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	<title>eau - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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	<description>La revue de la recherche, de l&#039;innovation, de la création et du patrimoine en Nouvelle-Aquitaine</description>
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	<title>eau - L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</title>
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		<title>Des larmes aux bassines, quelques extraits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[administrateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 00:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[amibes]]></category>
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		<category><![CDATA[université de Poitiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez quelques articles du numéro De l'eau, avec des chercheurs de l'université de Poitiers.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous proposons quelques articles à découvrir du numéro 136 de la revue <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> sur l’eau (été-automne 2023) écrits par des chercheurs de l’<a href="https://www.univ-poitiers.fr/">université de Poitiers</a>. Vous pouvez toujours acquérir la revue en librairies, à l’Espace Mendès France ou <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-136-special-eau/" data-type="link" data-id="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/publication/n-136-special-eau/">en ligne</a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« Salut les amibes » par Vincent Delafont, Ascel Samba et Yann Héchard, enseignants-chercheurs au laboratoire EBI (CNRS, Université de Poitiers).</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710bd15afb9baf4&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div>



<ul class="wp-block-list">
<li>«Nécessité des larmes », par Frédéric Becq, professeur en physiologie, laboratoire PRéTI, Université de Poitiers.</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe src="//v.calameo.com/?bkcode=003476710648eb09c720c&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div>




<ul class="wp-block-list">
<li>« Politique de gestion de l’eau. Le mieux est l’ami du moins », par Benoît Grimonprez, professeur de droit, CECOJI, Université de Poitiers.</li>
</ul>



<div style="text-align: center; width:560px; margin: 12px auto;"><iframe src="//v.calameo.com/?bkcode=0034767106eea3ef621c8&amp;language=fr&amp;page=&amp;showsharemenu=true&amp;mode=viewer" width="560" height="350" style="width:560px;height:350px" frameborder="0" scrolling="no" allowtransparency allowfullscreen></iframe></div><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/des-larmes-aux-bassines-quelques-extraits/">Des larmes aux bassines, quelques extraits</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Paysage avec bassine. Une autre lutte est-elle possible ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexis Pernet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agrobusiness]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Pernet]]></category>
		<category><![CDATA[bassines]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Marais poitevin]]></category>
		<category><![CDATA[paysagiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être paysagiste et chercheur au contact des agriculteurs irrigants, est-ce cautionner un système agroalimentaire de profit et de pollution ? Ou une chance de poser les jalons d’une transition agroécologique avec un collectif large et diversifié ? Chronique d’un chercheur impliqué.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Être paysagiste et chercheur au contact des agriculteurs irrigants, est-ce cautionner un système agroalimentaire de profit et de pollution&nbsp;? Ou une chance de poser les jalons d’une transition agroécologique avec un collectif large et diversifié&nbsp;? Chronique d’un chercheur impliqué.</em></p>



<p><strong>Par Alexis Pernet</strong></p>



<p>Comment écrire sur les bassines sans ajouter au bruit et à la fureur ? En pensant à un objet voisin, le château d’eau, je puise dans un livre de Jean-Yves Jouannais cette ouverture apaisante&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«Depuis notre enfance, au fil des nationales de nos vacances, comme cent et cent balises sur les trajets qui menaient aux plages comme aux montagnes, nous avons tous vu et regardé, nommé les châteaux d’eau. Il n’existe pas de silhouettes plus familières auxquelles nous nous soyons accoutumés avec plus d’aisance. Tous nos paysages étaient avec châteaux d’eau.&nbsp;Le paysage, c’est le château d’eau. » </p>
<cite><em>Jean-Yves Jouannais, <em>Prolégomènes à tout château d’eau</em>, Inventaire invention éditions, 2001.</em></cite></blockquote>



<p><em>Tous nos paysages étaient avec châteaux d’eau</em>. Tous nos paysages seront-ils bientôt avec bassines&nbsp;? Ce nouvel objet hydraulique et paysager occupe une place importante, depuis le début des années 2020, dans le débat public, concentrant sur lui l’opprobre d’un mouvement alternatif, écologique et anticapitaliste qui en a fait le symbole controversé de <em>l’agrobusiness</em>, accusé à lui-seul d’assécher les sols, les nappes et les rivières et de contribuer au dérèglement des écosystèmes. Ce mouvement antibassine, aujourd’hui puissant et très relayé médiatiquement n’applique pas sa vindicte avec la même fougue sur des objets voisins pourtant tout aussi porteurs d’ambiguïtés comme les équipements de l’industrie agroalimentaire, les installations portuaires (avec les plateformes d’importation d’engrais azotés de synthèse, véritables bombes climatiques), les réseaux de production et de commercialisation de pesticides.</p>



