé par la suite un grand épanouissement dans le monde chrétien occidental. Cette technique d’émaillage du Moyen Âge est assez laborieuse&nbsp;: dans l’épaisseur du métal, à l’aide de burins et d’échoppes, sont creusées des cavités, qui sont ensuite remplies avec de la poudre humide de verre coloré, puis cuites au four à plusieurs reprises et enfin polies et nettoyées pour obtenir une pièce lisse qui peut être par la suite recouverte d’or ou d’argent.</p>



<p>Le <span class="smallcaps">xii</span><sup>e</sup> siècle est considéré comme l’âge d’or de l’émail limousin, qui se caractérise par un extrême raffinement esthétique et une pluralité d’usages surtout pour les objets liturgiques (croix, encensoirs, chasses, sorte de sarcophage miniature dédié aux reliques des saints), mais aussi profanes (bijoux, décorations…). Vers le <span class="smallcaps">xiv</span><sup>e</sup> siècle la technique des émaux champlevés disparait en Limousin mais l’émail renaîtra plus tard avec d’autres techniques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie.jpg" alt class="wp-image-36405" width="685" height="556" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie-300x244.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie-768x624.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie-650x528.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/03--bal-l--limosin-pieta-v--1565-inv--2020-1-1-copie-150x122.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 685px) 100vw, 685px"><figcaption>L. Limosin, <em>Pietà</em>, v. 1565, musée des Beaux-Arts de Limoges.</figcaption></figure>
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		<title>Émail contemporain de Limoges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 08:02:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Alain Duban]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l'univers de l'émail, certains artisans utilisent des savoir-faire classiques, tandis que d'autres utilisent une technique qui prend en compte les tendances modernes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Tamari Sitchinava</strong></p>



<p>Contrairement au <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle, il n’existe plus de grands ateliers de production d’émail ; les artistes travaillent individuellement dans leur propre atelier. Au siècle dernier, l’art de l’émail procédait surtout par reproductions en grandes quantités, mais il y avait peu de créativité et d’originalité. La demande était élevée, ce qui garantissait une stabilité financière pour ouvrir de grands ateliers et embaucher des ouvriers et des apprentis. Cela attirait des touristes, augmentait la réputation de la ville et permettait d’organiser des biennales et des expositions internationales.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Vierge noire de Léa Sham’s et Alain Duban</strong></h4>



<p>Actuellement, certains artisans utilisent des savoir-faire classiques, tandis que d’autres utilisent une technique qui prend en compte les tendances modernes. Chaque émailleur possède totalement les techniques du passé et les mêle hardiment afin de créer des œuvres originales et personnelles. Ainsi, Léa Sham’s et Alain Duban, deux artistes émailleurs limousins ont réalisé une Vierge noire baptisée <em>Notre Dame de la Pleine Lumière</em> qui trône actuellement à Limoges dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale Saint-Étienne et qu’ils ont créée pour les ostensions limousines en 2009. Alain Duban raconte que la création de leur vierge noire a été inspirée par le reliquaire de sainte Foy à Conques. La statue mesure 1,17 m, son corps est en champlevé, les poignets et le liseré de la robe en émail cloisonné. C’est une des plus grandes statues de vierge émaillée. Léa Sham’s affirme avoir voulu concevoir une œuvre hybride qui mêle classicisme et modernité&nbsp;; l’emploi du champlevé, technique de prédilection au Moyen Âge est un hommage rendu à cette glorieuse époque, et de plus, l’émail cloisonné est l’une de ses techniques préférées. Elle confie aimer beaucoup les vierges noires d’Auvergne qui, pour elle, a une dimension symbolique forte. En effet, ces vierges représentent la Femme, et toute Femme est une reine, et porte en elle la reine qu’elle doit faire émerger. Par goût, elle travaille plus volontiers sur de grandes pièces, comme des vases ou des coupes, ce qui est rendu possible par l’acquisition d’un grand four. C’est rare car les artistes, pour créer des grandes pièces, font le plus souvent un assemblage de plusieurs petites pièces. Léa Sham’s utilise surtout le plein émail, technique relativement nouvelle (<span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle) qui consiste à faire fondre des grains d’émail broyés sur une plaque de cuivre. Alain Duban crée plutôt des objets décoratifs, coupelles, tableaux avec un esprit de miniature, bijoux, ainsi que des animaux en bronze qu’il orne d’email. Actuellement, ils travaillent sur une crèche en vue des ostensions limousines de 2023, une tradition religieuse populaire remontant à la fin de <span class="smallcaps">x</span><sup>e</sup> siècle qui se déroule tous les sept ans.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="458" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vierge.jpeg" alt class="wp-image-36411" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vierge.jpeg 458w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vierge-215x300.jpeg 215w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vierge-150x210.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px"><figcaption>Léa Sham’s et Alain Duban, <em>Notre Dame de la Pleine Lumière</em>, émaux champlevés et cloisonné au fil d’argent, Hauteur 117cm sur âme de bois. Émaux opaques. Têtes en bronze patiné. Trône en laiton gravé.</figcaption></figure>
</div>