<p>La bassine, en revanche, est l’objet focal d’un opprobre qui a rallié des collectifs multiples et instantanément unanimes, alors que la connaissance directe des dossiers et des ouvrages est le lot d’un très petit nombre d’acteurs environnementaux et agricoles. Les appels médiatiques se multiplient, à la «&nbsp;prise de la bassine&nbsp;», à leur démantèlement. «&nbsp;Pas une bassine de plus&nbsp;» ne doit exister à la surface des plaines. Les jours de manifestation, des trophées sont brandis sous l’œil des caméras&nbsp;: canalisations arrachées, extirpées du sol, pompes découpées à la meuleuse, tandis que fusent autour lacrymogènes et grenades de désencerclement. Une génération activiste semble faire ses armes dans les champs, sans égard vis-à-vis d’une population agricole qui, les jours de manifestation, est appelée à rester à l’abri des fermes, à ne pas exercer elle-même de tentative de résistance. Étranges scènes que celles qui se déroulent désormais à l’automne et au printemps dans le Poitou, dans les parages des chantiers de construction des réserves de substitution. La furia passée, les chantiers reprennent, sous haute surveillance<sup>1</sup>. N’existe-t-il pas d’autres manières d’infléchir le cours des choses&nbsp;?</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Irriguer dans un contexte d’incertitude climatique</strong></h4>



<p>Sans bassine, ou plutôt sans la fonction de «&nbsp;substitution&nbsp;» qui est cœur de son fonctionnement, c’est bien au cœur des nappes phréatiques que continuerait d’être puisée l’eau qui irrigue les cultures, en saison sèche, en fonction des arrêtés administratifs encadrant les prélèvements. Une eau incolore et indolore en quelque sorte, puisqu’elle appartient alors à l’épaisseur du substrat géologique poreux, au gré des fluctuations de niveau de nappe, dans une moindre prévisibilité pour les usagers. On comprend alors combien la mesure de ces niveaux souterrains, tout autant que des débits aériens, est au cœur de toutes les attentions. Cette mesure est dépendante de toute une métrologie complexe, déployée à travers un vaste réseau de données dont l’administration est garante (mais pas toujours productrice – voir la plateforme du <a href="http://siemp.epmp-marais-poitevin.fr/">Système d’information sur l’eau du Marais poitevin</a>). Retenons ceci&nbsp;: avec tous ses défauts, sa lourdeur, son apparence trapue au-dessus des plaines céréalières, la bassine possède <em>au moins</em> un mérite&nbsp;: elle rend visible la ressource en eau qui est mobilisable, une année donnée, pour les cultures et permet donc de sécuriser son utilisation. Les ouvrages aujourd’hui conçus sont dimensionnés pour en contenir de 100&nbsp;000 à 800&nbsp;000 mètres cube, parfois plus, en général pour des utilisateurs multiples (de l’ordre d’une dizaine de fermes). Contenue dans les bâches noires, enfermée dans les quatre digues qui en marquent le pourtour, et même peu visible du public, cette quantité existe en tant que telle, limitée, partagée, attribuée, comptée et payée. Les conditions de remplissage sont strictement encadrées à l’intérieur d’un système de gouvernance collective, peut-être le plus complexe et abouti en France, installé suite aux mobilisations environnementales dans le Marais poitevin du cours des années 1990<sup>2</sup>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline.jpg" alt class="wp-image-37281" width="619" height="464" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/01_site-de-la-reserve-de-ste-soline-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 619px) 100vw, 619px"><figcaption class="wp-element-caption">Site de la réserve de Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, avant le chantier. Silo, future réserve et fossé de remembrement s’articulent autour d’une ancienne voie romaine.</figcaption></figure>
</div>


<p>Mais l’objet inquiète et hypnotise. À défaut de pouvoir y accéder, les militants les surveillent depuis longtemps par la voie aérienne, ULM d’abord, puis drones, qui ramènent les images des chantiers de décapage et d’érection des digues, dans un environnement transformé par les engins de chantier. S’y infiltrant, ils vont y puiser des échantillons d’eau capable de fournir des analyses de cyanobactéries, dont le risque est brandi dans le réquisitoire avant même tout retour de long terme. Chaque étude de mesure des impacts sur les niveaux d’eau environnants est contestée, aucune modélisation de nappe ne réussissant le test de transparence et d’obéissance qui conviendrait. Les assecs provoqués ou aggravés par le dérèglement climatique sont là, et pour longtemps désormais. Les bassines émergent peu à peu, démarrent leur existence dans ce climat de controverse, de peurs multiples et d’anathèmes. Pourra-t-on les remplir chaque année&nbsp;? S’il semble que non, tout le désaveu pèse sur leurs utilisateurs. Peu importent les mesures de solidarité qu’ils déploient dans les conditions difficiles des années sèches. Ils sont, aux yeux de leurs détracteurs, des accapareurs, des profiteurs, des voleurs, et en regard de l’enjeu climatique, des <em>mal-adaptés</em>… il ne fait pas bon cultiver avec l’eau au cours des années 2020. Mais que veut même dire le terme d’irrigant, quand l’un est membre d’une structure familiale pratiquant l’élevage de race bovine locale en marais et produisant des cultures de vente en bio, quand un autre est le dirigeant de plusieurs sociétés exploitant plus de mille hectares de monocultures conventionnelles ? Nombre d’entre eux se revendiquent d’un modèle de polyculture-élevage sur des bases qui ne peuvent être ni assimilées à l’agriculture paysanne, ni à l’agro-industrie, l’irrigation apportant un facteur de sécurité dans les affouragements, ainsi que des cultures de vente qui complémentent des revenus fragiles ou incertains. En dépend aussi l’installation d’un associé, ou de meilleures conditions de transmission d’exploitation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges.jpg" alt class="wp-image-37282" width="584" height="438" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/02_191211_ste_soline_les_terres_rouges-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px"><figcaption class="wp-element-caption">Atelier paysage à Sainte-Soline, décembre 2019. L’hydrogéologue et l’agriculteur, regard sur une future réserve.</figcaption></figure>
</div>


<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un bassin versant dans l’ombre du littoral charentais</strong></h4>



<p>Alors nos paysages <em>avec bassines</em>, que sont-ils&nbsp;? Et où sont-ils&nbsp;? Les automobilistes qui filent à vive allure entre Niort et La Rochelle, peut-être pressés de rejoindre un Eden insulaire ou les arcades commerciales de la ville blanche, savent-ils que c’est spécifiquement le bassin versant du Marais poitevin qu’ils traversent par la Nationale 11 avant d’aborder la zone littorale ? Certes, des panneaux évoquent bien quelques promenades en barque, dans des conches bordées de frênes têtards archétypiques, archi-typiques. Mais ces plaines étendues, sans relief prononcé, sans trop de haies, ces quelques fonds plus humides que la route enjambe, indifférente&nbsp;: comment penser que ce territoire sans histoire ni grâce puisse concentrer à lui-seul autant d’enjeux&nbsp;? Ce sont pourtant ces plaines, au nord et au sud de la zone humide principale, baignée par la Sèvre niortaise, qui ont connu les premières implantations de réserves de substitution. Cela s’est d’abord produit en Vendée, sous l’impulsion d’un syndicat mixte de travaux hydraulique agissant sur le bassin de la Vendée et de l’Autize, et dont le résultat se lit parfaitement aujourd’hui depuis l’axe autoroutier entre Niort et Fontenay-le-Comte. Des bassines publiques en quelque sorte, publiques sans le dire&nbsp;: le syndicat ne communique pas, les accès demeurent fermés, seuls des panneaux de financeurs publics permettent à un visiteur éventuel de se faire une idée des partenariats techniques et politiques qui président à leur construction.</p>



<p>Les ouvrages du bord de N11, dans le secteur de Cram-Chaban (Charente-Maritime) sont plus troubles&nbsp;: construits par un groupement syndical d’irrigants, ils n’ont jamais franchi l’ensemble des étapes d’une bonne inscription dans le système de régulation de l’eau du Marais poitevin. Ils font régulièrement l’objet de recours juridiques et semblent se destiner à constituer l’un des tout premiers paysages de ruines de bassines, au fond d’un système de champs ouverts et d’arroseurs (plusieurs options se présenteraient dans un tel cas&nbsp;: reboucher les trous, le volume de matière des digues correspondant à ce qui a été excavé pour contenir l’eau&nbsp;; laisser se développer la végétation sur et dans les digues, de manière à créer un boisement de plaine permettant de démarrer un maillage écologique&nbsp;; y expérimenter des modes hybrides d’étanchéification…).</p>



<p>Les réserves deux-sévriennes, sur le bassin versant de la Sèvre niortaise, de la Courance et du Mignon, sont désormais en cours de construction, après un début chaotique, qui a concentré toute la vindicte des groupes militants. Comme s’il fallait endiguer un nouveau flot, c’est ce programme qui concentre aujourd’hui le plus de critiques et d’énergie contraire. Il s’agit pourtant, et paradoxalement, aux yeux des spécialistes des projets d’irrigation collective, du mieux étudié, de celui qui a fait l’objet des engagements les plus avancés de la part des utilisateurs, dans une logique de compromis territorial – la complexité de paramétrage laissant toujours prise à la controverse. Le paysage deux-sévrien porte lui-même l’héritage d’une culture bocagère qui, même imparfaitement répartie, imprègne assez fortement l’ensemble des agriculteurs. Ceux-ci ont entrepris l’élaboration de ce programme de substitution après une crise aiguë, survenue en 2005, lorsque le réseau d’alimentation en eau potable du Niortais est passé à trois heures d’une banqueroute complète. S’opère alors le véritable point de bascule d’une gestion par arrêtés sécheresse beaucoup plus contraignante pour les acteurs du territoire, mais débouchant pour les agriculteurs sur la volonté de substituer les prélèvements les plus impactants. La culture collaborative et coopérative du territoire se lit dans le projet, porté par une société coopérative de l’eau d’environ 300 coopérateurs, fondée pour palier le refus des collectivités d’engager la création d’une structure publique porteuse du réseau d’ouvrages.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Chercheur impliqué, les ateliers paysage du protocole deux-sévrien</strong></h4>