<p>Tous deux travaillent et exposent ensemble. Leurs œuvres sont exposées également à la galerie du Canal créée par un collectif d’artistes auxquels ils appartiennent. Ils constatent que la période actuelle est un peu creuse en ce qui concerne l’art de l’émail, mais ils ont confiance en un prochain renouveau créatif.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<div class="wp-block-pgcsimplygalleryblock-slider simpLy-gallery-freedom-block" data-gallery-id="simpLy"><div class="sgb-gallery"><div class="sgb-item " data-item-id="36429"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="480" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1.jpeg" alt data-id="36429" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1.jpeg" class="wp-image-36429" title="hyppo(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1.jpeg 605w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1-300x238.jpeg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/hyppo1-150x119.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Alain Duban, Émaux opaques, laiton gravé, hauteur : 15 cm.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36427"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="401" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1.jpeg" alt data-id="36427" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1.jpeg" class="wp-image-36427" title="pingouin1 copie(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1.jpeg 401w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1-188x300.jpeg 188w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/pingouin1-copie1-150x239.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Alain Duban, Émaux opaques, laiton, support en résine, hauteur : 23cm</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36425"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="481" height="579" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1.jpeg" alt data-id="36425" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1.jpeg" class="wp-image-36425" title="le chat et l'oiseau-mouche(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1.jpeg 481w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1-249x300.jpeg 249w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/le-chat-et-loiseau-mouche1-150x181.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 481px) 100vw, 481px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Alain Duban, Émaux opaques, Laiton gravé, hauteur 23 cm.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36413"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="442" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1.jpeg" alt data-id="36413" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1.jpeg" class="wp-image-36413" title="vasevert(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1.jpeg 442w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1-207x300.jpeg 207w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/vasevert1-150x217.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 442px) 100vw, 442px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Léa Sham’s, Vase Vert : plein émail, feuille d’or, sertissage laiton, hauteur : 30 cm.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36414"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="339" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1.jpeg" alt data-id="36414" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1.jpeg" class="wp-image-36414" title="TableauRouge(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1.jpeg 339w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1-159x300.jpeg 159w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/tableaurouge1-150x283.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 339px) 100vw, 339px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Léa Sham’s, Tableau : émaux transparents et opaques, hauteur : 35 cm</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36415"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="455" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11.jpeg" alt data-id="36415" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11.jpeg" class="wp-image-36415" title="T_BLEU1(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11.jpeg 455w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11-213x300.jpeg 213w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/t_bleu11-150x211.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Léa Sham’s, Tableau bleu. Émail champlevé, bois, papier marouflé, , hauteur : 25 cm.</figcaption></figure></div></div></div>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« Va me chercher la marguerite »</strong></h4>



<p>Michèle et Dominique Gilbert, un couple d’émailleurs de Limoges, ont fait renaître l’émail champlevé en en modifiant la technique médiévale pour la rendre un peu plus rapide et facile. Ils créent divers objets : des bijoux, des coupelles, des tableaux de paysages, et de petites pièces sculptées destinées en partie aux expositions de la galerie du Canal. Ils préparent une exposition sur le thème « va me chercher la marguerite » organisée en juin 2022 par la galerie du Canal, à laquelle sont également conviés plusieurs artistes étrangers. Cette galerie fut créée dans le dernier quart du <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle à leur initiative ainsi qu’à celle de cinq autres artistes dans le but de vulgariser les arts du feu contemporains et d’échanger avec leur public. La création de ce type de lieu a pris le relais des grands ateliers, en regroupant les artistes en association ou en collectif.</p>