<p>Le 18 décembre 2018, après une année marquée par les premières manifestations d’ampleur en Deux-Sèvres est signé le Protocole d’accord pour une agriculture durable, qui encadrera les engagements environnementaux des agriculteurs en parallèle de la construction des réserves. Pour accompagner ce processus, l’État s’appuie sur la participation des principales associations environnementales locales (dont l’historique Coordination pour la défense du Marais poitevin et Deux-Sèvres Nature environnement). Sa gouvernance prévoit l’installation d’un Comité scientifique et technique (CST), que j’ai rejoint comme paysagiste, issu de la recherche publique (aux côtés de nombreux autres organismes, souvent liés aux organisations professionnelles agricoles). Ce comité a été amené à préciser, dès le départ, les modalités d’application d’un protocole aux contours encore très larges au moment de sa signature, mais validant de fait l’installation progressive des réserves. &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee.jpg" alt class="wp-image-37283" width="639" height="479" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/06_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px"><figcaption class="wp-element-caption">Atelier paysage à Saint-Sauvant, le 11 décembre 2019, lecture de paysage au bord d’un site de réserve.</figcaption></figure>
</div>


<p>Il me semble important que quelques lignes puissent être consacrées à tirer un bilan de cette participation, car elle apparaît parfois comme très inopportune dans ce climat d’opprobre entretenu par de nombreuses communautés (et dont participent aussi des scientifiques pas toujours soucieux du détail régional). Être paysagiste et chercheur au contact de ce monde des irrigants, est-ce cautionner brusquement un système agroalimentaire de profit et de pollution&nbsp;? N’est-ce pas plutôt une chance de construire un contact durable avec un collectif à la fois large et diversifié&nbsp;? J’ai estimé, à la suite de mes travaux sur la projection et la médiation paysagère, et sur la base d’une expérience de vie au contact de ce milieu géographique et humain<sup>3</sup>, qu’il y avait là comme une opportunité à saisir, à rebours de certaines représentations, et en dépit du grand inconfort de la situation locale.</p>



<p>Dans un premier temps, il n’a d’ailleurs pas été question de rencontrer les protagonistes du projet. La composition du CST ne prévoyait pas la représentation directe des agriculteurs concernés. Les réunions à huis clos se déroulaient dans une salle aveugle de la Préfecture, seule la Chambre d’agriculture assurant la liaison des recommandations et des décisions de l’instance auprès des principaux intéressés. Nourri d’une approche fondée sur la médiation par le paysage, pourquoi se priver de mobiliser une interface directe, capable de plus de briser les carcans relationnels imposés par les <em>habitus</em> administratifs&nbsp;? J’ai porté l’idée d’organiser sur le terrain des ateliers pour aider à structurer des propositions viables sur le paysage et la biodiversité. C’est ainsi que se sont tenus, de l’été 2019 à décembre 2020, les cinq premiers ateliers paysage du Protocole d’accord pour une agriculture durable. Des sorties de terrain ont été organisées sur le site des futures réserves, précédées d’échanges sur des supports cartographiques, en présence des utilisateurs, des élus locaux, des techniciens et ingénieurs de structures d’appui à l’agriculture ou à la gestion des cours d’eau.</p>



<p>Si le protocole ne prévoyait pas de retoucher au dessin général des réserves, c’est d’abord un travail de fond des paysagistes du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement des Deux-Sèvres et du Parc naturel régional du Marais poitevin qui a permis de renforcer des mesures d’intégration dans des périmètres élargis par rapport aux abords directs initialement visés. Nous leur devons la refonte complète du dessin du local technique, qui arbore désormais un système de casquette métallique à pan unique, un bardage en bois en lieu et place du modèle architectural original, triste et banal. Nous leur devons aussi, cruelle ironie, l’abandon de la lourde clôture de zone d’activité au profit d’un modèle agricole plus transparent, qui n’impose pas la même distance à l’ouvrage. Les paysagistes ont aussi proposé un renfort conséquent des maillages arborés dans les environs, en fonction des lignes de force ou de faiblesse du grand paysage. Ce programme a été bien adopté et respecté par les agriculteurs (les initiés des logiques d’aménagement savent combien ces prescriptions sont en général lettre morte).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee.jpg" alt class="wp-image-37284" width="540" height="405" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/05_191211_st_sauvant_site_bois_de_la_chagnee-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 540px) 100vw, 540px"><figcaption class="wp-element-caption">Adossé au boisement, le site de la future réserve de Saint-Sauvant dans la Vienne.</figcaption></figure>
</div>