<p>Les futurs émailleurs n’ont pas grand choix pour se former aujourd’hui. Il existe une formation unique assurée par l’École des métiers d’art de l’AFPI Limousin, en partenariat avec la Maison de l’émail. Elle est dispensée à Limoges par des émailleurs professionnels et des formateurs des métiers d’art de l’AFPI Limousin. Cette formation se déroule sur six mois à temps plein et se termine par cinq semaines de stage en entreprise. Des échanges s’effectuent avec l’Europe, notamment avec l’Espagne et son école d’art de Barcelone.</p>



<div class="wp-block-pgcsimplygalleryblock-slider simpLy-gallery-freedom-block" data-gallery-id="simpLy"><div class="sgb-gallery"><div class="sgb-item " data-item-id="36418"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="429" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181.jpeg" alt data-id="36418" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181.jpeg" class="wp-image-36418" title="Gilbert (18)(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181.jpeg 429w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181-201x300.jpeg 201w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/gilbert-181-150x224.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 429px) 100vw, 429px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Michèle Gilbert, Émaux champlevés sur cuivre, émaux opaques, traitement argenture, encadrement ardoise.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36417"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="432" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1.jpeg" alt data-id="36417" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1.jpeg" class="wp-image-36417" title="D.Gilbert siesta(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1.jpeg 432w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1-203x300.jpeg 203w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/d-gilbert-siesta1-150x222.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 432px) 100vw, 432px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Dominique Gilbert, Cuivre ajouré, plein émail.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36416"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="416" height="640" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1.jpeg" alt data-id="36416" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1.jpeg" class="wp-image-36416" title="champleveM.Gilbert(1)" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1.jpeg 416w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1-195x300.jpeg 195w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/champlevem-gilbert1-150x231.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 416px) 100vw, 416px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Michèle Gilbert, Émaux champlevés sur cuivre, émaux opaques, traitement dorure, support bois.</figcaption></figure></div></div></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Retrouver les formules anciennes oubliées</strong></h4>



<p>Paul Buforn, après cinquante ans de pratique, constate avec regret la situation actuelle de l’émail, très commercialisé depuis le <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle et qui perd peu à peu sa dimension artistique. La responsabilité en incombe, selon lui, à un oubli de la tradition et à un éloignement de la vocation première de l’émail : le domaine religieux. La modernité alliée au manque de formation solide et à une création en série étouffe progressivement le métier d’émailleur qui n’est plus qu’une «semi profession» voire un loisir créatif. Lui-même dit avoir toujours travaillé avec des techniques ancestrales, en cherchant à retrouver les formules anciennes oubliées ou délaissées.</p>



<p>Dans les années 2016–2017, dans l’espoir de faire revivre cette activité artistique, il avait créé à Limoges une coopérative dont le but était de créer, d’enseigner et d’exposer, mais cette entreprise s’est rapidement éteinte faute d’un soutien financier suffisant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2.jpg" alt class="wp-image-36421" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2-300x169.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2-768x432.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2-310x174.jpg 310w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2-650x366.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/07/paul-2-150x84.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption>Paul Buforn, Enluminure d’email transparent sur cuivre, 2010.</figcaption></figure>
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		<title>La place Fournier dévoile des secrets bien gardés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bastien Florenty]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 15:27:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[inrap]]></category>
		<category><![CDATA[Limoges]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Âge]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fouille réalisée par l’Inrap place Fournier à Limoges a révélé de nombreux vestiges, dont certains inattendus. Entretien avec Christophe Maniquet, responsable de l’opération de fouille.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Bastien Florenty</strong></p>



<p><strong><em>La fouille réalisée par l’Inrap place Fournier à Limoges a révélé de nombreux vestiges, dont certains inattendus. Entretien avec Christophe Maniquet, responsable de l’opération de fouille à propos des découvertes ainsi que leur apport à la compréhension de l’évolution du quartier.</em></strong></p>



<p>Dans le cadre du réaménagement de la place de la République ainsi que des rues et des places adjacentes, un diagnostic de fouille a été établi en 2016 révélant des sépultures (du <span class="smallcaps">v</span><sup>e</sup> au <span class="smallcaps">xiv</span><sup>e</sup>) à 40 cm de profondeur. Le Service régional d’archéologie a demandé une fouille extensive de 640 m² place Fournier qui a mobilisé huit membres de l’Inrap du 8 février au 13 avril 2021.</p>