<p>Les ateliers devaient permettre d’amplifier cet élan, en passant par l’appréhension du paysage, au-delà de mesures ponctuelles, supposant une animation et une intelligence collective à trouver pour mettre en cohérence des actions à plus grande échelle. Des échanges de terrain surgissent souvent des lignes d’accord fondées sur des observations directement partagées, quand la formulation générique de dispositifs institutionnalisés paraît parfois parfaitement absconse ou rebutante. Les agriculteurs furent, au-delà d’une nécessaire étape de «&nbsp;brise-glace&nbsp;», immédiatement intéressés à participer à cette médiation par le paysage. Nombre de principes d’action sont nées d’échanges de bord de champ&nbsp;: reconvertir des parcelles labourées en fond de vallée en prairie pour améliorer la rétention d’eau et regagner en diversité biologique&nbsp;; introduire l’agroforesterie pour restructurer des parcelles de bord de marais&nbsp;; redonner à des linéaires de haies surtaillés une épaisseur et un gabarit capable d’en assurer une meilleure longévité et productivité&nbsp;; border des zones de «&nbsp;gouffres&nbsp;» de zones tampon filtrant les écoulements et révélant mieux ces formes de dolines spécifiques des plateaux poitevins&nbsp;; et pourquoi pas, abandonner quelques plantations prévues autour des réserves pour mieux laisser poindre, dans le grand paysage, leur silhouette&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline.jpg" alt class="wp-image-37285" width="565" height="424" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline-300x225.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline-768x576.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline-80x60.jpg 80w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline-650x488.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/07_191211_rouille_doline-150x113.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 565px) 100vw, 565px"><figcaption class="wp-element-caption">Sur le plateau de Saint-Sauvant dans la Vienne, lecture des écoulements, face à un gouffre (effondrement naturel dans la roche calcaire).</figcaption></figure>
</div>


<p>En 2020 le Covid interrompt brutalement ce processus d’ateliers. L’animateur de la Chambre d’agriculture, trop isolé, est écrasé du poids des demandes des différents engagements du protocole, des diagnostics, des bases de données à établir, dans un climat de défiance croissant alimenté par le travail de sape, au sein même des associations signataires, par les opposants «&nbsp;durs&nbsp;». En témoignent des images de procès de rue durant lesquels les noms et visages de responsables associatifs signataires du Protocole ont été livrés à la vindicte des manifestants. Ces stratégies, discrètes ou manifestes, ont conduit certains à des formes d’effondrement physiques et psychiques. En regard de cette stratégie de la peur, les agriculteurs ont semblé massivement réticents à appliquer des mesures volontaristes de réduction des pesticides, malgré des engagements collectifs ambitieux<sup>4</sup>. Quels signaux reçoivent-ils de leur environnement économique, notamment des groupes coopératifs&nbsp;? La méthode – inaugurale – du protocole était-elle la bonne&nbsp;? Le contexte national n’aide pas, avec un gouvernement qui acte en 2020 le retour des néonicotinoïdes sur les cultures betteravières, en dépit de toute la littérature scientifique existant sur le sujet. Et quant aux élus locaux, le silence et la peur s’installent. Tenir au Protocole, désormais, c’est être isolé, comme un pari un peu fou mais dont on sait qu’il ne sera jamais tenu intégralement… et dont personne ne souhaite assumer les immanquables faiblesses.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r.jpg" alt class="wp-image-37286" width="733" height="456" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r-300x187.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r-768x479.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r-650x405.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-4-r-150x93.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 733px) 100vw, 733px"><figcaption class="wp-element-caption">Notes graphiques&nbsp;: vers une deuxième génération de réserves&nbsp;?</figcaption></figure>
</div>


<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les paysages épongent</strong></h4>



<p>Je n’ai jamais dessiné ni conçu un seul de ces projets de réserve, mais j’ai souvent redessiné, dans mes cahiers, ce qui pourrait constituer une évolution significative du modèle générique de la réserve de substitution. La surface d’eau partiellement mise à l’abri par une couverture photovoltaïque, j’ai affirmé qu’un accès partiel des talus devait être réservé pour le grand public, de manière à ce que chacun puisse prendre la mesure du rythme de remplissage et de vidange de l’ouvrage. La douzaine de mètres d’altitude gagnée au-dessus du sol permettrait de lire, dans le paysage environnant, le déploiement de mesures agroécologiques&nbsp;: parcelles redivisées et cultures diversifiées, haies ou linéaires d’arbres plantés, compositions éventuelles jouant avec les lignes du relief ou des éléments de topographie (les arbres sont proscrits des réserves pour des raisons géotechniques). Tout autour, à l’échelle des multiples compartiments hydrographiques du bassin versant, chaque centimètre carré de sol devrait être désormais considéré comme partie intégrante d’un impluvium gigantesque destiné à nourrir l’aquifère en période de pluie. C’est tout le paysage qui est ainsi amené à jouer le rôle actif d’éponge, retrouvant un statut fonctionnel en lieu et place du rôle de décor qu’on lui a longtemps assigné. De ce fait, retenir l’eau dans les sols devrait être un objectif désormais facile à partager avec les agriculteurs ayant connu cette expérience, difficile et traumatisante, de la construction des réserves. L’intuition qui me guide désormais, c’est que la controverse des réserves a contribué à installer chez les agriculteurs concernés une culture collective de la gestion de l’eau qui, en dehors des secteurs de marais ou d’associations locales d’irrigation, n’existait pas à cette échelle dans le tissu rural. Sur cette base, et une fois des cadres de travail communs institués, toutes les aventures sont possibles, y compris menant et passant par l’agroécologie. C’est cette hypothèse que je m’apprête à instruire dans le cadre d’une recherche de plus long terme menée sur la Zone atelier Plaine &amp; Val de Sèvre.</p>



<p>La charge de l’opprobre qui s’exerce aujourd’hui à l’encontre des bassines me semble pouvoir être dépassée par l’affirmation de cette culture commune de la gestion de l’eau. La condition, c’est de la sceller durablement. C’est un paradoxe difficile à appréhender, mais la construction et la maintenance d’infrastructures hydrauliques (infiltration, stockage, distribution), correctement territorialisées, y contribuera. Si lutter contre les bassines comme symbole reste la ligne conductrice, des années durant, du mouvement écologiste et alternatif, les conséquences en seront le remparement accentué des organisations agricoles, déjà si dramatiquement coupées d’interactions avec la diversité des aventuriers de la transition. Mais agir pour l’agroécologie depuis les bassines mêmes, en tant que composantes d’un système, sur la base de compromis et de portages politiques locaux courageux, n’est-ce pas une autre voie de lutte pour tourner la page de la révolution verte et de son cortège de nuisances, en y associant des formes utiles à tous de relocalisation et de transition alimentaire&nbsp;? Nous pourrions être nombreux à pouvoir affirmer et réaliser alors, que <em>le paysage, c’est la bassine</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r.jpg" alt class="wp-image-37287" width="640" height="400" srcset="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r.jpg 1024w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r-300x188.jpg 300w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r-768x480.jpg 768w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r-650x406.jpg 650w, https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2023/03/pernet-notes-5-r-150x94.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px"><figcaption class="wp-element-caption">Notes graphiques&nbsp;: les paysages épongent, ralentir le cycle de l’eau à l’échelle territoriale&nbsp;?</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>1. C’est sous cet angle de la surveillance des ouvrages que le <em>New York Times</em> a finalement relaté la controverse, quelques jours après la manifestation de Sainte-Soline&nbsp;: «&nbsp;French Police Guard Water as Seasonal Drought Intensifies&nbsp;», par Catherine Porter, publication le 27 novembre 2022.<br><br>2. La France a été condamnée en 1999 par la Cour de justice européenne pour ses manquements dans la protection de la zone humide du Marais poitevin. La création en 2010 de l’Établissement public du Marais poitevin comme lieu de coordination générale des politiques liées à l’eau en constitue l’une des conséquences marquantes.<br><br>3. Pour les prémices de ces rencontres, voir Alexis Pernet et Clémence Bardaine, <em>Un paysage du renversement, des agriculteurs à l’école du sol</em>, Les éditions du commun, coll. Culture des précédents, 2019, ainsi que <em>L’Actualité Nouvelle-Aquitaine</em> n° 117, «&nbsp;Le chemin de l’esperado&nbsp;», p. 116–119.<br><br>4. Ces mesures ont principalement été portées par Vincent Bretagnolle, chercheur au Centre d’études biologique de Chizé. Nous avons été tous deux les représentants les plus assidus de la recherche publique tout au long des quinze premières réunions du CST, de 2019 à 2022. J’en ai démissionné en mars 2022, atterré du fossé entre les immenses moyens sécuritaires déployés par l’État et le peu d’égards accordé aux dispositifs effectifs de médiation.</p>
</blockquote>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Alexis Pernet est paysagiste, géographe et chercheur à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles et au Centre d’études biologique de Chizé, équipe Résilience (CNRS – La Rochelle Université – UMR 7372), membre du comité de rédaction des <em>Carnets du paysage</em>. Il vit dans le Marais poitevin. Parmi ses publications&nbsp;: <em>Le grand paysage en projet</em> (MétisPresses, 2014), <em>Au fil du trait, carnet d’un arpenteur</em> (Parenthèses, 2021), <em>Un précis d’incision. Le jardin de Gilles Clément à la Vallée</em> (Atlantique &amp; L’Escampette, 2021).</p>
</blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/paysage-avec-bassine-une-autre-lutte-est-elle-possible/">Paysage avec bassine. Une autre lutte est-elle possible ?</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Marc Deneyer en eaux vives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Luc Terradillos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2020 09:27:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Lauterwasser]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst Chladni]]></category>
		<category><![CDATA[Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[Illulisat]]></category>
		<category><![CDATA[Kujoyama]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Deneyer]]></category>
		<category><![CDATA[paysages]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sibérie]]></category>
		<category><![CDATA[Theodore Schwenk]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Schauberger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?p=32700</guid>

					<description><![CDATA[<p>D'un mince filet d'eau sourdant d'un talus en Afrique aux bouillonnements des torrents pyrénéens, l'eau n'a cessé de fasciner Marc Deneyer. Suite de son parcours photographique.</p>
<p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/marc-deneyer-en-eaux-vives/">Marc Deneyer en eaux vives</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien Jean-Luc Terradillos</p>



<p>Dans ce <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/?s=deneyer">quatrième entretien</a>, Marc Deneyer explique comment il a réussi à capter les mouvements de l’eau et les phénomènes imperceptibles qu’ils induisent. Une curiosité, nourrie par des études de chimie suivies après le collège, qui ne l’a jamais quitté. </p>



<p><strong>L’Actualité. –
Une de vos premières photos m’avait frappé : un filet d’eau sous une tôle
retenue par un parpaing. Un filet très mince, fascinant de modestie. Mais c’est
certainement une source de vie. </strong></p>