<p><strong>L’Actualité. – De quelles informations historiques disposiez-vous avant d’entreprendre les fouilles&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Christophe Maniquet. –</strong> À la suite du sondage effectué sur le site en 2016, nous savions qu’il y avait des vestiges archéologiques importants sous la place, susceptibles d’être perturbés voire complètement détruits par les travaux. C’est un milieu hyper urbain, donc les niveaux se stratifient sur de grandes épaisseurs, avec souvent plusieurs états d’occupation successifs qui se superposent. Le but est de comprendre l’évolution urbaine de ce quartier au cours du temps, depuis les niveaux les plus profonds que l’on puisse atteindre, et d’apporter de nouvelles informations.</p>



<p>Dans un premier temps, nous avons été étonnés de l’ampleur du cimetière qui s’étend sous la place Fournier. Cette fouille a également permis de visualiser l’environnement immédiat de l’abbaye Saint-Martial. Nous avons retrouvé une absidiole de l’abbatiale et pu établir des liens stratigraphiques entre le bâtiment et les sépultures, dont les plus récentes sont datés de la fin du <span class="smallcaps">xiv</span><sup>e</sup> siècle. La grande surprise de cette fouille est la découverte de plusieurs fossés défensifs qui cernaient probablement l’abbaye entre le <span class="smallcaps">x</span><sup>e </sup>et le <span class="smallcaps">xii</span><sup>e</sup> siècle. Les systèmes défensifs étaient vaguement abordés dans les textes, et ce n’est qu’au moment de la fouille que nous avons constaté la présence d’au moins trois fossés successifs, d’environ 20 m de large et 5 m de profondeur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445.jpg" alt class="wp-image-36130" width="659" height="494" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/02-dji_0445-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 659px) 100vw, 659px"><figcaption>L’absidiole de l’abbatiale mise au jour dans l’angle de la fouille. Photo Louis Maniquet.</figcaption></figure>
</div>


<p>Lors de l’étude d’une partie des fossés nous avons trouvé des tombes creusées dans leurs remplissages. On observe une période d’interruption des inhumations qui correspond à la construction puis à l’utilisation des fossés, soit du <span class="smallcaps">viii</span><sup>e</sup> au <span class="smallcaps">xii</span><sup>e</sup> siècle.</p>



<p>Ces vestiges étaient inconnus jusqu’alors, nos travaux apportent donc une information inédite et importante sur l’évolution topographique de ce quartier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925.jpg" alt class="wp-image-36131" width="661" height="496" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/03-p1190925-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px"><figcaption>Mur gallo-romain et sépultures des <span class="smallcaps">iv</span><sup>e</sup>-<span class="smallcaps">vi</span><sup>e</sup> siècles dégagés sous les creusements des fossés défensifs médiévaux. Photo Christophe Maniquet, Inrap.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Jusqu’à quelle profondeur avez-vous pu fouiller ?</strong><strong></strong></p>



<p>Ici nous avons essayé d’atteindre le terrain originel, celui sur lequel l’homme s’est établi. Nous avons retrouvé des traces de l’ancien ruisseau d’Enjoumar qui a été canalisé par la suite. C’est autour de ce ruisseau que s’installent les premières occupations gallo-romaines.</p>



<p>Les profondeurs atteintes sont celles qui seront perturbées par les aménagements, nous sommes donc descendus jusqu’à 3 m – 3,50 m de profondeur ponctuellement.</p>



<p><strong>Certaines de ces tombes sont en carreaux de terre cuite, est-ce une utilisation courante pour l’époque&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Ce n’est pas la première fois que ce type de sépulture est découverte. Depuis les années 1960 plusieurs fouilles ont été menées à la suite de la construction du parking souterrain de la place de la République, à l’emplacement du cimetière et d’une partie des édifices cultuels de l’abbaye Saint-Martial. Des sépultures datant de toute la période médiévale avaient été découvertes. Les plus anciennes, aménagées à l’aide de carreaux de terre cuite de tradition romaine, peuvent être été datées entre le <span class="smallcaps">iv</span><sup>e</sup> et le <span class="smallcaps">vi</span><sup>e </sup>siècle de notre ère. Les analyses au carbone 14 prévues permettront de préciser la période d’inhumation.</p>



<p>Nous n’avons pas d’explication particulière quant à l’utilisation de ces matériaux. Il se peut qu’à certaines périodes, des matériaux architecturaux ont été utilisé à d’autres fins, dont la construction de tombes.</p>



<div class="wp-block-pgcsimplygalleryblock-slider simpLy-gallery-freedom-block" data-gallery-id="simpLy"><div class="sgb-gallery"><div class="sgb-item " data-item-id="36133"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="611" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969.jpg" alt data-id="36133" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969.jpg" class="wp-image-36133" title="05a.P1190969" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969-300x179.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969-768x458.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969-650x388.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05a-p1190969-150x90.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Sépulture dallée et coffrée de carreaux de terre cuite (tegulae mammatae) de tradition romaine Photos Camille Martofel, Inrap.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36134"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="695" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710.jpg" alt data-id="36134" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710.jpg" class="wp-image-36134" title="05b.P1200710" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710-300x204.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710-768x521.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710-650x441.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/05b-p1200710-150x102.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></a></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36136"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="550" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1.jpg" alt data-id="36136" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1.jpg" class="wp-image-36136" title="06.P1170919" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1-300x161.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1-768x413.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1-650x349.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/06-p1170919-1-150x81.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Sépulture coffrée de carreaux de terre cuite, datée du XIIIe ou du XIVe siècle. Photo Christophe Maniquet, Inrap.</figcaption></figure></div><div class="sgb-item " data-item-id="36137"><figure><a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731.jpg" alt data-id="36137" data-link="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731.jpg" class="wp-image-36137" title="07.P1210731" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/07-p1210731-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"></a><figcaption class="sgb-item-caption">Certaines tombes de la fin du Moyen Âge voyaient leurs parois doublées de rangées de pierres. Photo Benoît Kirschenbilder, Inrap.</figcaption></figure></div></div></div>



<p><strong>Avez-vous pu déterminer quel type de population a été enterré&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Au niveau de la place Fournier, concernant la période de la fin médiévale, les individus inhumés sont surtout des hommes plutôt âgés. Il pourrait s’agir du cimetière des moines qui est mentionné pour les périodes modernes.</p>



<p><strong>Il y avait également des individus inhumés dans un linceul ou un cercueil en bois, qui ont disparu avec le temps, quelles ont été les techniques utilisées pour déterminer la position initiale du corps et le type de sépulture&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>Il s’agit là du travail des anthropologues. Après le dégagement et la fouille minutieuse des squelettes, en fonction de la position des ossements ils peuvent déterminer s’ils se sont décomposés en espace ouvert ou en espace colmaté. C’est-à-dire si la terre a bloqué le mouvement des ossements avant la décomposition des corps, ou non. Si l’espace est vide, nous sommes sûrement en présence d’un cercueil ou d’un coffrage en bois qui s’est décomposé après le corps&nbsp;; les os ne sont plus forcément dans leur position initiale.</p>



<p><strong>Vous avez découvert un four destiné à la fabrication d’une cloche, et un mur de l’ancienne abbatiale. En quoi ces éléments nous renseignent-ils sur l’organisation du site à cette époque&nbsp;? </strong><strong></strong></p>



<p>Nous avons retrouvé de multiples fragments de moules à cloche, ce qui nous a permis de comprendre la nature de cette structure. La céramique va nous permettre de dater ce four, puis nous allons consulter les textes mentionnant la fabrication de cloches à différentes périodes afin d’émettre des hypothèses sur leurs destinations, mais nous n’aurons jamais de certitudes. Le four est en très bon état et sa base est construite avec des pierres récupérées sur l’abbaye. Ces pierres moulurées qui conservent des traces de peinture apportent des informations inédites sur le mode de construction et la décoration de l’abbaye.</p>