<p><strong>Marc Deneyer. –</strong>&nbsp; Dans ma jeunesse j’ai fait deux séjours d’un
mois en Afrique. Principalement au Burundi. Souvent en descendant des collines
je voyais les maraîchers qui faisaient étalage de leurs légumes le long de la
route, contre le talus d’où sourdaient de nombreuses sources. Les légumes
toujours baignés dans la fraîcheur et l’humidité arboraient toujours des
couleurs vives. </p>



<p>Quand j’ai fait cette photo du côté de
Lussac-les-Châteaux, cette fraîcheur d’Afrique m’est revenue. Cette photo n’a
rien d’extraordinaire si ce n’est ce souvenir. C’était mes débuts dans la
photographie et je cherchais encore ce que j’allais bien pouvoir faire avec
elle. En dehors même de la photographie la simplicité et la modestie m’ont
toujours paru indispensables. Aujourd’hui, je serais sans doute moins attiré
par la tôle et le parpaing, je chercherais certainement un autre sujet. </p>



<p><strong>Dans les séries
plus récentes des torrents pyrénéens, en noir et blanc, on ne voit que du
mouvement mais épuré à l’extrême. Est-ce la tentation de l’abstraction&nbsp;?</strong></p>



<p>Avec un peu de recul, je peux dire que
c’est l’expérimentation qui m’a tenté d’abord. Que peut-on obtenir comme image
en photographiant cette eau qui dévale des montagnes avec une telle énergie ?
Je peux rappeler ici l’attrait que j’ai eu pour la physique et la chimie
jusqu’à faire deux années d’études de chimie à ma sortie du collège. Une
curiosité qui ne m’a jamais quitté&nbsp;! Quand j’ai photographié les torrents,
j’ai vu tous ces éclats de lumière à la surface de l’eau. De petits signes
comme de minuscules éclairs qui se détachaient sur un fond presque noir ou brun
très sombre. Un ami m’a suggéré de tirer les photos en négatif. Dès lors les
éclats de lumière devenaient noirs comme une écriture assez nerveuse ou un
graphisme d’origine inconnue et s’inscrivait sur un fond très clair.
Effectivement, c’est très déroutant. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/pyrenees-2014-a-1024x1024.jpg" alt class="wp-image-32702"><figcaption>Torrent des Pyrénées, 2014.</figcaption></figure>



<p><strong>Pour obtenir
ces lignes qui dansent à la surface de l’eau, faut-il une pose lente&nbsp;?</strong></p>



<p>Non. Les torrents sont tellement rapides
que parfois j’ai dû utiliser le 8&nbsp;000<sup>e</sup> de seconde pour figer un
peu le mouvement et lui donner cette apparence d’écriture ou de dessin. </p>



<p><strong>Il n’y a plus
d’échelle dans ces photos. C’est abstrait, très graphique, mais on peut y voir
aussi comme un paysage de montagne enneigée. </strong></p>



<p>Oui, un peu comme les paysages des estampes
japonaises ou chinoises. </p>



<p>Le contraste entre le «fond» et
«l’écriture» qui est noire, produit un effet très perturbant. Effectivement le
graphisme semble flotter sur «quelque chose» parce que le fond de l’eau est
flou (à cause d’une profondeur de champ très réduite) et seulement les signes,
l’écriture sont nets semblant se détacher résolument du fond. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/pyrenees-2014-b-1024x1024.jpg" alt class="wp-image-32703"><figcaption>Torrent des Pyrénées, 2014.</figcaption></figure>



<p><strong>Est-ce à la
fois une écriture de lumière et une perte d’échelle&nbsp;? </strong></p>



<p>Oui. Et pour <em>troubler</em> un peu plus le spectateur, l’angle de champ sur certaines
photographies est assez large, sur d’autres il est très réduit. Cela n’aide pas
à reconstituer l’espace environnant et effectivement l’échelle. </p>



<p><strong>Ce travail sur
les torrents est-il strictement en noir et blanc&nbsp;? </strong></p>



<p>Non. Je fais aussi des essais de
photographie couleur mais pour l’instant je ne suis pas convaincu par les
résultats. Il y a des bleu outremer trop vifs, des orangers, des jaunes
improbables… il ne faut absolument pas tomber dans l’effet. Il faut rester
discret, plausible, cohérent c’est-à-dire dans une gamme de couleur qu’on
devrait pouvoir qualifier de naturelle même si le résultat est toujours aussi
déroutant comme dans la version en noir et blanc. La couleur du fond de l’eau
joue beaucoup. Pour l’instant, je suis au stade de la recherche mais je ne
désespère pas de faire quelque découverte heureuse. </p>



<p><strong>Vous préférez
photographier les paysages tôt le matin. Parce qu’il y a de la rosée&nbsp;? </strong></p>