<p>Concernant le mur de l’abbatiale, il faut savoir que toute l’abbaye a été classée au titre des Monuments Historiques. Il était donc impossible d’envisager que ce mur soit détérioré par les aménagements. Des modifications de projet établies avec les aménageurs ont permis de ne pas dégrader davantage ce mur qui restera enfoui sous la place.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426.jpg" alt class="wp-image-36138" width="776" height="582" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2022/06/08-dji_0426-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 776px) 100vw, 776px"><figcaption>Le four à cloche aménagé à l’aide de blocs moulurés récupérés sur les bâtiments de l’abbaye. Il est perturbé par un mur de la période moderne. Photo Louis Maniquet.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Aucune trace de présence humaine entre le <span class="smallcaps">xv</span><sup>e</sup> et le <span class="smallcaps">xx</span><sup>e</sup> siècle n’a été découverte, comment expliquez-vous cette absence&nbsp;?</strong></p>



<p>Au <span class="smallcaps">xviii</span><sup>e</sup> siècle, des remaniements majeurs de la topographie ont entrainé des décaissement et arasement très importants. Les découvertes de maçonneries ou sépultures enfouies ont alors dû être nombreuses. Seulement, à cette époque l’archéologie n’existait pas encore et nous pouvons légitimement penser que les vestiges mis au jour ont été évacués sans aucune observation archéologique. L’archéologie a réellement débuté au <span class="smallcaps">xix</span><sup>e</sup> siècle par l’intermédiaire d’érudits qui ont fait part de leurs découvertes lors de divers aménagements.</p>



<p>Il faut avoir en tête qu’aujourd’hui nous construisons en creusant et en excavant à l’aide d’engins mécaniques, alors que durant l’Antiquité et le Moyen Âge, la méthode ordinaire consistait, le plus souvent, à construire les nouveaux édifices directement sur les niveaux de destruction des précédents. Ceci engendre un rehaussement progressif des structures et constitue la stratigraphie étudiée par les archéologues. De ce fait, en général, plus on descend profondément et plus les vestiges sont anciens.</p>



<p><strong>Une année s’est écoulée depuis la fin des fouilles, où en êtes-vous de la phase d’étude ?</strong><strong></strong></p>



<p>C’est un travail de longue haleine, avec dans un premier temps la phase de lavage du mobilier&nbsp;: ossements (animaux et humains), céramique, verre, métal (dont les monnaies), etc. Après cette phase de lavage, le mobilier est orienté vers différents spécialistes&nbsp;: l’archéozoologue, le céramologue, le carpologue, l’anthracologue… C’est le travail conjoint des différents spécialistes et la mise en commun des informations qui nous permet de comprendre l’ensemble du site et son évolution dans le temps. La phase d’étude est toujours en cours.</p>
<p></p><div class="qnimate-post-series-post-content"><div>Cet article fait partie du dossier <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/post-series/20-ans-de-linrap/">20 ans de l’Inrap</a>.</div></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/la-place-fournier-devoile-des-secrets-bien-gardes/">La place Fournier dévoile des secrets bien gardés</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>L’interdisciplinarité vue par Anne Julien-Vergonjanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 10:11:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Figures]]></category>
		<category><![CDATA[CNRS]]></category>
		<category><![CDATA[Limoges]]></category>
		<category><![CDATA[mathématiques]]></category>
		<category><![CDATA[université de Limoges]]></category>
		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Anne Julien-Vergonjanne est chercheuse, spécialiste de l'électronique et des télécommunications au laboratoire Xlim de l'université de Limoges. Présentation de ses recherches et de son parcours.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linterdisciplinarite-vue-par-anne-julien-vergonjanne/">L’interdisciplinarité vue par Anne Julien-Vergonjanne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Anne Julien-Vergonjanne est professeure de classe exceptionnelle à l’université de Limoges à l’École d’ingénieurs Ensil-Ensci avec la spécialité électronique et télécommunications – ELT. Elle est également chercheuse au laboratoire Xlim où elle dirige l’axe Systèmes et réseaux intelligents (SRI,Sycomore) et encadre plusieurs thèses sur le sujet de la transmission optique sans fil (Li-Fi). Elle est aussi directrice de l’École doctorale Sciences et ingénierie des systèmes, mathématiques, informatique (Sismi).<br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce qui a été un déclencheur chez moi, c’est le premier pas sur la Lune, j’étais petite et j’ai été réveillée en pleine nuit pour voir ça. Je crois que ça a été un bouleversement.» </p></blockquote>