<p>L’énergie du matin n’est pas celle du soir.
Si je photographie un lever de soleil et sans information particulière de ma
part, la plupart des gens verront dans cette photographie plutôt un coucher de
soleil qu’un lever. Le coucher de soleil profite d’une image valorisée
entr’autres par la carte postale. Est-ce parce qu’il est plus facile de voir un
coucher de soleil que son lever pour lequel dès le printemps il faut se lever
de bonne heure ? Je ne sais pas. Le lever du soleil offre pourtant des
spectacles aussi extraordinaires que son coucher mais on sent que la lumière va
croissante et l’énergie répandue dans la nature à ce moment est bien plus
abondante qu’au coucher de soleil où tout se calme, s’apaise, s’évanouit,
disparaît, gagné par l’obscurité. </p>



<p>Pour moi c’est totalement différent, je le
sens et chacun peut en avoir l’intuition ou en faire l’expérience, mais il
m’est difficile de décrire cette différence en quelques mots ! Il y a quelque
chose de vrai dans cette maxime de la sagesse populaire&nbsp;: «L’avenir
appartient à ceux qui se lèvent tôt!» Le matin tout est plus neuf, tout est en
devenir. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/ilulissat-groenland-1994-1020x1024.jpg" alt class="wp-image-32704"><figcaption>Ilullisat, Groenland, 1994.</figcaption></figure>



<p><strong>Est-ce dû à la
présence de l’eau&nbsp;? </strong></p>



<p>Je ne pense pas. Il faut pourtant bien
reconnaître que c’est l’humidité de l’air et les nuages sous l’effet de la
lumière du soleil qui induisent les couleurs extraordinaires visibles dès
l’aube. Mais d’autres phénomènes entrent en jeu, plus imperceptibles, plus
subtils dont la description sort un peu du cadre de ces courtes réponses. </p>



<p>Impossible de parler de l’eau sans évoquer
plusieurs auteurs qui ont perçu intuitivement la nature de l’eau et des
vibrations qui la mettent en mouvement.</p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Chladni">Ernst Chladni</a>, physicien allemand, qui étudie les figures obtenues sur une
plaque métallique saupoudrée de sable fin et mise en vibration par un archet.
Il met en évidence les formes géométriques parfaites, symétriques, répondant
aux diverses fréquences acoustiques obtenues. C’est un travail fascinant et les
figures obtenues nous touchent profondément comme si cela éveillait en nous
quelque chose de vital. En liaison directe avec la vie.</p>



<p><a href="https://www.payot.ch/Detail/images_sonores_deau-alexander_lauterwasser-9782853272513">Alexander
Lauterwasser</a>, artiste allemand, reprend les recherches de Chladni mais en
milieu liquide utilisant un générateur de fréquences bien plus précis que
l’archet frotté sur les plaques métalliques de Chladni. Le résultat fascine
également par les ressemblances troublantes des configurations obtenues avec
des formes naturelles, végétales ou animales. </p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Schwenk">Theodore Schwenk</a>,
hydrodynamicien, étudie dans <a href="https://www.editions-triades.com/livres/nature-et-sciences/le-chaos-sensible/"><em>Le chaos
sensibl</em>e</a> comment l’eau porte la vie et nous est indispensable.
Comment l’eau n’est pas une matière première inerte mais qu’elle possède son
déterminisme interne. À la fois soumise et indépendante&nbsp;! Il met en
évidence toutes les formes naturelles extraordinaires issues du parcours de
l’eau et des fluides en général. Là encore il est facile de voir les liens
entre les formes obtenues en suspension dans l’eau et le vivant. </p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Schauberger">Viktor Schauberger</a>, garde
forestier, inventeur, philosophe autrichien a travaillé sur les vortex et la
dynamisation de l’eau et des fluides ainsi que sur la «technologie
d’implosion». Je ne m’aventurai pas ici dans une explication dont les tenants
et aboutissants m’échapperaient totalement. </p>



<p>Il y a bien d’autres acteurs anciens ou
contemporains qui ont consacré leurs recherches à l’eau et ses propriétés très
particulières. Sa mémoire par exemple, sa grande sensibilité à son
environnement, etc. </p>



<p>Vu la richesse des formes et des pistes
d’exploration possibles on n’en finira pas d’étudier l’eau. </p>



<p>Pour ma part je n’ai pu approcher l’eau –
et de manière très superficielle encore – qu’à travers quelques-uns de ses
comportements même si à ce stade déjà elle fait preuve d’une infinie richesse
de formes, d’inventions et de surprises. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/wp-content/uploads/2020/04/siberie-vue-d-avion-2000-1024x840.jpg" alt class="wp-image-32705"><figcaption>La Sibérie vue d’avion, 2000.</figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote ensavoirplus is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Pour en savoir plus : <a href="https://www.marcdeneyer.com/">https://www.marcdeneyer.com/</a><br><br>Aux éditions <a href="http://www.letempsquilfait.com/index.html">le temps qu’il fait</a>, deux livres de Marc Deneyer&nbsp;: <em>Illulisat</em>, textes et photographies, 2001, <em>Kujoyama</em>, textes et photographies, 2005.</p></blockquote><p>The post <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/marc-deneyer-en-eaux-vives/">Marc Deneyer en eaux vives</a> first appeared on <a href="https://actualite.nouvelle-aquitaine.science">L'Actualité Nouvelle-Aquitaine — science et culture, innovation</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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