<p>C’est en ces mots qu’Anne Julien-Vergonjanne raconte la naissance de son envie de faire des sciences. Passionnée par la musique, elle s’intéresse aux ondes dès son plus jeune âge. Cette passion l’a conduite à faire des études en électronique, électrotechnique et automatique (EEA) qu’elle réalise dans l’ensemble à Limoges.<br>Elle soutient une thèse dans le domaine de l’électromagnétisme, toujours au sein de l’université de Limoges, sous la direction du professeur Pierre Guillon. Durant son doctorat, elle occupe un poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) au sein de l’université de Poitiers. À l’issue de ce dernier, elle obtient un poste de maître de conférence (MCF) dans cette université où elle continue de travailler sur l’électromagnétisme.<br>Quelques années plus tard, souhaitant se rapprocher de son conjoint, elle demande une mutation à l’université de Limoges. «Ça a été long pour le rejoindre, la mutation n’était pas possible. J’ai alors décidé de changer de domaine de recherche et j’ai quitté le monde de l’électromagnétisme pour le traitement du signal.» Ainsi, elle peut rejoindre l’université de Limoges où elle passe son habilitation à diriger des recherches (HDR) et où elle travaille encore.</p>



<p><br>Cette capacité à s’adapter aux contraintes est un marqueur de sa carrière. En effet, Anne Julien-Vergonjanne participe à de nombreux projets interdisciplinaires, avec les sciences et techniques, le domaine de la recherche en sport ou encore la santé. Elle participe à la chaire «e‑santé, bien vieillir et autonomie», dont l’objectif est d’utiliser l’e-santé pour promouvoir le bien-vieillir et l’autonomie des personnes âgées en utilisant des technologies innovantes.<br>La chaire multidisciplinaire dirigée par le gériatre Achille Tchalla réunit cinq laboratoires dans les domaines de la médecine, du droit, de l’économie, de la technologie, de la sociologie et de la sémiotique.<br>Anne Julien-Vergonjanne y développe des systèmes de communication pour suivre l’activité des personnes âgées fragiles afin de les inciter à pratiquer une activité physique.<br>Cette interdisciplinarité n’est cependant pas toujours facile dans le monde de la recherche académique. La chercheuse témoigne de deux problèmes qu’elle rencontre régulièrement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>«L’important, c’est d’être à l’écoute.»</strong></h4>



<p>Il peut être difficile de dialoguer entre personnes de domaines très différents et n’ayant pas le même parcours : il n’est pas rare d’avoir des notions totalement inconnues pour l’un ou de rencontrer un terme ayant deux définitions très différentes selon la communauté. Cependant, ce problème se résout facilement en étant à l’écoute de l’autre, en faisant des efforts de communication entre les différents membres, «il faut beaucoup discuter». «La deuxième difficulté, c’est la manière dont la recherche est évaluée.» Lors des recherches interdisciplinaires, il est courant qu’il n’y ait pas d’apport clair dans tous les domaines concernés par le projet. Comme la recherche scientifique implique de publier ses travaux lors de conférences et dans des revues pour la plupart spécialisées dans un domaine précis, il devient alors compliqué de soumettre ses contributions pour certains des acteurs. Cette difficulté à publier peut alors être un frein pour recruter des chercheurs ou des étudiants sur ces projets. Il est donc essentiel de bien identifier les différents apports possibles pour chaque domaine. Les projets interdisciplinaires deviennent de plus en plus courants dans le monde universitaire comme la chercheuse l’indique.<br><br>Selon elle, l’un des aspects importants pour la recherche scientifique est la motivation, l’envie d’approfondir les connaissances sur un sujet. Il est nécessaire de se poser des questions, d’analyser les travaux antérieurs sur ce sujet et de réfléchir à la manière dont on peut l’améliorer en imaginant de nouveaux outils. Pour Anne Julien-Vergonjanne , faire une thèse est une occasion unique pour apprendre la recherche. Transmettre ses connaissances à ses étudiants, qu’ils continuent à travailler dans son domaine de recherche et apprendre d’eux sont ses principales motivations.<br>Tous les postes qu’elle occupe demandent une grande quantité d’heures de travail et elle fait son possible pour équilibrer le temps consacré à ses différentes responsabilités. «Cependant, il ne faut pas rêver, on travaille même les week-ends.»</p><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/linterdisciplinarite-vue-par-anne-julien-vergonjanne/">L’interdisciplinarité vue par Anne Julien-Vergonjanne</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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